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Le paludisme est l'infection parasitaire la plus fréquente dans le monde. Elle affecte 40% de la population mondiale soit plus de 2 milliards d'individus. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, cette maladie tue 1 enfant toutes les 30 secondes en Afrique et 1 à 3 millions de personnes chaque année.
Le paludisme ou malaria est une maladie parasitaire généralement transmise dans les zones d'endémie par la piqûre d'un moustique vecteur: l'anophèle femelle. Toutefois, la contamination peut aussi se faire in utéro de la mère à l'enfant ou, de façon exceptionnelle, par transfusion sanguine.
L'agent du paludisme est un parasite appartenant à la famille des Plasmodium. Plusieurs espèces de Plasmodium peuvent contaminer l'Homme: Plasmodium falciparum est l'espèce la plus dangereuse et la plus fréquente. Elle se rencontre dans les zones tropicales d'Afrique, d'Amérique Latine et d'Asie. Plasmodium ovale se retrouve en Afrique noire uniquement. Plasmodium vivax qui co-existe avec Plasmodium falciparum dans de nombreuses régions du globe et dans certaines zones tempérées et Plasmodium malariae dont la distribution mondiale est inégale et qui est plus rare que les espèces précédentes.
L'accès de primo-invasion, apparaissant 8 à 20 jours après la piqûre du moustique, se caractérise par une fièvre élevée s'accompagnant de troubles digestifs (nausées, diarrhées) et de douleurs diffuses (maux de tête, courbatures…). Dans certains cas, des signes plus graves peuvent survenir: troubles de la conscience, atteinte de la fonction rénale, ictère précoce et marqué. Si l'infection n'a pas été traitée la première fois, le parasite peut se manifester plusieurs mois ou plusieurs années après l'accès de primo-invasion: on parle d'accès palustre ou rythmé. L'évolution se fait en 3 phases successives: un début brutal marqué par des frissons intenses, puis des pics fébriles avec une température corporelle de 40-41°C et un état alarmant du patient, et des sueurs abondantes avant disparition de la fièvre.
Lors d'une infection par Plasmodium falciparum des signes plus graves peuvent apparaître, on parle d'accès pernicieux: il s'agit de troubles neurologiques (désorientation, violents maux de tête) précédant l'apparition d'un coma et de troubles de la fonction rénale ou hépatique.
le diagnostic repose sur des examens différents selon le stade de l'infection :lors d'un accès de primo-invasion, un simple examen clinique permet de diagnostiquer la maladie et, si des signes de gravité se manifestent, le médecin réalise un examen clinique complet. Lors d'accès rythmés, un examen général complet est effectué, et lors d'accès pernicieux, un examen neurologique et une analyse sanguine poussée sont réalisés.
Par ailleurs, une analyse sanguine permet d'identifier l'espèce de Plasmodium responsable de l'infection, de mettre en évidence ou non une anémie et une thrombopénie.
Le traitement médicamenteux préventif du paludisme doit commencer une semaine avant l'arrivée dans la zone à risque et doit se poursuivre 4 semaines après le départ. Cette chimioprophylaxie fait appel à la Chloroquine, à la Méfloquine ou au Proganil. Le choix du traitement et sa dose varient en fonction du poids, de l'âge, des antécédents de l'individu et, s'il s'agit d'une femme enceinte, du stade de sa grossesse et bien sur de la zone visitée.
La prévention par les médicaments n'est pas efficace à 100%, c'est pourquoi il est nécessaire de porter des vêtements longs le soir lorsque les moustiques piquent et d'utiliser une moustiquaire imprégnée d'anti-moustique, d'utiliser des répulsifs, des insecticides, de dormir dans des zones éloignées des gîtes de reproduction des moustiques (eaux dormantes…) et dans des pièces où l'air est conditionné, d'éviter de se promener au coucher du soleil, et d'avoir à portée de main des médicaments de réserve pour se soigner en cas de fièvre. Par ailleurs, les nourrissons et les enfants sont des personnes à risque. Ne les emmenez qu'en cas d'absolue nécessité dans une zone impaludée
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