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Des
gens qui passent
● Des gens qui passent est un film de télévision réalisé par Alain Nahum.
Il s’agit d’une adaptation du roman de Patrick Modiano Un cirque passe. Le scénario est
signé Jacques Santamaria. Durée : 1 heure 34 minutes ● Les interprètes : Laura Smet (Marie), Théo Frilet (Jean), Hippolyte Girardot (Grabley), Gilles Cohen (Pierre Ansart), Thomas Jouannet (Jacques de
Bavière), Jean-Michel Dupuis
(un inspecteur), Laurent Bateau
(Guelin), Charley Fouquet
(Hélène Blanchard), Gabrielle Forest
(Dora), Claire Perot
(Sylvette)... ● Patrick Modiano est « un écrivain majeur, à
l’univers très personnel, qui a été peu adapté au cinéma et jamais à la
télévision, et il me semblait intéressant, à une époque où l’on parle
d’amener le patrimoine à la télévision française, de tenter l’aventure »,
dit le réalisateur, Alain Nahum.
« Deux livres en particulier
m’avaient marqué, Rue des boutiques obscures, que je n’ai pas renoncé à adapter peut-être un
jour, et surtout Un cirque passe, qui me semblait très cinématographique et me
parlait de manière intime. C’est une histoire des années 60, ces années qui
m’ont constitué en tant que personne, qui ont formé ma cinéphilie, et j’y
voyais tout un tas d’échos : les films de Melville, Godard, Truffaut, etc.,
le Saint-Germain-des-Prés existentialiste, l’univers du polar, l’ombre de la
guerre d’Algérie et de l’OAS…, on y parle de partir en Italie, comme on
rêvait tous de le faire alors. C’est à la fois un roman d’initiation, une
sorte d’A bout de souffle à l’envers et un polar existentiel. » ● « Modiano inadaptable ? Rien de ce qui avait été tenté jusque-là autour de l'auteur de Rue des boutiques obscures et de La Place de l'Etoile n'avait été très convaincant. Moshe Mizrahi avait totalement raté Une jeunesse, Manuel Poirier avait transposé Dimanches d'août en le fondant dans son propre univers, et même Patrice Leconte n'avait que partiellement séduit avec Le Parfum d'Yvonne, tiré de Villa triste et dont le maître avait été mécontent au point d'exiger que le titre en fût changé. Il semblait que la matière même de ces livres fugaces, faits de fausses intrigues policières, de mystères entrelacés, d'atmosphère liée purement à l'écriture, ne soit réfractaire à l'image. Alain Nahum prouve que, même si elle n'est pas totale, la réussite est possible. » (Hubert Prolongeau, Le Nouvel Obs, novembre 2009) |
Laura Smet Photo de tournage, à Paris le 8 mars 2009 |