Ce peu d’esprit, qui m’est resté t’adore
En ce corps sec, froid, pâle,
et presque en cendre.
Par ce titre d’Erreurs amoureuses, l’auteur faisait allusion à son nom de Pontus (Pontus était l’un des chevaliers errants de la Table Ronde). G. Colletet, dans sa vie de Pontus, parlant de l’universalité de connaissances qui distinguait ce poëte, lui applique le mot d’Ovide : Omnia Pontus erat. Le premier livre de ces Erreurs date de 1548 [1549]. Pontus est, à proprement parler, un disciple de son voisin Maurice Scève, de Lyon ; et il s’adresse à celui-ci tout d’abord. C’est, parmi nos doctes poëtes, l’un des plus hérissés. On le pourrait qualifier l’Astrologue de la Pléiade ; dans une pièce latine à Ronsard de Cœlestibus Asterismis, il tire l’horoscope de son ami et lui assigne une place parmi les étoiles. […] Ce fut au reste le dernier survivant des sept de la Pléiade ; il ne mourut qu’en 1605, âgé de quatre-vingt-trois ans ; il avait débuté en poésie cinquante-sept ans auparavant.
SAINTE-BEUVE,
Tableau de la Poésie française au
XVIe siècle,
édition définitive, 1876, pp.
161-162
[Gallica, N0039247_PDF_226_227].
Liens
Anthologies en ligne
* 7 sonnets de Tyard en ligne sur Florilège.
* 26 poèmes de Tyard en ligne sur Poesie.webnet, dont 9 des 11 sonnets retenus dans Soleil du Soleil par Jacques Roubaud et 11 des 17 poèmes retenus par Gisèle Mathieu-Castellani dans son Anthologie de la Poésie amoureuse de l’âge baroque [Le Livre de Poche, « Bibliothèque classique », 1990].
Musique
* Quand Pontus de Tyard inspire un musicien contemporain : lire, au format PDF, le compte-rendu de la création des Erreurs amoureuses de Philippe Forget en Bourgogne en 2003.
Mais quand le son de sa voix pénétra
Dans mon ouïr,
l’imagination
Ravissant haut ma contemplation,
Au plus parfait de son parfait
entra.
En ligne le 14/08/05.
Dernière révision le 18/03/09.