Suite de la visite

PHARMACIE CENTRALE DE FRANCE
* ET MAISON DE DROGUERIE MENIER *

François Dorvault
Suite de la visite
saint denis 1980
Pharmacie centrale 1872
Après la guerre de 1872, Dorvault qui pressent l'évolution économique de Saint Denis, appelé selon lui à devenir le "Manchester français" par ses industries, se demande si le moment n'est pas venu d'améliorer la formation chimique des pharmaciens.
Il pense que l'usine de Saint Denis pourrait organiser une institution complémentaire des écoles gouvernementales de chimie pratique.
On procède donc, à des essais pour le ministère de la Marine sur l'application du phosphure de calcium aux bouées de sauvetage et le laboratoire prépare des sulfo-carbonates demandés par les commissions chargées de la destruction du phylloxéra.
Sommaire Menier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1838


Grâce à des capitaux frais, le moulin est devenu la propriété des Menier pour la somme de 117.950 F.
En avril de cette même année, en effet, de nouveaux commanditaires sont entrés dans une société renouvelée aux assises financières plus larges : la Maison Centrale de Droguerie est née.

1839


Confronté aux reproches de ne pas être pharmacien, Menier y répond en passant ses examens.

1821


Jean-Antoine Brutus Menier s'installe dans le magasin de "la rue du Puits qui Parle" ; il dispose d'une meule à bras dont il se sert pour préparer des poudres médicamenteuses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1855


La Pharmacie Centrale de droguerie est primée à l'Exposition Universelle à Paris.
Les commentaires qui accompagnent les distinctions
qu'Emile Justin Menier reçoit ne sont pas sans intérêt.
Pour les produits pharmaceutiques, il reçoit la Médaille d'or
"M. Menier est à la tête d'un établissement
de pharmacie et de droguerie tout à fait hors ligne.
Cet établissement fondé depuis 39 ans,
et qui n'a cessé de s'étendre et de se perfectionner,
est le premier en France où ait été introduite
la manipulation en grand des produits pharmaceutiques,
et notamment des poudres et des extraits.
..."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1862


Achèvement de la construction de la Pharmacie Centrale de Saint-Denis
Emile-Justin Menier procède à un vaste redéploiement dont le premier acte est constitué par le transfert à Saint Denis des secteurs pharmaceutique et chimique.
Envisagé dès 1859 par l'achat de terrains bénéficiant d'une excellente desserte, cette implantation au cœur du grand pôle chimique du nord parisien est initialement la réponse d'un industriel en butte à des critiques portant sur le non-respect des règles d'hygiène (fabrication en un même lieu de substances alimentaires et de produit chimiques sur le site de Noisiel), il est également assailli de plainte contre la pollution engendrée par ses activités.
Le durcissement de la compétition avec son concurrent François Dorvault de la Pharmacie centrale des pharmaciens, (une coopérative qui fournit aux professionnels des médicaments simples ou composés), conduit à donner une dimension nouvelle au projet avec la création d'une usine modèle dont la construction est entreprise à partir de 1860.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour la construction de l'usine de Saint Denis,
Emile-Justin Menier fait confiance à Jules Saulnier,
afin de superviser les installations des laboratoires,
mais surtout afin d'explorer un certain nombre
de direction nouvelles dans le domaine en pleine évolution de la chimie des colorants,
Emile-Justin Menier choisit un homme auquel son prestige grandissant a valu d'être nommé quelques mois plus tôt comme premier titulaire de la chaire de chimie organique créée à l'école de Pharmacie.
Engagé comme chimiste consultant, Marcelin Berthelot consacre une partie de ses vendredis à des travaux présentant un certain intérêt pour la pharmacie mais effectue principalement des recherches pour le compte de grands groupes industriels.

 


Belle illustration des talents de chasseur de cerveaux dont fera montre à plusieurs reprise le second des Menier, cette collaboration qui comporte également un projet de création d'une école de chimie pratique, se solde par un échec.
Cet insuccès est un des éléments qui pèse dans la décision d'abandonner à Dorvault les secteurs pharmaceutique et chimique. Une décision effective en septembre1867.
Dorvault annonce cette acquisition " la Pharmacie Centrale de France vient de faire l'acte le plus important depuis sa fondation"
L'extension des activités permet à la Pharmacie Centrale de France d'ouvrir des succursales dans les grandes villes de France.