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En pirogues à
Bornéo
La pirogue
est très souvent le meilleur moyen de s'enfoncer au cœur de Bornéo.
L'aventure est toujours au rendez vous, même si l'on constate toujours plus
les effets de la déforestation. Ces photos proviennent des différentes
expéditions auxquelles j'ai participé sur l'île depuis 1982. En pénétrant
ainsi en pleine forêt, on ne peut que constater l'ampleur du désastre.
Abattage totalement anarchique de bois précieux, immenses incendies,
production de charbon de bois, culture intensive de palmiers à huile sur les
zones déboisées... C'est tout un écosystème qui se meurt... Les images de ce
reportage peuvent se combiner avec des photos vues du ciel et des images qui
témoignent de ce massacre...(Textes
et Photos Georges Robert.)
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Sur le chantier
de la plus grande mosquée d'Asie
A Samarinda, sur l'ile de Bornéo
en Indonésie se construit dans l'indifférence générale la plus grande
mosquée d'Asie qui n'aura rien à envier à celles du Moyen-Orient.... Le
financement de ce centre islamique de 43500m2 reste mystérieux, d'autant
plus que la construction se déroule dans le plus parfait anonymat.
Les photos prises depuis le sommet du grand minaret, 99m au-dessus du sol
(plus haut que BIG BEN par exemple) permettent de prendre conscience de
l'ampleur de ce qui est un des ouvrages religieux les plus importants du
siècle qui commence. (Texte et Photos Georges Robert) |
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La
grande muraille de Simatai (CHINE)
Simataï est une section de la grande muraille de
Chine située à près de 120 km au nord-est de Pékin dans la province
de Miyun. La première muraille à cet endroit datait des années
550-577.
Elle fut reconstruite en 1368-1398 sous la dynastie Ming et n'a pas
fait l'objet depuis d'importante restauration. D'une longueur de 19
km, elle arbore 55 tours de guets et est reliée à la section de
Jinshanling via un pont suspendu.
Au début des années 70, Simataï fut endommagé par une unité de
l'Armée de libération du peuple qui détruisit environ 3 km de la
Muraille pour construire des baraquements. Les paysans utilisèrent
ensuite à leur tour les pierres pour bâtir leurs maisons. En 1979,
les soldats reçurent l'ordre de reconstruire la partie démantelée de
la Muraille. Le professeur Luo Zhewen, spécialiste de la grande
muraille, considère Simataï comme la section la plus belle de la
grande muraille. L'UNESCO l'a inscrite au patrimoine mondial.
La section de Simataï est l'une des plus escarpée et des plus
abruptes de la grande muraille de Chine au sommet de crêtes
rocheuses en lame de rasoir de la montagne de Yanshan. Son point
culminant est la "tour des lumières de Pékin" situé à 986 m
d'altitude.(Texte et Photos Georges Robert) |
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Le Cap
Canaille...
Dans le sud de la France,
la route des crêtes relie Cassis à La Ciotat par un
itinéraire qui domine la mer du haut d'incroyables falaises culminant à 394m
d'altitude. C'est une région sauvage qui a longtemps eu mauvaise réputation
et où les voleurs de voitures venaient se débarrasser de véhicules devenus
encombrants en les précipitant depuis certains belvédères...! Le touriste
qui se contente d'admirer le paysage est loin de se douter que le site est
un extraordinaire terrain d'aventure pour des équipes de grimpeurs et de
spéléologues qui explorent minutieusement les 8 km de parois très complexes
depuis 1970.
Des voies d'escalade de
grande ampleur et des itinéraires en traversée ont été découvertes,
permettant d'accéder à des balcons inconnus. Depuis la mer, la présence
d'innombrables porches et d'autant d'ombres disséminées dans la paroi
intrigue les curieux. Les observer est une chose, les atteindre en est une
autre...! Il a fallu faire preuve de beaucoup d'ingéniosité pour rejoindre
certains de ces perchoirs spectaculaires d'où la vue est imprenable. La
présence de plusieurs très belles grottes nichées en pleine falaise donne au
site un caractère exceptionnel.
Les photos des grottes sont
visibles dans la deuxième série d'images, rubrique "speleo", "les grottes
du vide" (Textes et Photos Georges Robert)
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Neige et
mer... De la
neige en hiver... Quoi de plus normal ? Pourtant, lorsqu'il
neige sur les bords de la Méditerranée, c'est
un véritable événement qui transforme
le paysage. Au cours de ces dernières années,
j'ai eu l'occasion d'assister plusieurs fois à ce
spectacle étonnant depuis les falaises Soubeyrannes
qui s'étendent entre Cassis et La Ciotat dans
les Bouches du Rhône, tout près de Marseille.
Alors que la panique s'est installée en ville et sur
les routes du département, j'ai pu faire une balade
exceptionnelle en moto sur une route normalement
fermée pour raison de sécurité... Ces
photos qui ont un caractère exceptionnel
complètent un travail photographique que je
mène dans Ces falaises depuis plusieurs
années, en toutes saisons. (Textes et Photos Georges Robert)
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"ZE GOUDES
TYROLIENNE"
510 mètres de traversée
vertigineuse entre « La tête du trou du chat » et le sommet du « Rocher des
Goudes » dans les calanques marseillaises. Cet exploit est l'oeuvre de
l'association Marseillaise "SERAC" qui regroupe des moniteurs de spéléologie
et de canyon et de la société "PROFIL", spécialiste des chantiers
acrobatiques. Sur un plan technique, deux cordes statiques de 10.5mm de 550
mètres chacune ont été tendues à l'aide de "freins-poulies" utilisés en
"spéléo-secours". Six amarrages sur goujons ont été installés de part et
d'autre de la « tyrolienne », assurant une sécurité totale à l'installation.
Comme des araignées accrochées à un fil indiscernable en plein ciel, une
quarantaine d'énergumènes ont traversé l'impressionnant abîme, se balançant
à plus de deux cents mètres de hauteur au-dessus du sol.
L'événement a été relayé par
plusieurs chaînes de télévision et les curieux ont été nombreux à contempler
ce spectacle inhabituel. Un avion de tourisme s'est même approché avant de
quitter précipitamment les lieux par un large virage...! Les temps de
traversée ont été très variables, d'un quart d'heure à plus d'une heure....
(Texte et Photos Georges Robert)
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Pierres
qui brûlent... A
Java, cent cinquante kilomètres
à l'Ouest de Yogjakarta, le petit massif de
Karangbolong s'étire sur une trentaine de
kilomètres le long de l'océan indien.
Malheureusement, le paysage idyllique devient un enfer qui
condamne la région à la destruction si les
autorités ne réagissent pas. Des centaines de
fours à chaux fonctionnent nuit et jour,
brûlant des tonnes de calcaire en dégageant une
épaisse fumée qui retombe sous forme d'une
poussière blanchâtre qui s'insinue partout. Sans
le moindre souci de protection de l'environnement, ces
exploitations détruisent illégalement des
collines qui ont la particularité de receler une
multitude de grottes en cours d'exploration par des
spéléologues Franco-Indonésiens. Les
dégradations ne s'arrêtent pas la ; les fours
nécessitent une grande quantité de bois qui
est arraché sans discernement dans les forêts
environnantes qui sont replantées de bananiers,
papayers et également de « jati », un bois
très utilisé en menuiserie. En une vingtaine
d'années, le paysage a totalement changé. La
forêt dense n'existe plus et les cultures sur
brûlis se sont multipliées alors que dans un
même temps, les flancs du massif ont été
balafrés par une multitude de fourmis humaines qui
travaillent sans relâche.
A l'occasion d'une expédition
spéléologique, j'ai passé un mois dans
une famille qui exploite des fours et j'ai produit un
reportage qui montre le fonctionnement de cette
activité ancestrale qui a fort heureusement disparu
du territoire Français. Des associations
Indonésiennes tentent de la faire interdire, mais le
temps presse et les dégradations sont
irrémédiables. (Texte et Photos Georges Robert)
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S.A.G.A. "The yellow submarine"
À
Marseille, un drôle de sous-marin jaune est abandonné au fond d’un hangar du
quartier de l’Estaque. Ce fleuron de la technologie Française, développé
par L’IFREMER et la COMEX devait permettre d’intervenir sur toutes sortes de
chantiers sous-marins de manière totalement autonome et de lâcher des
plongeurs jusqu’à six cents mètres de profondeur. Le coût exorbitant de son
exploitation a entraîné l’abandon prématuré du projet qui n’aurait été
rentable qu’avec un baril de pétrole à 100 euros, ce qui à l’époque
paraissait totalement fantaisiste.
Développé en France par
l'IFREMER et la
COMEX, le SAGA est le premier prototype d'une nouvelle génération de sous-marins
industriels capables d'intervenir avec plongeurs ou robots à proximité
immédiate du chantier et de façon totalement indépendante de la surface.
Équipé d'un compartiment hyperbare pour 4 à 6 scaphandriers, le SAGA
est un sous-marin de 28 mètres de long, déplaçant 550 Tonnes en plongée et
embarquant six hommes d’équipage. Plusieurs innovations importantes,
notamment en matière énergétique, concourent à donner au SAGA une
autonomie en plongée indispensable pour l'exécution des travaux sous-marins
profonds.
Lancé
en 1987, le SAGA est le premier prototype d'une
nouvelle génération de sous-marins industriels, capables de réaliser des
opérations avec plongeurs ou "ROVs" à proximité immédiate du site de
travail, sans aucune assistance en surface jusqu'à une profondeur de 600 mètres.
SAGA comprend un compartiment hyperbare pour
6 plongeurs en saturation. Plusieurs technologies avancées, notamment en ce
qui concerne la source d'énergie (moteurs Stirling) et le stockage des gaz,
donnent au SAGA une autonomie opérationnelle de plus de deux semaines, sans
faire surface.
(Texte et Photos Georges Robert)
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La Vogalonga
Vénitienne... Tous
les ans en Mai, depuis 1974, Venise est parcourue par une bien curieuse
procession. Toute embarcation utilisant des rames est la bienvenue pour un
périple de plus de trente kilomètres à travers les canaux, en passant par
les îles disséminées dans la lagune. plus d'un millier d'embarcations
hétéroclites effectuent le parcours, "à fond" pour les sportifs et à une
allure de promenade pour une large majorité de participants. Ce jour là,
tout ce qui navigue à la force des bras se donne rendez-vous devant la place
St Marc, attendant impatiemment le départ dans une gigantesque pagaille. Les
gondoles sont là, mais également toute sorte de pirogues, de canots, de
kayaks, de yoles, de barques... Tous les styles, toutes les origines sont
les bienvenues et la Vogalonga est devenue une épreuve internationale
parfaitement organisée qui mériterait d' être davantage connue. (Textes
et Photos Georges Robert) |
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Le GRIMP de
Marseille à l'entrainement dans les calanques...
A Marseille, le Groupement de
Reconnaissance et d'Intervention en Milieu Périlleux (GRIMP) qui est
rattaché au Bataillon de Marins Pompiers a, parmi ses attributions, la
lourde charge d'assurer les interventions de Secours dans le massif des
calanques qui s'étendent entre Marseille et Cassis. Le site
qui est mondialement connu est parcouru en permanence par de nombreux
randonneurs et des adeptes de l'escalade qui disposent à deux pas de la
ville d'un immense terrain de jeu et de milliers de voies à gravir.
Le reportage montre une
équipe du GRIMP à l'entrainement dans une paroi sous la brèche de
Castelvieil au dessus de la calanque d'en Vau. Pour la
circonstance, de gros moyens ont été mis en œuvre et la Sécurité Civile a
procédé à une dépose sur une crête à l'aide du nouvel hélicoptère EC 145
Les sauveteurs venus du ciel ont évacué un "blessé" vers la calanque
d'en vau, en utilisant un brancard spécifique au secours en paroi. Chaque
membre du GRIMP est tenu de participer à un certain nombre
d'entrainements annuels pour conserver la qualification indispensable à des
interventions de secours réel. (Textes
et Photos Georges Robert.) |
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En moto à
Bornéo...
A Bornéo, lorsqu'un pont s'effondre, le seul
moyen de déplacement motorisé encore possible est le scooter.
Suzuki Shogun, Yamaha Jupiter,
deux scooters 125cc 4T - sélecteur de vitesses - grandes roues... Des engins
que l'on imagine partout, mais pas en pleine jungle de Bornéo. Et
pourtant...! Lorsque la forêt a brulé, que les exploitations forestières ont
été fermées, la nature tente de reprendre ses droits et les pistes sont très
vite reprises par la végétation. Lorsqu'un pont s'effondre, les scooters
deviennent les seuls engins qui sont encore capables de circuler...(Textes
et photos Georges Robert) |
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Marseille. Procession pour l'assomption dans le quartier du "Panier".
Tous les ans, le 15
août pour la fête de l'assomption a lieu un défilé traditionnel dans
le quartier du « Panier » à Marseille. Partant de la
cathédrale de « la Major », une procession regroupant plusieurs milliers
de fidèles a parcourt le quartier du « Panier » en transportant une
vierge sortie de la cathédrale pour l'occasion. Le quartier du « Panier »
est habité par de nombreuses familles d'origine Napolitaine qui sont très
pieuses. Sur le parcours, tout le monde veut « toucher » la Vierge sur
laquelle sont accrochées des demandes de protection et des objets à faire
bénir. Sur une esplanade face à la basilique de Notre-Dame de la garde,
la statue est posée quelques instants, le temps de permettre à tout le monde
de venir toucher la Madone tant convoitée. Des enfants sont hissés jusqu'à
elle, souvent en pleurs, indifférents au bonheur que ce contact est censé
leur apporter
Après un périple de deux
heures, La statue retourne sur son piédestal dans la basilique et pour les
retardataires, c'est une dernière occasion de venir se recueillir devant la
Vierge Marie. (Texte et photos Georges robert) |
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NICE - CALVI EN
KAYAK Effectuer la
Traversée Continent-Corse en kayak de mer est un authentique exploit qui
n'est pas souvent renouvelé. La
Méditerranée est considérée
à torts comme un plan d'eau facile alors que les
tempêtes y sont parfois terribles. L'itinéraire
le plus court relie Nice à Calvi, ce qui
représente 93,4 miles soit 173km à vol
d'oiseau et c'est celui qu'ont choisi Dominique Bianchi et
Robert Laugier pour leur tentative.
Cet exploit n'aurait pu être
possible sans la participation d'un voilier d'assistance et
de sécurité, "X travangance", barré par
Bernard Lhuillier de la société GEOCEAN et son
fils Laurent. Les deux aventuriers avaient
décidé de ne jamais monter à bord du
bateau d'accompagnement, et à cet effet, ils ont mis
au point une plate-forme permettant de solidariser les deux
kayaks en les transformant en un catamaran
improvisé qui permets à un équipier
de ne continuer à pagayer alors que l'autre se
détend, effectue quelques mouvements
d'assouplissement, allongé entre les deux
embarcations.
Le périple a été
accompli à une allure régulière de
6km/h environ, un arrêt étant prévu
toutes les deux heures pour le ravitaillement. La tentative
aurait pu échouer à cause d'un stupide
incident mécanique. Le voilier quasiment neuf a perdu
son hélice en pleine mer au bout de quelques heures,
lui ôtant toute manœuvrabilité. Par chance, un
léger vent portant de 6 noeuds était au
rendez-vous et a permis de poursuivre la traversée
qui aurait pu s'arrêter là... 33 heures après le départ de
Nice, les kayakistes étaient à Calvi alors qu'ils avaient tablé sur 40
heures.
Dominique et Robert ont pu constater avec
bonheur que baleines et dauphins fréquentent
toujours la Méditerranée . Leur
présence a permis de rompre la monotonie, notamment
au cours de la nuit. Ils sont arrivés
exténués mais heureux, rêvant
déjà à leur prochain exploit.
(Texte et Photos Georges
Robert)
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