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LA CHAPELLE SAINT VINCENT
Présentation et histoire de la chapelle
1 – Historique : Il est difficile de connaître la date de construction de la chapelle. Elle semble en tout cas liée à la présence des Ducs de Pont-Callec ou de leurs vassaux fidèles ; tout territoire appartenait en effet au marquisat. Dès 1719, on parle de la chapelle dans les archives : « c’est là que le 24 septembre 1719, le lendemain qui était un dimanche, le marquis fit publier à la chapelle Saint Vincent, proche de Plouay, qu’il y aurait à midi une battue aux loups et aux sangliers. » Cela atteste que le site a servi de rendez-vous de chasse. D’autres dates apparaissent : 1805 - 1829 dans un cartouche sur le pignon ouest, 1889 sur la balustrade en fer forgé dans le chœur. La chapelle aurait donc subi différents remaniements, ainsi le clocheton laisse apparaître une maçonnerie différente. Le culte de cette chapelle était très vivace vers 1920 puisqu’aux pieds de la statue de Saint Vincent est posé un remerciement pour guérison. 2 – Architecture : L’édifice est situé à l’ouest d’un grand plâcitre triangulaire enclos de murs sur un côté . La chapelle est d’un type courant : plan rectangulaire simple avec adjonction d’une sacristie en appentis à l’est, cloche sur le pignon ouest. Mais les murs gouttereaux sont cependant plus élevés que ceux de la majorité des chapelles. Sur le mur ouest, entre la porte et l’oculus, une niche à coquille et appuis saillants moulurés, contient une statue de granit représentant Saint Vincent. Au dessus de l’oculus , une date est inscrite dans un cartouche : 1829.
A l’intérieur, le chœur liturgique est délimité
3 - Les statues Saint Vincent Ferrier La chapelle possède deux statues de Saint Vincent Ferrier. L’une est située à l’extérieur dans une niche du mur occidental. Elle mesure 1,10 mètres , technique ronde-bosse, granit. Le Saint tient à la main un livre et le bras droit est levé. L’ensemble de l’exécution est peu savant. L’autre statue est située dans le cœur au dessus de l’autel sud. Elle est en bois , technique ronde-bosse, 1,60 mètre. La polychromie est moderne. Le Saint tient à la main un livre, le bras droit est levé et le doigt tendu. Il a une attitude d’imploration. Il porte une aube avec capuchon, le drap est lourd, d’inspiration baroque. Saint Vincent Ferrier, appartenant à l’ordre des Dominicains et d’origine Espagnole (Valence), est connu à son époque pour son éloquence puissante : il a converti en Espagne 25000 juifs et autant de musulmans. Il a fondé de nombreux monastères et hôpitaux, fait bâtir des églises, édifié la paix dans de nombreuses villes. Il parcourt également la France et fut appelé par le Duc Jean V, Duc de Bretagne. Il fut reçu à Vannes et visita la Bretagne. On atteste son passage à Hennebont, Quimperlé, Guémené, Auray. Il finira par s’établir à Vannes : « je reviens dans votre ville pour y vivre et mourir » aurait-il dit. Il se convertit à l’ordre des frères prédicateurs de Bretagne. Il mourut le 5 avril 1419 à Vannes. Sa sainteté sera prononcée en 1456 par le Pape Calixte III et par Alain de Coetivy, son légat en Bretagne. Le procès de canonisation fera ressortir toutes les œuvres qu’il avait accomplies, les miracles, notamment pour la protection des enfants. De même, il ne parlait qu’en langue espagnole , mais néanmoins les Bas Bretons, Français, Anglais… l’entendaient aussi bien que s’il eut parlé à chacun d’eux dans sa propre langue. En 1534 on rouvrit son tombeau pour homologuer ses reliques, une procession de 150 000 fidèles vêtus de noir et blanc escorta sa châsse d’argent. « Toute la Bretagne priait » raconte un auteur témoin de l’événement. Le culte de ce thaumaturge puissant est encore évoqué chaque dimanche de septembre dans les rues de la ville de Vannes. C’est également à cette date qu’a lieu le pardon de Plouay. Saint Isidore
La statue est située dans le chœur au dessus de l’autel Nord ; cette statue moderne en plâtre, haute de 1,35 mètres date du XIX ème siècle. Il est debout, la main droite contre la poitrine et tient dans sa main gauche une charrue, le pied gauche est en avant et contre sa jambe droite est posée une gerbe de blé. Il regarde le ciel dans une attitude d’imploration, son vêtement est celui d’un paysan. L’ensemble est d’inspiration sulpicienne. A son habit, on devine que ce saint était invoqué pour les biens de la terre. Cet évêque de Séville, savant du VI ème et VII ème siècle est devenu patron des laboureurs. Il est également imploré pour la pluie, la sécheresse.
Notre Dame du Folgoat La statue est située sur le mur Nord dans le chœur, technique ronde-bosse, 1,70 mètre ; c’est une vierge à l’enfant qui doit dater du XVIII ème siècle. Elle est debout tenant dans ses bras l’enfant qui lève le bras droit. Elle tient dans sa main droite le globe. Le visage de l’enfant est grimaçant. L’expression du visage, le traitement du drapé font penser à l’inspiration baroque. Le culte de la Vierge Marie est très développé en Bretagne, Notre Dame du Folgoat a une origine particulière : en l’an de grâce 1350, au territoire de Lesneven dans le Léon habitait un idiot nommé Salomon, Salaün en breton, qui prononçait tout le temps « Avé Maria ». A sa mort, une fleur de lys poussa sur sa tombe. Là où était son hermitage, les seigneurs firent construire une chapelle en son honneur « Nostre Dame » qui sera « ar-fol-coat » , « le bois du fol ». Puis, le site se transforma en église et devint un lieu de pèlerinage. En 1888, Monseigneur de La Marche fut au point de départ d’un remarquable mouvement de dévotion vers le Folgoat et le pays Léon. A. Million parle de 100 000 pèlerins, 10 évêques, 60 membres du clergé, 24 paroisses. Pourtant ici, la statue est plus ancienne. On raconte qu’à l’église du Folgoat, sous Louis XIV, il y eut des places fondées par des seigneurs qui furent transférées dans d’autres paroisses ; faut-il faire un rapport ? Christ en croix :
Il est placé sur le mur Nord, il est en bois,
technique ronde-bosse, 1,20 mètre. La polychromie est moderne. Il a été
rénové récemment.
B
– Histoire récente
Aux souvenirs du président de l’association actuelle, il y avait autrefois deux pardons : l’un au mois de mai dédié à Saint Isidore, l’autre en septembre dédié à Saint Vincent Ferrier avec procession à la fontaine. Il ne se souvient pas des rogations. En tout cas , les prières dédiées à Marie avaient lieu le soir en mai jusqu’en 1950. Un déclin apparaît petit à petit. En 1976-77-78, le prêtre refuse de célébrer la messe tant que la charpente, dangereuse, ne serait pas refaite. C’est seulement depuis 1979 que les pardons ont repris grâce aux travaux de l’association Saint Vincent créée cette année là. Faute de fontaine, détruite, la procession se fait autour de la chapelle avec à sa tête une bannière nouvellement acquise.
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QUI ETAIT SAINT VINCENT FERRIER ?
(Extrait d'un article paru dans le bulletin paroissial n° 184 de juillet/août 2004) ... Saint Vincent Ferrier, nous connaissons tous un peu. Son tombeau est honoré dans la cathédrale de Vannes, où le pardon est célébré le premier dimanche de mai, la fête liturgique officielle étant le 5 mai. Saint Vincent Ferrier est né à Valence d’Aragon (Espagne) en 1350, dans un pays et à une époque où les chrétiens devaient se battre pour conserver les valeurs chrétiennes. Il entra chez les dominicains (on les appelle aussi les Frères Prêcheurs), étudia la philosophie, la théologie, les saintes Ecritures, l’art d’enseigner et de débattre, pour convaincre Juifs et Musulmans, nombreux en Espagne à cette époque. Secrétaire, un moment, du pape Benoît XIII installé à Avignon, Vincent passa le plus clair de sa vie à prêcher, enseigner l’évangile aux pauvres et aux puissants, pour réveiller la foi, inviter à la réconciliation et à la paix. C’est ainsi qu’il vint en Bretagne en 1418, à Nantes, Rennes, Dol, Tréguier, St Pol de Léon, Josselin, Pontivy, Guémené sur Scorff, Questembert et autres lieux… Des milliers de gens accouraient chaque jour pour entendre sa parole enflammée. Il termina sa course apostolique à Vannes, épuisé d’avoir tant marché et tant prêché aux foules. C’était le 5 avril 1419. En plus de la cathédrale de Vannes, beaucoup d’églises et de chapelles du Morbihan et de Bretagne gardent son souvenir, une relique, une statue, un vitrail qui le représente en robe blanche et manteau noir des frères prêcheurs, tenant à la main la puissante trompette du jugement de Dieu ( St Vincent tenait un discours sévère et menaçant, dans le style et sans doute selon les besoins du temps). On le retrouve à Vannes, au Tour du Parc, St Perreux, St Vincent sur Oust, St Jean la Poterie, Marzan, Questembert, Theix, L’Ile aux Moines, Mendon, Pleugriffet, Kerfourn, Pénéty en Persquen, Kernascléden (et, bien sûr, à Plouay chapelle St Vincent) et sans doute en bien d’autres lieux. Je souhaite établir, en commençant par le Morbihan, des chemins de randonnée sur les pas de St Vincent . Depuis 500 ans, aujourd’hui encore, le pays de Vannes se souvient de St Vincent Ferrier. J’ajoute que, si les circonstances de l’époque ont suscité des apôtres aussi passionnés que Vincent Ferrier, on peut penser que tôt ou tard, aujourd’hui encore se lèveront des hommes et des femmes pour sillonner villes et campagnes et annoncer à temps et contretemps la Parole évangélique à notre monde en désarroi.
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Kannen en inour de Sant Izidor (Parréz Melrand) Cantique en
l’honneur de Saint Isidore ( paroisse de Melrand où, comme à Plouay,
Saint Isidore est honoré)
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Diskan Sant Izidor hun sekouret 1 Sant Izidor e oé gannet 2 E ti é dud, kroédur bihan 3 Hag a vihan disket elsé 4 Izidor pe oé deit en oed 5 Bamdé er labourer gredus 6 Pe oé achiu en overen 7 Tud fal d’é vestr en doé laret 8 Er mestr e zou deit de huélet, 9 Guélet e hra. O burhud kaèr ! 10 Marù Izidor er labourér 11 En hou parréz, tud a Velrand 12 Labourizion getou karet 13 E pep mechér hag é pep stad 14 Get hou patrom santél disket 15 El Izidor gouiet bamdé 16 Sekouret ni, Sant Izidor
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Refrain Saint Isidore, aidez-nous 1 Saint Isidore était né 2 Enfant, chez ses parents, 3 Elevé ainsi dès son jeune âge 4 Lorsque Isidore arriva en âge 5 Chaque jour le laboureur fervent 6 Sitôt la messe achevée 7 Des gens mal intentionnés avaient dit à son maître 8 Le maître est venu voir, 9 Il voit O merveille sans pareille 10 La mort d’Isidore le laboureur 11 Dans votre paroisse, gens de MELRAND 12 Laboureurs aimés de lui 13 Dans chaque métier, dans chaque condition 14 Avec votre Saint patron, apprenez 15 Comme Isidore sachez chaque jour 16 Aidez-nous Saint Isidore |
La restauration de la Chapelle Saint-VincentPar l’Association des Amis du quartier de St-Vincent.
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