CLERMONT L'HÉRAULT
LES PERSONNAGES RELIGIEUX
Ceux-ci ont marqué fortement la vie de Clermont tout le
long des siècles par leur sacerdoce, pour les personnes consacrées, leur promotion
ecclésiastique, leur apostolat religieux, social, caritatif, hospitalier,
intellectuel... Mais aussi leur présence dans les conflits religieux (Réformés,
Catharisme etc...) qui ont malheureusement, divisé les Clermontais trop souvent. Nous n'avons aucun nom des premiers chrétiens mais il
est probable que l'Évêque SAINT FLOUR au 3éme siècle, prédicateur de la foi
chrétienne dans le Lodevois et ses successeurs, Saint Amans, Gellade, Ranulphe sont venus
dans le Clermontais pour accomplir leur apostolat. La domination Goth à partir de 408 imposa la religion
arienne jusqu'en 509 quand Thierry fils de Clovis acheva la conquête de la Gothie qui
firent disparaître le culte Chrétien sous le règne de Leuvigilde, son successeur
Récaréde fut plus modéré et embrassa la foi chrétienne. Cette foi fut plus confirmée en 759 lors que
Pépin le
Bref, reconquit notre pays, suivi de Charlemagne qui en 781 attribua la partie orientale
du royaume d'Aquitaine (Duché de Septimanie) à Guilhem qui devint Duc de Toulouse. En
781, nous avons vu dans le chapitre des Guilhem de Clermont , que ce Guilhem devenu ermite
puis Saint Guîlhem à GELLONE avait, ou, une parenté,
ou une affinité avec les Seigneurs de Clermont. En
1560, le
calvinisme pénètre à Clermont en 1561. Les édifices religieux furent saccagés ou
détruits, sauf N. D. du PEYROU, de 1598 à 1622 Clermont devint une place de
sûreté pour
l'Église réformée. En 1602, il y avait 200 familles protestantes, 60 après la
révocation de l'Edit de Nantes et 32 en 1761. La Révolution Française amena également
son cortége anti-clérical avec la suppression de communautés catholiques et fermeture
d'édifices religieux. En 1791, le 26 Avril, une grande fête de l'être suprême dans
l'Église St Paul, 1800 personnes prêtèrent le serment civique. En Mars 1800 le culte est
rétabli.
1229 RAYMOND
DE ST AMANS Recteur Église St Paul
1229 BERENGER
: Vicaire perpétuel de l'Église St Etienne de Rougas
1254 FRÈRE PONS DE GAZAL fondateur de
l'ermitage de St Jean à Liauson
1321 FONDATION DU COUVENT DES
DOMINICAINS (Église des Pénitents)
1355 ARNAUD DE GUILHEM est nommé Évêque d'Albi
1356 ELISABETH DE MOURÈZE : première
Abbesse Bénédictine à St Estève de Gorjan
1480 ANTOINE fils de Tristan de Guilhem devient
Abbé de Villemagne
1415 CONFRÈRIE DE ST ROCH (avec chapelle à St
Paul)
1455 PIERRE DE PEYROTTES : Prieur de St Paul
1479 MARIE DE CLERMONT; fille
de Tristan 2, en 1489 entre chez les Clarisses à Albi son frère légat du pape à
Avignon l'appelle pour lancer la réforme des Clarisses, six de ses nièces ou
cousines y entrèrent comme novices, elle continua la réforme à NIMES et
MONTPELLIER. Elle s'éteint le 20 Janvier 1544 en Avignon. La translation de son corps fut
faite en 1587 et 1653. Sa vie fut
écrite en 1660 par Honoré Michel.
1480 FRANÇOIS : Guillaume de CASTELNAU, né à Clermont , quatrième
enfant de Tristan
1540 GUILHEM: Seigneur de Clermont eut une vie très active avant de
terminer sa vie aux plus hauts postes de 1'Eglise. Nous ne pouvons ici développer sa
biographie compte tenu de la modestie de cette publication, nous résumerons. - Son oncle
Georges d'Amboise, Evêque de Montauban, le prit auprès de lui à l'âge de 5 ans pour
s'occuper de son éducation , le futur ministre de Louis Il veilla constamment sur son
neveu qui fut nommé à 21 ans Evêque de ST PONS DE THOMIERES en 1501.
En 1502, il est qualifié d'archevêque et prieur de
Notre Dame du Parc , diocese de Rouen. Le 29 Novembre 1503, le
Pape JULES Il le nomme Cardinal, tout en conservant l'Archevêché de Narbonne. Aux fêtes
de Pâques qui suivirent il participa le Lundi à la Célèbre procession à Notre-Dame du
PEYROU où il accorda une indulgence de 140 jours pour ceux qui visiteraient la chapelle
ou feraient quelque donation. En 1509, il fut envoyé à ROME par Louis XII comme chargé
d'affaires Cette mission fut très difficile et lui valut même d'être emprisonné en
1511. Il fut nommé Archevêque d'Auch et entreprit d'embellir sa cathédrale . En 1514 ,
Léon X , le nouveau Pape le nomma légat en Avignon. En 1521, il fut nommé Abbé
comandataire de l'Abbaye de Valmagne. Il y rétablit la réforme. Entre temps, il fut
nommé Evêqued'Agde, Abbé de St Aphrodise à Béziers. En 1538, il démissionne de son
siège d'Auch. Il mourut le 2 Mars 1540 Doyen des cardinaux, légat du
siège à Avignon, Evêque de Tesculum et Agde, Il fut enterré dans l’Église des
Celestins d'Avignon.
1539 JACOUES DE CASTELNAU : Fils de Pierre de Guilhem
, Sénéchal de Carcassonne. En 1536, embrasse l’Etat ecclésiastique et devient
Évêque
de St Pons puis Évêque de St Corne.
1545 ETIENNE DE
ROSSET : Curé de l’Église St Paul doit contribuer aux réparation de St
Paul.
1560
GEORGES DE VIRET : Calviniste genevois à Clermont prêche la réforme.
1561 DESTRUCTION
DU COUVENT DES BÉNEDICTINES (hôpital) par les Calvinistes (Abbesse Marthe du
Puy)
1561 DESTRUCTION
DU COUVENT DES DOMINICAINES: (rue Nationale)
1561 ÉGLISE SAINTE
DOMINIQUE : (pénitents) livrée aux flammes, le clocher et deux tours de façade
furent décapitées.
1562 DÉFAITE
DES PROTESTANTS : Le culte est rétabli.
1565 ALDOUCE DE
BERNUY : épouse GUY 11, favorise les calvinistes. Ceux-ci reprennent
Clermont en 1575.
1580 COUVENT :
transporté à Notre-Dame de Gorjan Abesse Liette de Pradines
1594 PÈRE MICHAÈLIS SÉBASTIEN:
(père Provincial des frères Prêcheurs, Dominicains, controverseur remarquable avec les
ministres huguenots, décide de lancer une profonde réforme de son ordre au Couvent de
Clermont-l'Hlt). Il fait nommer son second, le p. Claude DUBEL, prieur de Clermont. Ils
entreprirent ensemble à la fois Réforme, dite d’Occitanie, et le relèvement des
ruines de couvent de nombreux frères ou novices les rejoignent (12 en 1615). Sébastien
Michaèlis partit en 1613 à Paris pour y fonder le Couvent des Jacobins, celui où
pendant la révolution française s'installa le célèbre Club des Jacobins. En 1666
s'acheva la reconstruction des trois travées de l’Eglise, aujourd'hui restaurée. En
1674 , le monastère possédait un terrain de 4 sétérés (bien noble) soit 10 660m2,
plus 18 parcelles (26 sétérés environ 70 000 m2). Une vigne à Servière, un moulin à
huile entre le Rhonel et la Coutellerie. En 1736 une teinturerie sur le Rhonel avec source
et enclos, les rames pour séchage étaient près du couvent. La révolution des
Dominicains (3 pères et 1 frère convers) le père COMBES et deux pères FABRE. En 1790,
le couvent fut vendu à un sieur BAUME, puis par la suite fut transformé en Collège et
école
1584 1667JACOUES ARCHIMBAUD :
natif de Clermont, études dominicaines à TOULOUSE deux
fois prieur à Montpellier, lecteur de philosophie et de théologie à Toulouse et à
Paris, mort à Toulouse le 13/9/1667.Auteur d'un ouvrage sur la réforme, édité en latin
en 1692, qui fait autorité. Antoine FABRE son oncle, sieur de Campagnan arrache le
château et la ville de Clermont aux Huguenots en 1591.
1619 RAYMOND ARCHIMBAUD : son
père et son frère Pierre prennent les armes pour lutter contre les réformateurs
1565 1638 MARIE FOULQUIER : dite
bienheureuse Germaine née à Clermont, épousa un marchand honorable eut 3 enfants, eut
une vie exemplaire venant au secours des pauvres, veuve sa maison fut ouverte aux
démunis, mais, aussi aux malades et
désespérés. Sa réputation était telle qu'elle fut demandé d'intercéder pour faire
une neuvaine à Notre-Dame de Gignac pour qu'il accordé un Dauphin à Louis XIII.
1630 HONORÉ MALESPINE
ET SIMON BENOîT : Frères Récollets.
1652 MALESPINE
:en 1630 se dévoua corps et âme pour soigner les victimes de l'épidémie de peste , il
fit le vœu de relever les ruines de St Barthelemi, ce qui fut fait après que le fléau
eut disparu. Simon BENOîT Clermontais, fut ordonné prêtre et fut chargé d'aller
évangéliser à TUNIS et à ALGER et racheter les malheureux esclaves chrétiens, revint
en 1630 se dévoua pour les malades pendant 23 jours. Mais, le fléau l'emporta dans les
48 heures
1604 BERNARD
MAYNIER entré à la compagnie de
Jésus en 1625, s'occupa à réfuter à Clermont les idées Jansenistes ce qui provoqua
une vive polémique avec Blaise Pascal Auteur de 20 livres qui lui valurent une forte
notoriété en particulier sur la Sainte Eucharistie et un autre sur "la liberté des
enfants de Dieu"
1611 FONDATION DU
COUVENT DES RECOLLETS (hôpital) François Perrache de Fréjus, prelier occupant
en 1613.
1629FRÈRE
RIVEYROU : Ermite à Notre-Dame du
Lieu-Plaisant à St Guilhem, vint à Clermont pour aider les pestiférés
1610 1669 ANNE DE BASTARD : (née Anne de Railhac), se
dévoua pendant 35 ans dans l'aide aux autres.
1640 1662 UNE COMMUNAUTÉ DE SULPICIENS:
s'installe à
Clermont pour le service paroissial à sa tête Mr Couderc, nouveau prieur de St Paul.
1704
ISABELLE DE
GISCARD : fondatrice de l’œuvre de propagation
de la foi.
1761 PONS GRÉGOIRE un des rares prêtres
français qui ait pu continuer son sacerdoce avant, pendant et après la révolution : il
prête serment en 1791, se rétracte, est emprisonné à Montpellier, revint en 1794,
puis adhère au concordat, ensuite fait une repentance publique, redevint Curé de
Clermont et meurt pleuré par tous ses paroissiens
Succédèrent l'Abbé
Jacques SAVY 1810-1813, Joachim GRANIER 1813-1814
1816
1842 L'ABBÉ
SÉBASTIEN TAILHAN : Prédicateur des missionnaires diocésains, incite à
l'installation du ti4S couvent de la Nativité
en 1832 qui succédèrent aux Dames du Sacré Cœur établies en 1826, elles fondèrent
une école pour demoiselle et une école pour filles pauvres. Fondatrice Adelène MOLIN,
suivie de la supérieure JACQUET de 1836 à 1841. En 1906, la commune acheta les locaux et
on y établit une École Supérieure de filles. L'Abbé TAILHAN, fit racheter la chapelle
de GORJAN en 1833. En 1842, il fut nommé à BEZIERS Archiprêtre.
1801 1842 ABBÉ AUGUSTE DURAND
: né le 29/12/1801 décède en 1877. L'auteur de l'histoire de CLERMONT (1837) des Annales de Clermont (1867) de la Biographie
Clermontaise (1859). Il naquit à Clermont, fils d'un épicier (rue Croix Rouge), son
frère Frédéric écrivit des poèmes et s' intitula Poète épicier. Nommé vicaire le
13/1/1825 à Clermont, de l'Abbé TAILHAN, qu'il ne quitta jamais puisqu'il le suivit à
BÉZIERS, il écrivait en outre des monographies, une histoire de la ville de
BÉZIERS
pendant la révolution de 1789 Inhumé au Cloître de St Nazaire de Béziers
1845 CHANOINE JULIEN : on ne État pas grand chose de sa vie . Mais, il a écrit une
histoire. Chronologique des anciens
GUILHEM, Seigneur et Comte de Clermont-Lodève, un peu controversé à cause de quelques erreurs
historiques. Mais toutefois très intéressante pour les nombreux détails sur la vie
Clermontaise. Il était au service de Gabriel d'Aldonce de Guilhem de Clermont et
probablement Clermontais
L'Abbé Jean-Edouard SAUMADE
1871 1902 curé à Clermont en 1871, décède à Clermont le
13/7/1902. On lui doit le rachat du château et pièces de terrain attenantes, la
fondation de la maison de retraite diocésaine des prêtres à GORJAN. Il a marqué fortement son passage à Clermont, il a écrit: L'admirable
Pélerin et guérisseur de Montpellier St Roch (il est à l'origine du renouveau de
Ferveur à ce Saint) Soldat et moine ou vie de St Guilhem Vie de St Benoit d'Aniane.
Sa tombe est au cimetière de Clermont. L'abondance des personnes avant marqué
religieusement notre ville est trop forte et nous contraint à nous arrêter dans cette
recension.
(1)Il est enterre au Cimetière de clermont, au lieu dit Carré Religieux, et tout près de son tombeau voisin est celui de l'abbé RUL
Plus récemment deux curés ont marqué la vie clermontaise. En voici leurs histoires
Le Doyen Hippolyte RUL
Ce prêtre aura marqué CLERMONT, à la fois par sa personnalité, son charisme extraordinaire, une foi à soulever des montagnes, mais surtout par une présence à CLERMONT de 45 longues années. Né le 22 Avril 1901 à SETE, il fut ordonné prêtre le 22/12/1924, nommé vicaire à MON-TAGNAC, Curé à VAILHAUQUES, Doyen aux MATELLES, où est enterrée sa chère mère, qui veuve de son mari pécheur, a élevé son fils Hyppolyte dignement, l'aidant dans sa vocation. (1)
Le Doyen MURET étant décédé début Août, l'Abbé RUL fut nommé à, CLERMONT cette même année, en pleine guerre. Toujours soucieux d'apporter son aide autant spirituelle que matérielle aux plus démunis, il prit l'initiative d'organiser le don d'un colis alimentaire à Noël pour les personnes âgées et solitaires, (disposition qui fut maintenue et continuée pendant de très longues années par l'Association des Vieux Travailleurs).Il avait aussi une sollicitude pour les plus faibles, pour les jeunes enfants, sous-alimentés pendant l'occupation, avec cette énergie farouche qu'il transmettait à tous ceux qu'il rencontrait, croyants ou mécréants.Il organise un premier séjour de vacances en 1943, à OSSEJA, puis en 1944/45 Aux Ouches, en 1946 et 1947 à N.D. de Ceignac, en Aveyron. En 1948, désireux de trouver un lieu définitif pour pouvoir aménager une colonie de vacances il s'en va sur le Somaîl où il découvre un hameau en ruines ou ne subsistait qu'un vieux couple accroché à un domaine ancestral qu'il ne voulait abandonner. Il accepte d'acheter pour 1.000 Frs, une maison et s'ingénie, par la suite à trouver les descendants pour parachever l'achat de presque tout le Hameau.Son dynamisme légendaire lui permet de solliciter toutes sortes de personnes pour oeuvrer aux aménagements nécessaires. C'est ainsi que la Colonie se perpétua jusqu'à l'année de son décès (le 15 Février 1986) (2).L'Abbé RUL est à l'origine indirecte du foyer de personnes âgées de la Sté St Vincent de Paul. C'est lui qui en Octobre 1965 vitupéra en Chaire pour dénoncer l'absence de lieu d'accueil dans la journée pour les personnes de condition modeste. Son voeu fut exaucé par l'ouverture du Foyer le 7/12/1966.Sous son caractère, quelquefois impétueux, se cachait un coeur immense à la disponibilité démesurée, le nombre de visites aux malades chez eux, ou dans les cliniques est énorme. En 1977, il abandonna à son grand regret la charge sacerdotale du Doyenné de Clermont, mais il demanda à être nommé chapelain de N.D. du Peyrou, qu'il assura jusqu'à quelques jours avant son décès (3). Il créa un Journal Paroissial «LE CLOUQUIE», très intéressant qui parut d'Octobre 1957 à Avril 1959. Il intervint pour la restauration de la Rosace, digne des plus grands verriers.Il mourût après une longue vie sacerdotale, paroissiale, créative où il fut «TOUT A TOUS», en ayant laissé une belle marque à CLERMONT.
1) Le doyen avait légué la Colonie du Jounié à la Sté St Vincent de Paul qui en assure la continuité encore aujourd'hui. On dénombrait parfois plus de 300 enfants par année.
2) Au cours d'une de ses homélies, il s'écria «je vais vous citer trois sourires de la Sté Vierge que j'ai vécu : les 3 premiers baptisés dans mes trois premières paroisses, VAILHAUQUES, MONTAGNAC et CLERMONT sont devenus prêtres».
3)La municipalité en reconnaissance à son dévouement a fait apposer une plaque commémorative à l'entrée de cette chapelle, si chère à bien des Clermontais et autres villageois.
Le père Pierre MERLE
D'une autre manière que celle du Doyen RUL, pour lequel il assurait parfois les remplacements sacerdotaux, il fut une des figures marquantes de Clermont, cité à laquelle il consacra 30 années de sa vie ecclésiastique comme Aumônier de l'Hôpital. Il sillonnait les rues de Clermont, toujours ensoutané, sur son vélo de dame, sous l'égide de son ange gardien qui le préservait de tous accidents, car pris par le temps et les actions menées, il lui arrivait de traverser les croisements sans précautions retardataires. Les Clermontais avec leur humour habituel l'avaient affublé du surnom de Fausto COPPI, le célèbre campionissimo, mais il n'en reste pas moins que tous l'estimaient et le respectaient. Il était né le 22/9/1900 à St Haon (près du PUY, orphelin de Père et Mère à 13 ans, il rentre au Petit Séminaire de l'ordre de la Sainte Famille à Surrice en Belgique à 13 ans, 8 années de noviciat, puis à CEILHES en 1921.4 années de théologie, puis Professeur de Latin, Grec et Français au même endroit jusqu'en 1929, ensuite en Belgique, puis Manissy. Mobilisé en Janvier 1940, fait prisonnier au Stalag 1B jusqu'en fin 1941, fut rapatrié à CEILHES en raison de son âge, 40 ans, jusqu'au 11 octobre 1952 où il arriva à Clermont. En plus du service de sa modeste et belle chapelle de l'Hôpital, il donna des cours au Pensionnat St Paul, pendant Cinq ans. D'une énergie et d'un dévouement extraordinaires il ajouta une corde à son arc, celle de «CHIFFONNIER» se mettant à récolter tout ce qui pouvait être récupéré, puis vendu, à fin de venir en aide aux missions de son Ordre, en Afrique et à Madagascar, il prenait chez les particuliers des abonnements pour le «Messager de la Sainte Famille» 253 au total. Il fallait voir les amoncellements de marchandises qu'il entreposait chez une paroissienne, Rue Lamartine, et après le décès de Mlle Salles, sa bienfaitrice il dut se résigner à abandonner l'entrepôt prêté et il dut réduire fortement cette activité, en utilisant son couloir où il entassait, ainsi que dans sa petite et modeste chambre, des objets, même sous son lit. Sous la pression de ses supérieurs du monastère de Tavel il se résigna à partir de Clermont le 13 Décembre 1982, a l'âge de 82 ans, mais l'émotion de ce changement fut si forte que 29 jours plus tard il y décédait, le 11/1/1983. De nombreux clermontais vinrent assister aux obsèques de ce saint serviteur de Dieu qu'ils avaient aimé, estimé et admiré.
Avec l'aimable autorisation de Mr BLAISE GALLEGO
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