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L’appel des
ténèbres du monde souterrain de Bornéo.
En 2007,
l’aventure continue…
Depuis
plus de 25 ans, des équipes de spéléologues Français explorent à l’Est de
Bornéo un immense territoire complètement inconnu qui livre peu à peu ses
secrets. Chaque nouvelle mission apporte son lot de nouvelles découvertes
qui intéressent des spécialistes de plusieurs disciplines. (Spéléologues,
géologues, archéologues, préhistoriens, biologistes et botanistes…etc). En
2007, la dernière expédition a ramené encore plus de résultats que les
années précédentes (plus de 25km dans des grottes immenses), mais elle a
malheureusement été interrompue prématurément par le décès d’un des porteurs
Dayaks de l’équipe qui a été tué par la chute d’un arbre.
Le
reportage présenté rassemble les dernières photos et peut être complété par
un sujet sur la découverte exceptionnelle de peintures rupestres, par une
série de photos sur la faune cavernicole et par des photos aériennes et
également par les images d’archives. (reportage by Georges Robert) |
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L'étrange
bestiaire du monde souterrain de Bornéo...
Les prémices de l'inventaire
étonnant d'une faune méconnue qui vit au fond des grottes de Bornéo.
Une équipe de spéléologues Français
qui explore les grottes de Bornéo depuis de longues années vient de rentrer
de sa dernière mission avec des résultats exceptionnels. Josiane Lips, la
biologiste du groupe qui a participé l'an dernier à la mission "Santo" au
Vanuatu a prélevé un grand nombre de cavernicoles qui seront étudiés par des
spécialistes du museum d'histoire naturelle à Paris. Araignées, serpents,
scolopendres, scutigères, scorpions, chauves-souris, amblypiges, uropyges,
lézards... une bien curieuse arche de Noé qui mérite que l'on s'y
intéresse... (reportage by Georges Robert)
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Un bien curieux
visage... A
l'occasion de mon dernier voyage à Bornéo en octobre 2006, j'ai eu la chance
de tomber sur un site archéologique exceptionnel. Je cherchais à atteindre
un massif calcaire que j'avais déjà repéré en 1982 lors d'un mémorable raid
en jungle. Par la suite, la zone avait été dévastée par un gigantesque
incendie de forêt et la marche y était devenue quasiment impossible. En
1998, j'avais fait une nouvelle tentative avec une amie et nous étions
arrivés exténués jusqu'à une belle rivière qui devait couler vers le Nord. A
l'époque, nous n'avions pas de cartes précises et nous avions préféré
capituler... En 2006,
tout a changé et c'est par le Nord que je suis revenu dans la région en
remontant une rivière. Effectivement, il y avait des grottes partout, mais
je n'avais pas imaginé, même dans mes rêves les plus fous, de tomber sur une
caverne qui abrite une foison de peintures rupestres, de mains en négatif,
un serpent sculpté et même un très étrange visage aux allures de masque
Africain. Jetez donc un
coup d'oeil sur sur les photos de cette aventure inédite en cliquant sur la
photo ! (Textes et photos Georges Robert) |
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L'océan de pierres...
"Pictures
from the middle of Nowhere..."
A Bornéo, la péninsule de
Mangkalihat recèle un étonnant massif calcaire qui n'a vraisemblablement
jamais été traversé par l'homme. Vu d'hélicoptère, on imagine mal comment
des hommes pourraient trouver leur chemin au milieu d'un tel dédale de
pitons rocheux et de tourelles qui s'étendent sur plusieurs dizaines de
kilomètres. A bord de l'hélicoptère, l'inquiétude du pilote est plus que
palpable... En cas de panne mécanique, il lui serait totalement impossible
d'envisager se poser dans un relief aussi tourmenté truffé de gouffres
béants qui attendent leurs premiers explorateurs. Le sujet peut être
complété par des images de rivières, de pirogues et de grottes recelant de
nombreuses peintures rupestres inédites. (Textes et Photos Georges
Robert.) |
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Les
barjots invisibles du monde souterrain...
Les « fêlés » de la
voûte basse… Aquaphobes et claustrophobes s’abstenir…
Une exploration
spéléologique se termine souvent sur un siphon, une barrière liquide qui
nécessite de lourds équipements de plongée pour s’y aventurer. La plus
élémentaire prudence voudrait que, sans ce précieux matériel, les
explorateurs renoncent…. Et pourtant, pris par la frénésie de la
découverte, certains « spéléos » très expérimentés se lancent dans des
manœuvres extrêmement risquées, en apnée dans des eaux glauques et sans la
moindre visibilité. De telles tentatives ne sont
pas sans risques, le débit des rivières pouvant augmenter très
rapidement à la suite d’un orage. Lorsqu’une galerie s’enfonce sous la
surface de l’eau, il subsiste parfois un minuscule chenal de voûte qui offre
quelques centimètres d’air aux audacieux qui n’hésitent pas à progresser à
tâtons, la bouche collée contre le plafond de conduits souvent étroits.
Ce
genre de pratique ne reste accessible qu’à des gens dotés d’un grand sang
froid et de beaucoup de calme. À Java ou à Bornéo, nous avons sans cesse à
l’esprit l’image d’un serpent venimeux nageant dans les eaux de la
caverne... Un stress de plus à gérer mais qui ne nous a jamais découragés.
Bien évidemment, cette pratique hors normes n'est praticable que par des
spéléologues chevronnés et particulièrement calmes...(Texte
et photos Georges Robert et Bernard Lips) |
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En dansant la
Javanaise... À Java, à une
centaine de kilomètres à l'Ouest de
Jogjakarta, loin de la cohue des touristes, un petit massif
calcaire baigné par l'océan indien serait
resté inconnu s'il ne recelait de magnifiques
cavernes repérées par hasard par des
spéléologues de passage à Karangbolong
au début des années 1980.
La progression au milieu de
collines constituées de centaines de tourelles
caractéristiques étant malaisée, le
trio Anglo-Autrichien précurseur se contenta de
repérer les résurgences et découvrit
Gua Barat et ses premières cascades qu'ils
jugèrent infranchissables. Depuis, plusieurs
expéditions Françaises auxquelles j'ai
participé ont eu lieu et la connaissance du massif
s'est approfondie. La remontée de la rivière
souterraine qui coule dans Gua Barat a permis de ressortir
près de dix kilomètres en amont, ce qui
constitue une extraordinaire traversée
hydrogéologique. Une autre rivière qui
émerge dans la grotte de Jatijajar dont
l'entrée est devenue touristique a également
été explorée sur près de six
kilomètres derrière un court siphon franchi en
apnée. L'exploration est toujours en cours et il est
très probable qu'une entrée supérieure
sera découverte dans les années qui
viennent.
Le plaisir de la
spéléologie est malheureusement
gâché par une catastrophe écologique qui
menace le massif. La culture sur brûlis détruit
une végétation jadis luxuriante et la terre
ravinée par les orages tropicaux disparaît,
happée par les fissures de ce terrain calcaire
où plus rien ne repousse après quelques
années. Les cimenteries sont un autre fléau
qui vient frapper ce petit massif attaqué à sa
périphérie par des milliers d'ouvriers de tous
âges, armés de masses et de barres à mine qui
creusent comme des termites pour arracher les
précieux cailloux qui sont transformés sur
place dans des centaines de fours à chaux artisanaux
qui défigurent le paysage...
(Texte et Photos Georges
Robert)
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Dans les cavernes
inconnues du coeur de Bornéo... (archives) Kalimantan est le nom
donné par les Indonésiens à la partie
Sud de l'île de Bornéo dont ils occupent les
trois quarts de la superficie. Contrairement au Sarawak ou
au Sabah côté Malais, les infrastructures
touristiques y sont quasiment absentes. Il est difficile
d'imaginer un territoire d'une surface équivalente
à celle de la France (539 000km2), recouvert d'une
vaste forêt tropicale difficilement
pénétrable. Les routes y sont presque
totalement absentes et les meilleurs moyens de
déplacements demeurent les cours d'eau qui permettent
d'aller au plus profond de la jungle. Voyager au coeur de
Kalimantan nécessite un tempérament
d'aventurier plus débrouillard que casse-cou.
Le secteur qui est le plus
intéressant est vaste comme deux départements
Français. Il se trouve deux cents kilomètres
au nord de Samarinda sur la péninsule du Mangkalihat.
En 1982, j'ai fait partie de la première
expédition spéléologique à se
rendre dans cette région qui était vierge de
toute exploration. Les découvertes ont
dépassé toutes nos espérances, mettant
en évidence un potentiel karstique hors du commun.
Depuis cette époque, des équipes se
succèdent quasiment tous les étés et ce
sont des dizaines de kilomètres de galeries
souterraines qui ont été découverts.
Au départ de
Sangkulirang sur la mer des Célèbes, nous
avons remonté la « sungai baai » depuis
l'estuaire jusqu'à sa source à Ambolabong.
Plusieurs expéditions ont été
nécessaires pour mieux connaître cet
énorme complexe souterrain dont nous avions
décelé l'existence sur de vieilles cartes au
1/250000è. Après avoir exploré plus de
22km de galeries, nous estimons qu'il en reste davantage
à découvrir. La Grotte de Kepayang
recèle une des plus grandes salles de la
planète (270x100x40m). Des survols en
hélicoptère ont permis de mieux comprendre la
géologie de cet immense massif calcaire et d'orienter
les recherches à partir de la rivière
Bengalon.
L'approche en pirogue en
remontant la « Bengalon » a permis d'explorer une
zone dans laquelle nous n'avions pas encore pu aller.
Presque 200 km de pirogue pour une distance « à
vol d'oiseau « de 96km ont permis de rejoindre l'autre
côté de la chaîne montagneuse que nous
avions observé depuis le ciel. Les monts Marang ont
offert de belles premières et une surprise de taille
attendait les archéologues. Quelques milliers
d'années plus tôt, des hommes
préhistoriques étaient passés par
là, laissant des traces de mains en négatif et
des dessins, comme autant de témoins d'une existence
aujourd'hui disparue. Une fois encore, nous avons eu la
chance de découvrir des immenses grottes
nichées à des endroits incroyables. Gua
Kambing, Lobang Tendoyan, Gua Sedepan offrent des volumes
totalement inhabituels et insoupçonnés.
Les photos qui composent ce
reportage résument 25 ans d'explorations qui n'ont
toujours pas permis d'atteindre le véritable coeur de
ces montagnes composées de milliers de tourelles. Il
faudra encore beaucoup de temps et de gros moyen avant
d'avoir cartographié ce vaste territoire qui demeure
largement inexploré.
(Texte et Photos Georges Robert)
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Les grottes du vide...
La présence de plusieurs très
belles grottes nichées en pleine falaise dans le Cap Canaille donne
au site un caractère exceptionnel. Le porche d'accès le plus spectaculaire
est celui de la grotte du Pendule, une véritable fenêtre naturelle ouverte
sur la mer. La grotte du Drailloun est visible de très loin dans la
partie haute d'une cassure qui entaille la falaise. Cet oeil de cyclope est
la plus difficile des cavernes qui ont été explorées à ce jour dans le
Cap Canaille. Longue de plus de 2km et profonde de 150m elle constitue
un objectif de choix pour les spéléologues de la région qui doivent se
montrer très prudents. La grotte du 14 juillet est la plus facile d'accès.
Elle devient une classique parcourue tous les week-ends par de nombreux
amateurs venant parfois de très loin.
Ce reportage doit être
complété par celui, plus touristique, consacré aux falaises du Cap Canaille
que vous trouverez dans la rubrique "reportages". Toutes ces photos sont le fruit de
dizaines de sorties en toutes saisons depuis de nombreuses années. (Textes et photos Georges Robert) |
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Six pieds sous terre avec les enfants de la lune...
Les jumeaux
Thomas et Vincent Séris sont nés en 1993. C'est à l'âge de deux ans
qu'apparurent sur leurs visages les premières taches de rousseur qu'un
dermatologue diagnostiqua comme étant provoquées par le Xeroderma
Pigmentosum. C'est une maladie rare, qualifiée d'orpheline qui ne touche
qu'une cinquantaine d'enfants en France. La vie quotidienne de ces enfants
est particulièrement contraignante. Tous les lieux qu'ils fréquentent
doivent être protégé de la lumière solaire. Certaines ampoules,
fluorescentes ou halogènes et même certaines flammes sont également nocives.
Ainsi, les sorties en plein air sont le plus souvent nocturnes, les
activités de loisirs également. Dans la journée, les salles de sport ou
d'activité doivent être à l'abri de la lumière solaire. L'association que
leurs parents ont créé organise des activités en tenant compte des
contraintes de la maladie. Du ski de nuit, des balades nocturnes en bateau
sont proposées ponctuellement et un camp d'été est proposé aux familles. Il
y a déjà trois ans que les jumeaux ont découvert la spéléologie qui les
passionne et leur procure de grands moments de liberté. Le reportage les
montre dans leur cadre familial et dans l'aven d'Orgnac en Ardèche, une des
plus belles grottes de France dans laquelle ils ont eu l'occasion de
bivouaquer. (Textes et Photos Georges Robert)
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Glissades
en sous sol... !
Dans la chaleur caniculaire du mois de juillet à
Marseille, nous étions quatre, réunis pour la préparation d'une prochaine
expédition. Au cours d'une pause, nous nous sommes demandé ce que nous
pourrions bien faire pour nous dégourdir les jambes et nous rafraîchir...?
Mis à part un « pastaga » où une mousse bien fraîche, nous ne voyons guère
ce qu'il nous serait possible de faire, à part, peut-être, d'investir dans
un climatiseur...! La mer ? Il faut pousser les « tous-tristes » pour
accéder à la plage et les calanques sont fermées pour cause de risques
d'incendies...! Rapidement, nous en sommes venus à parler ski, mais
l'Australie en un week-end, cela faisait un peu court et skier à Tignes sur
un glacier manquait totalement de piquant et d'originalité...! C'est alors
que nous avons eu l'idée d'aller skier sous-terre dans le Dévoluy...!
Le chourum de la Parza semblait le plus adapté à ce genre de
tentative, mais nous nous sommes rapidement aperçus qu'il était déjà un peu
tard dans la saison.... Malgré la chute de blocs de glace dans le puits,
nous sommes descendus sous terre. Irène Margaritis et Franck Tessier
ont pu réaliser quelques belles descentes à ski dans la nuit des cavernes...
(Textes et Photos Georges Robert) |