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Le stress
Un peu d'histoire...
La notion
de "stress" vient du latin
stringere qui signifie "rendre raide", "serrer", "presser" a été rendue
populaire autour des années 1940 par un endocrinologue autrichien Hans Selye.
Il le
décrit comme le moyen physiologique et psychologique mis en œuvre par une
personne pour répondre à un événement donné et l'a caractérisé
comme étant "un changement brutal survenant dans les
habitudes d'une personne, jusque-là bien équilibrée, qui est susceptible de
déclencher un bouleversement dans sa structure psychique et même somatique (le
corps)."
Hans Selye a analysé les
différentes étapes de ce processus et en identifié trois principales sous le nom
de Syndrome Général d'Adaptation :
1 - La
phase d'alarme : le stress à court terme.
L'énergie du corps est mobilisée pour une réponse en
urgence. On connaît tous, par exemple, la panne de réveil
provoquant une brusque montée d'adrénaline qui va permettre de répondre en urgence à la situation stressante.
2 - La phase de résistance :
le stress persiste.
Si l'agent stressant persiste,
notre organisme va essayer de
rassembler des ressources pour trouver un nouvel
équilibre. Cette phase peut
s'accompagner de tensions corporelles, mentales et émotionnelles
conduisant à une sensation de malaise. Les premiers signes d'anxiété
apparaissent.
3 - La phase d'épuisement : le stress devient
chronique.
Si la situation dure trop longtemps,
ou si de nouveaux agents stressants viennent s'y ajouter,
l'organisme se fatigue.
L'énergie d'adaptation
s'affaiblit, le corps s'épuise mettant en péril notre santé avec baisse de
l'immunité et risque d'apparition de pathologies.
Un constat alarmant...
D'après une étude récente réalisée par
la Caisse Nationale d'Assurance Maladie,
les Français sont les premiers consommateurs d'antidépresseurs et
de tranquillisants en
Europe.
Mercredi 12 mars 2008 a été remis au ministre du travail, Xavier
Bertrand, le rapport Légeron concernant le stress au travail. Il fait
état d'une réalité taboue, enfin dévoilée :
la souffrance au travail
existe dans notre pays. Au niveau professionnel, 44% des français se disent stressés et
18% le sont à des niveaux élevés dangereux pour leur santé
(sondage TNS-SOFRES, avril 06). Il est directement lié aux
objectifs à atteindre, à la réactivité demandée, à la complexité des
tâches et à l'absence, souvent fréquente, du droit à l'erreur.
Il est devenu la principale cause d'absentéisme
(Lire l'article sur
le syndrome du
Burn Out ou épuisement professionnel).
En 2006, le coût du stress professionnel s'est élevé
à 51 milliards d'euros
(estimation CGC).
Par ailleurs, il faut savoir que si la réaction biologique au
stress est la même chez tout le monde, les situations le provoquant sont
en revanche subjectives. C'est bien souvent notre perception d'une
situation au travers du filtre de nos croyances et de nos
peurs, et pas la
situation elle-même, qui cause notre stress. Il est cependant
possible d'apprendre à mieux le gérer en changeant cette
perception par une libération de la charge émotionnelle associée
aux événements vécus comme stressants.
"Les gens sont troublés non par
les choses mais par l'image qu'ils s'en font"
(Epictète)
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