| A gauche ,ci-dessous, Dacine la poètesse du Hoggar, l'égérie de Moussa Ag Amastane, se faisait accompagner lors de l'Ahaal, de trois autres Targuias jeunes et jolies avec un fort grand air. ( Smara, Icouten et Rhari ). L'Ahaal sorte de cour d'amour , réunion poètique où se rencontraient tous les jeunes nobles . | ||
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"Les deux instruments principaux : la vielle monocorde imzad ou anzad, faite d'une demi-calebasse ou d'une écuelle en bois recouverte d'une peau de bouc , d'un manche et d'une corde en crin de cheval ( anzad = " cheveux, poil " en tamacheq )et le tindé ou tendey, mortier à piler le mil recouvert d'une peau de bouc.
Ces instruments ont un caractère commun, reflet de la vie nomade : ils sont éphémères. On les construit pour une occasion précise , après quoi leurs éléments constitutifs retrouvent leur fonction première ; celle de la vie quotidienne.
Autre originalité ; ces instruments ne sont joués que par des femmes...Une femme ne chante jamais avec l'anzad, mais uniquement avec le tindey, accompagnée d'un coeur de femme....
Il existe cependant des variantes régionales, dues à l'influence des cultures sédentaires voisines, qui coexistent avec la musique traditionnelle.C'est ainsi que dans la zone du fleuve Niger, au Mali, on rencontre des griots Touaregs professionnels chanteurs et joueurs de " tahardant ", sorte de luth à trois cordes, dont la musique est rapprochée de celle des Peuls. "
( François Borel , Ethnomusicologue )
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