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Feu du Lavardin, sur le rocher du Lavardin, accès au port de la Rochelle,
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| Le Service des phares lui-même admet les possibilités d'extinction puisqu'il prévient dans l'état du balisage et de l'éclairage que les "feux permanents bien que donnant des résultats satisfaisants ne sauraient offrir les mêmes garanties que ceux qui sont gardés et surveillés sans cesse. Aussi les navigateurs devront-ils se tenir en garde contre la défaillance éventuelle de ce mode d'éclairage " . Pour répondre à cette exigence de durée, on pense d'abord au gaz de houille comprimé déjà utilisé avec bonheur pour l'éclairage urbain mais celui-ci ne présente qu'un faible pouvoir éclairant inadapté à la signalisation maritime. Le gaz de pétrole ou d'huile minérale paraît beaucoup plus efficace tant et si bien qu' après des essais concluants il équipe les premières bouées lumineuses dans l'estuaire de la Seine, au large du Havre, sur le banc des Hauts-de-Quarante, allumées le 3 octobre 1881. Par la suite on teste ce gaz pour les feux des tourelles de la jetée Nord du port de Boulogne, inaccessibles pendant les périodes de gros temps, allumés le 15 août 1888, et pour celle de l'avant port de Marseille . Ce type d'installation se remarque immédiatement du fait de la présence d'un volumineux réservoir cylindrique de 7 mètres cubes sous la lanterne. Ce procédé oblige cependant à des investissements importants et en particulier le montage d'une usine spéciale de fabrication et de conditionnement du gaz dans les dépôts d'arrondissement. Approprié pour l'éclairage des bouées il est rapidement abandonné pour celui des tourelles pour des raisons pratiques d'approvisionnement , de difficultés d'emploi car l'on craint la perte des réservoirs en des lieux trop exposés, de mise au point des brûleurs et surtout d'un prix de revient prohibitif. Pour ces raisons le Dépôt des Phares entame dès 1887 des expériences sur les autres sources d'alimentation potentielles et en particulier l'huile minérale, utilisée avec bonheur depuis 15 ans dans l'ensemble des phares de France, en présence d'une mèche incombustible et d'un gardien. Mais ces essais se soldent par des échecs répétés si bien que l'on s'oriente vers d'autres sources et en particulier la gazoline ou essence de pétrole. Très inflammable elle présente certes des risques importants d'explosion mais aussi un très fort pouvoir éclairant et une relative facilité d'emploi. Une fois son utilisation admise il devient facile de réaliser l'appareil d'éclairage d'autant plus que ce type de bruleur fonctionnait déjà en Suède, en Finlande et en Grande-Bretagne. Le dépôt s'adresse à la société londonienne Crotter, détentrice du brevet, et passe commande d'un appareil complet pour essai. Après de nombreuses améliorations, en particulier pour augmenter la période de combustion à plus de 150 jours consécutifs, ce système est expérimenté pour le feu de la tourelle du Lavardin, à coté des ports de la Rochelle et de la Palice, allumé en novembre 1888, puis en décembre 1893 pour le feu de la tourelle des Chiens-Perrins au Nord de l'île d'Yeu ; ils fonctionnent sembe-t-il d'une manière satisfaisante jusqu'en 1904. Le 12 juillet de cette année là, les appareils sont démontés, remplacés en septembre par un dispositif fonctionnant au gaz d'huile . |
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