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Nue Corinne B. |
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| L'ORIGINE DU MONDE PAR GUSTAVE COURBET ET LE SEXE DE LA FEMME PAR GERARD ZWANG | ||
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![]() L'Origine du monde" peint par Gustave Courbet fut découvert par le grand public à l'exposition "Féminin-Masculin le sexe de l'art" au Centre Georges Pompidou entre le 24 octobre 1995 et le 12 février 1996. Cette peinture commandée par le collectionneur diplomate turc Khalil Bey en 1866 fut longtemps recouverte par un voile vert ou par un autre tableau. Son dernier propriétaire, aussi dissimulateur que les précédents, fut le psychanalyste Jacques Lacan. Le scandale que suscita cette toile réaliste à la fin du XIXe siècle et sa constante dissimulation témoignent de la difficulté et de la complexité des relations entre sexe, art, homme et femme. Depuis 1995, l'œuvre est visible au Musée d'Orsay à Paris et un film de Jean-Paul Fargier retrace l'histoire insolite de ce chef d'oeuvre (coproduction Musée d'Orsay, Ex Nihilo, La Sept/Arte, RMN). Les sexologues pour des besoins de descriptions anatomiques ont toujours dessiné des sexes, témoins "ces parties naturelles externes de la femme" dans le "Tableau de l'Amour Conjugal" par le docteur Nicolas Venette et cette planche dessinée par Jacques Zwang pour le livre du sexologue Gérard Zwang "Le sexe de la Femme" (Editions Pygmalion, 1979). Courbet est ici un peintre réaliste et anatomiste. L'art est thérapie universelle et pour la femme, observer, dessiner, peindre, photographier, filmer la vulve, la déconstruire et la reconstruire peut être un acte politique de libération : gagner la re-connaissance de soi, la confiance en soi, l'estime de soi. Laurence Chanfreau, photographe lesbienne, plus de cent trente ans après Courbet, plus de deux générations après Claude Cahun la pudique photographe écrivaine lesbienne, est dans cette démarche d'appropriation de sa liberté en emprisonnant la vulve dans l'appareil photographique. Elle n'échappe pas à l'air du temps où le sexe émerge autant dans l'espace et la parole publics que dans la chambre à coucher. Laurence Chanfreau n'échappe pas à sa condition de lesbienne occidentale où pour se re-connaître, elle s'inspire du dessin anatomique de l'origine du monde et d'un certain univers gay, objectif afficheur du pénis. Avec Laurence Chanfreau s'expose la frontière artificielle entre imagerie médicale, artistique, érotique et pornographique. Peut-être comme dans les années 1880 à 1970 où certaines lesbiennes portaient cravate et monocle pour s'affirmer dans un monde de mâles, Laurence Chanfreau est-elle "contrainte" de revendiquer le Nu et le Cru de la Vulve pour accéder à notre devise républicaine tant bafouée : "liberté égalité fraternité". En d'autres termes faut-il que la femme soit soldate décorée ou inconnue et montre son Con avec fierté comme le pouvoir mâle pour être l'égale de l'homme ? Peut-être. Faut-il le regretter ? A cliquer sur son site nous ne le regrettons pas. Ci-dessous, un extrait du remarquable livre du sexologue Gérard Zwang "Le Sexe de la Femme", Editions Pygmalion, 1979, qui revendique la pilosité du Mont Vénus, des aisselles et des jambes de la femme.
Extrait du livre de Gérard Zwang "Le Sexe de la Femme", Editions Pygmalion, 1979, page 249 et suivantes. |
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Bibliographie : Bonnet Marie-Jo : Les Deux Amies, Essai sur le couple de femmes dans l'art, édtions Blanche, 2000 Liens lesbiens : ??? |
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