SANCTUAIRES DÉDIES A LA SAINTE VIERGE

 
N.D. DES ARDENTS
N.-D. DE BREBIERES
N.-D. DE BON-SECOURS
N.-D. DE BUGLOSE
N.-D. DE CHARTRES
N.-D. DE CLERY
N.-D. DE FOLGOËT
N.-D DE FOURVIERES
N.-D. DE LIESSE
N.-D. DE LOURDES
N.-D. DE PONTMAIN
N.-D. DE ROCAMADOUR
N.-D. DU SAINT-CORDON
N.-D. DE LA SALETTE
N.-D. DES TROISPIS
N.-D. DE VERDELAIS
N.-D. DES VICTOIRES
N.-D. DE GOUDOSSE
N.-D. DE LAUS
N.-D. DE BONNE GARDE
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NOTRE-DAME DES ARDENTS

ARRAS (Pas-de-Calais)

Vers la fin du XIème siècle, une épidémie dénommée sous le terme de "feu infernal", à peu près semblable au charbon (maladie infectieuse) dévastait plusieurs provinces de France, ainsi qu'en Europe. Dans le nord de la France, où on la nommait le "mal des ardans", lorsqu'il s'y produisit un événement miraculeux par l'entremise de deux jongleurs rivaux.

Pierre Norman et Itier, qui avaient toujours vécu en mésintelligence, étaient séparés par une haine implacable, depuis que Pierre Norman avait tué le frère de l'autre ménestrel, dans un moment de transport. Dans la nuit du 24 au 25 mai, ils furent, l'un à Tirlemont et l'autre au château de Saint-Pol-en-Artois, favorisées par une apparition de la Sainte Vierge qui leur ordonna de partir pour la Sainte-Sion d'Arras où 144 malades enduraient, à ce moment même, de "mortelles souffrances", d'y conter leur vision à l'évêque Lambert et de lui faire visiter les "ardans", après une nuit de veille.

Ils obéirent aussitôt et, s'étant réconciliés, passèrent en prières la nuit du 27 au 28 mai, en compagnie de l'évêque,. Au matin, la Sainte Vierge leur apparut de nouveau et, leur ayant donné un cierge, leur enjoignit d'en distiller quelques gouttes dans une eau qu'ils feraient boire ensuite aux malades : quand ils eurent exécuté cet ordre, tous les hospitalisés de la Sainte-Sion se trouvèrent guéris, à l'exception d'un seul qui mourut pour avoir manqué de foi.

(Almanach Catholique Français pour 1925)

NOTRE-DAME DE BREBIERES

ALBERT entre Amiens et Arras (Somme)

On y vénère une statue découverte au moyen âge. Un berger gardait ses brebis à 1700 au nord-est de la ville. Un de ses agneaux se sépara du troupeau pour s'attacher obstinément à une touffe d'herbe toujours la même. Intrigué, le berger l'appelle puis il lance ses chiens de ce côté. L'animal ne bouge pas. Il accourt et de sa houlette il frappe durement le sol : "Arrête, berger, lui crie un voix, tu me blesses." Il retire sa houlette ; elle est toute ensanglantée. Alors il creuse doucement en terre, il en retire la Madone à la brebis, elle porte encore au front la trace du coup reçu.

On bâtit aussitôt sur place un modeste oratoire, plus tard un sanctuaire. Et le pèlerinage s'organisa, amenant, des foules à l'autel de Marie. Il s'y faisait beaucoup de miracles selon les chroniques.

Le 2 mai 1727, la statue miraculeuse fut transférée dans l'église paroissiale d'Albert. Sauvée lors de la Révolution, elle y est toujours restée depuis, entourée des hommages des générations chrétiennes.

Marie tient un sceptre dans sa main droite et l'Enfant-Jésus dans sa main gauche avec une brebis couchée à ses pieds et une blessure au front. La statue a été couronnée en 1901.
Ce culte est antérieur au Xème siècle. La basilique, commencée en 1885 et consacrée en 1901, a été détruite pendant la guerre. La neuvaine traditionnelle commence le 7 septembre au soir et dure jusqu'au second lundi suivant.

Le clocher s'élève à 62 mètres. La statue, dorée à l’or fin, est haute de 5 mètres. La statue actuelle date du XIVème siècle. Elle représente une Vierge couronnée portant un enfant. Une brebis se trouve à ses pieds.

 

NOTRE-DAME DE BON-SECOURS
BON-SECOURS près de Rouen (Seine-Maritime)

On y vénère une image de la Sainte Vierge, appelée Notre-Dame de Bon-Secours depuis un temps immémorial.

Des matelots échappés au naufrage, des malades, des infirmes, se pressaient à ses pieds. Les fidèles de Rouen aimaient à se rendre en pèlerinage à ce sanctuaire. Bien souvent, les paroissiens de la ville y montaient en procession.

La basilique date du milieu du XIXème siècle, la statue date du XVIème siècle. Ce sanctuaire est fréquenté surtout au moi de mai.

Le 8 septembre 1914, alors que le péril de l'invasion menaçait sa ville, Mgr Fuzet se mit, ainsi que des diocésains, sous la protection de Notre-Dame-de-Bon-Secours. Après l'office capitulaire et la récitation des prières publiques pour le temps de la guerre, il s'agenouilla, dans sa cathédrale, devant l'autel, dit l'autel du voeu.

L'archevêque s'engagea alors, au nom de son peuple, à aller en pèlerinage, pendant cinq années consécutives, à Notre-Dame-de Bon-Secours, avec toutes les paroisses réunies. Il promit également de poursuivre de tous ses efforts l'érection à Rouen d'un monument nation en l'honneur de sainte Jeanne d'Arc.

 

 NOTRE-DAME DE BUGLOSE

 BUGLOSE près de Dax (Landes)

La vénération des lieux est très anciennes. Il est admis que la vénération de Notre-Dame remonte au XVème siècle.

En 1570, la Vierge échappe miraculeusement à la fureur des huguenots, à leur fanatisme et à leur haine. Les catholiques dissimulèrent la statue pour la sauver, dans un marais voisin.

NOTRE-DAME DE CHARTRES

CHARTRES (Eure-et-Loir)

Ce serait le sanctuaire en France le plus ancien consacré à Maire. On y garde deux statues de la Mère de Dieu : Notre-Dame de Sous-Terre et Notre-Dame du Pilier, appelée également la Vierge Noire.
Plusieurs Saints sont venus à Chartres : saint François de Sales, saint Vincent de Paul, saint Louis Marie Grigion de Montfort...Le sacre du roi Henri IV a eu lieu à la cathédrale.

On conserve également à la Cathédrale un voile de la Sainte Vierge. Il aurait été donné par Charles le Chauve en 876. Il est également connu sous le nom de "Sainte Chemise". Avant la révolution ce vêtement mesurait 5,35 mètres sur 0,46. Il fut profanée et disparut en partie.
 

NOTRE-DAME DE CLERY

CLERY près d'Orléans (Loiret)

La statue de Notre-Dame de Cléry fut trouvée en 1280, par un paysan, dans la terre de son champ, durant qu'il le labourait.

La statue portant l'Enfant Jésus fut apportée dans l'oratoire des Seigneurs de Cléry ; des pèlerins affluèrent et il se produisit des miracles.

Au mois de novembre 1300, la châtelaine de la Salle avec le consentement de Philippe le Bel et de Bertrand de Saint-Denis, évêque d'Orléans, fonda la Collégiale de Cléry pour servir de gardienne à la statue et organiser des pèlerinages.

Louis XI, Dauphin, fit le voeu, à la bataille de Dieppe, de consacrer son pesant d'argent à la reconstruction de la basilique. Voeu oublié, il s'en souviendra devenu roi. Il revint en 1470 pour demander à Notre-Dame de lui donner un fils, et il l'obtint. Ce fut Charles VIII.

On y garde le tombeau de Louis XI. Charles VIII ordonna que son coeur y reposât après sa mort près de son père. 

 

NOTRE-DAME DE FOLGOËT
FOLGOËT près de Brest (Finistère)

Un homme appelé  SALAÜN demandait son pain en disant : "Ave Maria ! Salaun mangerait bien un morceau de pain ! "

Son décès vers 1358 laissa les personnes indifférentes. Mais peu après sa mort, on découvrit sur sa sépulture  un lys sur lequel on pouvait lire " AVE MARIA" en lettres d'or. En ouvrant sa tombe on découvrir que le lys avait pris racine dans la bouche de Salaun. Ce miracle attira les foules.

  

NOTRE-DAME DE FOURVIERES
LYON (Rhône)

Le premier sanctuaire dédié à Notre-Dame de Fourvière fut édifié à la fin du XIIème siècle. En 1638 un voeu de l'Aumône Générale fut fait pour obtenir la guérison du scorbut. En 1653, voeu des Echevins pour que Lyon soit délivrée de la peste. La basilique actuelle a été consacrée en 1806. La principale fête a lieu le 8 décembre.

NOTRE-DAME DE GOUDOSSE

SOUPROSSE (Landes)

Goudosse est un hameau près de la commune de Souprosse. L'église du XIème siècle, abrite une Vierge qui fait depuis le XVIème siècle l'objet d' un pélerinage. Voir

 

NOTRE-DAME DE LIESSE

LIESSE près de Laon (Aisne)

Ce culte remonte à l'époque des croisades. La précieuse statue aurait été rapportée d'Orient par trois chevaliers miraculeusement échappés aux mains des musulmans. Ils l'aurait obtenue par miracle et seront transportés par des anges jusqu'à leur pays d'origine.

Les pèlerins, rois de France, hommes célèbres se rassemblèrent en ce lieu saint. C'est un lieu de pèlerinage depuis le XIIème siècle.

 

 NOTRE DAME DE LOURDES

 

Le 7 janvier 1844 naissait à Lourdes dans le moulin dit de Boly une petite fille prénommée Marie-Bernade.
La Sainte Vierge lui dira :

"JE SUIS L'IMMACULÉE CONCEPTION".

NOTRE-DAME DE PONTMAIN

(Mayenne)

Le 17 janvier 1981, la Sainte Vierge apparut à quatre enfants, pour leur annoncer la fin de la guerre et leur demander des prières pour la France.

http://www.sanctuaire-pontmain.com/

 

NOTRE-DAME DE ROCAMADOUR
ROCAMADOUR (Lot)

La tradition fait remonter l'origine du sanctuaire au premier siècle de l'Église. L'ermite Amadour, qui a donné son nom au rocher, n'est autre, d'après une bulle du pape Martin V (1427) que le publicain Zachée, de Jéricho, qui fut honoré de la visite de Notre-Seigneur. Amadour était, dit encore la tradition, le mari de Véronique, la femme courageuse qui essuya la face du Sauveur, sur le chemin du Calvaire. Tous deux vinrent en Gaule, à la suite de saint Martial, l'apôtre de l'Aquitaine, et contribuèrent notamment à la conversion de Bordeaux. Véronique étant morte à Soulac, Amadour remonta la vallée de la Dordogne jusque chez les Cardurques et s'installa dans les rochers d'une gorge profonde qui aboutit à cette vallée. C'est là qu'il mourut, après avoir élevé à la Sainte Vierge, dans les anfractuosités de la roche, un autel que saint Martial serait venu consacrer.

A ce jour c'est de toute l'Europe que viennent pèlerins et visiteurs voir ce site exceptionnel à la suite de saint Louis en 1244, saint Dominique, saint Antoine de Padoue, quand il habitait les grottes de Brive...

A côté de la chapelle primitive, d'autres sanctuaires furent bâtis : la basilique Saint-Sauveur, l'Église saint Amadour.

 
NOTRE-DAME DU SAINT-CORDON
VALENCIENNES (Nord)

La dévotion à Notre-Dame du Saint-Cordon remonte au XIème siècle à suite d'un miracle de la Sainte Vierge qui délivra cette ville de la peste, en l'entourant d'un cordon qui encercla son territoire. Le Tour du St Cordon à lieu le deuxième dimanche de septembre à Valenciennes.

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NOTRE-DAME DE LA SALETTE  

 
 

Le 19 septembre 1846, sur la Montagne de La Salette, en France, la très Sainte Vierge apparaissait à deux jeunes bergers, Mélanie Calvat et Maximin Giraud.

NOTRE-DAME DES TROISPIS

Près de Colmar (Haut-Rhin)

La Sainte Vierge apparut le 3 mai 1941, aux Trois-Epis à un pauvre forgeron. Elle tenait dans une main trois épis de blé et dans l'autre un glaçon menaçant. "Mon fils, dit-elle à Thierry, les habitants de cette contrée ont, par leurs péchés, irrité le ciel. Va à Niedermorschwihr, sur la place du marché, et prêche la pénitence. Si les pécheurs se convertissent, Dieu bénira leurs moissons, sinon il les châtiera c'est ce que signifient les épis et le glaçon que tu vois".

Le forgeron prit peur, ne dit mot de cette apparition. Il acheta un sac de blé, mais ne put le mettre sur sa monture. Il demanda de l'aide. Peine inutile. Alors il demanda pardon à la Vierge Marie et transmit le message qu'elle lui avait confié. Cela fait, il chargea aisément sa monture et s'en retourna chez lui."

NOTRE-DAME DE VERDELAIS
VERDELAIS (département de la Gironde)

Les pèlerinages datent du XIIème siècle. C'est en 1009 que le Chevalier Géraud de Graves de retour de la Première Croisade a ramené une statue sculptée et installée dans la forêt du Luc suite à un voeu de construire un oratoire en l'honneur de Notre-Dame alors qu'il était tombait dans une embuscade.

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NOTRE-DAME DES VICTOIRES
PARIS (75002) , Place des Petits Pères

Le culte à Notre-Dame des Victoires a commencé en 1836 par la création de l'Archiconfrérie de Notre-Dame des Victoires, que fonda l'abbé Desgenettes pour la conversion des pécheurs.

 

 

 

 

 

 

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