HISTORIQUE
En 1294, les Bénédictines de l’Abbaye de Saint-Georges à Rennes ont une métairie en Montgermont qualifiée de Paroisse et l’église de Montgermont semble avoir été érigée en Paroisse au début du 13ème siècle.
Au 16ème siècle, l’Abbaye de Saint-Melaine à Rennes posséde, en Montgermont, une métairie dont les revenus sont unis à l’aumônerie du Monastère ; la métairie fournit, chaque année, 10 quartiers de blé ( tant froment que seigle) et 4 quartiers de grosse avoine, et entretient un demi-journal de terre en vignes.
Les deux Abbayes
rennaises ont encore des droits à Montgermont au
16ème siècle.
Dès 1552, l’église est citée comme trêve de Pacé, dépendant de l’Abbaye de Saint-Melaine à Rennes.
Après les
« troubles » de la Révolution, la Paroisse de Montgermont,
est rétablie en 1803 ; elle est supprimée administrativement
en 1814 ; elle est trêve de Saint-Grégoire de 1814 à
1820, tout en conservant son recteur, et elle est de nouveau rétablie
en 1820.
EGLISE
Elle est dédiée à Saint Martin de Tours.
Elle se compose d’une simple nef, à laquelle ont été ajoutées successivement deux chapelles : la chapelle de Galisson , au sud, est signalée dès 1621, l’autre chapelle ne date que de 1848. A cette époque, on désoriente l’église en transférant le maître-autel à l’ouest et en construisant un petit clocher sous lequel s’ouvre la grande porte actuelle.
L’ancienne fenêtre ogivale du chevet au-dessus de cette grande porte contient les armes des premiers « Sires » de Montgermont qui portaient losange d’or et « gueules à la fasce d’azur frettée d’argent ».
Quelques pierres
tombales, très intéressantes, mais dont les inscriptions
sont en partie effacées, se trouvent à l’intérieur
et à l’extérieur de l’église.
MOBILIER
Le maître-autel du 19ème siècle (vers 1830), de style néo-classique et en bois a été restauré il y a une dizaine d’années.
Un tableau représentant l’Assomption de la Vierge est entouré des statues de Saint-Martin, patron de la Paroisse, et de Saint-Pierre.
Autels rétables latéraux Néo-Renaissance en bois ciré.
A droite de
la nef, autel de Sainte-Anne à trois corps (1851) avec niche à
encadrement par Hérald : au centre, statue de Sainte-Anne et de
la Vierge, en plâtre ; à droite, statue de Saint-Nicolas avec
les enfants dans le saloir, en bois polychrome ; à gauche, statue
de Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus, entourée
d’ex-voto ; devant
le confessionnal, plaqué au mur, un meuble porte bannière.
A gauche de la nef, autel de la Vierge (1858) surmonté d’un dais orné de colonnettes canelées, ailes et statues sur consoles : Vierge en moulage polychrome, Saint-Antoine et le Père Grignon de Montfort. Dans une niche, statue de Notre Dame de Fatima.
Près de la porte d’entrée, sur la gauche, est exposée la cloche la plus ancienne, qui a été descendue du clocher en Septembre 2001. Elle se nomme Prudence-Georgette ; elle a été fondue à Rennes en 1816.
CHEMIN DE CROIX
Gravures en couleur de la Veuve Turgis, Paris ( Textes en français et en espagnol) - Cadres en bois (la station n° 4 a été refaite par Guy Hardy, Montgermont)
FONTS BAPTISMAUX(15ème ou 16ème siècle)
En grès rouge
à deux corps et ornés d’écussons effacés, ils
sont classés Monuments Historiques. Deux couvercles en cuivre réalisés
par un artisan local protègent les cuves.
Au mur, un tableau
de Guy Hardy représente le baptême du Christ. Il remplace
un tableau sur le même thème (genre Symbolisme) perdu ou volé
lors de la restauration des boiseries.
Sources :
« Fouilles
historiques de Rennes » par l’Abbé Guillotin de Corson
« Le département
d’Ille-et-Vilaine » par Paul Banéat
« Le mobilier
religieux du 19ème siècle en Ille-et-Vilaine » par
Bertrand Pocquet du Haut-Jussé