Appétence:
Attirance vers un objet, un être vivant ou une activité, qui dynamise l'enfant et l'amène à agir.
L'appétence visuelle est un facteur dynamisant essentiel du premier trimestre de développement: pour orienter efficacement la tête, le bébé valide exploite
des automatismes posturaux complexes incluant en particulier une fonction d'appui sur les membres supérieurs, la stabilisation active et la symétrie de l'axe corporel.
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axe corporel:
Axe virtuel longitudinal du corps (généralement assimilé à l'axe de la colonne vertébrale). A la naissance, l'axe corporel
ne peut être spontanément aligné par le bébé qui est toujours asymétrique; cette asymétrie doit cependant être réciproque (*); dans le cas contraire, une anomalie posturale
peut être d'emblée suspectée. C'est à 3 mois que l'axe corporel deviendra automatiquement symétrique grâce à une coordination plus précise des synergies musculaires.
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Botox dans le traitement de l'IMC, progrès ou non-sens...?
On voit actuellement se multiplier les prescriptions de Botox chez les enfants atteints d’IMC dans le but
déclaré de réduire les contractures musculaires, faciliter la marche, et permettre l’allongement des muscles
au cours de la croissance. Les prescripteurs de Botox disent fréquemment aux parents que ce produit,
en diminuant les contractions musculaires incontrôlables, est susceptible de faciliter la physiothérapie...
L’indication la plus fréquente du botox est le traitement du muscle triceps considéré comme responsable de
l’équinisme et générant la marche sur la pointe des pieds chez les enfants capables de déambuler.
La toxine botulique diminue temporairement la réactivité du muscle concerné en inhibant partiellement la
fonction neurologique locale par instauration d’une mini-parésie localisée.
L’ambition de cette acte thérapeutique est aussi de libérer un mouvement plus souple sous l’action des autres
muscles (non concernés par l’injection de botox), ce qui contribuerait à faciliter la rééducation motrice.
A première vue cette proposition thérapeutique peut séduire, mais elle néglige cependant des aspects
fondamentaux du développement infantile, de la pathogénie de l’IMC, et de la physiothérapie moderne.
C’est pourquoi la généralisation du traitement par le botox mérite plusieurs remarques.
1) Le développement posturo-moteur d’un enfant est une évolution à long terme, qui s’étend sur une quinzaine
d’années; un traitement ne peut jouer un rôle significatif que s’il agit de façon durable ou s’il est répété
lorsque son influence diminue. Peut-on raisonnablement envisager l’administration prolongée d’une toxine
(même faiblement dosée) chez l’enfant et a-t-on véritablement évalué avec tout le recul nécessaire l’influence
à long terme d’une telle médication...? Si le traitement est envisagé selon un mode ponctuel, comment est-il
susceptible d’avoir , directement ou indirectement, des effets positifs à long terme..?
2) La fonction posturo-motrice normale n’est pas une simple addition ou juxtaposition d’actions musculaires
indépendantes les unes des autres. La gestion harmonieuse des postures et des mouvements passe par l’action
de chaînes musculo-aponévrotiques longues agissant selon un schéma coordonné, régulé automatiquement en
permanence par le système nerveux central (SNC). Cette régulation tonico-posturale automatique nécessite
l’apport constant d’informations musculaires, transitant essentiellement par les voies proprioceptives,
et générées par l’activité de chaque maillon des chaînes musculaires. La mise en sommeil d’un ou plusieurs
éléments musculaires de ces chaînes ne peut en aucun cas contribuer à une amélioration de la régulation
automatique, mais contribue au contraire à l’appauvrissement du message afférent vers le SNC. Cette diminution
quantitative et qualitative du flux proprioceptif ne peut en aucun cas contribuer à une reprogrammation plus
physiologique du schéma fonctionnel, ni à un quelconque processus "d‘apprentissage" moteur, elle peut seulement
favoriser l’apparition d’un schéma fonctionnel compensateur excluant un peu plus la fonction naturelle des
maillons musculaires inhibés par la toxine; ce processus déviant participe justement à la dégradation
fonctionnelle fréquemment constatée chez l’enfant IMC.
3) La physiothérapie de l’enfant IMC, en particulier de l’enfant très jeune, doit respecter la GLOBALITE
de la fonction posturo-motrice, elle doit être centrée dès les premiers mois de la vie sur l’ACTIVATION
de schèmes neuromusculaires coordonnés qui concernent le corps entier, et sont souvent induits à partir
des régions corporelles les moins atteintes. L’un des facteurs thérapeutiques majeurs utilisables par
le thérapeute moderne est l’irradiation progressive de l’activité musculaire aux régions les plus atteintes
qui contribue à leur intégration dans un protocole plus physiologique de régulation automatique. Cette forme
de thérapie présente l’immense avantage de n’utiliser que des moyens physiologiques, non soumis à accoutumance,
indolores, et utilisables à long terme sans aucun effet secondaire. Le physiothérapeute expérimenté dans cette
forme d’action thérapeutique naturelle et sans risques sait qu’il a besoin de muscles réactifs
(même anormalement réactifs..!!) pour pratiquer une thérapie structurée; il considère donc le recours aux
injections de toxines comme un NON-SENS thérapeutique, une illusion qui cache temporairement une partie des
aspects pathologiques les plus flagrants sans y apporter de réelle solution.
4) L’idée de "réduire" la réactivité exagérée de certains muscles par injection de produits inhibants à action
temporaire n’est absolument pas nouvelle, elle fut mise en application dès les années 60 à 70 dans des équipes
chargées du suivi d’enfants IMC. Les produits utilisés étaient différents, mais la démarche était identique et
reposait sur le même raisonnement. Ces traitements ont rapidement montré leurs limites et ont le plus souvent
été abandonnés...
5) L’information médico-technique des parents d’enfants IMC est généralement négligée, parfois inexistante.
Cette lacune révèle le désarroi du corps médical devant des situations pathologiques pour lesquelles il estime
trop souvent ne pas avoir de véritable stratégie thérapeutique fiable à proposer.
Le recours à de telles médications serait probablement moins séduisant pour les prescripteurs actuels si les physiothérapeutes
étaient mieux sensibilisés aux techniques proprioceptives globales (seules susceptibles d’induire des résultats
thérapeutiques significatifs à long terme dans le suivi des jeunes enfants porteurs de lésions du SNC), si la recherche appliquée s'orientait
plus intesément vers des pistes dont le caractère prometteur et sans danger est reconnu depuis longtemps mais dont les premières applications
se limitent encore aux secteurs économiquement "rentables" (utilisation des vibrations par exemple), et si l’ensemble des professionnels de santé
concernés explorait enfin sérieusement ces pistes thérapeutiques alternatives....
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cinésiologie:
Etude qualitative du mouvement et de ses composants. L'approche cinésiologique du développement,
est une étude qualitative de la posture, du mouvement, des schèmes (*) utilisés, des mécanismes de redressement, des jeux musculaires impliqués.
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compensation (schème de -) ou schème déviant:
En cas de TCC sévère (*), l'enfant est incapable de gérer automatiquement et efficacement
ses postures et ses mouvements dans la vie quotidienne, il doit donc avoir recours aux automatismes primaires, immédiatement disponibles. Le TCC freine la transformation
de ces automatismes. Ils deviennent donc progressivement, avec la répétition, la trame d'une gamme limitée de stratégies motrices stéréotypées. Ces schèmes déviants sont
les seuls moyens moteurs de l'enfant pour répondre aux besoins de la vie quotidienne et freinent le développement de l'autonomie motrice. retour index
concept Vojta:
Pour plus d'information sur le concept Vojta, cliquer ici: Vojta /
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équilibration:
Aptitude à garantir la stabilité du corps en toutes circonstances (stabilité posturale). L'équilibration
est impossible sans une action musculaire antigravitaire. Une posture est stable lorsque le centre de gravité corporel (C.G.) se projette à l'intérieur
du polygone de sustentation (surface virtuelle délimitée par les points d'appui). Lorsque le C.G. n'est plus à l'aplomb de cette surface,
le corps est instable, la posture ou le polygone de sustentation doivent alors être modifiés pour éviter la chute. La stabilité posturale doit être automatiquement
assurée pour entreprendre toute activité fonctionnelle sans déplacement, mais aussi pendant la locomotion.
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Frayage:
technique fondamentale de stimulation proprioceptive utilisée en thérapie Vojta. Le frayage consiste à stimuler la contraction
musculaire globale à partir de pressions exercées sur des zones reflexogènes. Dès que le mouvement apparaît, le thérapeute lui oppose une résistance qui permet
de prolonger artificiellement sa durée, de corriger sa direction, d'améliorer le dosage des synergies musculaires par le recrutement de circuits neuronaux
supplémentaires qui favorisent une meilleure coordination motrice. Le frayage procure au patient une nouvelle image sensorielle de son corps.
frayage, en savoir plus retour index
hyper-extension: attitude fréquente chez l'enfant IMC, qui peut être occasionnelle ou quasi-permanente, se traduisant par le rejet de la tête
en arrière et une extension raide globale du tronc et des membres. Cette posture pathologique résulte d'un deficit sévère de coordination motrice, elle perturbe
la vie quotidienne et gène la thérapie. On pense souvent, à tort, que pour lutter contre cette attitude il convient de placer l'enfant en flexion, ou d'enrouler
les épaules vers l'avant. Cette erreur fréquente, si elle est répétée dans la vie quotidienne, a pour conséquence de favoriser la cyphose rachidienne et la dégradation
progressive de la mobilité des membres supèrieurs, déjà fortement compromise chez ces enfants. D'ailleurs, l'hyper-extension alterne souvent avec un enroulement antérieur
du tronc très marqué, puisqu'il s'agit d'un déficit de maintien postural; l'hyper-extension est le seul moyen dont l'enfant dispose pour se maintenir, c'est le plus souvent
un mécanisme de (*) compensation, utilisé à des fins diverses, pour se redresser ausi bien que pour marquer sa colère, par exemple. La seule solution raisonnable
comporte deux éléments:
-1)
en thérapie: rechercher les techniques stimulant l'alignement actif de l'axe vertébral à partir de points d'appui aux membres.
2)
vie quotidienne: sélectionner les installations de l'enfant qui utilisent des surfaces d'appui correspondant à la fin de premier trimestre de développement normal.
pour plus d'information sur ce point,
cliquer ici.
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IMC: question fréquente: raide ou mou?:
Extrait d'un forum web de neurologie, USA 1998: Mon fils a 2 ans. Il présente une IMC modérée.
Il a une ataxie modérée et une diplegie spastique. Quand il est assis, il est raide sous la taille mais le haut du corps est mou . Quand il est debout (il ne peut
tenir cette position qu'avec notre aide ou en appui sur un meuble) c'est juste le contraire, les jambes sont faibles, les bras sont forts et raides. Quelqu'un
peut-il expliquer cela? Comment peut-il changer ainsi?
Voilà une question très typique et une observation avisée des parents. La réponse classique à cette question
est la fluctuation du tonus musculaire (*), qui se manifeste dans toutes les formes d'IMC en raison du déficit fonctionnel du système nerveux central.
Mais certains neurologues et thérapeutes européens ont une autre vision:
1) Se verticaliser, s'asseoir, toutes les fonctions locomotrices sont basées sur des mécanismes primaires, globaux, innés, qui s'améliorent progressivement
au cours du développement. Leur coordination se perfectionne, si bien qu'ils ne peuvent plus apparaître sous leur forme initiale.
2) Cette amélioration de la coordination est compromise par la lésion centrale chez l'enfant IMC; il doit donc trouver une autre solution pour assurer la stabilité
de ses postures et mouvements. Tout ce que nous pouvons voir est une combinaison d'activités de compensation. Comme le schème moteur (*) optimal n'est pas disponible,
l'enfant IMC doit recourir à un schème primaire dont les composants principaux sont des résidus d'activité néonatale.
- Les jambes raides: quand vous placez debout un enfant nouveau-né, il produit une poussée réflexe (appelée " réaction de support")
- Les bras raides: quand vous mettez un doigt dans la main d'un nouveau-né, il s'agrippe fermement (réflexe d'agrippement) en tirant vers le tronc.
- Le tronc mou: un nouveau-né ne peut pas maintenir le tronc aligné etc... la comparaison pourrait se prolonger...
Cela signifie aussi qu'une kinésithérapie adéquate, au lieu de pratiquer des exercices basés sur la station assise ou la verticalisation, doit offrir à l'enfant
une chance de développer une meilleure coordination automatique. C'est un travail proprioceptif très spécifique. Pour un aperçu de ce travail,
voir la rubrique "concept Vojta" (*).
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inné - acquis:
L'enfant nait avec un patrimoine moteur, sensoriel, relationnel. La naissance est surtout un changement de milieu et
de conditions physiques auquel le bébé devra adapter ce patrimoine. La pesanteur est un obstacle à franchir mais aussi une référence permanente dont le système nerveux
a besoin pour gérer l'évolution motrice. La proprioception (*) joue un rôle essentiel dans la transformation des conduites innées en de nouvelles conduites
comprenant tous les mécanismes du contrôle postural antigravitaire. Au cours de son développement, l'enfant ne peut prendre conscience que d'une infime partie de ces
transformations. Le développement moteur est donc surtout une suite de mutations d'automatismes élémentaires en automatismes plus complexes. Le catalyseur essentiel
de ces mutations est l'appétence relationnelle de l'enfant envers son environnement qui le pousse à multiplier les expériences et apprentissages. On voit donc que
le développement sensoriel, le développement mental et le développement moteur sont intimement liés. retour index
interactions dans le développement:
La séparation des différents aspects du développement (sensoriel, moteur, mental, ...) est artificielle,
elle répond à un besoin didactique, et facilite la compréhension d'une évolution dont tous les facteurs sont en interaction permanente. Les étapes du développement postural
et moteur sont l'expression de l'évolution sensorielle et psychologique, mais elles en sont simultanément l'outil et le médiateur. Par exemple, le contrôle de la posture
favorise une relation plus riche avec l'environnement, ce qui nécessite en retour une activité posturo-motrice de plus en plus précise. C'est ainsi que le corps est utilisé
progressivement selon des schèmes (*) de plus en plus coordonnés, automatiquement asservis à des finalités variables selon les circonstances.
Néanmoins, il est possible de classer les stratégies posturales et motrices en trois catégories principales répondant aux besoins fondamentaux du bébé: l'orientation,
la consommation, la locomotion.
L'orientation rend nécessaire, dès le premier trimestre, le développement de l'appui sur les membres supérieurs pour stabiliser la colonne vertébrale, élever
la tête dans l'espace, et améliorer ainsi le rendement des télérécepteurs (oeil, oreille, nez). Le besoin d'orientation est à l'origine de l'appui symétrique sur
les 2 coudes (3 mois) ou de l'appui sur les mains (6 mois).
La consommation, au contraire, rend rapidement nécessaire l'installation du corps dans une attitude stable, et la libération d'organes sensoriels comme la bouche,
les mains. Le besoin de consommer l'environnement contribue à l'apparition de la préhension, à la rencontre des mains et des pieds, à la station assise, etc...
La locomotion (*) traduit le besoin de s'approprier et de consommer aussi ce qui est éloigné. La perception de l'environnement éloigné, génère une frustration de
l'enfant qui ne se satisfait plus seulement de consommer ce qui est à sa portée immédiate et prend donc des initiatives locomotrices. Les stratégies posturales et motrices
utilisées pour la locomotion réquisitionnent généralement les membres supérieurs pour réorganiser tout l'édifice corporel (rouler, ramper, quadrupédie, ...).
Dans ce contexte interactif nous comprenons pourquoi les postures spontanées d'un enfant témoignent de la qualité de son développement moteur, mais aussi sensoriel et mental.
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locomotion:
Fonction des êtres vivants par laquelle ils assurent activement le déplacement de leur organisme tout entier. Le passage d'une posture
à une autre peut être aussi considéré comme un acte locomoteur. La locomotion est composée de 3 éléments indissociables:
a) réactivité posturale automatique (*)
b) redressement (*)
c) mouvement.
Chacun de ces composants est géré automatiquement par le système nerveux. Au cours de l'ontogénèse humaine (*), la locomotion se transforme en passant par des modes locomoteurs
transitoires de plus en plus coordonnés jusqu'à la locomotion bipodale au début de la seconde année. Le timing de cette évolution peut être modérément variable d'un enfant
à l'autre, mais le schéma directeur et les composants cinésiologiques fondamentaux de cette évolution sont rigoureusement identiques chez tous les enfants sains car
ils vivent dans les mêmes conditions gravitaires. Tous utilisent en particulier un schème (*) croisé, c'est à dire comprenant une torsion de l'axe corporel.
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locomotion réflexe:
La locomotion réflexe a été décrite par le Prof. V. Vojta (neurologue). C'est un ensemble de schèmes moteurs (*) coordonnés ,
déclenchables artificiellement par des stimulations adéquates depuis la naissance. Ces activités provoquées contiennent tous les mécanismes de la locomotion humaine et
sont utilisés dans un but thérapeutique. en savoir plus,
encore un peu plus! retour index
marche "sur la pointes des pieds" et botox:
la "marche sur la pointe des pieds" est le résultat d'une coordination insuffisante entre les différents muscles (et pas seulement de la jambe).
Naturellement elle ne se manifeste de façon visible que lorsque l'enfant se met debout, mais en réalité elle s'annonçait bien avant et justifiait donc une rééducation
spécifique pour PREPARER la verticalisation et la marche, et non pas une rééducation DE la marche.
Cette forme de rééducation est quasi inexistante en France. Elle consiste à activer l'ensemble des muscles , globalement, selon des schémas directeurs précis pour
améliorer leur coordination générale (leur capacité à fonctionner ensemble de façon équitable, bien dosée). C'est ce que qui est réalisé lors de la thérapie "Vojta".
Ce travail se réalise dans diverses positions, mais JAMAIS en position debout puisqu'il intervient AVANT la verticalisation.
Lorsqu'il n'a pas été réalisé chez un enfant IMC , les conditions sont remplies pour que la mise en charge des membres inférieurs provoque des réactions de type primaire,
se traduisant par "l"équinisme" (poussée sur la pointe des pieds).
C'est une réaction automatique, et obligatoire pour l'enfant car il ne possède aucune autre solution pour soutenir son poids. C'est un mode fonctionnel anormal , éprouvant
pour la musculature, (beaucoup d'énergie dépensée pour un piètre résultat fonctionnel) qui ne permet d'ailleurs pas d'obtenir un parfait équilibre statique.
Ce fonctionnement pathologique soumet le muscle à des contraintes anormales qui progressivement se traduisent par des raideurs , (perte d'élasticité, contractures).
C'est alors que les mèdecins de rééducation, commencent à envisager l'injection de botox....
Il est donc cohérent de penser que la meilleure option serait de faire la bonne rééducation , au bon moment. En Allemagne , par exemple, où ce principe est appliqué,
les injections de botox sont beaucoup moins nombreuses qu‘en France.
Le botox est un produit paralysant , tiré du curare (poison végétal utilisé par certaines tribus d'Amazonie pour chasser à la sarbacane) , qui, administré à dose précise
entraine une parésie (perte partielle d'activité musculaire) temporaire.
C'est donc un "cache- misère" , qui diminue temporairement l'activité d'un muscle hyper-actif tendant à se contracturer, mais qui ne change en rien la régulation automatique
fine des jeux musculaires synchronisés, indispensables à la station debout et à la marche.
Tout au plus le botox peut-il diminuer la tendance à la contracture du muscle concerné pendant quelques mois.
Le problème est que le muscle ainsi "anesthésié" , ne peut donc plus jouer son rôle dans "l'équipe" musculaire du membre, et laisse donc le champ libre aux autres muscles
ainsi « libérés », mais eux-mêmes imparfaitement contrôlés par le système nerveux. Ils peuvent alors modifier l'attitude du pied, et en croyant se débarraser
d'un problème, on le transforme…
L'idée, émise parfois lorsque le botox entraîne une déviation imprévue du pied en charge, de "muscler le mollet" , par exemple en faisant marcher l'enfant sur la pointe
des pieds, est naturellement une absurdité: d'un côté on injecte un produit pour "mettre en veilleuse" le muscle , de l'autre on dit de le "muscler" , c'est à dire
de faire exactement le contraire...!
le problème d'un enfant IMC n'est pas la "force", puisque ces muscles avant l'injection de botox étaient déjà TROP ACTIFS.
La seule chose sensée à faire est d'éduquer , autant que possible et le plus précocement possible, le système nerveux central dans le but de l'aider à mieux gérer le dosage,
et la différenciation des actions musculaires synergiques.
Cela n'a rien à voir avec la "force" ni avec ce que l'on appelle habituellement la "musculation". Ces notions de rééducation basées sur la "force" chez les sujets cérébrolésés,
ont 50 ans de retard, elles ont été abandonnées partout où les approches rééducatives se sont perfctionnées.
Les techniques appropriées et adaptées à l'enfant, ne sont pratiquement pas enseignées en France, ni aux élèves kinésithérapeutes , ni aux futurs médecins, ni lors
des formations professionnelles ultérieures. Ceci , conjugué au lobbying pharmaceutique, contribue largement à expliquer pourquoi les prescriptions de botox tendent
à se multiplier. retour index
motricité automatique ou consciente?
On dit souvent que l'acquisition de nouvelles capacités motrices passe dabord par un apprentissage
conscient pour automatiser ensuite le geste ainsi appris; au cours du développement normal, l'acte moteur est effectivement toujours déclenché par l'intention de parvenir
à un résultat particulier; le geste est donc finalisé, mais cela ne veut pas dire que sa réalisation soit consciente, en effet la réalisation concrète du mouvement
et le contrôle d'une attitude sont entièrement automatiques. Lorsque le besoin d'agir génère l'action, celle-ci commence par une improvisation sur la base des automatismes
déjà référencés et immédiatement disponibles. C'est pourquoi la première action n'est pas toujours parfaitement adaptée à la situation; mais au cours de cette action,
le système nerveux est en permanence tenu informé du déroulement des opérations et de leurs résultats par ses diverses sources afférentes (vision, proprioception surtout...)
et modifie instantanément sa production motrice. Le mouvement ne s'achève donc jamais exactement comme il a commencé, il se précise au cours de sa propre réalisation et
par la répétition. C'est à postériori seulement, et très partiellement, que nous pouvons acquérir une relative conscience du mouvement réalisé dont la gestion a été
automatique depuis le début jusqu'à la fin.
retour index. Pour plus de détails sur ce sujet,
lire cet article.
motricité spontanée:
La motricité spontanée d'un bébé au cours de la première année exprime la qualité du développement et le degré de maturation.
Contrairement à certaines idées reçues, tous les enfants sains utilisent les mêmes mécanismes posturaux fondamentaux aux différentes étapes de l'ontogénèse; ils ont en effet
un problème commun à résoudre: contrôler automatiquement leur posture corporelle malgré la pesanteur. Pour y parvenir, ils disposent des mêmes moyens anatomiques
(la musculature), du même système de gestion (le système nerveux) et du même potentiel phylogénétique (*). Les solutions optimales à ce problème seront donc les mêmes pour
tous et c'est seulement la présence éventuelle d'un processus pathologique, privant l'enfant d'une partie de ses moyens, qui le contraindra à altérer ses mécanismes posturaux
et à utiliser des stratégies motrices moins performantes. L'altération des mécanismes posturaux utilisés par l'enfant varie selon la nature des pathologies, c'est pourquoi
l'examen attentif et bien codifié de la gestualité spontanée fournit des informations sur la qualité du développement moteur, mais aussi sensoriel et mental.
retour index
neurocinésiologie (infantile): méthode d'observation des postures et mouvements spontanés et provoqués d'un enfant (dans des conditions définies),
pour en déduire des informations sur son état fonctionnel neurologique et sur la qualité de son développement. retour index
ontogénèse:
Développement de l'individu depuis l'œuf fécondé jusqu'à l'état adulte. retour index
phylogénèse:
Evolution des espèces animales et végétales, au fil des générations. retour index
plasticité:
L'organisation du système nerveux humain n'est pas définitive à la naissance. Le réseau neuronal peut développer de multiples connexions
de différents types, il peut aussi en perdre. Cette plasticité structurelle est influençable par des stimulations adéquates, qui sont systématiquement à rechercher dans
les programmes de réhabilitation précoce. retour index
point fixe corporel:
Pour maitriser sa posture malgré la gravité, l'enfant doit créer activement des points d'appui, ou points fixes, à partir
desquels il pourra stabiliser puis ériger son corps dans l'espace. La surface géométrique reliant ces points fixes est appelée polygone de sustentation (voir sur ce site:
développement / tableau). les principaux points d'appui sont dabord créés au niveau des membres supérieurs (6 premiers mois en position ventrale) puis au niveau des membres
inférieurs (trimestres 3 et 4). La création active de ces points fixes exige une coordination musculaire très précise. Le principal problème des enfants porteurs d'une
lésion cérébrale par exemple, est un déficit de coordination musculaire compromettant la création des points fixes. Il est alors inévitable que ces enfants cherchent
à stabiliser leur posture par des schèmes (*) posturaux de compensation. Ces succédanés moteurs sont cependant très différents dans leur organisation d'un schème optimal,
beaucoup moins efficients, et pérennisent progressivement la stéréotypie motrice qui caractérise l'infirmité motrice cérébrale. retour index
polygone de sustentation:
Polygone virtuel délimité par
les points fixes (*) corporels. Ce polygone est naturellement invisible, pourtant c'est une donnée cinésiologique fondamentale pendant l'examen d'un enfant, pour mieux
comprendre son organisation posturale et éventuellement orienter une thérapie. retour index retour à "équilibration"
posture:
Attitude activement adoptée et maintenue. Le contrôle postural optimal nécessite une coordination automatique précise des jeux musculaires
par le système nerveux. Le contrôle global de la posture corporelle est préalable à la réalisation de tout mouvement finalisé: le geste émerge de la posture. La posture doit
donc être constamment et automatiquement actualisée pendant l'acte moteur ou locomoteur. Cette actualisation permanente et automatique est gérée à différents niveaux du
système nerveux, c'est la réactivité posturale (*). retour index
proprioception:
Sensibilité propre aux os, aux muscles, aux tendons et aux articulations et qui renseigne sur la statique, l'équilibration, le déplacement du corps dans l'espace, etc...
retour index
réactivité posturale:
Fonction automatique du système nerveux qui consiste à gérer et adapter la posture globale du corps en permanence à partir
des afférences proprioceptives. La réactivité posturale automatique est une fonction basale incluse dans toute activité motrice finalisée. Cette fonction évolue au cours du
développement, elle peut être testée dès la naissance. Les troubles précoces de la réactivité posturale automatique peuvent annoncer l'apparition ultérieure d'une infirmité
motrice cérébrale. retour index
réciprocité posturale:
Toutes les formes de locomotion humaine (ramper, quadrupédie, marche) sont constituées d'un cycle opérationnel, dont
les phases successives se répètent alternativement d'un côté du corps puis dans la direction inverse de l'autre côté du corps. Ainsi la posture finale de chaque cycle est
la posture initiale du cycle suivant. Dans un développement normal, cette réciprocité doit apparaître très précocément. Par exemple, pendant les premiers mois, lorsque
la posture de l'enfant est encore asymétrique, cette asymétrie posturale globale doit déjà être réciproque, c'est à dire qu'elle doit s'inverser (en miroir) lorsque
l'enfant tourne la tête. Une asymétrie univoque (tête toujours du même côté et posture globale correspondante) est toujours suspecte. retour index
redressement:
Capacité de contrôler automatiquement l'effet de la gravité sur le corps pour aligner l'axe corporel, construire une posture
symétrique et ériger progressivement le corps dans l'espace. Les automatismes de redressement se développent à partir d'éléments primaires innés, se perfectionnent
au cours de l'ontogénèse et participent à la locomotion. Leur évolution est compromise en cas de trouble de la réactivité posturale (*). retour index
réflexe primaire:
Groupe de réflexes caractéristiques de la période néonatale et post natale, dont la plupart disparaissent progressivement
au cours des premiers mois; en fait ils sont intégrés à une coordination supérieure, comme le montre leur résurgence éventuelle à l'occasion de certaines situations
pathologiques ultèrieures où leur persistance dans certaines formes d'infirmité motrice cérébrale. Ils traduisent un niveau néonatal de maturité nerveuse.
La configuration de ces réflexes, leur période de validité est précisément définie, ils sont donc l'un des éléments fiables de l'évaluation qualitative précoce du
développement. retour index
retard de marche vers 2 ans: Quelques éléments de compréhension.
1) "la frustration " : c'est le nerf de la guerre, le carburant qui fait fonctionner le "moteur" (la motricité de l'enfant) . Chaque fois que nous croyons bien faire
en "aidant" ou en "guidant" un enfant vers une nouvelle fonction , nous lui supprimons du même coup une opportunité de tenter la même aventure de sa propre initiative.
Tous les enfants sont tentés de solliciter l'aide de l'adulte , ce n'est absolument pas de la "fainéantise", mais simplement ils ne sont pas poussés à se dynamiser pour
accomplir seuls une tâche si l'adulte est trop souvent disposé à les y aider. Cela peut même devenir une forme de dépendance qui ne va pas dans le sens de l'autonomie...
Il faut accepter une protestation de l'enfant, sans y répondre , si cela se traduit ensuite par une initiative nouvelle d'action.
2) Avant de parler "retard", et d'en éprouver une angoisse croissante, il faut considérer les faits : une multitude d'enfants en parfaite santé aujourdhui ont marché
bien après 2 ans.
3) La nature et la sévérité d'un éventuel trouble du développement chez un enfant , peuvent naturellement retentir sur l'évolution et aussi sur le choix des solutions.
Mais la première chose à vérifier, dans tous les cas, est que l'environnement de l'enfant (humain et matériel ) l'encourage à exploiter son corps dans de bonnes conditions.
De petites erreurs dans ce domaine , même en dehors de toute véritable pathologie, peuvent augmenter très sensiblement les délais d'obtention de la marche en freinant
l'initiative locomotrice dans la vie quotidienne. Les erreurs les plus fréquentes sont:
- l'insuffisance du temps passé librement au sol dès l'âge de 2,5 - 3 mois, dans un espace vaste, jouets dispersés dans cet espace, enfant déposé au sol sur le dos
ou sur le ventre, mais jamais placé assis d'emblée (ce sera à lui de le faire) .
- l'usage fréquent de la chaise haute, du parc, du trotteur (de type "youpala") : tous ces instruments sont parfaitement inutiles pour le développement harmonieux de l'enfant,
et contribuent souvent à le freiner.
- l'impatience des parents à voir l'enfant debout (donc à l'amener passivement dans cette position) , réduisant ainsi les opportunités de "rôder" ses propres mécanismes
posturaux à travers les roulades, le ramper, surtout la quadrupédie et le passage assis autonome, le passage debout spontané, la marche latérale le long des murs ,
en un mot, autant d'expériences sensori-motrices intermédiaires qui contiennent tous les composants physiques utiles à la future marche. Le manque d'expériences préalables
de ce type aboutit fréquemment à une verticalité incertaine, et suscite un sentiment majoré d'insécurité chez l'enfant qui bride ses initiatives.
4) Après avoir éliminé tous ces facteurs possibles de "retard" , sans culpabiliser, et avoir accordé à l'enfant un peu de temps pour expérimenter selon de nouvelles modalités
son corps dans l'espace, on peut alors introduire éventuellement des objets à caractère incitatif, mais leur choix diffère selon la nature réelle du "problème" de l'enfant.
=> en cas de simple retard , qui ne semble justifié par aucune suspicion pathologique avérée,
le jouet "locopousse" est une bonne solution, car il est plus stable que la plupart des jouets roulants à pousser devant l'enfant, mais il devient vite trop petit car
il est
conçu pour des enfants de 12-15 mois.
=> les solutions selon le principe de la draisienne ont "l'avantage" de fournir un soutien du bassin qui évite les grosses chutes, mais cela n’est justifié que si les raisons
du "retard" sont sérieuses (retard psychomoteur, suspicion de lésion cérébrale, etc. ..); dans un simple retard temporaire il n'est pas utile d'en venir là , car cela risque
de favoriser une sorte de dépendance et "l'avantage" devient alors un inconvénient.
=> lorsqu'une véritable situation pathologique est diagnostiquée (maladie susceptible de générer un retard durable, lésion cérébrale, etc...) le système de draisienne est
recommandable vers 2 ans , et il existe dans divers matériels de déambulation; il peut même être évolutif selon la taille et les progrès de l'enfant, mais il mérite alors
le plus souvent d'être complété , adapté précisément au niveau postural de l'enfant , en paticulier en étudiant bien les modalités d'appui des membres supérieurs.
Il s’agit là d’une dimension ergonomique qui mérite l'intervention de professionnels compétents (kinés, ergos ) et cela ne concerne que des enfants véritablement "différents".
rotation:
a) La majorité des muscles du tronc et des racines des membres ont un trajet oblique par rapport à l'axe corporel. Toute activité motrice
fait appel à de longues chaînes musculaires dont la disposition générale est donc également oblique. Lorsque ces chaînes agissent en synergie elles induisent obligatoirement
un effet de torsion sur l'axe corporel, c'est à dire un effet de rotation vertébrale.
b) Tout mouvement coordonné commence par la stabilisation de l'axe vertébral à partir des points fixes périphériques, pour garantir une posture stable permettant l'orientation
précise des mouvements.
c) Les différentes formes de locomotion humaine sont basées sur un schème croisé, incluant une torsion de l'axe corporel (voir locomotion).
Ces 3 observations montrent que le contrôle fin de la rotation vertébrale est un élément fondamental de l'évolution posturale et motrice normale. Tout programme de
réhabilitation doit nécessairement la prendre en compte.
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schéma corporel:
Image mentale que chacun se fait de son corps. Le schéma corporel se construit progressivement grâce aux expériences
sensorimotrices et l'interaction avec l'environnement. Les troubles sensoriels, posturaux ou moteurs sont donc susceptibles d'en perturber l'organisation.
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schème (moteur):
Trame, architecture globale de la posture et du mouvement. Une organisation précise et économique de la posture rend possible
l'exécution optimale de l'acte moteur finalisé. Cet ensemble fonctionnel n'est jamais le fruit du hasard: chaque schème moteur fonctionnel inclut des mécanismes de
redressement précis et une réactivité posturale coordonnée qui concernent l'ensemble du corps, même lorsque l'action souhaitée ne met apparemment en oeuvre qu'une région
corporelle limitée (exemple: l'écriture).
Les différentes formes de locomotion humaine sont basées sur un schème croisé, incluant une torsion de l'axe corporel.
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stabilisation sélective:
La plasticité (*) du système nerveux central est très importante pendant les premiers mois de vie. Les itinéraires
neurologiques potentiellement disponibles pour la transmission des influx sont, à cette époque, surabondants. Une sélection se fait progressivement, avec dégénérescence
des connexions les moins sollicitées tandis que les voies les plus utilisées parviennent à maturité, et assurent la responsabilité des diverses fonctions: c'est
la stabilisation sélective. Ce processus offre une opportunité de compensation fonctionnelle lorsqu'existe une lésion neurologique; il diminue en fin de première année,
ce qui correspond à une diminution de la plasticité centrale. Toute lésion du système nerveux central doit donc être décelée très précocément et suivie d'une rehabilitation
neurologique adaptée (proprioceptive glogale) pour préserver les meilleures chances d'évolution fonctionnelle satisfaisante. retour index
synergie (musculaire):
Action automatiquement coordonnée de divers groupes musculaires pour parvenir à un résultat fonctionnel.
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thérapie précoce:
Le dépistage précoce des TCC sévères (*), comprenant des anomalies neurologiques nettes, permet la mise en place rapide
d'une physiothérapie proprioceptive (*) précoce. Idéalement, elle devrait toujours débuter pendant le premier trimestre de vie pour exploiter de façon optimale
la plasticité du système nerveux. Lorsque la thérapie débute au cours du troisième ou du quatrième trimestre, l'enfant bien éveillé, utilise déjà régulièrement
dans sa vie quotidienne des schèmes déviants (*) de compensation pour établir une relation motrice avec son environnement. La répétition de ces activités motrices
anormales contribue à les intégrer définitivement et concrétise l'installation de l'IMC (infirmité motrice cérébrale). Une thérapie physique globale très précoce
prévient ce phénomène et préserve les chances d'une évolution posturale et motrice plus physiologique.
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tonus musculaire:
Etat de tension permanente et involontaire du tissu musculaire, dépendant du système nerveux central et périphérique.
L'appréciation du tonus musculaire est fondée sur divers petits moyens (variant souvent d'un examinateur à l'autre) plutôt que sur une méthodologie clairement codifiée
et unanimement reconnue. Il n'existe aucune unité de mesure du tonus musculaire. Le tonus varie dans le temps selon l'état du sujet, selon son activité; dans certaines
pathologies le tonus musculaire peut être, au même moment, très différent d'une région du corps à l'autre. Dans ces conditions le tonus musculaire peut être un élément
d'observation utile pour caractériser certaines situations pathologiques, mais ne constitue en aucun cas un critère décisif dans le choix des arguments thérapeutiques
composant un programme de réhabilitation motrice. retour index
trouble de coordination centrale (T.C.C.):
Expression de diagnostic désignant une situation neurologique temporaire du bébé lorsque l'examen clinique
révèle déjà des anomalies de la réactivité posturale automatique (*), accompagnées d'un retard ou d'anomalies de la motricité spontanée, avec ou sans troubles associés
de la réflexologie. Cette situation transitoire concerne essentiellement la première année de vie, et peut évoluer soit vers une normalisation progressive spontanée ou
aidée par une physiothérapie proprioceptive (troubles légers) (*), soit vers la concrétisation progressive d'une infirmité motrice d'origine cérébrale (troubles sévères).
C'est à ce stade que la thérapie précoce (*) doit débuter en raison de la grande plasticité cérébrale et de l'organisation rapide du système nerveux central caractérisant
cette période. retour index
Vojta Vaclàv:
Neurologue d'origine tchèque, émigré en Allemagne fédérale en 1968, initiateur d'un concept thérapeutique original concernant
le développement de l'enfant. Voir "concept Vojta" (*). Vojta /
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Vojta (thérapie), questions de parents:
Question 1: Notre fils est né prématurément, il a présenté une hémorragie et une leucomalacie périventriculaire, avec pour résultante une hémiparésie. Il est maintenant
âgé de 6 mois, en âge corrigé, et nous commençons la thérapie Vojta. Aujourd'hui, c'était notre deuxième séance. Jusqu'à présent nous ne réalisons qu'un seul exercice visant,
je pense, à renforcer son diaphragme. L'exercice consiste en l'application d'une pression sur le thorax d'un côté, entre le mamelon et la dernière côte pendant une période
de 10 secondes ou plus si possible. Il faut maintenir la tête tournée vers le côté stimulé. Nous répétons cet exercice quatre fois de chaque côté par séance, et trois séances
chaque jour. Ai-je raison de penser que le but est de renforcer son diaphragme?
Réponse 1: Le problème de votre enfant n'est pas la "force" mais la coordination du schème et donc du mouvement.
a) nous utilisons une stimulation sur une zone réflexogène thoracique (pression), et nous obtenons une contraction du diaphragme ce qui est naturellement très utile pour
intensifier la respiration...
b) mais c'est aussi le point de départ d'une réaction motrice plus globale impliquant de nombreux muscles (thorax, omoplate, colonne vertébrale, bras et jambes).
Nous connaissons exactement ce que devrait être cette réaction dans un développement optimal, et tentons de le développer artificiellement.
Pour voir la bonne réaction, cliquer ici et observer la figure "e" (3 mois). Un enfant capable de créer cette posture est déjà aligné,
symétrique, stable, et peut tourner sa tête dans les deux directions sans perdre l'équilibre...! Imaginez-vous ce que signifie pour un bébé hemiparétique le fait de
vivre pour la première fois une posture symétrique, alignée, équilibrée...? C'est une expérience inhabituelle et 100% automatique dont l'enfant ne prendra que très
partiellement conscience beaucoup plus tard. C'est une expérience si étrange qu'il en perd ses références corporelles habituelles , et que cela peut entrainer des pleurs!
(mais ce n'est pas douloureux). Dans le développement normal, cette posture (3 mois) constitue aussi une préparation du corps à la préhension; c'est pourquoi l'enfant
commencera à saisir un objet avec sa main vers 4 mois...
Question 2: Est-ce que cette pression comprime les poumons, et induit un travail respiratoire plus intense?
Réponse 2: Non seulement "plus intense" mais surtout "différent" et "meilleur". Amélioration du travail respiratoire en particulier grâce à l'activité spécifique
des muscles abdominaux. 80% de ces muscles sont obliques et jouent un rôle très important dans le retournement complet dos-ventre. L'intérêt de cette activation ne peut
vous échapper puisque vous écriviez récemment que votre enfant " passe sur le côté par lui-même mais jamais totalement sur le ventre sans assistance"...
retournement dos-ventre, figure "h"
Question 3: Que diable stimule-t-on par cette pression? Est-ce un nerf particulier situé au point d'application de la pression ? Un schèma nerveux qui diffuse
à partir de la cage thoracique? Les muscles eux-mêmes, en stimulant directement leur contraction? Le résultat de la pression sur les organes internes? La sensibilité
proprioceptive de ces muscles? Quel est le mécanisme physiologique sous-jacent à l'efficacité de ce premier exercice? Et pourquoi ce point particulier du thorax
plutôt qu'un autre? Je poursuivrai certainement ce travail, mais j'aimerais comprendre, moins par besoin personnel de connaître la raison précise que par soucis d'être
aussi efficace que possible.
Réponse 3: il ne s'agit certainement pas de stimuler un nerf particulier, mais tous les éléments que vous énumérez dans votre question ...et plus encore...
La contraction du diaphragme et des muscles abdominaux, agit sur le poumon et la plèvre, il existe aussi une compression du mediastin à cause de la contraction abdominale;
l'activité de la musculature intercostale est aussi impliquée, de même que les récepteurs du périoste costal, les mouvements et les glissements des articulations
costo-vertébrales, etc... Le système nerveux afférent est activé selon de nombreux et différents modes simultanément. Pourquoi ce point particulier?... parce que
nulle part ailleurs nous ne pouvons obtenir les mêmes effets! N'oublions pas que cette "zone" est une découverte empirique. Nous ne comprenons pas complètement
comment elle agit, mais nous observons précisément les effets induits, et comment la réponse se propage et évolue. On pourrait évoquer aussi une autre raison: le caractère
principal de chaque "zone" utilisée en thérapie Vojta est qu'elles permettent de provoquer un schème complet de locomotion réflexe chez un nouveau-né sain.
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