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| Le baron François de Treil de Pardailhan |
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François Treil,
avocat devient «conseiller secrétaire du roi en la chancellerie près la cour des aides de Montpellier»
le 21 août 1750,
charge conférant la noblesse graduelle. Quelques semaines plus tard il prend possession de la seigneurie de Pardailhan et s'intitule dès lors baron de Pardailhan. Le contrat notarié d’achat de la terre seigneurie et château de Pardailhan est signé le 7 mai 1751, à Toulouse, par «noble François de Treil, écuyer, conseiller secrétaire du roi, maison et couronne de France en la chancellerie près la cour des aides de Montpellier, dûment émancipé par M. Joseph Troeil son père, suivant l’acte du 9 décembre 1742 ». | ||
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| Son ascension sociale est confirmé par
son mariage à Paris le 29 juillet 1752 avec Jeanne Ragon,
fille de «messire Thomas Ragon, ancien président des Trésoriers de France, et de dame
Louise Catherine Legendre de Villemorien ». Jeanne Ragon est l’héritière d’une famille
de financiers, apparentée aux richissimes fermiers généraux
Legendre de Villemorien et de Luçay (futurs propriétaires du château de Valençay). Après un séjour de quelques années à Paris, le baron François de Treil de Pardailhan rentre en Languedoc. En 1756, il cède sa charge de conseiller secrétaire du roi à son père Joseph de Treil ; le décès de ce dernier en charge (en 1779) attribue la noblesse héréditaire à tous ses descendants. En 1764, son fils aîné Thomas-François est reçu dans les gendarmes de la garde du roi à Versailles (mais ne commence son service qu’en 1768), premier des Treil de Pardailhan à entrer dans la «Maison du Roi ». Le fils cadet Alexandre entre plus tard dans les gardes du corps du roi; le dernier fils Magloire, selon la tradition, est destiné à la vie ecclésiastique. En 1767, le baron François de Treil de Pardailhan devient seigneur de La Caunette et Aigne et se trouve à la tête d’un domaine foncier et seigneurial considérable. L'ascension sociale de François de Treil dure à peine vingt ans et le place parmi les hommes les plus influents du diocèse de Saint-Pons . En 1789, le baron de Treil de Pardailhan est inflexible face aux premiers événements de la Révolution : il réclame en vain en 1791 à «ses vassaux de la commune de Pardailhan » le paiement des droits seigneuriaux.
En 1794, il est emprisonné comme père d’émigré à la prison des Récollets de Saint-Pons. Affaires contentieuses concernant le citoyen Treil Ses biens sont mis sous séquestre plusieurs années ;
cette situation, qui s'ajoute à de mauvaises affaires en 1788-89, met le citoyen Treil dans un
état financier difficile. |