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Il pense que l'usine de Saint Denis pourrait organiser une institution complémentaire des écoles gouvernementales de chimie pratique. On procède donc, à des essais pour le ministère de la Marine sur l'application du phosphure de calcium aux bouées de sauvetage et le laboratoire prépare des sulfo-carbonates demandés par les commissions chargées de la destruction du phylloxéra. |
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1838
Grâce à des capitaux frais, le moulin est devenu la propriété
des Menier pour la somme de 117.950 F.
En avril de cette même année, en effet, de nouveaux commanditaires sont entrés
dans une société renouvelée aux assises financières plus larges : la Maison
Centrale de Droguerie est née.
1821
Jean-Antoine Brutus Menier s'installe dans le magasin de "la
rue du Puits qui Parle" ; il dispose d'une meule à bras dont il se sert pour
préparer des poudres médicamenteuses.
1855
La Pharmacie Centrale de droguerie est primée à l'Exposition
Universelle à Paris.
Les commentaires qui accompagnent les distinctions
qu'Emile Justin Menier reçoit ne sont pas sans intérêt.
Pour les produits pharmaceutiques, il reçoit la Médaille d'or
"M. Menier est à la tête d'un établissement
de pharmacie et de droguerie tout à fait hors ligne.
Cet établissement fondé depuis 39 ans,
et qui n'a cessé de s'étendre et de se perfectionner,
est le premier en France où ait été introduite
la manipulation en grand des produits pharmaceutiques,
et notamment des poudres et des extraits...."
1862
Achèvement de la construction de la Pharmacie Centrale de
Saint-Denis
Emile-Justin Menier procède à un vaste redéploiement
dont le premier acte est constitué par le transfert à Saint
Denis des secteurs pharmaceutique et chimique.
Envisagé dès 1859 par l'achat de terrains bénéficiant
d'une excellente desserte, cette implantation au cur du grand pôle
chimique du nord parisien est initialement la réponse d'un industriel
en butte à des critiques portant sur le non-respect des règles
d'hygiène (fabrication en un même lieu de substances alimentaires
et de produit chimiques sur le site de Noisiel), il est également
assailli de plainte contre la pollution engendrée par ses activités.
Le durcissement de la compétition avec son concurrent François Dorvault
de la Pharmacie centrale des pharmaciens, (une coopérative qui fournit aux
professionnels des médicaments simples ou composés), conduit à donner
une dimension nouvelle au projet avec la création d'une usine modèle
dont la construction est entreprise à partir de 1860.
Pour
la construction de l'usine de Saint Denis,
Emile-Justin Menier fait confiance à Jules Saulnier,
afin de superviser les installations des laboratoires,
mais surtout afin d'explorer un certain nombre
de direction nouvelles dans le domaine en pleine évolution de la chimie
des colorants,
Emile-Justin Menier choisit un homme auquel son prestige grandissant a valu
d'être nommé quelques mois plus tôt comme premier titulaire
de la chaire de chimie organique créée à l'école
de Pharmacie.
Engagé comme chimiste consultant, Marcelin Berthelot consacre une partie
de ses vendredis à des travaux présentant un certain intérêt
pour la pharmacie mais effectue principalement des recherches pour le compte
de grands groupes industriels.
Belle illustration des talents de chasseur de cerveaux dont fera montre à
plusieurs reprise le second des Menier, cette collaboration qui comporte également
un projet de création d'une école de chimie pratique, se solde
par un échec.
Cet insuccès est un des éléments qui pèse dans
la décision d'abandonner à Dorvault les secteurs pharmaceutique
et chimique. Une décision effective en septembre1867.
Dorvault
annonce cette acquisition " la Pharmacie Centrale de France vient de
faire l'acte le plus important depuis sa fondation"
L'extension des activités permet à la Pharmacie Centrale de
France d'ouvrir des succursales dans les grandes villes de France.