Chamonix Mont-Blanc

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Mise à jour le 21 octobre 2004







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Haute-Savoie

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Située dans les Alpes du nord et le département de Haute-Savoie, proche voisine de la Suisse et de l'Italie, la vallée de Chamonix Mont-Blanc s'étend sur une vingtaine de kilomètres. La vallée d'origine glaciaire est dominée par le massif du Mont-Blanc, 4808m, au sud et bordée par les Aiguilles Rouges au nord.
Le Centre ville se trouve à 1035 m d'altitude et le haut de la vallée atteint 1462 m, au Village du Tour.
La vallée a comme principal cours d'eau, l'Arve qui prend sa source au col de Balme et se jette dans le Rhône à Genève.
Berceau de l'alpinisme, Chamonix est le rendez vous de tous les amoureux de la nature et de la montagne.
La population résidente est de 10 109 habitants. Les saisons touristiques connaissant d'importantes variations, plus de 100 000 personnes de toutes nationalités, entrent dans la vallée chaque jour l'été et environ 60 000 l'hiver.
Le climat de la région du Mont-Blanc est tempéré, de type montagnard, froid et sec avec un enneigement abondant, des vents forts dont le fameux foehn qui radoucit l'atmosphère, un printemps aigre et un été court.
L'un des versants de la vallée est chaud et sec, l'adret et l'autre, l'ubac, froid et humide. Le sol est surtout siliceux. La succession rapide des altitudes crée une végétation particulière accompagnée d'une faune typique. Les conifères dominent et parmi eux, l'épicéa est le plus abondant mais il cède sa place au mélèze vers 1800m; puis la forêt s'éclaircit et l'arolle ou pin cembro succède au mélèze, ensuite les arbustes rampants comme le rhododendron laissent la place aux pelouses alpines riches en fleurs de montagne. Dans la vallée poussent les sapins, bouleaux, sorbiers, érables, aulnes et en sous-bois, le sureau, la myrtille. 
Tout un monde animal habite la forêt et la lande alpine, chevreuil, cerf, écureuil, martre, buse, hulotte, tétras lyre, lièvre variable et plus en altitude, le chamois, la marmotte, la perdrix blanche et plus haut encore, le bouquetin, le chocard, l'aigle royal. Renards, blaireaux et hermines hantent tous les étages de la végétation. La vipère est abondante sur les pentes exposées au sud-ouest.
La forêt, productrice du bois participe à l'économie de la vallée.
La vallée de Chamonix n'est pas dotée d'une histoire très ancienne. A l'époque quaternaire, tout est recouvert de glace, et ce n'est que très récemment que l'homme pénètre dans ces lieux reculés. Ligures, Ceutrons, Allobroges et Celtes prennent alors tour à tour possession des terres. Après avoir subi l'influence romaine, les habitants se partagent les terres cultivées avec les envahisseurs burgondes. En 1032, Chamonix, rattachée à Genève, fait partie du Royaume de Bourgogne ; son histoire commence véritablement en 1091 avec la donation de tout le territoire au Monastère de St Michel de la Cluse (Piémont) par le Comte Aimon de Genève.

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Au XIIe siècle, les moines s'installent à Chamonix et établissent le prieuré à l'emplacement de l'actuelle Maison de la Montagne. Pendant plusieurs siècles, ils tenteront d'administrer la vallée, se heurtant souvent aux revendications des Chamoniards dont le caractère intraitable et le désir d'indépendance et de liberté entraînent des rébellions quasi constantes. Les Chamoniards sont principalement  paysans et éleveurs. 
Le 21 juin 1741 deux Anglais, Windham et Pocock, découvrent la vallée de Chamonix et ses glaciers. Au cours de leur expédition, ils sont confrontés à une population rurale et montagnarde, vivant essentiellement de l'élevage et de maigres cultures de seigle et d'avoine. Chamonix attire alors surtout des savants physiciens et géologues qui étudient les glaciers. La première auberge,celle de Madame Couterrand, voit le jour en 1770. 
Deux Chamoniards, Paccard et Balmat, réalisent la première ascension du Mont-Blanc en 1786. C'est le début du tourisme pour les alpinistes riches, surtout des Anglais. En 1783, après le passage de voyageurs célèbres tels que Saussure, Goethe, Bourrit, qui font connaître Chamonix, on estime à 1500 le nombre de visiteurs par saison d'été. Le premier hôtel de luxe est construit en 1816, suivent la Couronne, le Royal et beaucoup d'autres . 
En 1821, la Compagnie des Guides est créée, suite à un accident survenu au Mont-Blanc.
En 1860, la Savoie est rattachée à la France, Napoléon III vient à Chamonix en visite dans sa nouvelle province. Conscient de l'intérêt de ce site, il fait construire une route carrossable reliant Genève à Chamonix via Sallanches.
A cette époque, le prieuré devient un gros bourg et Chamonix bénéficie d'une réputation internationale. Commence alors l'âge d'or des grandes ascensions et de l'alpinisme. Anglais, français, suisses, entrent en compétition dans l'escalade des cimes. Des chalets-refuges de montagne se construisent, Edward Whymper se lance à l'assaut des Aiguilles de Chamonix.
Jusqu'à la fin du XIXème siècle, les guides constituent la première puissance économique de Chamonix. Dès le début du XXème siècle, ce sont les hôteliers qui reprendront ce pouvoir avec la construction de nombreux établissements.
Au début du XX ème siècle, Chamonix devient aussi une station de sports d'hiver.
En juillet 1901, la station inaugure son chemin de fer. Le train désenclave Chamonix en hiver. 
Les années 1908-1910 correspondent aux grandes mutations de Chamonix qui vit désormais au rythme de deux saisons : hivernale et estivale .
Le ski est introduit à Chamonix dès la fin du XIX ème siècle par le docteur Payot . La première grande saison d'hiver s'ouvre en 1906-1907, en partie grâce à l'initiative du club Alpin Français qui organise des concours locaux de sports d'hiver.

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En 1924 c'est la consécration de Chamonix avec les premiers Jeux Olympiques d'Hiver. Dès lors, la montagne s'aménage et les premiers équipements touristiques voient le jour : chemin de fer du Montenvers vers la Mer de Glace en 1908, téléphérique des glaciers en 1924 vers l'Aiguille du Midi, téléphérique du Brévent en 1930 et téléphérique de l'Aiguille du Midi en 1955.
Grâce à l'ouverture du tunnel du Mont Blanc en 1965 et à la construction de l'autoroute dans les années 1980, la ville s'est agrandie et transformée : Chamonix est devenue une ville accueillant un tourisme de masse, hiver comme été.
De nombreux sports sont au programme : ski de piste, de fond, Telemark, surf, raquettes, chiens de traîneaux, patinage, randonnées, alpinisme, escalade, parapente, VTT, sports nautiques, golf, luge d'été, tennis, équitation...

 Une visite s'impose au musée alpin et au chalet de la réserve des Aiguilles rouges au col des Montets.
Après le sport, régalez vous avec une bonne fondue, une raclette, une tartiflette, un farçon savoyard, des diots, la charcuterie fumée, les fromages tels la tome ou le reblochon et pour finir une tarte aux myrtilles ou aux framboises.

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Tribulations

Je connais Chamonix depuis 1966 et c'est toujours pour moi un ravissement d'y retourner. Depuis mon enfance nous allions sur la côte d'Azur passer les vacances d'été mais déjà en 1966 la promiscuité sur les plages, les bouchons sur les routes nous ont fait fuir la grande bleue. Mes parents ont eu la merveilleuse idée de me faire visiter les Alpes. Ma mère passait, enfant, ses vacances à Chamonix et en gardait un très bon souvenir. Nous y sommes retournés tous les ans en location chez les mêmes propriétaires dont les enfants sont devenus des amis de ma mère. 
Mon second fils Luc est né à l'ancien hôpital de Chamonix le 14 juillet 1982 et ce fût l'une des dernières naissances enregistrées puisque la maternité a fermé peu de temps après. Il est fier d'être né là-bas et en septembre 2004, il a tenu à faire un "retour aux sources". Il a été subjugué par la beauté du paysage, le climat, l'architecture et surtout la gastronomie. A cette occasion j'ai retrouvé mes jambes d'antan et j'ai apprécié de pouvoir encore gambader sur les sentiers comme une "biquette cévenole" et retrouver toutes les sensations ressenties lors des randonnées de mon adolescence, la joie et la satisfaction d'arriver au point que l'on s'est fixé, les odeurs de sapin, les sifflements stridents des marmottes... En une semaine, nous avons pût arpenter les rues chamoniardes les jours de pluie ou le soir pour prendre le frais et faire plusieurs balades: - traversée Plan de l'Aiguille - Montenvers en passant par mon lac favori, le Lac Bleu; - Descente du Brévent par le col du Brévent jusqu'à Planpraz; - le Lac d'Émosson (en Suisse) où il faisait un froid de canard; - le chemin du Bisse du col de la Forclaz jusqu'au chalet du glacier et ensuite au glacier de Trient (toujours en Suisse); et pour finir la traditionnelle cueillette de champignons tout en rejoignant la Cascade du Dard et même croiser un troupeau de chevreuils. Tout cela accompagné de l'arrière mamie Josette qui a encore un bon pied alpin.
Nous en avons fait des kilomètres à pieds, grimpé et dévalé les pentes de la montagne lorsque j'étais gamine ! Toute l'année nous nous entraînions dans les Cévennes. Par soucis d'économie, nous prenions rarement le téléphérique et commencions donc les ascensions depuis la vallée. Ce que je préférais par dessus tout, c'était glisser sur les névés en pente juste avec les chaussures et dévaler les pentes en courant. Les montées, c'était autre chose, à une certaine altitude j'avais un peu le mal des montagnes et il fallait que j'absorbe du sucre ou que je mange une orange pour retrouver mon tonus. Nous avons arpenté la moyenne montagne dans tous les sens, nous baignant dans des lacs encore gelés ou guettant les marmottes.
Un petit panel de nos randonnées: grand balcon Plan de L'Aiguille - Montenvers ou Planpraz - La Flégère, Le Brévent, Le Lac Cornu ou les lacs noirs, le Lac Blanc et les Lacs des Chéserys, Col de Balme, Lac de Catogne et les Posettes, chalet du Chapeau et chalets de la Pendant, montagne de la côte et la jonction du glacier des Bossons et Taconnaz, ancienne gare de téléphérique de la Para et la gare des glaciers, le Désert de Platé, refuge Albert 1er, refuge de Tête Rousse, le Buet...

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Un jour sur le glacier des Pélerins, mon père est passé à travers un pont de neige dans une crevasse et a été sauvé in extremis par la grosseur de son sac à dos. Il avait l'air cocasse enfoncé à moitié dans la glace !
Une année avec ma mère nous avons fait l'ascension du Mont Buet ou "Mont-Blanc des Dames". Nous avons dormi dans un petit refuge la veille et sommes parties à quatre du matin afin d'admirer le lever de soleil en haut. La partie supérieure se fait dans la neige en s'aidant d'un piolet. Pour corser le tout nous sommes descendues par la vallée de Servoz par le refuge d'Anterne et le lac de la Pormena. Nous nous sommes perdues en voulant prendre un raccourci que des gens du coin nous avaient enseigné et nous nous retrouvions toujours au dessus d'une barre rocheuse et avons marché des heures pour la contourner. Ce jour là, nous avons crapahuté une douzaine d'heures et sommes rentrées harassées de fatigue mais la tête remplie de souvenirs.
Les jours de "repos" étaient consacrés à la cueillette des champignons, girolles, cèpes, psalliotes, coulemelles et des myrtilles et framboises dans le bois à côté et quel régal ensuite ! Nous construisions des cabanes avec mon frère et nous baignions dans le torrent des Favrands. 
De temps en temps nous allions faire un saut en Suisse afin de faire provision de chocolats.
Le vieux guide du chalet nous faisait rêver avec ses histoires de courses en montagne et sa femme ne se lassait pas de nous narrer l'histoire de Chamonix et ses habitants.
C'est sûr, nous y reviendrons un jour !
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Nos promenades favorites

La vallée de Chamonix offre un éventail varié de promenades et randonnées pédestres de tous niveaux et à toutes les altitudes. Ces sentiers entretenus et balisés sont répertoriés et décrits dans divers topo-guides, parmi lesquels : "Sentiers du Mont-blanc".
De la randonnée d'une journée au circuit avec nuits en refuges, chacun peut s'organiser en fonction de ses capacités et au gré de ses envies.
Sur le versant nord de la vallée, entre le secteur du Tour-Argentière et Les Houches, lorsqu'ils s'évadent de la sombre forêt des conifères, les sentiers viennent flirter avec les parois rocheuses des aiguilles de Chamonix et avec les glaciers qui les encadrent.
Sur l'adret du massif des aiguilles Rouges, depuis le col des Montets et jusqu'aux Houches, un superbe réseau de sentiers permet de découvrir le panorama majestueux des massifs de l'aiguille Verte et du Mont Blanc séparés par la mer de glace. Certains de ces itinéraires conduisent à de merveilleux lacs de montagne.
Le haut de la vallée offre, au départ des villages du Tour ou de Vallorcine, d'autres possibilités d'aller à travers les alpages ou même de gravir le mont Buet : point culminant des aiguilles Rouges (depuis le hameau du Buet).


Pour se mettre en jambe lorsque nous arrivons dans la vallée, nous aimons bien monter à la Cascade du Dard tout en arpentant les bois à la recherche de champignons. Le départ se fait du chalet les Arolles, chemin du Cry. Nous rejoignons ensuite les Molliasses. On peut y accéder aussi par le chemin à Batioret à partir du parking du Grépon. Durée environ 30mn.

Ma balade préférée reste la traversée Plan de l'Aiguille - Montenvers, durée 2h15 en faisant un petit détour par le Lac Bleu. Je vous conseille de faire l'effort de rejoindre ce petit lac à l'eau d'un bleu profond, niché dans une cuvette entourée d'énormes rochers et blocs au pied des Aiguilles de Chamonix. Montée 30mn à partir de la gare de téléphérique du Plan de l'Aiguille.  Du lac, redescendre en direction du grand balcon nord, passer au dessus des alpages de Blaitière et ensuite suivre soit le raccourci escarpé, mon préféré, soit le sentier panoramique pour arriver enfin au Montenvers et avoir une vue plongeante sur les drus tout d'abord et ensuite sur la Mer de Glace et les Grandes Jorasses.
La montée au Plan de l'Aiguille se fait en téléphérique et la descente Montenvers Chamonix en train mais nous l'avons fait de nombreuses fois à pieds.

Le Lac Blanc par l'Index, durée 1h15. Monter par le téléphérique de La Flégère puis rejoindre l'Index par le télécabine. 
Enchâssé au creux des Aiguilles rouges, ce beau lac souvent enneigé, est le centre d'un point de vue splendide sur les aiguilles de Chamonix, des Drus et de la Verte.
Le retour peut se faire par les Lacs des Chéserys sur Argentière, durée 2h40 ou sur le col des Montets, durée 2h10.
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Liens

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Une galerie photos est accessible ici

 

Haut de pageLe Dôme et l'aiguille du goûter, à l'extrême gauche le Mont-Blanc
Haut de pageLes Drus
Haut de page  La chaîne du Mont-Blanc et les glaciers des Bossons et de Taconnaz
Haut de pageL'Aiguille du Midi 
vue du Plan de l'Aiguille

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