L'essaim météoritique des Perséides, actif entre le 17 Juillet et le 24 Août, est de loin le plus connu et le plus apprécié des essaims de météores, notamment lors de son maximum d'activité, vers le 12 ou 13 Août selon les années.
Son retour annuel ayant lieu en pleine période estivale, les jours entourant la date de son maximum d'activité donnent l'occasion à de nombreux observateurs de passer une belle nuit sous les étoiles à contempler ce magnifique spectacle... et de faire une multitude de voeux.
De même, de nombreux Clubs d'Astronomie proposent en cette circonstance des soirées spéciales très appréciées sur le thème des météores ou plus généralement sur la découverte du ciel.
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Les spécialistes de l'IMO (International Meteor Organization) prévoient une activité plutôt "normale", avec un ZHR d'environ 100 météores. Le maximum d'activité devrait se produire vers 17h30 UTC le 12 Août, à la Longitude Solaire de 140° (LS=140.0°), lorsque la Terre traversera une partie du flot de minuscules débris laissés sur son orbite par la comète 109P/Swift-Tuttle à l'origine de cet essaim. Les observateurs d'Asie et du Moyen-Orient seraient favorisés pour l'observation des Perséides.
L'IAU Meteor Data Center (IAU-MDC) répertorie le retour annuel de l'essaim à la Longitude Solaire de 140.190°, ce qui laisserait penser que le maximum aurait lieu quelques heures plus tard, le 12 Août vers 22h20 UTC.
Compte-tenu de la dérive annuelle de +0.05 en longitude héliocentrique de l'ancien pic primaire, déduite des données de l'IMO (International Meteor Organization) obtenues entre les années 1991 et 1999, un pic d'activité secondaire pourrait avoir lieu quelques heures plus tard, vers 22h50 UTC (LS=140.21°). Les observateurs situés en Europe et en Afrique, et au Moyen-Orient, seraient par conséquent privilégiés pour observer les météores.
A noter toutefois que l'essaim n'est pas observable depuis la majeure partie de l'hémisphère sud.
Un autre pic, un pic tertiaire qui n'a cependant pas été observé dans les données de l'IMO depuis 1999, s'il se répétait à nouveau, donnerait lieu à un maximum le 13 Août vers 03h30 UTC (LS=140.4°). Si ce pic se produisait, les observateurs de l'ouest de l'Europe, d'Afrique ou d'Amérique du Nord et d'Amérique Centrale seraient favorisés.
Les observations de ces dernières années laissent à penser que seul le pic traditionnel devrait avoir lieu. Cependant, les observateurs devraient tenir compte de ces horaires additionnels pour planifier leurs observations, au cas, peu probable, où ces sursauts d'activité se manifesteraient de nouveau.
Les simulations réalisés par Jérémie Vaubaillon et François Colas montrent que, en 2009, la Terre devrait traverser quelques flots de particules plus denses pouvant engendrer une augmentation significative de l'activité de l'essaim entre le 12 et le 13 Août.
D'après le spécialiste Mikhail Maslov, l'activité du pic traditionnel normal devrait être un peu plus forte en 2009 que d'habitude, et le taux horaire moyen de météores pourrait dépasser 200. Pour le prévisionniste russe, les rencontres avec les flots de particules laissées par la comète sur sa trajectoire en l'an 1872 (rev. 1), en l'an 1737 (rev. 2) et en l'an 1610 (rev. 3) pourraient donner lieu à une petite activité plus prononcée, avant le pic principal traditionnel, vers 04h33 UTC (LS=139.478°), vers 07h35 UTC (LS=139.599°) et vers 08h07 UTC (LS=139.621°) le 12 Août 2008.
Les conditions d'observation du maximum d'activité de l'essaim ne sont pas cependant idéales cette année. Dans la nuit du 12 au 13 Août, la lueur d'un gros Dernier Quartier (phase de 0.59) présent dans le ciel dès la tombée de la nuit à proximité de la constellation de Persée sera un handicap certain pour l'observation des météores les moins brillants.
Quoiqu'il en soit, le spectacle devrait se révéler quand même intéressant car les Perséides figurent parmi les essaims les plus actifs de l'année. Lorsque les conditions météorologiques sont favorables, ceux qui projettent en cette occasion de passer une nuit d'été dehors sous les étoiles sont rarement déçus et passent généralement une nuit passionnante à contempler le ciel et les nombreuses et furtives visiteuses qui se consument en traversant les hautes couches de l'atmosphère terrestre.
Dans la nuit du 11 au 12 Août, les observateurs de France ou des pays limitrophes peuvent espérer voir sous des cieux bien sombres entre 20 et 25 météores environ par heure, et dans celle du 12 au 13, près de 40 météores par heure. Les observateurs de la nuit suivante, celle du 13 au 14, devraient pouvoir encore apercevoir environ 25 météores par heure.
Les observateurs situés au Québec (Canada), dans la nuit du 11 au 12 Août, peuvent espérer observer environ 20 météores par heure au cours de la première partie de nuit, et près de 30 météores par heure en toute fin de nuit. La nuit la plus favorable reste celle du 12 au 13, où nos amis Québéquois peuvent espérer voir environ 35 météores par heure sous des cieux bien sombres. Dans la nuit du 13 au 14, une vingtaine de météores par heure pourront probablement encore être aperçus.
L'essaim des Perséides produit des météores très rapides (59 km/s). Certains laissent parfois une longue traînée brillante et persistante visible plusieurs secondes après leur passage. Plus rares, certains météores atteignent une magnitude inférieure à -3, donnant lieu à d'impressionnants bolides.
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Surnommé "Larmes de Saint-Laurent", car la date du maximum se situait autrefois le 10 Août, jour de la Saint-Laurent, c'est, sans conteste, l'essaim le plus connu des astronomes amateurs et du grand public.
Observables en période estivale, du 17 juillet au 24 Août, avec un maximum vers le 12 Août, les Perséides ont pour origine les débris laissés sur son orbite par la comète Swift-Tuttle (1862 III), aujourd'hui dénommée 109P/Swift-Tuttle, d'une période de 130 ans.
La plus ancienne référence à cet essaim est issue d'annales chinoises et date de l'an 36. On retrouve également de nombreuses traces d'observations du 8è au 11è siècle dans les écrits chinois, coréens ou japonais, mais seulement quelques mentions éparses dans les écrits des siècles suivants.
En 1835, l'astronome belge Adolphe Quételet (1796-1874) démontra la périodicité annuelle de l'essaim. A partir de 1839, les pluies météoritiques des Perséides ont été régulièrement suivies par de nombreux observateurs à travers le monde, et notamment par l'allemand Eduard Heis qui fut le premier à fournir un compte horaire pour cet essaim. Un accroissement notable du nombre de météores fut noté pour les années 1861 à 1863.
La mise en évidence de la relation entre la comète Swift-Tuttle (1862 III) découverte en 1862, et cet essaim de météores est due à l'astronome italien Giovanni Virginio Schiaparelli (1835/1910) vers 1866.
Comme pour de nombreux essaims, les retours successifs de la comète-parent sont à l'origine de la distribution des météores tout au long de l'orbite de la comète, mais les météores devraient être plus denses au voisinage de celle-ci. Il en résulte que l'activité météoritique est sensiblement plus intense lorsque la comète est proche de son passage au périhélie. Les taux élevés de Perséides enregistrés dans les années 1861 à 1863 sont probablement dus au retour au périhélie de la comète Swift-Tuttle.
Au début du 20è siècle, les taux horaires se stabilisent aux alentours de 50 météores par heure entre 1901 et 1910, suivis d'une nette diminution puisqu'en 1911 et 1912 les taux redescendent respectivement à 4 et 12, avant de revenir à la normale les années suivantes. Un sursaut inexpliqué, puisque la comète était proche de son aphélie, fut noté en 1920 avec un taux de 200 météores par heure. Les années suivantes, le nombre de météores observés reprit son rythme "normal", hormis en 1931 et 1945, où les taux s'élèvent respectivement à 160 et 189. Une légère remontée des taux a été également enregistrée entre les années 1966 et 1975 avec un ZHR de 60. Le ZHR passe à 90 entre 1976 et 1982, et à 187 en 1983, puis redescend à 60 en 1984. Il est de 40 en 1985 et de 60 en 1986.
A l'approche du nouveau passage au périhélie de la comète (Décembre 1992), une nette remontée des taux a été observée. Ainsi, en 1988, on enregistra un pic secondaire, quelques heures avant le pic principal, probablement constitué de débris cométaires fraîchement éjectés. Le pic secondaire, dépassant parfois en intensité le pic principal, a également été revu les années suivantes, en 1989-90-91 et 92.
Au vu des taux enregistrés en 1863, soit un an après le passage de la comète Swift-Tuttle de 1862, on en déduisit que l'année 1993 devrait tenir ses promesses et offrir aux observateurs une "tempête". Mais la tempête prévue n'eut pas lieu. Le ZHR qui était de 284 en 1991 et de 220 en 1992, passa à 264 en 1993. L'année suivante, le taux horaire fut seulement de 238. Ce pic a été revu régulièrement jusqu'en 1999, mais n'a pas réapparu en 2000, 2001 et 2002. En toute logique, le sursaut d'activité et le pic primaire, inexistants avant 1988, et associés aux débris laissés par la comète lors de son passage au périhélie de 1992, est en voie de diminution au fur et à mesure de l'éloignement de la comète.
Les spécialistes s'attachent chaque année, en analysant les données recueillies les années précédentes, à nous en apprendre un peu plus sur cet essaim majeur. Il ressort de leurs analyses que le pic principal traditionnel des Perséides semble dériver lentement au fil des ans (dérive annuelle de +0.05 en longitude héliocentrique).
Ces dernières années, ce maximum a plusieurs fois été précédé d'un pic qui s'est manifesté vers la longitude 139,8°-139,9°, bien que dans les toutes dernières années ce pic annoncé n'a pas eu lieu. Les spécialistes estiment que ce phénomène exceptionnel était lié au retour au périhélie (en 1992) de la comète 109P/Swift-Tuttle à l'origine de l'essaim comme c'était déjà le cas lors du retour au périhélie en 1862 de la comète. La comète s'éloignant désormais du Soleil, il est fort probable que ce pic ne se reproduise plus.
En 1997, un troisième pic, probablement issu des débris laissés par la comète lors de son passage en 1862, fut observé en Europe après le pic principal, vers 140,4° de longitude solaire. Le taux horaire fut estimé à 68 cette année-là. Ce troisième pic a été observé régulièrement depuis son apparition.
Des simulations informatiques réalisées par Peter Brown il y a plusieurs années ont suggéré un possible regain d'activité proche du pic principal pour 2006, avec une activité cependant moins importante que celle de 2004, année où se produisit un court et intense pic proche de celui prévu peu avant le pic traditionnel.
Les Perséides en 2005 ont montré un taux d'activité moyen normal estimé à 90 météores, sans horaire de pic précis, probablement en raison de la quantité limitée de données.
La présence d'une Lune gibbeuse décroissante quelques jours seulement après la Pleine Lune au moment du maximum du pic d'activité des Perséides en 2006 a malheureusement fortement compromis l'observation de l'essaim.
Les données de l'IMO sur l'activité de l'essaim en 2007, avec des conditions d'observations très favorables puisque le maximum d'activité avait lieu en période de Nouvelle Lune, indiquent que le taux horaire moyen maximum (ZHR max) était de 93.
L'essaim des Perséides, malgré sa longévité, montre toujours une belle activité, et le pic principal (ZHR=100) de cette année devrait contenter les amateurs de beaux spectacles.
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L'essaim météoritique des Perséides tire son nom du fait que les étoiles filantes semblent provenir d'un même point du ciel (le radiant) situé dans la constellation de Persée.
Lors du maximum, le radiant des Perséides (RA=46° [3 h 4 m], DEC=+58°) est situé non loin du Double Amas de Persée.
Le radiant, situé dans la constellation de Cassiopée (Cassiopeia) en Juillet, se déplace progressivement vers Persée (Perseus) début Août, pour finir sa course dans la constellation de la Girafe (Camelopardalis).
Il est souhaitable de regarder dans les zones autour du radiant, en étant attentif à tout éclair de lumière surgissant dans le ciel. Les meilleures zones d'observation se situeront en direction des constellations du Cygne, de Pégase ou du Dragon, à environ 40-60° de part et d'autre du radiant.
Pour les latitudes moyennes de l'hémisphère nord, et notamment en Europe ou au Québec, le radiant est circumpolaire et devient observable dès le début du crépuscule civil (Soleil à 6 degrés sous l'horizon), soit une trentaine de minutes après le coucher du Soleil. Le radiant gagne ensuite en altitude tout au long de la nuit.
Emplacement des différents radiants des essaims météoritiques observables le 12 Août à 00h00 UTC (Paris - France). PER = Perséides; KCS = kappa-Cygnides; CAP = alpha-Capricornides; SDA = delta-Aquarides Sud
L'observation des essaims de météores peut s'apprécier sans matériel spécifique, l'observation à l'oeil nu étant le moyen le plus simple de profiter du spectacle. Toutefois, pour ménager vos vertèbres cervicales, il est préférable de s'allonger à même le sol, d'utiliser une chaise longue ou un siège réglable, ce qui vous permettra ainsi de scruter le ciel dans de meilleures conditions.
Un carnet vous sera également indispensable si vous souhaitez noter vos observations, surtout si vous avez la chance de voir passer un bolide. Enfin, une paire de jumelles sera utile si vous souhaitez observer les traînées lumineuses laissées par les bolides.
Une manière efficace d'observer visuellement les météores est la méthode du comptage, où l'observateur note les météores vus sur un papier ou enregistre le comptage sur un magnétophone en donnant la magnitude estimée du météore et l'appartenance à l'essaim observé. Cette méthode très simple à mettre en oeuvre permet d'établir par la suite un rapport d'observation.
exemple : August 8, 2007 Lieu d'observation (Ville, Pays) Longitude 000 degrees 00' 00" East, Latitude 00 degrees 00' 00" North. UT Period Field Teff F LM PER KCG SPO 7:44-8:47 60N 1.01 1.0 6.51 3 2 9 Note : La première colonne (UT Period) fait référence à la période d'observation, en Temps Universel. Le seconde colonne (Field) est le secteur du ciel où le champ visuel a été concentré. La troisième colonne (Teff) représente le temps effectif d'observation, c'est-à-dire en tenant compte des pauses ou du temps non passé à observer le ciel. La colonne (LM) est la magnitude limite moyenne à l'oeil nu, déterminée à partir d'au moins trois champs d'étoiles. Les colonnes suivantes indiquent le nombre de météores pour chaque essaim observé.
Total Meteors: 14 Magnitude Distributions: Shower -5 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5 PER 1 1 1 KCG 1 3 SPO 1 1 2 4
Note : La magnitude -4 est comparable à l'éclat
de la planète Vénus, la magnitude -1 à la brillante
étoile Sirius, La majorité des étoiles visibles
à l'oeil nu sont de magnitude +2 à +3. Les plus faibles
étoiles que l'on peut voir à l'oeil nu sous un ciel
bien sombre sont de magnitude +6 à +7. La table contient les magnitudes de tous les météores observés, et la moyenne (dernière colonne) pour l'essaim.
L'oeil nu peut détecter des météores jusqu'à approximativement la magnitude +7 dans d'excellentes conditions à proximité du centre du champ visuel. Les techniques vidéo permettent la détection des météores à la magnitude +8, et les observations de météores par radar ou avec un télescope peuvent permettre la détection de météores faibles, jusqu'à la magnitude +11. Si la détection au moyen de la photographie peut difficilement concurrencer ces deux dernières méthodes de recherche de météores qui réclament d'avantage de technique, elle est en revanche moins onéreuse et en conséquence plus facilement abordable pour l'astronome amateur.
L'observation vidéo a quelques avantages par rapport à d'autres méthodes d'observation, et peut être combinée avec l'observation visuelle, photographique ou télescopique. En utilisant un système vidéo vous avez la puissance d'un observateur visuel ou même télescopique, mais une exactitude beaucoup plus élevée. Vous pouvez déterminer tous les paramètres importants des météores tels que l'heure, le temps d'observation, la position, l'éclat, et la vitesse.
Les météores peuvent également être détectés par radio. En pénétrant dans l'atmosphère terrestre, le météore crée derrière lui une ionisation locale, qui à la propriété de réfléchir les ondes électromagnétiques du spectre radio. Le moyen le plus simple "d'entendre" cet écho radio est de rechercher une fréquence de la bande FM (88-108MHz) où habituellement aucune radio ne diffuse. Le passage d'un météore engendrera la diffusion d'un signal radio sporadique là où il n'y avait qu'un bruit de fond. Cependant, la majorité des échos sont très difficilement discernables car très rapides et presque noyés dans le bruit de fond. Des techniques un peu plus sophistiquées peuvent être mises en oeuvre au moyen d'une radio, d'un ordinateur, et d'un logiciel de détection, par toute personne intéressée par cette technique simple de radioastronomie.
L'International Meteor Organization (IMO) peut recevoir vos rapports d'observations si toutefois ceux-ci sont établis selon leurs directives. Les observateurs désirant envoyer leur rapport à l'IMO peuvent consulter les pages (en anglais) indiquant la procédure à suivre et les renseignements indispensables dont l'IMO a besoin pour la prise en compte des données : www.imo.net
Simple à remplir, ce formulaire se décompose en cinq parties :
Votre rapport d'observation, même sommaire, pourrait se révéler utile.
Rien de plus facile ! Un appareil photo (type reflex) muni d'un objectif grand-angle ouvert à f/d 2 réglé sur l'infini, un bon trépied stable et un déclencheur manuel pour éviter les vibrations. De bons résultats peuvent également être obtenus avec un 50mm ouvert au maximum.
Choisissez de préférence un film rapide de 400 ou 800 ISO.
Quelle que soit la position du radiant, visez de préférence au zénith, vous aurez ainsi plus de chance de capturer le passage d'étoiles filantes.
N'hésitez pas à faire des poses d'environ 3 à 5 minutes avec une pellicule 400 ISO, surtout si vous êtes loin de toutes lumières parasites. Evitez cependant d'avoir la Lune dans le champ de l'objectif, ou à proximité en raison des reflets secondaires. Si vous souhaitez privilégier la prise de vue des traînées persistantes, utilisez de préférence une pellicule de 800 ISO, avec un temps de pose compris entre 30 et 60 secondes.
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