Des cagoulards qui portent un cercueil dans un cimetière dans une ville de Province, une jeune femme (Claire Nadeau) et c'est le début de l'un des feuilletons les plus intéressants et les plus mystérieux de la télévision française avec Belphégor, il s'agit des : Compagnons de Baal. Jacques Champreux est un excellent scénariste/dialoguiste. Il sait créer le mystère comme autrefois Ponson du Terrail ou Eugène Sue et c'est un plaisir que de suivre chaque semaine, les mystères des compagnons de Baal. Une distribution fabuleuse Jean Martin, Popeck qui n'a pas encore l'accent et qui se fait encore appeler Jean Herbert, René Lefevre, Raymond Bussières, Jacques Monod, bref une éblouissante distribution. Cette série avait l'avantage que comme les films de Louis Feuillade (dont Jacques Champreux est le petit-fils) et comme les films de Georges Franju (cinéaste qui aimait le mystérieux et à qui on a jamais rendu l'hommage qu'il méritait) l'on est pris dès les premières secondes par une tension haletante qui ne vous lâchera uniquement lorsque les trois lettres du mot FIN apparaîtront avec tristesse sur votre écran. Dommage que Jacques Champreux ne produise plus d'oeuvre de cette qualité, il en reste heureusement une dont nous reparlerons.