251. « Tel collégien qui apprenait des vers d'amour ou regardait des images obscènes, s'il se serrait contre un camarade, s'imaginait seulement communier avec lui dans un même désir de la femme. Comment croirait-il n'être pas pareil à tous, quand ce qu'il éprouve il en reconnaît la substance en lisant Mme de Lafayette, Racine, Baudelaire, Walter Scott, alors qu'il est encore trop peu capable de s'observer soi-même pour se rendre compte de ce qu'il ajoute de son cru, et que si le sentiment est le même l'objet diffère, que ce qu'il désire c'est Rob-Roy, et non Diana Vernon ? » (Sodome et Gomorrhe). Je suis sûr d'avoir déjà fait cette citation quelque part, j'ai déjà parlé de la plupart de ces films, j'ai déjà raconté ces histoires (37, 159, 179-182, 192-198, 271-272, 447, 452, 568, 932-933), déjà évoqué le bonheur dominical au pied du Plaza. J'ai l'impression que cette fois-ci, au prix de ces rabâchages, je tiens tout mon petit univers dans le creux de la main, que rien ne m'en échappe, ni à ce livre. Mais voilà qu'il faudrait ouvrir encore une note, tout de même, pour être vraiment complet, c'est-à-dire pour être un. Et à cette note une note... Cela nous submerge. Nous l'organisons. Cela tombe en morceaux. / Nous l'organisons de nouveau et tombons nous-mêmes en morceaux.
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