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A JOUR LE MERCREDI, 10 FEVRIER 2010 (CLIQUEZ
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LA CHARTE DE "PRO
LITURGIA"
Réunis à Villars-les-Dombes
(diocèse de Belley-Ars), les 5 et 6 juillet 2008, pour
le XXème anniversaire de "Pro Liturgia", les
Membres de cette Association ont approuvé et rendue publique
la déclaration suivante autour de laquelle ils souhaitent
rassembler le maximum de fidèles - clercs et laïcs
- directement concernés par la liturgie:
1. Nous affirmons qu'il faut
lire et comprendre les documents du concile Vatican II dans l'esprit
de la Tradition dont seule l'Eglise est la garante, et selon
l'herméneutique de la continuité, et non de la
rupture (cf. Discours du Saint-Père Benoît XVI à
la Curie Romaine, du 22 décembre 2005). Ainsi, tout changement
induit par le dernier Concile dans la Liturgie doit jaillir d'une
façon organique à partir des formes antérieures,
selon l'adage biblique bien connu: "nova et vetera".
2. Comme le montrent de nombreux
travaux universitaires de liturgistes, qui font autorité,
nous sommes convaincus que certaines applications et adaptations
réalisées en se référant aux textes
du Concile Vatican II, ont été marquées
par la précipitation et même par des manques de
discernement.
3. Nous demandons qu'on délivre
le latin et le chant grégorien de cette espèce
d'interdit qui, de facto, les frappe depuis une quarantaine
d'années dans la plupart des paroisses, et qui a abouti
à ce que les fidèles, dans leur immense majorité,
ne savent plus participer à une messe célébrée
en latin et grégorien.
4. Nous reconnaissons que, outre
le chant grégorien et la musique polyphonique, les cantiques
en langue vernaculaire dits "populaires" ont toute
leur place au cours des célébrations liturgiques,
à condition qu'ils soient conformes aux normes de l'Eglise
concernant la composition et l'interprétation de la musique
sacrée.
5. Nous souhaitons vivement
que le clergé puisse bénéficier d'une formation
liturgique de qualité, qui puise uniquement sa source
dans l'enseignement de l'Eglise concernant la liturgie et les
sacrements. De plus, nous demandons que, lorsque des décisions
sont prises dans le domaine de la liturgie, tant au niveau
diocésain que paroissial, on veille à appliquer
toutes les normes de l'Eglise, et que, par conséquent,
on écarte les idées novatrices, la fausse créativité,
plus ou moins liée aux modes et aux idées profanes
du moment, les improvisations et, en particulier, en ce qui concerne
la célébration de la sainte Messe, toutes les initiatives
qui iraient à l'encontre des dispositions contenues dans
le Missel Romain.
6. Nous nous engageons, en tant
que fidèles conscients de nos responsabilités dans
l'Eglise catholique, à nous documenter et à nous
former aux questions liturgiques, en prenant appui sur les documents
du Magistère.
7. Nous nous engageons à
demander d'une manière aussi respectueuse que déterminée
à ce que la liturgie célébrée dans
nos paroisses soit celle de l'Eglise, et non celle d'une personne
ou d'une communauté particulière, conformément
à l'enseignement du Magistère, dont les principaux
textes sont cités dans l'Annexe de cette déclaration.
[Suivent, en annexe de ce
texte communiqué au Siège apostolique et aux Evêques
de France, les références des textes magistériels]
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