La flore sauvage : LE SCHORRE

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l'épervière piloselle (Hieracium pilosella)

Tapis de statices et d'obiones

   

Salicornes annuelles

Le schorre est la partie de la grève qui est recouverte seulement en hautes mers de vives eaux. Les salicornes acceptent ainsi d'avoir de temps en temps les pieds dans l'eau. L'étagement de la végétation se fait par zones délimitées précisément en fonction des différents niveaux de marées. Le slikke est la partie plus basse couverte par la mer à chaque marée. Le slikke est peu colonisée par les plantes.

L'aster maritime (Aster trifolium) Le statice commun (Limonium vulgare) statice de forme naine

Les fleurs ne manquent pas pour donner des couleurs à cette partie du monde littoral. les lavandes de mer apportent des touches de couleur mauve qui viennent relever les tons de verts et de bleus, d'ocres et de bruns de cet espace aux tons doux
(L'ensemble des photos de cette page a été pris fin août 2004)

Des graminées nombreuses se mêlent aux joncs comme ces bromes porteurs de grands épis courbés par les vents >>
 

Bromus sterilis (à vérifier)

Les nombreuses plantes de marais s'installent sur la partie plus haute du schorre, comme les joncs maritimes. Nombreuses espèces de joncs occupent les parties du schorre envahies régulièrement par les eaux de mer, mais humidifiés aussi par les eaux douces de ruissellement, formant de petites dépressions irrégulières dans le paysage.

Sur les buttes, la salicorne ligneuse (Salicornia fructicosa) ou le polypode vulgaire (toutes deux vivaces) se détachent et donnent un peu de relief dans une végétation arasée par les vents salés et violents. L'obione (Atriplex portucaloides) très répandu, forme de vastes tapis clairs (visibles ci dessous autour de la salicorne ligneuse)

buisson de salicorne ligneuse dans un tapis d'obione le polypode vulgaire fixé par touffe sur les buttes

La soude présente ici à gauche semble être la soude maritime  (Suaeda maritima) au premier plan, associée avec la soude en arbre (Suaeda fructicosa) en arrière plan. La soude de Russie (Suaeda pestifera) serait ci-dessous à gauche. Ces plantes semblent être ligneuses et vivaces, contrairement à la soude brûlée qui est annuelle (Suaeda kali, en bas à droite prise en photo sur un haut de plage). De plus, les extrémités des feuilles des trois premières espèces ne sont pas piquantes comme celles de la soude brûlée.

Il semble que des hybridations se produisent entre ces différentes espèces et la reconnaissance exacte reste difficile.
Cliquez sur les trois images pour les agrandir et comparer les soudes entre-elles

       

Soude maritime ou blanchette soude de Russie                                        soude brûlée
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