N° 69 (juin 2003), L’aphasie de Wernicke

 

Une fatigue déjà grande, cette fatigue assurément : platanes et la hantise forme corps si impulse, entropie des envies : accouple. Ne mange, n’ai faim, j’ai, a, aussi, trop de cigarettes, appétit de, n’ai de, pas, pour que, préparer, mange, m’essaie à m’endormir, extrémité toujours, le désir pour le. Évier gris de temps, mal avec le crâne, rien plus, quand pars ce, d’excite la vue passage, d’état étrange, post au regard sur images : jauge toutes, diverses morphologies, ce que regarde les, n’aurais de, nulle avant. Transporté à la plage : mer et îles en soirée et le cendré gris de tonalité cendrée et vraiment grise, l’eau à l’obscurité transparente au bord, les étoiles qu’elles, de l’impression, vrais mobiles filent par : cigarette allongé, la fumée au-dessus, glissant par, d’une bouffée plusieurs puis l’englouti vite bref : résorption aspirée grise sur gris noir. Retourné en voiture, reste silencieux, j’ai, trop ivre, le sûr de, d’elle, allé tandis que rage. Suis une, approche nu, dos et cou, près trouble, tente l’admets manque – un coup de vent du Nord – marche, je ferme les yeux. Ralenti maximal d’une montée à la gare, de l’attente dans le hall, en t-shirt limpide droite, au total vu, cibles et pointes, même wagon, même rangée : le syndrome continue. Allongée sur le dos, les yeux fermés tandis, se repose la main, de je à elle que je, tout en la regardant, en un long temps saisi, agit distillateur. Le dos d’elle, de repousse des tissus en arrière, bien en dessous des reins, de je à elle encore. J’ai pour l’émotif d’elle, dans la nuit au réveil, à la tension soudaine : de elle à je demain. D’une danse ou bien parade, ne me fixe sans cesse, aux suites déhanche-ondule : dissimule l’impression. Je marche rapidement. Je commence à courir. Je suis en sueur, me couche.