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L'ostéoporose,  ou ostéoporose post-ménopausique est un problème majeur de santé publique. En France, 40 % des femmes qui atteignent l'âge de la ménopause auront une fracture liée à la fragilité de leurs os. Pourtant si elle est dépistée à temps cette maladie n'est pas inéluctable.
L'ostéoporose est une
maladie du squelette caractérisée par deux anomalies, d'une part une diminution de la densité osseuse et, d'autre part une détérioration générale du tissu osseux. La perte osseuse résulte d'un déséquilibre entre la formation et la dégradation des os. Ce phénomène engendre une extrême fragilité de l'os qui devient rapidement sujet aux fractures. Manifestations cliniques principales de cette maladie, les fractures touchent principalement les vertèbres, la partie distale du radius et le col du fémur.

Les facteurs de risques sont nombreux. Hormis l'âge et le sexe (seul un homme sur huit est touché au delà de cinquante ans contre un tiers des femmes), on peut citer : une carence oestrogénique suite à la ménopause (l'ostéoporose post-ménopausique est la plus fréquente : 80 % des cas), le terrain génétique (antécédents familiaux de fractures de la hanche ou de vertèbres), la nutrition et l'environnement (déficit en apport de calcium, carence en vitamine D, tabagisme, alcoolisme, sédentarité), les antécédents de fractures de la cheville ou de la clavicule, et enfin, la prise de corticoïdes ou d'hormones thyroïdiennes.

Le diagnostic repose sur la recherche,  chez le patient,  des facteurs de risques cités plus hauts ainsi que sur la recherche d'indicateurs de tassement des vertèbres comme la perte de taille.
Si le risque est avéré, il existe différentes techniques de
densitométrie osseuse qui mesurent la densité minérale osseuse et permettent un diagnostic précis.

Avant de mettre en route un
traitement chez les femmes ménopausées, il convient de miser sur un apport calcique suffisant. A la ménopause, la perte de calcium s'accélère du fait de la chute en œstrogène. Un cycle osseux durant deux à trois mois, il faut constater les effets d'un apport vitaminocalcique sur cette période (apport conseillé : 1200 mg de calcium/j).
Le traitement hormonal substitutif (THS) est à la base de la prévention des fractures. C'est un moyen de compenser la carence en œstrogène, principale cause de l'ostéoporose et d'atténuer, voire de supprimer la perte osseuse. Les oestrogènes permettent la réduction de l'activité du remodelage osseux (résorption ostéoclastique). Il existe aussi d'autres traitements efficaces non oestrogéniques : les calcitonines (peu utilisé), les diphosphonates (Etidronate, Alendronate, Risédronate) et les statines.

La prévention repose sur le
Respect de certaines règles d'hygiène de vie : Pratiquer une activité physique régulière et modérée permet de garder des os plus solides. La marche ou la natation sont conseillées pour les plus de 50 ans. Il faut également arrêter le tabac, limiter la consommation d'alcool, ne pas abuser du thé ou du café.
Il est également nécessaire de
respecter quelques règles alimentaires : Privilégier les aliments lactés et boire des eaux riches en calcium (Contrex, Hépar…),
et bien sur,
suivre correctement son traitement

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