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Yves Nourissat, Les Atomes existent-ils ? : Nous avons été habitués

Que faut-il penser des particules élémentaires ? : Dans un précédent

Un extrait de la critique de la relativité générale tiré et traduit de l’ouvrage Einstein and modern physics de N.M. Gwynne, trad. Yves Nourissat, 37, rue Diderot, 21000 Dijon : critrela.htm

La cosmogonie et la cosmologie bibliques géocentriques découvertes par Fernand Crombette : Il peut sembler

Dominique Tassot, La vérité l'emportera un jour : Science ou bon sens ?

L'explication du paradoxe des jumeaux de Langevin : jumeaux

André Neuvy, La théorie de la Relativité d'Einstein ne serait-elle qu'une fascinante chimère : http://perso.wanadoo.fr/thomiste/neuvyrel.htm

Etienne Broens, tout l'édifice relativiste repose sur l'interprétation frauduleuse par Lorentz des expériences de Michelson et Morley : http://perso.wanadoo.fr/thomiste/broensrl.htm

Les expériences de Michelson sur la vitesse de la lumière : Cet article vise

L’expérience probante et décisive de Michelson et Gale de 1924 : L'EXPÉRIENCE PROBANTE ET DÉCISIVE DE MICHELSON ET GALE

Yves Pierre Dequenes, Galilée, Newton et Einstein : Galilée

La cosmologie et la physique de saint Thomas d'Aquin selon le P. de Tonquedec : http://perso.wanadoo.fr/thomiste/tonqueth.htm

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UNE CRITIQUE DE LA THÉORIE DE LA RELATIVITÉ

par Yves Nourissat, polytechnicien (X61)

 

La théorie de la relativité imaginée par Einstein est admise par la majorité des physiciens, qui s'en servent dans leurs calculs. Il peut sembler hardi de la critiquer à contre-courant de l'opinion contemporaine. Cependant nous voulons dire d'emblée que nous ne sommes pas seuls, et qu'il existe un réseau de physiciens antirelativistes qui compte des membres dans de nombreux pays. Ce que nous allons essayer de montrer, c'est que la théorie de la relativité est une échappatoire mathématique au géocentrisme, qu'elle heurte le bon sens, qu'elle n'est pas vérifiée expérimentalement, qu'elle a égaré la physique hors des voies du réel depuis près d'un demi-siècle et qu'il est nécessaire d'en faire l'économie si l'on veut rebâtir une physique cohérente et réaliste. Nous ne rentrerons pas dans les développements mathématiques, mais resterons dans le domaine des principes pour être accessible à tous.

Pour bien comprendre le but poursuivi par la théorie de la relativité, il faut se remémorer les circonstances qui l'ont vue naître. Le premier Prix Nobel américain, Michelson, avait essayé, d'abord seul, en 1881 à l'observatoire de Postdam, près de Berlin, puis en 1887 avec Morley à Cleveland (Ohio, USA) de mettre en évidence la vitesse supposée de la terre autour du soleil au moyen d'un appareil appelé interféromètre. Nous ne rentrerons pas dans les détails pour expliquer le fonctionnement de cet appareil, mais dirons seulement que dans celui-ci la vitesse hypothétique de la terre de l'ordre de 30 km/s devait se composer avec celle de la lumière de 300.000 km/s et donner lieu à un déplacement de franges d'interférences selon l'orientation. L'expérience était faite en partant du principe que la lumière est une vibration d'un milieu impondérable mais réel appelé éther par tous les physiciens de l'époque. Ce même milieu transmet les ondes radioélectriques, la chaleur, le magnétisme et même pensons-nous, la gravitation. Michelson s'attendait à ce que la vitesse de la lumière se compose avec celle de la terre comme celle du son se compose avec celle du vent.

Or Michelson trouva une valeur de déplacement des franges de l'ordre du huitième de la valeur attendue. Ce résultat plongea les physiciens de l'époque dans un abîme de perplexité. Certains, comme Becquerel, pensèrent que la terre était quasi immobile dans l'espace ; d'autres imaginèrent que l'appareil se contractait dans le sens du mouvement hypothétique de la terre autour du soleil. Mais leur opinion fut infirmée par d'autres expériences faites avec un interféromètre en bois, qui donna les mêmes résultats contrairement à ce qui était attendu. C'est alors qu'Einstein proposa l'explication selon laquelle, à l'opposé de ce qui était admis à l'époque, la vitesse de la lumière ne pouvait pas dépasser une valeur limite [et varier en deçà ?] et par conséquent ne pouvait entrer en composition avec une autre vitesse. Il supposait de plus que la lumière n'était pas une vibration de l'éther, mais était constituée de "grains d'énergie" se déplaçant dans le vide, qu'il appelait des photons. Cette hypothèse du photon avait été proposée pour rendre compte de l'effet photo-électrique découvert par Hertz sur lequel nous ne nous étendrons pas dans le cadre de cet article. C'est sur ce point de départ qu'a été établie la théorie de la relativité.

Tout l'édifice mathématique qu'elle constitue, et qui avait été élaboré en partie par Lorentz avant Einstein, en découle. Avant de nous étendre plus longuement sur cette question, nous voudrions faire remarquer que contrairement à ce que l'on aurait dû attendre logiquement, ce n'est pas l'opinion de Becquerel (qui aurait dû conduire à un retour au géocentrisme), mais celle d'Einstein qui a prévalu et qui a conduit à la cosmologie aberrante de notre époque.

Montrons d'abord en quoi la relativité heurte le bon sens. C'est en premier lieu en affirmant que la vitesse de la lumière ne peut entrer en composition avec une autre vitesse. En effet, si l'on admet que la vitesse de la lumière est finie et égale à 300.000 km/s environ comme le montre l'expérience, on voit qu'un observateur qui va à la rencontre d'une source lumineuse entre en composition avec la vitesse de la lumière qui en provient, si faible que soit cette composition. Ceci en admettant l'explication classique de la lumière comme une vibration de l'éther. Mais même si l'on admet, comme le prétend Einstein, que la lumière est composée de photons, on voit qu'il est contraire au bon sens de supposer que leur vitesse ne se compose pas avec celle de la source, car on sait bien que le projectile tiré par un avion de combat a une vitesse réelle résultant de l'addition de celle de l'aéronef et de celle du projectile dans le canon. Nous croyons donc que, quelle que soit l'hypothèse faite sur la nature de la lumière, le postulat de base de la relativité est contraire au bon sens/

Cette première contradiction donne naissance à d'autres contradictions que l'on trouve dans la théorie de la relativité. En effet, Lorentz avait montré que si l'on admet pas la composition des vitesses, on est conduit mathématiquement à admettre une contradiction des longueurs pour les objets qui se déplacent à une certaine vitesse, et une dilatation des temps pour ceux-ci. Or ceci est illogique et impossible à prouver. Commençons par la contraction des longueurs. Notons d'abord que la vitesse n'est pas une cause physique et ne devait donc pas avoir d'effet physique. Les physiciens comme Fitzgerald et Lorentz qui avaient indiqué que l'appareil de Michelson se déformait, avaient fait cette hypothèse en pensant au "vent- d'éther". Or dans la théorie d'Einstein il n'y a plus d'éther. Il ne peut donc y avoir de cause physique analogue à la résistance de l'air éprouvée par un automobiliste. Cette contradiction est de plus invérifiable car, pour mesurer une longueur, il faut comparer celle-ci avec un étalon et celui-ci serait soumis à la même contraction.

Venons-en à la dilatation des temps. Selon la théorie de la relativité, il n'y a pas de temps absolu. Le temps mesuré par une horloge varie ainsi avec la vitesse. Ceci conduit à la fameuse hypothèse de Langevin : un homme emporté par une fusée hors de la terre vieillit moins vite que son frère. Mais l'inverse, lui aussi devrait se vérifier du point de vue du frère dans la fusée, puisqu'il n'y a pas de référentiel privilégié, ce qui est contradictoire.

Nous croyons donc que même si, mathématiquement, il est possible de nier la composition des vitesses et d'en déduire une contraction des longueurs et une dilatation des temps, ceci est physiquement impossible à vérifier, contraire au bon sens et contradictoire.

Déjà en 1930, Jeans remarquait : " A vrai dire, cet espace n'est pas celui de l'astronomie : c'est un espace purement mathématique [i.e. un être de raison, et non pas un être réel] et probablement entièrement fictif, auquel l'espace et le temps astronomique sont inextricablement et également associés. Pour être absolument exact, il faut dire qu'il y a quatre associés : les trois premiers sont les dimensions de l'espace ordinaire, longueur, largeur, hauteur ; le quatrième est le temps ordinaire mesuré d'une manière analogue à celle de la mesure de l'espace (une année de temps correspondant à une année lumière de l'espace, et ainsi de suite) et ensuite multiplié par la racine carrée de - 1. Cette multiplication est le point caractéristique de toute la théorie ; . Est un nombre imaginaire, comme disent les mathématiciens puisque aucun nombre multiplié par lui-même ne peut donner - 1. Or, c'est seulement quand le temps est mesuré par rapport à une unité imaginaire de année qu'il existe une véritable association à titre égaux, entre temps et espace. Ceci nous prouve que cette association est de pure forme, ce n'est qu'une fiction imaginée par les mathématiciens pour leur commodité [retenons bien que pour un mathématicien la distinction entre ce qui est réel ou de raison ne présente aucun intérêt]. S'il en était autrement, notre conviction instinctive que le temps est quelque chose d'essentiellement différent de l'espace ne trouverait aucune base dans l'expérience et se serait évanouie depuis longtemps (L'Univers, Payot, Paris 1930, p. 60, cité par F. Crombette dans "Galilée avait-il tort ou raison ?", T. 1, p. 217)".

Il n'est donc pas étonnant que la théorie de la relativité contienne une certaine logique mathématique, arrive même à rendre compte de certains phénomènes sur ce plan, mais conduise à des conséquences insensées.

Passons maintenant aux prétendues vérifications expérimentales de la relativité. Nous commencerons par la théorie de la relativité restreinte et finiront par la théorie de la relativité généralisée. Le physicien français Sagnac avait proposé en 1913 un dispositifs sustenteur d'un interféromètre placé sur un plateau tournant. Cet appareil met en évidence d'une façon très simple la composition de la vitesse de la lumière avec celle du plateau. Les mesures de déplacement des franges faites en admettant la réalité de l'éther et le principe de composition des vitesses sont conformes à celles qui sont attendues. Il est vrai que dans les ouvrages de relativité on retrouve la même formule, mais faisant appel à la contraction des longueurs et à la dilatation des temps. Aussi dans ce dispositif, il apparaît plus logique d'admettre la composition des vitesses, contrairement au postulat d'Einstein, plutôt que l'explication relativiste. Michelson fit avec Gale, en 1924, une expérience destinée à mettre en évidence le mouvement de la terre sur elle-même. Le principe de cette expérience est de mesurer par des interférences lumineuses, la différence entre les vitesses périphériques de deux points de la terre situés sur deux parallèles distants de 334 mètres, grâce à leur composition avec la vitesse de la lumière. Ceci fut réalisé dans un interféromètre géant qui avait été installé à Chicago. Là encore, comme pour l'expérience de Sagnac, les mesures faites en faisant l'hypothèse d'une composition de vitesses sont conformes aux calculs à 2 % près. Cette deuxième expérience de Michelson montre à l'évidence que celle de 1887 avait été mal interprétée. En effet, s'il a pu mesurer en 1924 le mouvement très lent de la terre sur elle-même par rapport à l'éther immobile, a fortiori, il aurait dû mettre en évidence le mouvement hypothétique autour du soleil considérablement plus rapide. Nous avons ici, indépendamment des erreurs de la relativité, la preuve éclatante du géocentrisme.

Enfin, notons que même si l'on ignore l'expérience ancienne de Sagnac et celle presque inconnue de Michelson et Gale, il existe un dispositif appelé "gyrolaser" qui équipe de nombreux avions et missiles pour permettre de connaître leur position. Le fonctionnement de cet appareil inspiré de celui de Sagnac se comprend très facilement par la composition de la vitesse de la lumière avec celle du montage qui la contient. Alors que, nous l'avons vu, l'explication relativiste est contradictoire.

En conclusion, nous voyons bien qu'il existe des expériences qui ne peuvent s'expliquer logiquement que par la composition de la vitesse de la lumière avec une autre vitesse.

Venons-en à la relativité généralisée. Selon cette théorie, on devait s'attendre à ce que les rayons lumineux soient déviés par les masses et on aurait dû trouver une explication au déplacement du périhélie de Mercure. Une vérification de la première hypothèse était attendue de mesures faites pendant des éclipses totales du soleil sur la déviation des rayons lumineux provenant des étoiles rasant l'astre du jour. Or, d'une part les résultats ne sont pas en faveur des calculs d'Einstein, d'autre part, ce physicien reconnaissait lui-même que la déviation lumineuse s'expliquait aussi bien par l'effet Courvoisier de réfraction par la couronne solaire. En ce qui concerne le déplacement du périhélie de Mercure, les calculs d'Einstein ne sont pas rigoureusement conformes aux observations, et de toutes façons ils ne s'appliquent pas aux autres planètes. Il semble donc difficile d'admettre que la relativité généralisée "explique" les phénomènes naturels.

Si la relativité ne rend compte correctement ni des expériences de laboratoires, ni des phénomènes naturels, il n'est pas étonnant qu'elle ait égaré la physique contemporaine, bien que celle-ci s'en réclame. En supprimant l'éther, Einstein a coupé la relation entre la physique mathématique et le réel. En effet, si l'on prend par exemple, les équations de Maxwell qui décrivent correctement les ondes électromagnétiques, celles-ci n'ont de sens physique qu'en admettant l'existence de l'éther, milieu tourbillonnant et réel qui a conduit l'excellent physicien écossais à les imaginer. Elles perdent toute signification physique si l'on renonce à l'existence de l'éther. Supposer que la lumière est constituée de photons se déplaçant dans le vide est illogique et contraire à l'expérience. En effet, si la lumière est constituée de photons se déplaçant dans le vide, on ne voit pas pourquoi celle-ci a une vitesse finie que l'on mesure, et non pas infinie. De plus il est impossible  d'expliquer par la théorie des photons le phénomène des interférences, sauf en admettant qu'un même photon par deux trous à la fois. La notion même de vide est contradictoire, car on ne peut dire que le "vide" existe et a des propriétés magnétiques et électriques.

Les physiciens actuels prétendent que la théorie de la relativité est prédictive et mettent cette prédictivité à son crédit. A notre sens, ceci n'est pas probant, car nous avons vu que mathématiquement il revenait au même de nier la composition des vitesses et de supposer contraction des longueurs et dilatation des temps. S'il existe réellement des phénomènes où il y a dépassement de la vitesse de la lumière, on peut donc mesurer leurs effets en faisant les hypothèses relativistes sans que celles-ci soient conformes à la réalité.

Développer ce thème déborderait le cadre de cet article. Disons seulement que si l'on veut faire de la bonne physique il faut revenir aux conceptions qui régnaient au début du siècle dernier sur la nature éthérique de la lumière, de la chaleur, du magnétisme et de l'électricité. Ceci ne peut être admis que si l'on accepte une conception géocentrique de l'univers rendant compte de l'expérience de Michelson et Morley pour conserver l'existence de l'éther.

Une physique réaliste qui ne serait ni celle d'Aristote, ni la physique actuelle est possible à condition de renoncer à l'héliocentrisme et donc au système de Copernic. C'est aussi toute la cosmologie issue de ce système qui est à revoir. Nous pensons qu'il est possible de rendre compte de toutes les observations qui ont été faites depuis de XVIe siècle en admettant que l'univers est sphérique, fermé et géocentrique.

Comme le montrent bien les relativistes, c'est Copernic qui a ouvert la voie au relativisme et, à longue échéance, à la théorie de la relativité. La conception géocentrique seule conforme au réel et à l'Écriture permet seule également d'échapper au relativisme philosophique qui avait vu le jour au XVIe siècle. On ne peut donc reconstituer la philosophie et la science qu'en reconnaissant la notion d'absolu qui est garantie par l'Écriture, aussi bien dans le domaine cosmologique que dans le domaine moral. On ne bâtira donc la civilisation chrétienne qu'en abandonnant les conceptions hostiles de la science actuelle et en revenant à la distinction fondamentale et biblique du ciel et de la terre.

 

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Les atomes existent-ils ?

par Yves Nourissat, polytechnicien (X61)

 

Nous avons été habitués dès le plus jeune âge à considérer les atomes comme des réalités, aussi bien en physique qu'en chimie. Nous parlons ainsi de bombes atomiques et d'énergie nucléaire sans chercher à percer ce que recouvrent réellement ces notions. Personnellement nous avons toutefois été amené à douter de l'existence des atomes et des particules élémentaires et aimerions faire partager ces doutes au lecteur.

Ce n'est que récemment que nous avons fait cette démarche. Dans notre étude de l'éther (1), nous avions encore adopté la conception de Lord Kelvin reprise par F. Crombette des atomes tourbillon d'éther. Mais la lecture du livre de Maurice Olivier " Physique moderne et réalité " (2) et du commentaire de notre " Somme théologique " affirmant que les scolastiques, à la suite d'Aristote, pensaient que la matière était indéfiniment divisible, nous a fait changer d'avis. Par ailleurs, nous avons été conduit à rejeter les notions d'électrons et de photons pour adopter un point de vue considérant que l'électricité et la lumière sont des mouvements de l'éther.

Étudiant la question sur un plan historique, nous nous sommes rendu compte que l'atomisme n'était pas une conception moderne mais la reprise par les modernes d'une philosophie d'abord hindoue, puis grecque et romaine. En outre, nous avons étudié le livre de Jean Perrin " Les Atomes " qui est censé apporter les preuves définitives de l'existence de ceux-ci, sans être réellement convaincu et avons pris conscience du fait qu'à partir de 1895 la quasi unanimité des physiciens et des chimistes s'étaient ralliés sans raisons nécessaires à la conception atomique de la matière.

Nous allons reprendre maintenant avec plus de détails ce que nous venons d'avancer brièvement. C'est en Inde qu'est apparue pour la première fois une philosophie atomique, mais ce sont surtout ses adeptes grecs que nous connaissons. Pour tous ces philosophes la réalité est constituée d'un nombre fini d'espèces d'atomes eux-mêmes en nombre infini qui peuplent un vide également infini et sont animés d'un mouvement continuel. Les atomes sont si petits qu'ils échappent à nos sens et leurs formes sont variées.

Les atomistes rejettent les notions de créations - les atomes sont éternels - et de providence - l'univers n'est pas gouverné par les dieux. Enfin, pour eux, l'univers n'est ni orienté ni ordonné.

Il ne faut pas croire que les thèses atomistes aient fait l'unanimité des païens. Aristote rejetait la notion de vide, dans lequel aucun mouvement ne peut être repéré, et professait un ordre naturel de l'univers. Galien rejetait également l'atomisme, de même que les Pères de l'Église, en particulier Lactance. Plus tard les scolastiques mettent en avant les notions de substances continues indéfiniment divisibles et condamnent la tentative de réhabilitation de l'atomisme de Nicolas d'Autrecourt. Ils adoptent une vision de la réalité proche de l'hylémorphisme [corps composé de matière et de forme], de l'aristotélisme [et du thomisme] et du langage de la Bible. Ils sont partisans d'un univers sphérique géocentrique et ordonné. Enfin, pour eux, la matière première des corps est inconnaissable puisqu'elle a été créée par Dieu qui seul la connaît. Nous voyons donc que ces grands esprits qu'étaient les docteurs médiévaux ont complètement rejeté l'atomisme.

Ce n'est qu'au XVIe siècle que l'atomisme réapparaît dans l'œuvre de Galilée qui élabore une théorie corpusculaire de la lumière, et risque le bûcher, selon Pietro Redondi dans son " Galilée hérétique " (3), pour remettre en cause la transsubstantiation dans la définition de l'Eucharistie à cause de ses conceptions atomistes.

Au XVIIe siècle, Descartes ["inutile et incertain", selon Blaise Pascal dans ses " Pensées "] adopte une conception mécaniste de la réalité, Gassendi reprend les conceptions d'Épicure et Newton développe une théorie corpusculaire de la lumière dans son optique.

Au XVIIIe siècle, Bernoulli imagine la théorie cinétique des gaz où ceux-ci sont conçus comme formés de molécules en mouvement incessant qui s'entrechoquent.

Au XIXe siècle, Fresnel imagine la théorie ondulatoire de la lumière qui permet de comprendre les phénomènes d'interférences alors que la théorie corpusculaire de Newton ne le peut pas ; et Dalton utilise l'atomisme en chimie pour expliquer la loi des proportions définies. La conception atomique gagne du terrain en chimie malgré l'opposition de Berthollet et Berthelot. En 1895, à part Duhem, la quasi unanimité des chimistes et des physiciens se sont ralliés à l'atomisme. A la même époque, J. J. Thomson imagine l'atome d'électricité qu'on appellera l'électron et fait triompher la conception électrique de la matière qui aboutit à l'atome planétaire de Rutherford, puis de Bohr.

Pourtant cette conception reste très critiquable : elle conduit à deux modèles d'atomes en physique, l'un plein pour la théorie cinétique des gaz, l'autre quasiment vide avec le noyau et les électrons planétaires, et un modèle en chimie doté de "liaisons" pour s'unir à ses voisins. Le seul fait que ces modèles soient dotés de propriétés contradictoires serait déjà une preuve qu'ils ne correspondent pas à une réalité. Mais le modèle planétaire ne permet pas de comprendre les états solides et liquides puisque, comme nous venons de le dire, il est quasiment vide [il ne tient donc pas ou il n'a aucune stabilité, aucune unité - ce qui, dit-on, hantait Einstein]. De plus on ne sait pas quelle est la cause du mouvement des électrons autour du noyau [un mouvement de rotation ne s'explique pas par lui-même, car il n'a ni commencement ni fin].

Il est vrai que la théorie cinétique des gaz rend compte de l'augmentation de pression due à une augmentation de température, mais c'est au prix d'une grande complication mathématique. Il serait beaucoup plus simple de se reoprésenter les gaz comme des fluides élastiques continus et indéfiniment divisibles. On s'explique mieux alors que les mélanges de gaz ne se séparent pas sous l'effet de la pesanteur.

On nous objectera que le formalisme atomique fonctionne bien en chimie. Mais les équations des réactions sont avant tout macroscopiques et expriment la lois des proportions définies. Elles restent valables si les corps sont indéfiniment divisibles. De plus, il est évident que les éléments perdent leur identité lorsqu'ils s'unissent pour former un corps pur : ils y sont présents virtuellement. Enfin, nous pouvons remarquer que les corps purs n'existent pas dans la nature. Ils contiennent toujours des "impuretés" [conséquence de la chute originelle ?]. Ceci montre bien que les formules chimiques sont des fictions réductrices de la réalité.

Nous voudrions terminer notre démonstration par un argument scolastique : on ne peut pas créer du continu à partir du discontinu [bravo !]. Or c'est bien ce qu'essaient de faire les partisans de l'atomisme.

Notre point de vue a trouvé une confirmation excellente dans des expériences faites par le Docteur Benveniste à l'INSERM de Clamart en 1988, montrant que des doses de médicaments très inférieures à une "molécule" sont malgré tout efficaces en biologie (4).

Si nous passons maintenant du point de vue de la conception de la matière à celui de la cosmologie et de la cosmogonie, nous voyons que les erreurs des atomistes antiques ont été reprises par les modernes [ou modernistes] : l'univers infini avec Newton, l'absence de direction privilégiée avec Einstein et le Bing Bang avec le chanoine Lemaître.

Enfin, si nous abordions la question de la foi, nous constaterions que, comme sa version antique, l'atomisme moderne va de pair avec un athéisme au moins épistémologique. Nous réservons pour un prochain article la critique des particules élémentaires qui sont censées constituer les atomes.

 

1) L'Éther, agent universel des forces de la nature, Réf. 7.03 (12 Euros), CESHE - France, B.P. 1055 - 59011 LILLE Cedex (le numéro de Science et Foi : 8 Euros).

2) Éditions du Cèdre, Paris, 1962.

3) Éditions Gallimard - selon le chercheur italien, la condamnation de l'héliocentrisme aurait été une mesure de clémence permettant de semoncer Galilée sans avoir à lui intenter le véritable procès en hérésie qu'il méritait.

4) Nature, vol 333, juin. Les expériences portant sur des cultures de cellules ont montré l'efficacité de dilutions à un taux fantastique.

 

Que faut-il penser des particules élémentaires ?

par Yves Nourissat, polytechnicien (X61)

(Suite du précédent article)

 

Dans un précédent article, nous avions indiqué comment nous avions été amené à douter du fait que les corps étaient composés d'atomes comme on l'entend dire universellement de la bouche des spécialistes et nous promettions aux lecteurs de notre revue [Science & Foi] d'indiquer notre pensée sur les particules élémentaires.

Ceux-ci ne seront pas surpris de nous entendre affirmer que ces particules sont des fantômes autour desquels ont fait beaucoup de bruit mais qu'aucun physicien n'a observé directement. Ceci n'est pas étonnant car l'atomisme est une philosophie du discontinu et du hasard à l'inverse de l'aristotélisme qui est une physique du continu et de l'ordre de la nature. La véritable physique chrétienne est donc la philosophie scolastique et l'atomisme est, comme l'avient bien vu les jésuites au XVIIe siècle au moment de sa réapparition dans les milieux scientifiques, incompatible avec la foi et la philosophie chrétienne.

Nous allons maintenant passer en revue les différentes particules et montrer en quoi leur existence pose problème.

La première particule dont on a cru prouver l'existence est l'électron que Faraday avait prévu comme étant l'atome d'électricité. C'est Crookes qui a le premier supposé son existence dans les tubes cathodiques et J.J. Thomson qui a cru en mesurer les caractéristiques telles que la masse et la charge. En effet, ce choix a été fait de façon arbitraire, et fut peu heureux, mais à l'époque ils n'avaient pas les moyens de ce choix.

Notons tout d'abord que notre savant a privilégié l'électricité négative comme étant capable de véhiculer un courant électrique en excluant l'électricité positive. Ceci paraît tout à fait arbitraire. D'autre part, pour admettre que l'électron a une masse, il faudrait que l'électricité soit une substance [i.e. quelque chose de physiquement bien réel]. Or rien n'est moins sûr. En effet, lorsqu'on met en présence deux corps électrisés respectivement positivement et négativement, lorsqu'il sont en contact, les charges s'annulent si elles sont égales et il ne reste pas d'électricité. L'électrisation des corps est donc un état ou une qualité de ceux-ci, mais n'est en aucun cas le fait d'une substance particulière.

Ce ne sont pas les électrons, mais l'impulsion qui les ébranle qui est censée se déplacer à la vitesse c. Kirschof a mesuré la vitesse d'un courant électrique le long d'un conducteur et a observé qu'elle était égale à celle de la lumière. Ilk semble difficile d'admettre que des particules dotées de masse se déplacent à cette vitesse. Si la théorie de la relativité restreinte était vraie, les électrons auraient alors une masse infinie, ce qui montre l'incohérence de la physique officielle. Ce n'est pas parce que l'on a trouvé plus tard un"positon" que la question de l'électron est simplifiée, car on ne sait pas de quelle substance ils seraient constitués et qui leur aurait donné une forme pour en faire des corps indivisibles (1).  

La question devient encore plus complexe si l'on admet l'existence du proton. Chacun sait que celui-ci est la particule constitutive, selon Lord Rutherford, du "noyau" de l'atome. Nous avons déjà dit dans l'article précédent ce que le modèle planétaire de l'atome avait d'irréel. En effet il est quasiment vide alors que la matière est pleine ; il contient un noyau formé de protons (et de neutrons comme nous le verrons par la suite) qui devraient se repousser selon les loi de l'électrostatique si l'on avait imaginé une force pour assurer leur réunion. Mais on ne s'est jamais demandé quelle autre force mystérieuse le maintient au milieu des orbites électroniques. Enfin ces orbites posent elles-mêmes des questions insolubles, car on ne connaît pas la cause du mouvement des électrons et Bohr a été obligé de faire une hypothèse absolument incohérente avec ce que l'on sait de la physique de l'électricité pour expliquer que ceux-ci ne produisent pas un champ magnétique en tournant et de ce fait ne "tombent" pas sur le noyau en perdant de l'énergie.

On voit donc que ce modèle d'atome a de discutable, que ce soit celui de Rutherford ou celui de Bohr, et le plus étonnant est encore que des centaines de milliers de chercheurs, d'enseignants et d'étudiants n'y aient jamais rien trouvé à redire.

Remarque : il y en a et il y en a eu : ils sont passés aux oubliettes comme "hérétiques".

Nous voyons donc que l'existence du proton n'est pas plus justifiée que celle de l'électron. En effet, ses caractéristiques soi-disant mesurées ne sont même pas symétriques de celles de ce dernier. Quand on admet l'existence d'un Dieu créateur, on comprend mal comment il aurait pu créer des êtres aussi aberrants.

Venons-en au neutron : celui-ci a été "inventé" par Joliot-Curie pour expliquer certaines expériences où étaient impliqués des soi-disant protons. Si l'existence des protons est une fiction, il en est de même du neutron. Si d'autre part l'on admettait un instant que les électrons sont constitués de matière négative et les protons de matière positive, on voit mal de quelle matière seraient constitués les neutrons. Pourtant nos savants atomistes prétendent que ces neutrons font partie du "noyau" dans lequel ils sont maintenus, et ils parviennent à refaire tout le tableau de Mendeleïef avec un jeu d'électrons, de protons et de neutrons. Mais tout ceci n'est qu'une fiction qu'on apprend à un âge trop tendre pour le remettre en question, car si cela était vrai, il faudrait admettre comme le fait très justement remarquer le physicien britannique Eddington dans " La nature du monde physique " que la table sur laquelle nous écrivons est vide et que son volume "réel" tient dans une tête d'épingle. Ce qui est inadmissible pour le bon sens.

Nous pourrions continuer en invoquant d'autres particules telles que les mésons, les muons, les particules nommées étranges par les physiciens, mais le lecteur comprend bien qu'alors on s'éloigne de plus en plus du réel. En effet celles-ci ont été "découvertes" ou plutôt imaginées en essayant de "casser les noyaux" avec des faisceaux de haute énergie dans les accélérateurs de particules. Les moyens actuels d'observation sont impuissants. C'est comme si on cassait volontairement un objet pour savoir de quoi il est constitué au lieu de l'observer avec minutie. Tout ceci est à l'opposé du bon sens.

Nous allons cependant parler seulement encore du photon, "inventé" par Einstein pour rendre compte de l'effet photo-électrique découvert par Hertz. Notons d'abord que cette particule est, selon les propres termes de son inventeur, un grain d'énergie, ce qui implique à tort que l'énergie est une substance. Or, si l'on étudie les philosophes ou les physiciens qui avaient réfléchi à la nature de la lumière avant Einstein, on découvre trois façons de voir les choses : celle d'Aristote et de Saint Thomas d'Aquin qui consiste à considérer la lumière comme une qualité des corps ; celle de Newton et des atomistes qui pensent que la lumière est constituée de particules de feu, mais qui ne rend pas compte des phénomènes d'interférence ; et enfin celle de Fresnel qui voit dans la lumière une vibration de l'éther qui permet d'expliquer toutes les expériences et qui avait été adoptée par tous les physiciens du XIXe siècle à l'exception de Biot. Cette dernière conception fut rejetée par Einstein et ses successeurs parce qu'ils ne voulaient pas voir dans le résultat de l'expérience de Michelson-Morley une preuve du géocentrisme de l'univers et parce qu'ils se représentaient dans l'effet photo-électrique le courant électrique sous la forme d'un courant d'électrons. Si ces derniers sont des fantômes comme nous l'avons vu au début du présent article, il en est de même du photon. D'ailleurs, le seul fait que les photons soient capables de rendre compte des effets d'interférence aurait dû conduire les physiciens à en rejeter la notion.

En conclusion, il semble qu'il est grand temps de renoncer à la physique officielle fantasmagorique qui coûte des sommes fabuleuses au contribuable et détourne les esprits de ceux qui l'apprennent et l'adoptent du réel auquel ils appliquent des concepts erronés et de revenir à une physique qui s'attache à voir tout simplement dans la nature l'œuvre de Dieu.

 

1) L'existence du microscope électronique montre que les rayons cathodiques sont analogues à la lumière et non à un ensemble de particules comme l'avait bien vu le grand physicien allemand H. Hertz.

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La cosmogonie et la cosmologie

bibliques géocentriques

 

DÉCOUVERTES PAR FERNAND CROMBETTE

 

par Yves Nourissat, polytechnicien (X61)

 

Il peut sembler une gageure de parler aujourd'hui de cosmogonie bibliques alors que dans l'Église triomphe l'exégèse de Galilée selon laquelle il n'y a pas d'enseignement scientifique dans la Bible de les qualifier en plus de géocentriques alors que les savants officiels ne nous parlent que de Bing-Bang, de fuite des "galaxies" et de mouvement de la terre autour du soleil. Si nous le faisons, c'est parce que nous pensons que les hypothèses scientifiques donnent le vertige et qu'elles ne répondent pas à la question de la place de l'homme dans l'univers. Nous croyons au contraire, à la suite de Fernand Crombette, que les savants auraient tout avantage à se laisser éclairer par les textes sacrés - et les hommes d'Église et les catholiques à ne pas avoir honte de la Sainte Écriture qui est la lumière de l'intelligence, particulièrement dans sa traduction obtenue à l'aide de la langue copte qui est sa langue originelle.

Nous suivrons dans notre exposé le plan de Crombette dans son " Galilée avait-il tort ou raison ? " auquel nous vous prions de vous reporter pour avoir plus de détails que nous n'en donnerons ici sur le sujet très difficile que nous abordons. Dans une première partie, nous montrerons que le système du monde proposé par la science officielle n'est qu'une hypothèse proposée et qu'il prête facilement le flanc à la critique. Dans une deuxième partie, nous décrirons le système du monde découvert par Crombette. Et dans une troisième nous exposerons comment ce système est en parfait accord avec un certain nombre de versets bibliques traduits à l'aide du copte (1).

Avant de parler de la science moderne, disons un mot des conceptions de l'Antiquité et du Moyen Âge. Nous ne devons pas oublier que notre premier père Adam avait la science infuse et que Moïse, auteur de la Genèse, parla quarante jours [comme les apôtres avec Jésus ressuscité] au face à face avec Dieu sur le Mont Sinaï. Ceux-ci connaissaient donc de science sûre le véritable système du monde et son origine. Si comme nous le pensons et comme Notre Seigneur l'a laissé entendre à Marie des Vallée, le sens exact des Écritures s'est perdu et avec lui la cosmogonie et la cosmologie véridiques, il est resté dans la Bible une conception géocentrique constante qui s'est transmise à l'Église naissante dans le premier article du Symbole des Apôtres : " Je crois en Dieu le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre ", qui est encore interprété par le Catéchisme du Concile de Trente datant de 1566 par la phrase suivante : " Dieu affermit aussi la terre sur sa base, et par Sa parole il lui fixa sa place au milieu du monde ". La suite du Symbole, en particulier ce qui concerne la descente aux enfers et l'Ascension ne trouvent leur signification véritable que dans une conception géocentrique de l'univers. Il faut ajouter que cette conception implique la notion d'un univers fini qui est celle de toute la tradition hébraïque et chrétienne qui parle de la voûte des cieux et même celle des Grecs, à l'exception des atomistes partisans de la notion absurde d'un univers infini. Les autres philosophes grecs considéraient l'univers comme sphérique parce que la sphère est l'image de la perfection ; et ils plaçaient presque tous la terre au centre de cette sphère, à l'exception des pythagoriciens qui y mettaient le soleil à cause de sa beauté. Mais l'un d'eux, Aristarque, fut condamné pour impiété parce qu'il avait soutenu cette thèse. On voit combien, même chez les Grecs, le géocentrisme avait une consonance religieuse.

Les Pères de l'Église, héritiers des Apôtres et des philosophes grecs ne s'intéressaient pas vraiment aux questions scientifiques au sens où nous l'entendons aujourd'hui. Ils firent une synthèse entre la conception biblique tardive d'une terre immobile et celle des astronomes tels que Ptolémée. Pour eux, le soleil et l'ensemble de l'univers tournaient autour de la terre. La cause du mouvement était soit divine, soit angélique. Quand on lit les " Douze Livres sur la Genèse " de Saint Augustin et qu'on voit le nombre de questions que se posait l'illustre Docteur auxquelles il ne trouvait pas de réponse, on est prêt à penser qu'il ne disposait pas d'une traduction de la Bible satisfaisante comme l'a découvert de nos jours Fernand Crombette. Les grands Docteurs médiévaux comme Saint Thomas d'Aquin et Saint Bonaventure ne firent que prolonger les Pères, avec cette différence que le Docteur Angélique fit siennes certaines façons de voir d'Aristote.

Voilà pour la tradition hébraïco-chrétienne. Venons-en aux innovations modernes [pour ne pas dire modernistes]. Le père de l'héliocentrisme n'est pas Copernic, mais Nicolas de Cuse. C'est cependant le chanoine polonais qui rédigea le premier traité d'astronomie où le soleil avait une position centrale dans l'univers. Il avait bien vu que les planètes décrivaient des orbites autour d'un point voisin du soleil, mais il eut le tort de donner une place à l'astre du jour qu'il ne méritait pas, suivant en cela les idées pythagoriciennes, et sans preuve. L'astronome danois Tycho-Brahé, qui fut le premier à faire des observations depuis le Grec Hipparque, et qui était protestant, s'opposa à Copernic en disant qu'on ne pouvait prouver la position centrale du soleil par l'observation, et qu'en l'absence de preuve, il fallait s'en tenir à ce qu'enseigne la Bible sur cette question. Il conçut un système du monde géocentrique où l'ensemble de l'univers tournait autour de la terre immobile et où les autres planètes décrivaient des orbites autour du soleil. Ce système est aujourd'hui ridiculisé par la science officielle. Cependant il contient une part de vérité - son géocentrisme - et pour cette raison il est encore soutenu par des savants en majorité protestants, mais aussi par une de mes correspondantes américaines catholiques Paula Haigh et par mon correspondant québécois Marc Veilleux. En effet il est en accord avec les traductions classiques de la Bible et le témoignage des sens et il a cette supériorité sur les systèmes grecs de reconnaître les orbites des planètes autour du soleil que ceux-ci n'avaient pas vues. Moi-même j'y ai adhéré pendant quelques années. Pourtant je me suis rendu compte qu'il était alors très difficile d'expliquer certaines expériences comme celles du pendule de Foucault, du gyroscope, du gyrolaser et des résultats incontestable de l'astronomie. C'est pourquoi je suis revenu au système également biblique de Crombette que je décrirai dans la suite de ma présente conférence.

Revenons à l'histoire de l'astronomie. Nous en arrivons au protestant Kepler qui fut le disciple de Copernic en ce sens qu'il adopta sans raison scientifique l'héliocentrisme et celui de Tycho-Brahé dans la mesure où il utilisa pour ses découvertes les mesures très précises de l'astronome danois. Sa gloire est d'avoir découvert les trois lois qui portent son nom, à savoir le mouvement orbital elliptique des planètes autour du soleil, la description de ce mouvement suivant la loi des aires et la relation entre les longueurs des axes des ellipses et les périodes de révolution. Mais son tort est d'avoir fait de la terre une planète et d'avoir fait du système solaire une machine qui marche toute seule au lieu de conserver la cause divine des mouvements comme ses prédécesseurs. Il y a là une erreur très grave qui est à l'origine de la conception moderne du mouvement qui est considéré comme un état sans s'interroger sur son moteur comme dans la synthèse aristotélo-thomiste. Je ne dirai qu'entre parenthèses que ce père de la science moderne écrivait avec beaucoup de sérieux les habitants de la lune !

Venons-en maintenant à Galilée et à son fameux procès (2). Il faudrait une conférence spéciale sur cette question si l'on voulait en étudier tous les détails. Nous dirons simplement que comme on le reconnaît maintenant, le savant florentin, disciple de Copernic, n'apportait aucune preuve de la vérité des deux propositions qui furent condamnées, à savoir que le soleil est le centre du monde, ce qui fut considéré comme hérétique, et que la terre est animée d'un mouvement local, ce qui fut considéré comme erroné contre la foi. Comme nous l'avons vu, la position centrale de la terre, mise sur le même plan que tout le reste de l'univers dans toute la Bible, est liée avec tout le sens de la création de l'homme à l'image de Dieu pour lequel tout cet univers a été lui-même créé. De plus c'est sur la terre que le Verbe s'est incarné. Il est donc logique de penser que le soleil qui n'a pas pour rôle que d'éclairer la terre, de la réchauffer et de marquer les jours et les années tourne autour de la terre et non l'inverse. Si l'on considère que la seconde condamnation ne concerne que le mouvement de la terre autour du soleil et non le mouvement de rotation de celle-ci sur elle-même, nous voyons que les deux condamnations étaient justifiées non seulement sur le plan théologique, mais aussi sur le plan scientifique, car, comme nous l'exposerons dans la suite de notre conférence, loin d'être prouvé par l'expérience, l'héliocentrisme a été infirmé par la suite. Une autre erreur pernicieuse de Galilée, dénoncée dans l'excellente étude de Paula Haigh : " L'empirisme de Galilée ", a été de fonder une science mécanique uniquement sur l'expérience, ce qui la coupe de toute réflexion métaphysique et ce qui est à l'origine du positivisme des savants modernes. Cette mécanique galiléenne permit de construire des machines mais elle eut une mauvaise influence sur la pensée moderne.

Parlons un peu de Descartes, le père de la philosophie moderne. Nous traiterons d'abord de ses conceptions cosmologiques qui furent désastreuses sur trois points de vue : Il adopta le premier la notion absurde d'un univers indéfini. Lui qui n'admettait rien sans preuve fit le choix de l'héliocentrisme pour le système solaire alors qu'aucune démonstration n'en avait été avancée. Enfin il réduisit le rôle de Dieu dans la nature à un coup de pouce initial au moment de la Création et nia le gouvernement divin de la Providence dans la suite des temps aussi bien pour l'histoire des hommes que pour ce que l'on appelle maintenant les "phénomènes naturels". Nous en avons bien vu une conséquence dans les réactions au moment de la tempête de Noël où bien peu ont vu une manifestation de la colère divine. D'une façon plus générale, en rompant avec la philosophie pérenne et en privilégiant l'idéal mathématique de la science, il interdisait quasiment à ses successeurs le genre de réflexions qui leur auraient permis de revenir au géocentrisme.

Pendant tout le XVIIe siècle, particulièrement en France et dans les pays catholiques, grâce à la condamnation des thèses de Galilée et au serment anticopernicien des jésuites, les esprits ne furent pas tous acquis à l'héliocentrisme. Cependant, à la fin de ce siècle, on pouvait entendre Fontenelle, secrétaire de l'Académie des Sciences, parler de la pluralité des mondes habités et voir publier en Angleterre les " Principia Mathematica " de Newton emporter la conviction en faveur de l'héliocentrisme. Celui-ci fut peut-être un génie, mais un génie malfaisant affirmant effrontément que le mystère de la Sainte Trinité était une invention diabolique de Saint Athanase et s'adonnant à l'occultisme. Nous ne critiquerons pas en détail ses " Principia "qui ne furent pratiquement pas contredits à son époque si ce n'est par Berkeley, sinon pour dire qu'il considère l'univers comme infini et le système solaire comme une machine qui marche toute seule, ce qui est inadmissible en saine philosophie et en bonne théologie. Son principe d'inertie selon lequel un corps qui n'est soumis à aucune force continue indéfiniment en ligne droite est un principe purement mathématique qui ne se traduit jamais dans la réalité. Par ailleurs, Newton lui-même reconnaissait comme absurde dans deux lettres à Bentley le fait que la gravité soit innée à la matière et l'action à distance sans milieu intermédiaire [autrement dit sans éther]. Enfin Guy Berthault [ancien élève de Polytechnique] et Marcel Broens, du CESHE, et Patrick Cornille, ingénieur au CEA, ont montré que le principe de l'action et de la réaction était mis en défaut. Si nous disons pour terminer que l'héliocentrisme est admis sans preuve et sert de base à l'édifice newtonien, nous voyons combien celui-ci est fragile : même s'il a servi à fonder une mécanique céleste qui permet de faire des prévisions justes, on ne peut en aucun cas affirmer que Newton a définitivement prouvé le mouvement de la terre autour du soleil comme on l'a généralement cru.

Après la publication des " Principia ", l'astronome anglais Bradley pensa découvrir une preuve de ce mouvement dans l'interprétation qu'il fit du mouvement apparent annuel d'une étoile à proximité du zénith qu'il appela aberration, car il cherchait une parallaxe comme le réclamaient les anticoperniciens et il trouva un phénomène aberrant. Cette interprétation était faite à l'aide de la théorie corpusculaire de la lumière qui fut mise en défaut par une expérience d'Arago au siècle suivant. L'explication de l'aberration de Fresnel à l'aide de la théorie de l'éther fut à son tour contredite par l'expérience d'Airy, astronome anglais, réalisée en 1871, qui mesura la valeur de l'angle d'aberration dans un réservoir plein d'eau. Le rénovateur du système tychonien, Walter van der Kamp, avec lequel j'ai longtemps correspondu, a consacré tout un ouvrage à cette question. L'aberration ne peut donc être tenue pour une preuve de l'héliocentrisme, mais il reste à trouver une explication géocentrique de celle-ci. On pourrait rendre compte des observations de Bradley en supposant qu'elles sont la projection dans le ciel d'un mouvement orbital de la terre de faible rayon. Les étoiles seraient alors toutes à la même distance de la terre, fixées sur la voûte des cieux comme le pensaient les Anciens. Mais cela semble difficilement compatible avec les estimations modernes de la distance de la terre au soleil. Il reste à réfléchir à cette question.

Le XIXe siècle pensa trouver de nouvelles preuves de l'héliocentrisme : la parallaxe des étoiles découverte par l'astronome allemand Bessel, le pendule de Foucault et le gyroscope. Mais il fut témoin de l'expérience de Michelson-Morley en 1887 qui plongea tout le monde savant dans une grande perplexité. Commençons par la parallaxe : Bessel disposait d'une lunette à fort grossissement et il observa qu'une étoile décrivait un très petit cercle en un an, ce qu'on attendait depuis plus de deux siècles sans le découvrir et ce qui était normal si la terre décrivait une orbite. Mais la valeur de la parallaxe était très faible, ce qui laissait à penser que la distance de l'étoile était très grande. Le monde scientifique se réjouit, mais il faut noter que beaucoup d'étoiles n'ont pas de parallaxe, et Guy Berthault s'est rendu compte en consultant un catalogue de parallaxes que celles-ci variaient dans des conditions considérables d'un observatoire à l'autre, ce qui s'explique mieux si le diamètre de l'orbite terrestre est du même ordre de grandeur que celui du diamètre de la terre. On peut même penser que les parallaxes sont des mouvements propres des étoiles. Tout le monde peut voir au Panthéon un pendule de Foucault dont le plan d'oscillation tourne avec le temps. Les tychoniens ont essayé de trouver une explication géostationnaire en disant que c'est l'influence de toutes les masses de l'univers qui le fait tourner. Mais il faut admettre une action à distance, ce qui est assez contestable. Le plus simple est de dire que le plan du pendule reste fixe par rapport aux étoiles, et que c'est la terre qui tourne dessous. Il en est de même du gyroscope, cet appareil tournant qui garde une direction fixe qui lui permet de guider les avions, les fusées, les sous-marins : comme son nom l'indique, il montre la rotation de la terre sur elle-même. Toutes ces expériences furent interprétés en faveur de l'héliocentrisme, alors qu'elles montraient seulement un double mouvement de la terre. La dernière grande expérience du XIXe siècle, celle de Michelson-Morley, réalisée en 1887, avait pour but de mesurer la vitesse de la terre dans son mouvement supposé autour du soleil par rapport à l'éther, ce milieu qui transmet la lumière et les ondes radioélectriques. Or, bien qu'elle ait été refaite à de nombreuses reprises, l'expérience ne donna jamais la valeur attendue. Au lieu de s'incliner devant le résultat, les savants, en particulier Henri Poincaré et Lorentz, suivis par Einstein qui reprit leurs idées, cherchèrent une explication physique et mathématique de l'expérience qui permettait de maintenir l'héliocentrisme. Ce fut l'absurde théorie de la relativité qui est encore universellement enseignée et qui immortalisa Einstein. Celui-ci bannit l'éther de la physique et inventa un appareil mathématique incompréhensible par le commun des mortels. Je ne m'étendrai pas plus, si ce n'est pour dire qu'en 1924, le même Michelson réussit à mesurer le mouvement de la terre sur elle-même par une expérience d'optique, ce qui montrait que sa première expérience avait été mal interprétée. Actuellement, dans un laboratoire de Moscou, un gyrolaser qui est un gyroscope optique, mesure aussi le mouvement diurne de la terre. Vous voyez donc qu'au lieu de revenir à des vérités simples, les savants ont préféré compliquer pour un siècle toute la physique.

Nous avons débordé sur le XXe siècle pour examiner les conséquences de l'expérience de Michelson-Morley qui furent le maintien de l'héliocentrisme et la théorie de la relativité restreinte. Einstein n'en resta pas là et élabora la théorie de la relativité généralisée encore plus complexe qu'un jeune prêtre de l'université de Louvain, l'abbé Lemaître, utilisa pour imaginer que l'univers tel qu'il se présente à nos yeux est le résultat de l'explosion d'un atome il y a des milliards d'années : c'est ce qu'on appelle maintenant la théorie du Big-Bang qui a emporté l'adhésion de la quasi-totalité du monde scientifique malgré son absurdité. Il faut dire qu'au cours des années 1920 les astrophysiciens conçurent la notion d'un univers en expansion en faisant des nébuleuses des galaxies et en interprétant le décalage de leurs spectres vers le rouge comme un effet Doppler signifiant un éloignement continu. C'est ce qu'on appelle la fuite des galaxies. Mais cette conception peut être remise en cause, car l'astrophysicien américain Arp a observé des ponts continus de matière interstellaires entre des nuages animés de "vitesses" très différentes ; par ailleurs certaines vitesses calculées atteignent des valeurs astronomiques dépassant largement celle de la lumière : enfin les physiciens Penzas et Wilson ont observé un rayonnement isotrope dans toutes les directions qu'on a appelé improprement rayonnement "fossile", car on a pensé qu'il provenait du Big-Bang. Mais on peut très bien expliquer toutes les mesures faites par les astrophysiciens comme témoignant d'un univers fini géocentrique. En effet, le rayonnement à 3° K peut provenir de la paroi de l'univers et les décalages des spectres des nébuleuses du fait qu'elles ne sont pas constituées des mêmes éléments que ceux qui servent de référence sur la terre comme le pensaient Aristote et Saint Thomas d'Aquin pour d'autres raisons. En conclusion, nous voyons combien les hypothèses de la cosmologie et de la cosmogonie officielles qui jonglent avec les milliards d'années pour l'origine de l'univers et les millions d'années lumières pour ses dimensions sont fragiles et peuvent laisser la place à une conception qui soit plus à l'échelle de l'homme.

C'est ce qu'a découvert Fernand Crombette tant par ses raisonnements sur les observations des astronomes que par sa traduction de certains versets de la Bible par le copte grâce à laquelle il a retrouvé ce que savait Adam de l'univers et de son fonctionnement par sa science infuse et qu'il a transmis aux patriarches.

Si l'on admet que le système solaire est l'œuvre de Dieu tant dans son origine que dans son état actuel, il doit faire preuve d'une harmonie que Platon a pressenti dans son Timée et que Képler chercha à découvrir. C'est bien ce dont s'était rendu compte l'astronome allemand Bode qui lui aussi avait trouvé une loi caractérisant les orbites des planètes exprimées en unités astronomiques. Crombette a montré que cette loi pouvait englober tous les corps du système solaire et qu'elle était la combinaison d'une progression arithmétique et d'une progression géométrique comme le montre la figure 1. Nous voyons que ce tableau implique l'existence d'un astre noir, planète obscure très éloignée qui aide à comprendre le bon fonctionnement du système solaire et ramène son centre de gravité au voisinage de la terre. Mon ami M. de Jessé ici présent se rappelle avoir lu dans la presse que cet astre noir avait été aperçu par la sonde interplanétaire qui avait été lancée pour observer la comète de Halley. Voilà donc un système solaire géocentrique gouverné par Dieu.

En ce qui concerne son origine, Crombette a découvert que l'on pouvait retrouver par le calcul et par une expérience analogue comment Dieu avait opéré pour le créer. Je vous fais grâce des calculs que vous pouvez lire dans " Si le Monde savait " (3) si ce n'est pour dire que les observations des caractéristiques actuelles des planètes prouvent qu'elles ont été émises comme la terre à partir du soleil tournant sur lui-même à une vitesse de rotation supérieure à la valeur présente d'une façon que le physicien Lenicque a reproduite en laboratoire comme le montre la figure 2 en faisant tourner sur elle-même une boule pâteuse dans un liquide de même densité pour annuler l'effet de la pesanteur. Crombette a pu démontrer que de la même façon la terre avait pu satelliser la lune. Ceci ne se comprend que si l'on admet que c'est Dieu qui fait tourner la terre et le soleil sur eux-mêmes et qui peut à sa guise modifier la vitesse de rotation [comme, par exemple, pour le miracle luni-solaire de Josué - cf. Josué, 10 : 12-13].

Enfin, compte tenu de tout ce qui a été dit, depuis la création la terre tourne sur elle-même chaque jour, autour de l'axe du monde auquel elle reste tangente en un an, et le soleil accompagné des planètes décrit une orbite annuelle autour de la terre, comme le montre la figure 3. Il me semble que ce système explique la différence entre le jour solaire et le jour sidéral. La figure 4 représente l'ensemble de l'univers avec la Voie Lactée, les nébuleuses et les étoiles.

Nous allons voir maintenant que cette cosmogonie et cette cosmologie sont celles de la Bible quand elle est traduite par le copte. Le premier verset de la Genèse se lit : " Ayant en premier lieu posé la forme exemplaire, Celui Qui, au commencement, a fait les choses d'en haut et les choses d'en bas, fit par Sa parole le système qui est disposé suspendu en mouvement circulaire à l'entour des cieux, ensuite le système qui se maintient dessous, la terre enlevée au soleil ". Nous voyons que c'est par le Verbe que tout a été fait comme le dit Saint Jean dans le prologue de son Évangile, et que Dieu créa d'abord l'anneau galactique, les nébuleuses et les étoiles qui forment un tout tournant comme le pensait l'astronome Pierre Rousseau, puis le système solaire en son centre suivant le processus que nous avons étudié précédemment . Moïse possédait donc une science très élevée pour rappeler de telles vérités. Le début du deuxième verset confirme ce que nous venons de lire et ajoute un détail supplémentaire. Il se lit : " Celle-ci - la terre - survenant de son enlèvement du soleil, était constituée en forme générale de globe." Ceci signifie que, comme nous l'avons vu dans les deux précédentes conférences, la terre n'est pas une spère régulière, mais qu'elle a une forme de poire dont la proéminence se trouve actuellement sous l'Himalaya.

Ce quatrième verset signifie : " Voyant sagement plus loin, Dieu dit de nouveau : " Qu'il fasse jour ! " depuis le temps où la Parole a été jetée, il a fait jour." Cette traduction est plus claire que la version classique - " Que la lumière soit ! " - car on ne voit pas d'où vient la lumière. Là, au contraire, on comprend que Dieu alluma l'anneau galactique. Le quatrième verset éclaire la façon dont apparaît la répartition des étoiles selon les signes du Zodiaque : "Dieu observa sagement que le système qui faisait un jour suffisant était une chose pure. Sagement, Il assembla ces lumières en Mansions [Demeures]. De cette manière, Dieu mit à part ce qui faisait un jour suffisant et Il mit à part ce qui restait dans les ténèbres." Nous nous rendons compte que c'est Dieu Lui-même qui a placé chaque étoile et chaque nébuleuse à sa place pour que leur assemblage forme des signes qui, comme le montre le livre que j'ai traduit " La voix de Dieu dans les étoiles ", décrit pour les hommes le plan de salut. Crombette montre ensuite par l'étymologie que les ténèbres doivent représenter l'éther, élément qui transmet la lumière et les ondes électromagnétiques. A ce propos, notre savant retraduit deux versets du livre de Job qui parlent à la fois du mouvement de la terre et des mansions ; il s'agit des versets 6 et 7 du chapitre XXXVIII : " Comprends-tu en vertu de quoi le globe terrestre tourne régulièrement suspendu sur ses extrémités ; la chaleur et le froid se répandent successivement et la pluie ; de quelle nature sont les forces qui règlent la chute du fil à plomb, qui gouvernent les saisons, qui produisent les tempêtes, qui ont élevé le collier d'argent des astres en diverses mansions ? Ces choses, produites sagement par la Parole, ont fait l'admiration des rejetons émis par la Parole de Dieu qui y ont applaudi largement." Nous comprenons que Dieu enseignait déjà à Job que la Voie Lactée était composée d'étoiles et qu'Il l'instruisait bien avant Newton sur la nature de la pesanteur. D'autre part, comme l'ont vu certains Pères de l'Église, nous voyons que le domaine des étoiles est en partie celui des anges.

Nous en arrivons au cinquième verset de la Genèse : " Sagement Dieu nomma ces espaces différents, la grande partie où il faisait jour : " l'hymne de gloire poussé par les anges (ou le jour solennel) ", et la partie à l'entour demeurée dans les ténèbres : " la grande inoccupée (ou la grande nuit) prenant fin au système consistant." Ce qui était avant la Parole cachée au commencement fut, après la Parole, ce qui était vu à la fin. La génération ainsi produite était la première." Ce verset est très intéressant car il confirme ce que nous avons vu précédemment, à savoir que l'univers est limité par une enveloppe solide, ce que traduit bien le mot d'origine latine de firmament. Ceci permet de comprendre les propriétés de l'éther qui est à la fois très fluide puisqu'il laisse passer les corps célestes et qui vibre transversalement comme un solide. D'autre part, ce verset fait apparaître que le mot hébreu "Yom" [ywm], que l'on a traduit par "jour" signifie en fait génération. Ainsi le problème de la durée de la création qui est un casse-tête pour les exégètes qui veulent être fidèles au texte mosaïque et tenir compte des acquis de la science moderne est résolu. De plus, il n'est plus question de soir et de matin avant la création du soleil comme dans les traductions classiques.

Le sixième verset concerne une nouvelle opération : " En sus des paroles proférées antérieurement, Dieu conçut de nouveau de jeter une parole pour faire tourner en haut un voile annulaire comme une traînée visqueuse, les eaux profondes se soulevant comme de la pâte et s'élevant en montant jusqu'à ce que le mouvement les eût élargies et libérées en les projetant ; elles protègeront ainsi de la chaleur excessive et donneront un arc en ciel de diverses couleurs, ce qui séparera une partie des eaux de l'autre partie des eaux quand elles auront cessé leur action." Ce verset nous éclaire sur le but de l'anneau aqueux et il n'est plus question des " eaux au-dessus du firmament " comme dans les traductions classiques qui embarrassaient tant Saint Augustin. Un verset du chapitre XXX d'Isaïe (26) éclaire particulièrement ce texte. Dans sa traduction par le copte, il donne : " Alors, de nouveau, la clarté de celle qui vient dissiper l'obscurité - la lune - sera l'émule de la clarté de la face du soleil lorsqu'il se lève hors de sa demeure ; alors la clarté de la face du soleil resplendissant dans son plein recevra une augmentation tellement considérable que la clarté restante (actuelle) sera multipliée par sept fois et sera de nouveau faite l'égale de l'excellence d'auparavant émise avant les générations." Ce verset nous dit qu'au moment de la création, le soleil était plus lumineux et que la lune était incandescente. [et cela nous donne peut-être la raison pour laquelle le verset 10 du chapitre 6 du Cantique des cantiques nous dit que la Vierge Marie, l'Immaculée Conception, est " belle comme la lune " et " resplendissante comme le soleil "]. Ce que nous observons actuellement est la conséquence du péché originel.

Les versets 14 et 15 de la Genèse ont trait précisément à l'inflammation du soleil et de la lune : " En sus des paroles qu'Il avait proférées antérieurement, Dieu conçut de nouveau de jeter cette parole : " Le temps opportun est arrivé de porter à l'inflammation le soleil et la lune déficients qui se meuvent circulairement, disposés suspendus manquant de lumière ; de les rendre gazeux pour les faire étinceler afin qu'ils séparent les temps de la nuit et du jour, et qu'ils séparent ce qui est ancien de ce qui est nouveau, et qu'ils partagent en temps convenables la longue durée des générations, et qu'ils mesurent exactement les jours de la vie des hommes et la place des générations jusqu'au temps de la vie supérieure où les générations existeront en permanence [cf. Luc, XXI, 32 : " Cette génération ne passera pas avant que tout ne soit arrivé."]. Pour faire venir à leur pleine gloire le soleil et la lune déficients qui se mouvaient circulairement, disposés suspendus manquant de lumière, Il les porta à l'inflammation en activant le mouvement intérieur dont ils étaient doués pour qu'en luisant, ils fissent voir la face de la terre. Cela fut fait très convenablement." Nous voyons comme nous l'avons suggéré au début de cette conférence que le soleil et la lune ont été créé pour l'homme, en particulier pour l'éclairer, le réchauffer et mesurer le temps et qu'ils tournent tous deux autour de la terre]. Moïse explique que Dieu les porta à l'incandescence par des mouvements internes de convection dont les mouvements des taches solaires indiquent l'existence.

Les versets 16, 17, 18 et 19 suivants reprennent et complètent cet enseignement : " Travaillant convenablement dans le but de ce faire, Dieu fit en sorte qu'au temps opportun les deux gros disques qui s'élèvent en haut soient arrivés à l'inflammation. Il fit briller pour qu'Il fût dans la plénitude de sa gloire d'abord le gros disque qui va en tête comme conducteur et maître de la marche régulière du cours des jours qu'il émet ; Il fit ensuite briller pour qu'il fût dans la plénitude de sa gloire le gros disque qui vient en second lieu comme conducteur et maître de la marche régulière des conjonctions du soir avec le lever du jour ; Il y ajouta les autres astres [et les anges] que l'on voit marcher en serpentant ; ce qui fut fait très convenablement. Dieu ayant porté à l'embrasement la face du soleil et de la lune déficients qui se mouvaient circulairement, disposés suspendus manquant de lumière, et les ayant doués de clarté en activant le mouvement intérieur dont ils étaient doués afin que l'on vit la face de la terre, et les ayant placés en puissants conducteurs, l'un du cours des jours qu'il émet et l'autres des conjonctions du soir avec le lever du jour, et ayant fait apparaître les brillantes qui sont semblables à des serpents, lâchées par le premier pour former sa parure et qui suivent leur courbe autour de lui, suspendus dans les ténèbres, Dieu observa sagement que ces choses étaient pures." Nous constatons que Moïse savait que les planètes étaient sortie du soleil et qu'elles tournaient autour de lui.

Nous allons pour terminer donner deux versets de la Bible qui décrivent le mouvement réel de la terre. Le premier est tiré du livre de Job (XXXVIII, 13) : " Est-ce toi qui as tenu dans le ciel les extrémités de l'axe autour duquel va régulièrement chaque jour la terre au point essentiel ? " Le second est tiré du cantique d'Anne dans le livre de Samuel (I, II, 8) : " La Parole de Dieu a fait ce qui fait que la terre tourne sa face en restant sur place et, sagement, elle l'a fait en outre tourner en rond par l'extrémité de sa surface dans le cercle universel." Le point essentiel dont parle Dieu à Job est le centre de l'univers qui, à l'époque du Paradis terrestre, coïncidait périodiquement avec Jérusalem où Notre Seigneur est mort et ressuscité. Anne, la mère de Samuel, était plus savante que tous les astronomes grecs et modernes : ce qu'elle savait, elle n'avait pu l'apprendre que par Révélation.

En conclusion, nous découvrons combien la Bible est aussi riche d'un enseignement scientifique qui a été la connaissance révélée de la haute antiquité et comment les hommes de notre époque pourraient se mettre à son école pour connaître l'origine et le fonctionnement réels de l'univers. C'est ce qu'a fait le catholique français Fernand Crombette. Même si son système du monde pose encore quelques problèmes non résolus, ses travaux devraient mettre nos contemporains sur le chemin de la vérité.

1) La méthode de Fernand Crombette, Petit Guide Pratique, Claude Alain et Alain Fournier, Réf. 2002/01/05 (25 Euros), 80 pages, CESHE - France, B.P. 1055 - 59011 LILLE Cedex. - Petit guide pratique pour la lecture de l'hébreu par le copte.

2) Galilée avait-il tort ou raison, par Fernand Crombette, 2 vol., fac-similé 30x21, 760 pages, Les conséquences des deux expériences de Michelson (1887 et 1924) qui furent occultées pour le grand public. Les deux mouvements de la Terre au centre du système. Le géocentrisme. Avec la description et l'explication de certains miracles astronomiques de l'Ancien Testament..

3) Si le monde savait ... Fernand Crombette, sa vie, son œuvre, par Noël Derose, Réf. 1.02 (22 Euros), CESHE - France, B.P. 1055 - 59011 LILLE Cedex. - Survol rapide des diverses parties de l'œuvre de Fernand Crombette par l'auteur qui l'a particulièrement bien connu.

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Extrait de notre bibliographie :

Crombette (Fernand), Champollion n'a pas lu les hiéroglyphes égyptiens, Les Cahiers du Ceshe. CESHE France, Cercle Scientifique et Historique, BP 1055, 59011 Lille Cedex. - Fernand Crombette (1880-1970). Ce savant français, mort ignoré à Tournai (Belgique), est l'auteur d'une œuvre historique et scientifique importante (16.000 pages en 38 volumes et 2 grands atlas). Les principaux ouvrages ont trait à la Géographie pré et postdiluvienne, à la Préhistoire, à la Chronologie de l'Histoire des peuples méditerranéens de l'Antiquité, et à une vision nouvelle de l'Astronomie. Les découvertes historiques de cet érudit sont les fruits d'une méthode inédite de déchiffrement des hiéroglyphes qu'il a mise au point et vérifiée par une inlassable pratique. En procèdent la véridique histoire des Égyptiens, des Crétois et des Hittites ainsi que des aperçus riches de promesses sur une connaissance approfondie d'autres peuples de l'Antiquité. A la fin de ses recherches il découvrit que le copte ancien, monosyllabique, langue des Égyptiens et donc de Moïse, pourrait servir à mieux comprendre le livre biblique de la Genèse. Cette lecture enrichit considérablement l'histoire des premiers hommes, depuis Adam jusqu'aux descendants de Noé.

- Livre des noms des rois d'Égypte. Fac-similés des manuscrits de l'auteur en écriture typographique. La série comprend 14 tomes dont les 5 premiers sont disponibles. Fernand Crombette commente l'identification des cartouches des rois et des reines avec leur traduction. Il revoit la chronologie et propose une histoire captivante de l'Égypte depuis sa fondation. Réf. 2.01, Tome I, Le pré-dynastique, dynasties 1 et 2, 304 pages, 35 euros ; Réf. 2.02, Tome II, Les dynasties 3, 4 et 5, 456 pages, 46 euros ; Réf. 2.03, Les dynasties 6, 7, 8, 9 et 10, 452 pages, 46 euros ; Réf. 2.04, Les dynasties 11, 11 b, 12, 12 b, de Cusæ, 605 pages, 64 euros ; Réf. 2.05, Les dynasties 13 et 14, 466 pages, 46 euros. Transfert compte CESHE France au CRÉDIT DU NORD, 1, rue Marquillies, 59000 LILLE, n° compte 30076 02946 21279100200 87.

- Chronologie de l'Égypte pharaonique, Typographie, Cahier 30 x 21, 306 pages, ISBN 2-9600093-7-1, 48 euros.

- La véridique histoire de l'Égypte Antique, livres imprimés avec cartes couleur, 23 x 16,5. Réf. 2.18, Tome I, Début de l'histoire d'Égypte, ISBN 2-9600093-3-9, 425 pages, 35 euros ; Réf. 2.19, Tome II, Moyen Empire, Joseph, ISBN 2-9600093-4-7, 325 pages, 30 euros ; Réf. 2.20, Tome III, Nouvel et Bas Empire, ISBN 2-9600093-5-5, 400 pages, 32 euros.

- Les Hittites (Le vrai visage des fils de Heth), en 2 volumes, fac-similé 30 x 21, 830 pages, 75 euros.- Fernand Crombette fut le premier à découvrir l'histoire exacte de ce peuple à partir du relief de Djerablous qu'il décrypte. Il y dresse une liste complète des rois hittites et traduit la " bulle " de Tarkondemos ainsi qu'un sceau hittite connu. On y trouve la voie du déchiffrement de l'étrusque.

- Clartés sur la Crète, en 3 volumes dont seul le Tome I (en deux volumes) est actuellement disponible. Typographie, Cahier 30 x 2, 440 pages, 45 euros. - Où l'on voit que la Crète a été liée étroitement à l'Égypte et que les langues de ces deux pays sont également liées. Déchiffrement du fameux disque de Phaïstos et explication des dynasties minoennes. L'origine des Basques.

- Synthèse préhistorique et esquisse assyriologique, étude critique de la préhistoire, Le Tome II clarifie l'histoire postdiluvienne et l'histoire assyrienne. Réf. 2.26, Tome I, typographie 23 x 16,5, 289 pages, ISBN 2-9600246-2-1, 32 euros ; Tome II à paraître.

- Essai de Géographie ... divine. Ce sont les premiers ouvrages écrits par Fernand Crombette. Cartes en couleur, Géographie Ante et Post diluvienne. Un document. Réf. 2.28, Tome I, Typographie avec cartes couleur, Cahier 30 x 21, 295 pages, 52 euros : Réf. 2.29, Tome II à paraître ; Réf. 2.30, Tome III à paraître.

- L'Île de Pâques (tome 4a des ouvrages : Essai de Géographie ... divine), fac-similé 30 x 21, 299 pages, 27 euros.- Où l'on apprend l'emplacement initial exact de l'île de Pâques sur le continent primordial reconstitué. Les statues et les tablettes pascuanes.

- L'Atlantide, tome 4b comme ci-dessus. Typographie avec cartes en couleurs. Cahier 30 x 21, 288 pages.- Détermination de son emplacement exact. Le voyage des Argonautes. Le cataclysme qui l'a englouti, le passage de la Mer Rouge. Captivant.

- Galilée avait-il tort ou raison ? 2 volumes (75 euros), Réf. 2.33 et 2.34, Fac-similé 30 x 21, 760 pages.- Les conséquences des deux expériences de Michelson (1887 et 1924) qui furent occultées pour le grand public. Les deux mouvements de la Terre au centre du système géocentrique. Le géocentrisme. Avec la description et l'explication de certains miracles astronomiques de l'Ancien Testament.

- La Genèse à redécouvrir, IVe éd. (anciennement : La Genèse, cette incomprise). Livre imprimé 23 x 16,5, 123 pages, 19 euros. ISBN 2-9600246-3-X. - Dépouillé des annotations techniques inhérentes à la traduction littérale, ce livre présente le texte des 11 premiers chapitres de la Genèse par Fernand Crombette. Sans contredire la Vulgate, cette traduction apporte bien des détails intéressants sur la Création.- Une réponse de l'auteur à ses détracteurs peu soucieux de vérité :

" On nous a dit : " Comment se fait-il qu'on ait pas trouvé cela plus tôt ? Pourquoi est-ce par vous et seulement maintenant ? " Eh ! Nous nous sommes posé les mêmes questions ; mais comme nous n'avons pas coutume de demander des comptes à Dieu, nous avons pensé qu'il devait en être ainsi.

" Notre personnalité importe peu à l'affaire : nous sommes un travailleur obscur et nous désirons le rester ; ce qui compte, c'est ce que nous disons. Sont-ce des choses sensées ? Alors qu'on les admette si l'on est de bonne foi. Notre-Seigneur Jésus-Christ, parlant à ses disciples, gens du commun, disait : " Père, je vous bénis d'avoir caché ces choses aux sages et aux prudents et de les avoir révélées aux petits. Oui, Père, qu'il en soit ainsi puisque vous l'avez trouvé bon " (Matthieu, 11 : 25 ; Luc, 10 : 21)."

- Parlons hiéroglyphes (8 euros), par R. Hertsens, dactylographié, Réf. 4.08, 30 x 21, 51 pages, CESHE (Cercle Scientifique et Historique), BP 1055, 59011 Lille Cédex, France.- Critique de la méthode de Champollion. Les hiéroglyphes ne sont pas des lettres. Le piège de la Pierre de Rosette. Explication de la méthode F.C.

- Une lumière nouvelle sur les hiéroglyphes égyptiens, un exemple de traduction, par Yves Nourissat, un savant français, ingénieur de l'École Polytechnique de Paris (X 61). Dactylographié, 30 x 21, 92 pages, Réf. 4.51, 14 euros.

- Les fondateurs de L'Égypte : Cham, Misraïm et ses six fils, par Yves Nourissat, auteur cité plus haut. Dactylographié, 19 pages, 6 euros.

- L'éther, agent universel des forces de la nature et constituant substantiel des corps, par Yves Nourissat. Dactylographié, 30 x 21, 77 pages, Réf. 7.03, 12 euros. Historique des conceptions cosmologiques et critique de la physique moderne.

- Copies schématisées des Cartes des Atlas géographiques et historiques élaborées par Fernand Crombette, réalisées par le Docteur Pierre Cryns, 11 cartes, 1 cahier 30 x 21, 76 pages, Réf. 1.04, 27 euros.

- Petit dictionnaire systématique des hiéroglyphes égyptiens, Cahier 30 x 21, 460 pages (70 euros), Réf. 2.16.- Conduit au déchiffrement des hiéroglyphes de manière systématique. Nécessite l'utilisation du Dictionnaire Copte-Latin et Latin-Copte cité ci-après pour poursuivre.

- Dictionnaire Copte-Latin et Latin-Copte , sur la base des travaux de G. Parthey, F. Crombette et P. Vannes, (60 euros), Réf. 2.15, Livre 23 x 16.5, 299 pages, réalisé en lettres coptes et latines selon le manuscrit de F.C. - Ouvrage indispensable pour exploiter la méthode mise au point par Fernand Crombette que ce soit pour l'égyptien, le crétois, etc., ainsi que pour la traduction de l'hébreu biblique. Les études du CESHE ont amené à constater la cohérence des résultats obtenus par FC tant en ce qui concerne l'histoire des peuples d'Egypte que celle des Hittites, des Crétois et du peuple élu, résultats qui corroborent ainsi l'authenticité de la Bible.

- L'énigme de la Pierre de Palerme, par R. Hertsens, plaquette imprimée 21 x 14,5, 43 pages, ISBN 2-9600093-6-3. - Suite à la reconstitution faite par Fernand Crombette. Prouve l'exactitude de la méthode Fernand-Crombette pour lire les hiéroglyphes. Historique des 5 premières dynasties.

- La Méthode de Fernand Crombette, par Claude Alain et Alain Fournier, petit guide pratique pour la lecture de l'hébreu par le copte, 80 pages, typographie. - " Il y a une telle concision, une telle complémentarité et surtout une somme de résultats tellement probants dans l'œuvre de Fernand Crombette (sur le plan géographique, historique et linguistique particulièrement), remarquent les auteurs de cet ouvrage, qu'il est quasi impossible qu'il ait erré. Qu'il y ait des détails à corriger, ajoutent-ils, c'est évident et nous nous y appliquons depuis 30 ans. Il reste que son œuvre est inachevée sur le plan exégétique et qu'il y a là un trésor endormi qui ne demande qu'à surgir et qui surgira comme l'a promis Notre-Seigneur Jésus-Christ à Marie des Vallées (1590-1656) ", une mystique et une visionnaire dont saint Jean Eudes, le fondateur des Eudistes et de la congrégation de Notre-Dame de la Charité, fut le biographe, le confesseur et l'apologiste, et qui fut le premier à instaurer et à propager le culte Sacré-Cœur grâce et aux révélations privées de Marie des Vallées, et ce trente ans avant les grandes révélations de Paray-le-Monial.

- L'Origine et la confusion des langues, par Dominique Tassot. Dactylographié 30 x 21, 41 pages, 10 euros. - Introduction de l'auteur : " Autant l'archéologie, avec sa distinction entre l'histoire et préhistoire, reste compatible avec la thèse si répandue du déluge, autant la linguistique contemporaine, avec son classement des langues par familles séparées, semble démontrer l'impossibilité d'une langue primitive commune. Dès la fin du siècle dernier, Renan n'hésitait pas à écrire que " le langage n'a pas une origine unique, il s'est produit parallèlement sur plusieurs points à la fois... et le principe de l'ancienne école : toutes les langues sont les dialectes d'une seule, doit être abandonné à jamais (Origine du langage)." Or, une fois admis soit l'évolution graduelle soit encore la pluralité originelle des langues, plus n'est besoin de la confusion qui suivit la construction de la Tour de Babel pour expliquer la diversité effective des idiomes. La tradition universitaire et la tradition biblique apparaissent ainsi tellement opposées qu'il est de l'intérêt de l'une comme de l'autre de détailler ce conflit : on n'aurait pas assez réfléchi tant qu'on resterait incapable de le trancher. La logique exige aujourd'hui que la linguistique change de perspective ou bien que la religion se cantonne dans une mystique atemporelle. La politique elle-même n'a su rester indifférente à cette question : le mythe racial qui a fait la grandeur et la perte de 1er comme du 2e Reich allemand est né d'une thèse linguistique : celle de l'indo-aryen. On en connaît les conséquences. On mesurera par là l'intérêt vital de cette exploration aux sources du langage."

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Liste des publications WB/PV/2000/7 de l'Œuvre de Fernand Crombette distribuées en Belgique par le CESHE et pour les autres pays par le CESHE-FRANCE B.P. 1055, 50011 Lille Cedex :

http://ceshe.ref.as/publications/index.htm

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Figures 1 à 4

 

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LA VERITE L'EMPORTERA UN JOUR

par Dominique TASSOT

SCIENCE ET FOI - 1er trimestre 1987

 

Science ou bon sens ? Il semble qu'il faille aujourd'hui choisir entre les deux. Dans presque tous les domaines, on rencontre des thèse si fantasmagoriques et si paradoxales qu'on se refuse à y adhérer tout à fait, mais si communément acceptées que personne n'ose en contester la logique ni la réalité. Dans le précédent numéro nous avions traité de l'évolution, cette théorie selon laquelle les espèces ne sont pas stables (alors de quoi parle-t-on quand on nomme les animaux ou les plantes ?), mais se transforment naturellement les unes dans les autres depuis les milliards d'années qu'on suppose être l'âge sur la terre.

Ce présent numéro sera centré sur l'astronomie et la physique moderne ; ici les paradoxes foisonnent, tous aussi invérifiables (et non vérifiés) les uns que les autres. Citons l'idée que la masse d'un corps augmente avec sa vitesse, tandis que la longueur se contracte et que le temps local s'y dilate (mais alors qu'est-ce que "mesurer" et que valent les mesures ? ...). Citons la thèse de l'univers en expansion, à des centaines de kilomètres par seconde, alors que les constellations sont restées inchangées depuis trois mille ans au moins !! ... Citons aussi le "vide" spatial, vide pourtant capable de transmettre la lumière des étoiles. L'attraction solaire ou les ondes radio (alors que le vide d'air, par exemple, arrête la transmission de la chaleur ou du son) ; de là le paradoxe d'ondes sans milieu vibrant, comme seraient des vagues sans eau ou un bruit sans air ! ...

Citons surtout le principe de Relativité selon lequel il n'y a pas de repère privilégié (c'est-à-dire de lieu d'observation le mieux approprié) pour décrire le mouvement.

Arrêtons-nous ici pour bien expliquer ce dont il s'agit. On connaît le paradoxe des jumeaux de Langevin : le jumeau A embarqué sur une fusée interplanétaire, parce qu'il aura vécu dans un temps dilaté par la vitesse, aura moins vieilli que son frère B resté sur terre. De là cette conclusion, réconfortante pour un athée, qu'en voyageant suffisamment vite on pourrait vivre indéfiniment. Souvent, la présentation du paradoxe s'arrête ici. Mais l'absurdité de la théorie va plus loin encore. Le premier calcul était mené du point de vue du jumeau terrestre B. Mais pour le jumeau cosmonaute A, dont les calculs sont rapportés à la fusée, c'est la terre qui voyage à grande vitesse dans l'espace ; si bien que son frère terrestre B, lui, semble vieillir moins vite que lui-même. En résumé, A vieillit moins vite que B, et B vieillit moins vite que A. Il n'est nul besoin d'être fort en mathématiques pour concevoir qu'il y a là une "difficulté" ! ... Si bien que Lord Rutherford s'était contenté de déclarer que " n'importe quel Anglo-Saxon aurait assez d'esprit pour voir que la théorie de la Relativité était un non-sens " (1, p. 10). Déclaration optimiste d'ailleurs, puisqu'il fallut attendre 1922 pour qu'un astronome américain, Charles Lane Poor, de l'Université de Colombia, publie le premier livre anti-relativiste : "Gravitation against Relativity" (La Gravitation contre la Relativité), dans lequel il écrivait : " Pour qu'une théorie aussi invraisemblable fût acceptée, il semblerait que l'évidence en sa faveur dusse être écrasante, que les expériences citées par ses partisans dussent être indiscutables et n'admettre aucune autre solution. La charge de la preuve devrait reposer sur le physicien relativiste et il lui faudrait montrer clairement, dans chaque cas d'expérience, que la théorie de la Relativité est nécessaire et suffisante ... et qu'aucune autre hypothèse ou théorie ne peut rendre compte des faits observés" (1, p. 11).

 Ce n'était pas le cas. On verra dans les pages qui suivent que la théorie de l'éther, milieu vibrant capable de transmettre les ondes électromagnétiques, la lumière et la gravitation, rend compte des faits avec une grande simplicité mathématique et sans faire d'entorses au bon sens. Reste donc à espérer que l'opinion savante finira par rejeter la Relativité.

L'exemple en fut donné par le professeur Herbert Dingle. Ce physicien britannique est un des meilleurs connaisseurs de la théorie d'Einstein. Dès 1922 il écrivit "Relativity for All" (La Relativité pour tous), un des premiers manuels de vulgarisation de la Relativité. Son second ouvrage sur "La Théorie de la Relativité restreinte" est longtemps demeuré le manuel de référence pour les étudiants anglo-américains. Il rédigea l'un des deux articles sur la Relativité dans l'Encyclopædia Britannica. Enfin, à la mort d'Einstein, c'est lui qui fut choisi par la B.B.C. pour lui rendre hommage. Dingle possède une compétence irrécusable sur ce sujet qu'il a étudié et enseigné durant cinquante ans. Or, en 1959, Dingle se "réveilla". Il se rendit compte que le paradoxe des jumeaux rendait la Relativité absurde et irréelle. Voici comment il s'en explique dans "La Science au Carrefour" (Science at the Crossroad), publié en 1972 (1, p. 14) :

" ... La théorie requiert que l'horloge A batte moins vite que l'horloge B, et que l'horloge B batte moins vite que l'horloge A, ce dont une intelligence même peu géniale voit clairement l'impossibilité. Maintenant, sans ambages, une théorie qui repose sur une impossibilité ne peut être vraie, et l'honnêteté scientifique demande donc soit que le paradoxe reçoive une explication, soit que la théorie soit reconnue comme fausse".

De 1959 à 1972, Dingle tenta d'obtenir une réponse à ce défit. Il fut évoqué à la Royal Society, dans les revues Nature et New Scientist, sans toutefois recevoir ni le commencement d'une réponse ni même l'aveu qu'il s'agissait d'une remise en cause fondamentale de toute la physique moderne. Aujourd'hui, 15 ans se sont écoulés depuis la parution de la "Science au Carrefour" et la question du professeur Dingle reste toujours pendante.

Il est souvent commode de récuser un contradicteur en faisant valoir qu'il s'agit d'un autodidacte ou qu'il n'aborde qu'un détail sans conséquences. Cette parade ne pouvait servir à réfuter Dingle ; il n'est donc resté à lui opposer que le silence. D'ailleurs, depuis 1905, un épais silence se fait autour de tous ceux qui tels Gustave Plaisant, Maurice Ollivier, Fernand Crombette et aujourd'hui le réseau de physiciens antirelativistes réunis autour de Geoffrey Page (2) osent dire, à l'instar de l'enfant dans le conte d'Andersen, "que le Grand Duc est nu".

Alors, que vaut une science dans laquelle le débat scientifique reste aussi étroitement contrôlé et dans laquelle les objections de simple bon sens ne rencontrent que le silence ? ... A l'évidence c'est l'aveu que bien des choses en sont fausses tout autant qu'absurdes. Et pourquoi en est-on venu là ? ... On le verra ci-après, la cause en est philosophique et religieuse : on ne voulut pas abandonner l'héliocentrisme après l'expérience de Michelson-Morley, on ne voulait pas reconnaître que saint Robert Bellarmin avait vu juste, qui réclamait de Galilée des "preuves" du mouvement de la et de la fixité du soleil.

La difficulté n'était pas scientifique ou technique ; une fois de plus la difficulté n'était autre que l'orgueil blessé refusant de reconnaître qu'il s'est trompé et que la Parole de Dieu est plus sûre que toutes les théories humaines.

Science sans bon sens n'est que ruine de l'intelligence. La physique moderne avance ainsi en aveugle, tâchant de contourner par une aberrante complexité mathématique de simples expériences dont elle refuse les conséquences. Certes les thèses relativistes semblent l'emporter aujourd'hui. Mais la vérité d'une idée ne se mesure ni au nombre de ses partisans ni aux moyens matériels qui la servent.

La vérité n'est pas subordonnée à l'homme : elle existe indépendamment de lui puisqu'elle est l'Etre lui-même. Elle peut attendre son heure, puisqu'elle est en dehors du temps. Elle triomphera nécessairement à la fin, puisqu'elle est la Fin, l'Alpha et l'Omega [cf. Apocalypse, 22 : 13 et 16 ; S. Jean, 14 : 6].

 

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LES EXPERIENCES DE MICHELSON
SUR LA VITESSE DE LA LUMIERE

par Dominique TASSOT

SCIENCE ET FOI - 1er trimestre 1987

Cet article vise à présenter deux expériences fondamentales effectuées par le physicien MICHELSON pour vérifier la nature "ondulatoire" de la lumière. Qu'est-ce à dire ? Un caillou jeté dans l'eau provoque une agitation de la surface sous forme de rides concentriques qui s'éloignent de leur source à une vitesse constante. Lorsque 2 cailloux sont jetés ensemble, leurs 2 systèmes de rides s'additionnent sans se détruire et provoquent des "interférences" : 2 crêtes qui se croisent se renforcent ; 2 creux de vagues descendent plus bas encore ; un creux et une crêt s'annulent. Il en va de même lorsqu'on projette sur un écran 2 rayons de lumière issus de source voisine ; on observe des bandes rectilignes (les "franges d'interférence") caractéristiques faisant apparaître des maxima et des minima lumineux. La théorie et le calcul des interférences lumineuses avait été faits par FRESNEL, au début du XIXe siècle, par analogie avec les ondes des autres milieux vibrants. La vague est une vibration de l'eau, le son une vibration de l'air. On appelle "éther" le milieu au sein duquel se propagent les ondes lumineuses et électromagnétiques.

Sur le rivage, la vague s'arrête ; une double paroi vidée d'air ou remplie d'eau arrête le son ; la lumière provenant des étoiles prouve donc que l'espace est rempli d'éther ou, plutôt, que l'éther est la réalisation physique du concept géométrique d'espace. Le mouvement absolu s'entend donc du mouvement des corps par rapport à cet éther (dans lequel NEWTON voyait à juste titre l'agent de la gravitation) : pas d'action à distance sans un milieu qui transmette cette action) [ce qui est une simple question de bon sens - le réel d'abord !].

Par une suite de nombreuses mesures d'une grande précision qui lui valurent, en 1907, d'être le premier Américain à recevoir le prix Nobel, MICHELSON chercha à mettre en évidence le mouvement de la Terre dans l'espace. On supposait en effet, depuis COPERNIC, que la Terre était animée d'un mouvement d'un mouvement annuel de rotation autour du soleil. Il devait en résulter une vitesse v par rapport à l'éther de 30 km par seconde, dix mille fois plus petite que la vitesse de la lumière par rapport à l'éther, c.

Ainsi, pour un observateur lié à la Terre (donc animé d'une vitesse v par rapport à l'éther), le rayon de la lumière A se propageant dans le même sens que la Terre semble passer à la vitesse relative c - v ; inversement le rayon B, venant à la rencontre de l'observateur, semble passer à la vitesse c + v.

Devant la difficulté de mesurer directement ces vitesses, MICHELSON eut l'idée d'un appareil dans lequel il ferait interférer le rayon A et le rayon B. Par l'analyse des franges d'interférence, on pourrait, pensait-il, mesurer la différence entre ces deux vitesses apparentes.

L'expérience consistait ainsi à mettre en évidence la "composition" (addition ou soustraction) de la vitesse absolue de la lumière dans l'éther avec la vitesse absolue de l'observateur. Cette composition a lieu pour les vagues et pour le son : le canot qui avance aussi vite que la vague semble rester immobile sur la crête ou dans le creux ; on n'entend plus arriver l'avion qui a dépassé le "mur du son" : il va plus vite que l'onde : c - v > 0.

Qu'en est-il de la lumière ?

 

1. L'EXPÉRIENCE DE MICHELSON ET MORLEY (1887)

 

Hypothèses de MICHELSON :

  • La Terre se déplace à v = 30 km/sec autour du soleil dans l'espace éthéré ;
  • La lumière est une vibration qui se propage dans l'éther à c = 300.000 km/sec.

 

Une source lumineuse S envoie un faisceau lumineux dans la direction SM qui est celle du mouvement supposé de la Terre. Le miroir semi-réfléchissant M divise le faisceau en deux demi faisceaux :

  • Le premier est réfléchi vers le miroir M1 d'où il revient vers M, qu'il traverse pour atteindre la lunette LN ;
  • Le second traverse M vers M2. Il se réfléchit en M2, puis en M, afin de gagner la lunette LN où il rejoint le premier faisceau et crée avec lui des franges d'interférence.

Les temps de parcours t1 et t2 des 2 faisceaux M M1 M et M M2 M ne sont, en principe, pas égaux puisque le trajet M M2 M est influencé par le déplacement de la Terre. Il en résulte un léger retard et on devrait avoir

t2 = t1 x l/(l - v2/c2)

(on voit apparaître, pour la première fois dans l'histoire des sciences, l'expression

l - v2/c2, bien connue des physiciens).

N.B. - La note DT/1/8603/10 comportant le détail des calculs peut être obtenue auprès des secrétariats du CESHE.

 

Résultat expérimental

Le dispositif est monté sur un bain de mercure ; en faisant tourner l'ensemble de 90° on fait agir le mouvement supposé de la Terre sur le premier faisceau, et on inverse les temps de parcours.

t1 devient t2 et t2 devient t1.

MICHELSON aurait dû, d'une position à l'autre, observer un net déplacement des franges d'interférences. Il ne le constata pas. Il fallait donc admettre que t1 = t2, donc que v = 0.

Cette solution revient à nier la translation de la Terre autour du soleil, et ainsi à admettre le géocentrisme : si la vitesse de la Terre v par rapport à l'éther est nulle (ou trop faible pour être décelée par l'interféromètre de MICHELSON-MORLEY, alors la Terre est quasi immobile dans l'Univers, et les mouvements des astres tels qu'ils sont observés en coordonnées géocentriques sont des mouvements absolus (orbite mensuelle de la lune, orbite annuelle du soleil, précession des équinoxes pour les étoiles "fixes").

Cette solution simple fut repoussée pour des raisons philosophiques : l'opinion savante de l'époque se refusait à concevoir l'intervention d'un Etre intelligent qui, au mépris du Hasard, aurait disposé notre Terre en un lieu privilégié de l'Univers ; on ne voulait pas revenir à l'idée de Création.

On tenta d'abord de mettre l'expérience en défaut. Elle avait été perfectionnée par MICHELSON et MORLEY de 1881 à 1887 ; elle fut refaite par MORLEY et MILLER en 1904 et 1905, puis par MILLER seul en 1921. PICCARD, un Belge, la répéta à 2500 m d'altitude en 1926. Elle fut reprise à l'Université de Nice, au laser, en 1977. Le résultat fut toujours confirmé : la vitesse absolue de l'observateur terrestre ne peut être que beaucoup plus petite que 30 km/sec.

On chercha donc d'autres interprétations.

En 1892, FITZGERALD, un Irlandais, imagina que le bras transversal M M1 de l'interféromètre se dilatait sous l'effet de la vitesse v, ce qui rendait égaux les temps de parcours.

Puis, en 1904, LORENTZ, un Hollandais, proposa au contraire une contraction du bras longitudinal M M2, toujours dans la proportion "ad hoc" ( l - v2/c2), bien entendu.

Enfin, en 1905, EINSTEIN proposait d'admettre que la vitesse de la lumière, c, n'est pas affectée par la vitesse propre de l'observateur, v. Dans cette hypothèse, les 2 bras de l'interféromètre en mouvement restent d'égale longueur et sont parcourus par la lumière avec une égale vitesse c. L'égalité des temps de parcours s'en déduit aussitôt.

L'opinion savante [comme les moutons de Panurge] se rallia peu à peu à ce postulat ; il lui fallut donc abandonner l'idée d'un milieu réel, support des ondes lumineuses (l'éther), pour justifier cette étrange constance de la vitesse de la lumière, quelle que soit la vitesse propre de l'observateur. De là une double difficulté :

  • La lumière, pensée comme une "onde", se propagerait sans milieu vibrant ; elle devient comme une vague sans eau; ou un son sans air, pure entité mathématique [ou être de raison] pour les calculs du physicien alors que les phénomènes lumineux sont bien réels : effet photoélectrique, photosynthèse de la chlorophylle, etc. ;
  • La lumière, pensée comme "corpuscule" (le photon) n'obéit pas aux lois de la mécanique des corps. Ainsi la vitesse d'un avion de chasse s'ajoute à la vitesse de la balle de mitrailleuse au sortir du canon (mais on sait par ailleurs que la vitesse de la lumière est indépendante de la vitesse de la source). Ou bien, le rayon de lumière qui traverse une vitre est ralenti, car le verre est plus réfringent que l'air, mais il reprend aussitôt sa vitesse de l'autre côté de la vitre (d'où lui vient l'énergie nécessaire pour cette accélération ?).

La seule raison d'être de ces paradoxes, comme des acrobaties mentales incorporées à la Théorie de la Relativité (contraction des longueurs, allongement du temps avec la vitesse, etc.) réside dans l'expérience de MICHELSON-MORLEY : inattaquable dans sa réalisation, il "fallait" à toute force l'interpréter sans renoncer à l'héliocentrisme.

 

2.  L'EXPÉRIENCE PROBANTE ET DÉCISIVE DE MICHELSON ET GALE (1924)

 

Hypothèse de MICHELSON

  • La Terre tourne sur elle-même en 24 heures, ce qui lui donne une vitesse maximale sur l'équateur (0,463 km/sec), nulle aux pôles et égale à 0,344 à la latitude de Chicago.
  • La lumière est une vibration qui se propage à 300.000 km/sec dans l'éther.

 

La lumière issue de la source S est divisée en 2 faisceaux par le miroir semi-réfléchissant A :

  • Un premier faisceau parcourt cet immense interféromètre rectangulaire dans le sens des aiguilles d'une montre ADEFA, pour aboutir dans la lunette LN après avoir traversé A.
  • Un second faisceau suit ce même parcourt de 1874 mètres de long dans le sens inverse AFEDA et vient interférer avec le premier dans la lunette LN.

Les 2 chemins parcourus ont donc rigoureusement la même longueur, égale au périmètre du rectangle ADEF. Mais le bras DE, situé au Nord et le bras AF, plus proche de l'équateur, ne sont pas entraînés à la même vitesse par la rotation de la terre autour de l'axe polaire.

Si f est la latitude de Chicago, il en résulte un écart entre les 2 temps de parcours égal à :

t2 - t1 = (4 p L l sin f)/(24 c2)

Résultats expérimental

De fait, on observe un déplacement des franges d'interférence de 0,230 ± 0,005 franges (sur 269 mesures) pour un déplacement théorique de 0,236. L'accord avec la réalité était donc très satisfaisante et confirmait

  • que la vitesse de l'observateur se compose effectivement avec la vitesse de la lumière.
  • que, par rapport à l'éther, la rotation de la Terre autour de l'axe des pôles était bien d'un tour par jour, ce que l'expérience célèbre du pendule de FOUCAULT au Panthéon avait déjà montré en 1851.

Cette expérience avait été conçue par MICHELSON en 1904, mais il dut attendre 1924 pour obtenir les crédits (15.000 $ de l'époque) et les aides de toutes sortes nécessaires à la construction de cet interféromètre géant (cf. Astrophysical Journal, Avril 1925). Entre temps, en 1921, EINSTEIN s'était vu attribuer le prix NOBEL, non pas, comme on pourrait le penser, pour sa Théorie de la Relativité (le jury semble avoir reculé devant la rupture d'avec le sens commun que cela eût représenté), mais pour son interprétation de l'effet photoélectrique par les photons. A l'inverse, le prix NOBEL attribué à MICHELSON en 1907 porte directement sur les travaux qui nous occupent. En 1924, MICHELSON est donc un savant dont les expériences optiques font autorité parmi ses pairs et dont la célébrité ne doit rien aux quotidiens new-yorkais. Cette expérience conduite avec GALE fut longuement pensée avant d'être réalisée ; son résultat consiste en une mesure qui s'accorde (à 2,6 % près) avec le calcul théorique basé sur l'éther. Il s'agit donc d'une expérience indiscutable (et indiscutée) dont le mérite est double :

  1. Elle confirme, et c'est l'objectif déclaré dans le compte rendu de 1924, la réalité d'un éther immobile dont la lumière est une vibration se propageant à la vitesse absolue c. Aussi, en mesurant la vitesse apparente (c ± V) d'un faisceaux lumineux, l'observateur peut-il en déduire sa vitesse propre par rapport à l'éther (V, qui est aussi sa vitesse absolue dans l'espace physique réel), même si elle ne dépasse pas 0,344 km/sec.
  2. En revenant sur l'expérience de 1887 à la lumière de celle de 1924, on peut trancher en faveur de l'interprétation géocentrique.

Si en effet un dispositif optique a pu mettre en évidence une rotation de O,344 km/sec dont la réalité nous est confirmée par ailleurs (pendule de FOUCAULT, aplatissement de la Terre aux pôles, équilibre des satellites géostationnaires entre une force centrifuge réelle et la gravité terrestre), et si un dispositif de même nature et d'une précision appropriée ne parvient pas à déceler un mouvement supposé cent fois plus rapide (30 km/sec), c'est que ce mouvement supposé n'existe pas ! [Encore une question de simple bon sens. - D'aucuns pourront avancer " qu'il existe une interprétation relativiste du phénomène constaté par Michelson et Gale ", mais la " Théorie de la Relativité " restreinte et générale ainsi que les " Formules de Transformations de Lorentz " sur lesquelles cette théorie repose étant frauduleuses et par conséquent manifestement fausses, il s'ensuit nécessairement que cette interprétation est également erronée - cf. le n° 66 de Science et Foi du 4e trimestre 2002, page 65, l'étude de Jean de Montavril : " Le statut de la terre dans l'univers : perspective historique ". Quant à l'existence de l'éther, elle s'impose à notre intelligence, parce que sans lui aucun mouvement ou aucun pas en avant ne serait possible. Et ajoutons enfin que si " personne ne peut se targuer jusqu'à présent d'avoir trouvé la référence du mouvement absolu ", cela ne signifie pas pour autant que " tous les corps célestes que nous observons sont animés de mouvements relatifs " sans que l'un puisse être le moteur de l'autre et non vice versa. On en arrive ainsi à soutenir, par rapport au même mouvement, qu'un corps peut être à la fois moteur et mû, ou, métaphysiquement parlant, qu'un être peut être à la fois en puissance et en acte par rapport à une même chose, comme dans une série circulaire de causes indéfinies où l'engendrant est en même temps l'engendré ou l'enseignant est l'enseigné, ou toute conclusion est antérieure à ses principes, tout en étant postérieure, en tant que conclusion, ce qui est proprement absurde [1]. En vérité, Dieu, le Moteur premier immobile, la Cause première efficiente, l'Acte pur et le Créateur de l'univers, est le seul absolu qui existe et dont toutes choses dépendent en permanence. Nous dépendons de Dieu, mais Dieu ne dépend pas de nous. Si tout est relatif, que devient la vérité ? Oui, la théorie de la relativité est une monstruosité dont il faut se défaire absolument sans rien lui concéder.]

 C'est la conclusion à laquelle se sont ralliés Gustave PLAISANT (LA TERRE NE BOUGE PAS, Lille, 1934) et Maurice OLLIVIER (PHYSIQUE MODERNE ET REALITE, éd. du Cèdre, 1962), puis Guy BERTHAULT (GALILEE AVAIT TORT, Ceshe, 1980) et Yves NOURISSAT (L'ETHER, Ceshe, 1986), quatre polytechniciens que l'opinion commune, résolument hostile au géocentrisme, n'a pas dissuadé de pousser le raisonnement jusqu'à son terme [bel exemple de terrorisme psychologique exercé par le mandarinat scientifique et les mass media !]. C'est aussi la thèse à laquelle sont acquis quelques centaines de scientifiques anglo-saxons, universitaires et ingénieurs, réunis autour de Welter van der Kamp dans la TYCHONIAN SOCIETY (14813 Harris Road, Pitt Meadows, B.C., Canada). Ce fut la conviction de F. CROMBETTE dès qu'il eut connaissance des ouvrages de PLAISANT et OLLIVIER (cf. Galilée avait-il tort ou raison ? Cahiers 2.33 et 2.34).

Ce petit mouvement autour de l'axe de l'Univers expliquerait d'ailleurs la parallaxe des étoiles, sans contredire le lieu central de la Terre dans l'espace éthéré.

Conclusions.

L'expérience de MICHELSON-MORLEY, en 1887, posait le dilemme suivant :

  • Ou bien l'éther existe, et alors la Terre reste quasi immobile au milieu des astres et des planètes ;
  • Ou bien l'éther n'existe pas, et la lumière doit posséder cette propriété paradoxale que sa vitesse apparente reste la même pour un observateur immobile et pour un observateur en mouvement [qui par rapport à qui ?].

Jusqu'en 1920 le monde savant ne disposa d'aucune donnée nouvelle permettant de trancher. En 1921, le prix NOBEL fut attribué à EINSTEIN et l'opinion se mit peu à peu à basculer en faveur de la Théorie de la Relativité, non pas en raison des preuves internes qu'elle aurait comporté, mais par peur [?] des implications philosophiques qu'aurait libérées l'aveu de la réalité géocentrique [il n'y a pas de hasard - cf. Epiphanius, Maçonnerie et sectes secrètes : Le côté caché de l'histoire, publications du "Courrier de Rome", 2000].

En 1924, la preuve attendue est enfin faite : une expérience quantitative d'une grande précision confirme la réalité de l'éther, support vibrant de la lumière, et par là le géocentrisme. Cette expérience fut passée sous silence dans les traités de physique. Aujourd'hui le dilemme n'est donc plus scientifique, mais philosophique ; il faut désormais accepter de revenir sur les conceptions fausses que le préjugé héliocentriste, admis sans preuves par l'opinion savante du XVIIe siècle, a introduit dans nos esprits.

1) Cf. Aristote, Physique, liv. VIII, chap. V, 257 a  ; Organon, Seconds Analytiques, liv. I, chap. III, 72 b 25 - 73 a 30 - où le Philosophe passe à la réfutation de la prétendue démonstration circulaire. Cf. S. Thomas d'Aquin, Contra Gentiles, liv. Ier, ch. XIII.

 

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GALILÉE, NEWTON ET EINSTEIN

Génies scientifiques ou mythes médiatiques ?

Le divorce entre la Foi et la Science

par Yves Pierre Dequènes

(Centralien, ingénieur ECP et Génie Atomique)

 

Introduction

Galilée, Newton et Einstein sont considérés comme des génies scientifiques, qui ont bâti la cosmologie moderne sur l'héliocentrisme.

Leurs travaux ont bénéficié d'une formidable orchestration médiatique, déjà dès leur époque, ce qui les a placés sur un piédestal et en ont fait des mythes, qui ne sont pas justifiés sur les seuls critères scientifiques.

Il faut se poser la question de savoir quelles étaient les raisons de cet engouement.

On peut déjà remarquer que chacun d'eux professait des opinions religieuses peu catholiques, proches de la gnose et du panthéisme. En outre, ils sont responsables du divorce entre la Foi et la Science. Jusqu'au moyen âge, en effet, la Science faisait partie de la Théologie, et était fondée pour une part sur la Bible.

Galilée était un héliolâtre (le premier connu fut Cicéron), c'est-à-dire un adorateur du Dieu Soleil, immobile au centre de l'Univers, qui pénètre toutes les créatures. C'était donc en quelque sorte un panthéiste, proche du New Age. En outre, il fut l'un des premiers savants à combattre l'inerrance de la Bible.

Newton était arien. Il croyait à une vérité perdue, une révélation universelle recouverte par des scories. Il faisait donc fi de la Révélation biblique. Il était aussi spirite et alchimiste. Il fut aussi membre de sociétés secrètes révolutionnaires (proches de la Franc-Maçonnerie).

Einstein était juif. Il imagina une religion cosmique basée sur la Science (ou ce qu'il appelait ainsi), œcuménique et proche des conception de Freud et Teilhard de Chardin. En outre il milita activement pour un gouvernement mondial, appuyé sur sa fausse cosmique.

Ainsi tous trois ont été des instruments de la lutte de la fausse Science athée contre la foi chrétienne, et spécialement contre la doctrine de la création.

Avant d'examiner plus en détail la vie et les travaux de ces trois astronomes, il est nécessaire de faire un survol rapide de l'histoire de la cosmologie.

 

Survol de l'histoire de la cosmologie

Le livre de la Genèse est incontestablement géocentrique : " Dieu créa le soleil et la Lune pour éclairer la Terre et marquer les jour et les mois ".

On trouve de nombreux passages clairement géocentriques dans les Psaumes :

  • Psaumes, XVIII, 7 : " Le soleil s'élance d'une extrémité des cieux, et sa course aboutit à l'autre extrémité : rien ne se dérobe à sa chaleur."
  • Psaumes, XCII, 1 : " Dieu a affermi le globe de la Terre, qui ne sera pas en mouvement."
  • Psaumes, CIII, 5 : " Dieu a posé la Terre sur ses bases et elle est a tout jamais inébranlable." 

Nous avons écarté tous les textes qui parlent de lever et coucher du soleil, qui n'apportent rien.

Citons aussi quelques révélations privées :

  • Sainte Hildegarde : " Le monde entier tourne sur lui-même et le firmament est animé d'un mouvement de rotation ".
  • Sainte Catherine de Sienne : " Dieu ordonne au ciel de se mouvoir : J'ai créé le ciel pour qu'il se meuve sur vos têtes."

Le Catéchisme du Concile de Trente, dans le commentaire du Symbole des Apôtres, déclare : " Dieu a affermi la Terre sur sa base et par sa parole, il a fixé sa place au milieu du monde ".

Mais ceci n'implique pas l'absence du mouvement de rotation diurne. Ce mouvement apparaît nécessaire pour expliquer l'arrêt du Soleil dans sa course par Josué, et le même phénomène du temps d'Ézéchias. On constata en effet alors, des raz de marée, qui prouvent que c'est bien la terre qui s'est arrêtée dans son mouvement de rotation.

Dans la Grèce antique, la plupart des philosophes et astronomes étaient géocentriques, comme Aristote et Ptolémée. Mais Pythagore et Aristarque étaient héliocentriques.

Au moyen âge, la plupart des érudits, en général des hommes d'Église, s'étaient ralliés au système de Ptolémée, comme Saint Thomas d'Aquin. Mais celui-ci pensait qu'il était possible de proposer d'autres systèmes. Seul Nicolas de Cuse pensait que la Terre était mobile dans l'espace. L'Église catholique admettait la discussion.

En 1543, Copernic imagina un système quasi héliocentrique, analogue dans son fonctionnement par déférents et épicycles à celui de Ptolémée. Mais ce système était extrêmement compliqué et comportait 48 épicycles pour les planètes et 9 mouvements circulaires pour la Terre. C'était une pure construction intellectuelle irréaliste, un véritable cauchemar.

Aussi d'après Koestler (Les Somnambules) personne n'a jamais réussi à lire le livre de Copernic. 

Tycho Brahé, vers 1601, revint à la Terre immobile où le soleil tourne autour d'elle en 24 heures, ainsi que l'ensemble du ciel. Son système est toujours défendu aujourd'hui au Canada et aux USA par quelques savants, en général protestants.

Kepler (vers 1605 à 1619) est le véritable auteur de la révolution astronomique moderne. Il montra que les planètes décrivent des ellipses autour du soleil et établit la base du système héliocentrique de Newton, toujours en usage.

Nous verrons que Galilée reprit la défense du système de Copernic, vers 1632, alors qu'il était contesté par les systèmes plus modernes de Tycho Brahé et Kepler.

Aujourd'hui on est incapable de décider entre l'héliocentrisme et le géocentrisme, comme le pensaient Poincaré vers 1900 et Hoyle en 1975. Nous reverrons plus loin cette question.

Signalons toutefois que le géocentrisme sert de modèle dans les sciences appliquées (fusées, missiles, satellites artificiels, gyroscopie, océanographie, etc.).

 

Position de l'Église catholique

Le Pape Alexandre VII condamna l'héliocentrisme comme hérétique, dans une bulle de 1664. Plus tard en 1743, le Pape Benoît XIV accepta l'héliocentrisme, mais sans abroger la bulle précédente, qui reste toujours en vigueur. Aussi aujourd'hui les héliocentristes défendent un point de vue hérétique.

Il faut bien insister sur le fait que l'héliocentrisme a été imposé par la Franc-Maçonnerie, sans justification scientifique, pour des raisons philosophiques antichrétiennes pour enlever à la Terre son rôle unique et central, donc christocentrique, dans la création, et détruire ainsi la doctrine de la création.

Aujourd'hui, en 1992, une commission nommée par le Pape Jean-Paul II et présidée par le cardinal Poupar conclut : " La Terre tourne autour du soleil ", toujours sans preuve scientifique. En 1993, le Vatican condamne aussi la cosmologie périmée du Livre de la Genèse. Voilà, hélas ! où nous en sommes.

Signalons, au passage, que Luther et Calvin étaient géocentristes, parce qu'ils croyaient que la Terre était au centre de l'Univers, d'après la Bible.

 

GALILÉE

1. Le mythe

Pour présenter le cas Galilée, le mieux est de citer le discours du Pape Jean-Paul II à l'Académie Pontificale des Sciences le 31 octobre 1992 :

" A partir du siècle des Lumières [sic !] et jusqu'à nos jours, le cas Galilée a constitué une sorte de mythe, dans lequel l'image que l'on s'était forgée des événements était passablement éloignée de la réalité. Le cas Galilée était le symbole du prétendu refus par l'Église du progrès scientifique, ou de l'obscurantisme dogmatique opposé à la libre recherche de la vérité. Ce mythe a joué un rôle culturel considérable ; il a contribué à ancrer de nombreux scientifiques de bonne foi dans l'idée qu'il y avait incompatibilité entre l'esprit de la Science et son éthique de recherche et la Foi chrétienne."

Il faut d'abord rappeler que la Science au temps de Galilée était l'œuvre d'ecclésiastiques et surtout des jésuites, par exemple ceux du Collège Romain fondé par Ignace de Loyola en 1551, et l'Académie des Lynx (future Académie Pontificale des Sciences) fondée en 1603.

D'après la légende, Galilée fut torturé par l'Inquisition, jeté dans un cul de basse-fosse et contraint d'abjurer ses découvertes et enfin mourut dans une misère noire, etc. On le montre refusant de faire son autocritique et criant : " Et pourtant elle se meut ".

Tout ceci est absolument faux et fabriqué, y compris la phrase ci-dessus.

Pour mieux contester le procès dans lequel ses thèses furent condamnées, on lui attribue une œuvre scientifique considérable et de nombreuses découvertes qu'il n'a pas faites. Ainsi, d'après Koestler il n'a inventé ni le télescope, ni le microscope, ni le thermomètre, etc. Il n'a pas découvert le principe de l'inertie, base de la mécanique rationnelle. Il n'a rien apporté aux théories astronomiques. Il a seulement enseigné les découvertes faites par d'autres, en se les attribuant. Il n'est donc en rien le créateur de la Science moderne, contrairement à l'opinion du Pape Jean-Paul II. Les lois des chutes des corps furent trouvées dès le XIVe siècle à Oxford par Tartaglia, Stevin et Torricelli.

En astronomie, il a découvert quatre satellites de Jupiter (sur 14) et c'est tout. Ses autres observations, dont il a tiré gloire, ont été faites par d'autres avant lui.

Galilée se fit surtout connaître en défendant avec légèreté et agressivité le système de Copernic qu'il n'avait d'ailleurs pas compris.

On omet enfin de décrire son caractère paranoïaque, qui explique ses démêlés avec ses contemporains, ainsi que la genèse de son procès.

Enfin, en ce qui concerne son procès, il n'a été ni torturé, ni mis au cachot, mais traité avec déférence par son ami le Pape Urbain VIII.

 

2. La vie et l'œuvre

2. 1 Professeur à Padoue

Né à Pise en 1564, il choisit les mathématiques. De 1589 à 1592, il est professeur à Pise. En 1592, il est nommé à Padoue, un des hauts lieux de la culture en Europe.

Il enseigna d'abord l'art de bâtir des fortifications. Puis il se consacra à l'étude du mouvement des corps flottants ; et les autorités maritimes de Venise le consultèrent sur la forme à donner aux galères.

En 1609, il fabriqua une lunette astronomique, en s'attribuant cette invention. En fait il existait déjà de nombreuses lunettes à Paris, Milan, Venise et Naples, dont le principe avait été développé par Kepler en 1601. Sa lunette constituait un perfectionnement (image droite et agrandissement augmenté).

 

2.2 Galilée astronome à Florence

En 1610, le grand duc de Florence, Come II, le nomme " mathématicien et philosophe du grand duc de Toscane ", sans obligation d'enseignement.

Galilée décide de se consacrer principalement à la défense du système de Copernic.

Il prétend avoir découvert les tâches solaires et la rotation du Soleil sur lui-même, et les phases de Vénus. Il pense que cela justifie le système de Copernic. En réalité cela justifierait tout aussi bien le système géocentrique de Tycho Brahé.

Galilée est ensuite reçu par le Collège Romain et l'Académie des Lynx.

Mais Galilée ne réussit pas à aborder le problème du mouvement de la Terre. A partir de ce moment sa vie devient un psychodrame compliqué, plein de clameurs et de fureurs.

De retour à Florence, Galilée retrouve un de ses proches disciples Castelli, abbé bénédictin qu'il avait connu à Padoue.

Il lui communique toutes ses informations, initiant ainsi une longue période de collaboration.

Le problème des tâches solaires revient d'actualité. L'astronome jésuite allemand Scheiner revendique l'antériorité de sa découverte en 1611. D'où une longue controverse, ainsi sur la nature des tâches.

Scheiner indique aussi que les phases de Vénus ont déjà été découvertes par Tycho Brahé.

C'est un véritable camouflet pour Galilée dont toutes les découvertes astronomiques se trouvaient contestées.

 

2.3 Galilée théologien  

En 1613, Castelli est nommé à la chaire de mathématiques de Pise avec l'appui de Galilée.

En décembre, se produisit un fait capital, que Castelli apprend à Galilée, Castelli venait de rencontrer la Grande Duchesse mère, Christine de Lorraine, et de débattre avec elle du système de Copernic, en relation avec la Bible. Galilée y voit l'occasion d'exposer ses vues sur les relations entre la Science et la Foi.

En 1615, il rédige à la suite du cardinal Bellarmin, un commentaire sur le Psaume 18 que Bellarmin interprète comme une preuve du mouvement du soleil. Galilée l'envoie au cardinal Dini, qui lui conseille la prudence et de fortifier ses arguments.

Le cardinal Bellarmin sort alors de son silence et conseille à Galilée de parler en termes d'hypothèse et non de manière absolue, et de ne pas faire référence aux Écritures. S'il y avait démonstration vraie que le Soleil est le centre du monde, il faudrait expliquer les passages des Écritures qui semblent indiquer le contraire. Mais il ne croit pas en cette démonstration. Il renvoie au problème des preuves, c'est-à-dire aux résultats des observations.

Galilée rédige alors la fameuse lettre à la Grande Duchesse.

Jean-Paul II estime que cette lettre est un petit traité d'herméneutique biblique. 

Galilée interpréta à sa manière le texte suivant de Saint Augustin, pour séparer la Science des Écritures : " Tout ce qu'ils peuvent nous démontrer par de véritables preuves, montrons que cela ne contredit pas nos Écritures. Tout ce qu'ils diront de contraire, montrons que c'est absolument faux."

Pour Galilée l'intention de Dieu est de nous apprendre comment aller au ciel et non comment on y va. Le système de Copernic est le seul correct. Donc les Écritures doivent s'en accommoder. Enfin, la Science a une connaissance supérieure à celle de la Révélation. La foi doit donc être subordonnée à la Science.

Ce sont bien là les principes de l'exégèse moderniste rappelés par Jean-Paul II dans l'encyclique " Fides et ratio ", où l'Église se range du côté de la Science, quitte à admettre les erreurs de cette science.

C'est alors que s'intensifient les attaques de certaines théologiens contre Galilée. En 1616, pour faire cesser la polémique, le Saint Office publie le fameux décret, qui interdit d'utiliser la Bible dans les discussions scientifiques et interdit le livre de Copernic, jusqu'à ce qu'il soit corrigé, ce qui sera fait avec des corrections minimes publiées en 1620. Galilée n'est pas nommé dans le décret. Mais Bellarmin lui demanda de respecter le décret et Galilée promit d'obéir.

En 1623, se produisit l'élection du cardinal Barberini, ami de Galilée, comme Pape sous le nom d'Urbain VIII. Ce fut une grande joie chez les amis de Galilée.

Galilée continuait d'écrire le " Dialogue " qu'il termina en 1630. C'est le " Dialogue " qui entraîna le procès de 1633.

Après le procès, Galilée se retira à Arcetri près de Florence. Il y rédigea avec Torricelli " Les discours et démonstrations mathématiques relatifs à la mécanique ", qui récapitulent son enseignement. Il mourut en 1642.

 

2.4. La paranoïa de Galilée

Galilée était doué d'une grande force de persuasion et d'un don littéraire certain pour imposer ses idées avec passion.

Mais beaucoup de ses biographes reconnaissaient que ce fut un homme orgueilleux, agressif, méfiant et susceptible. Il présente en fait tous les symptômes de troubles paranoïaques.

Il fréquentait assidûment les salons mondains, où il accablait de sarcasmes ceux qui n'étaient pas d'accord avec lui : pygmés mentaux, idiots, stupides, etc. Il se fit beaucoup d'ennemis, en ridiculisant cruellement ses adversaires.

Dans son commentaire du Psaume 18, il dit que Dieu lui aurait donné à lui en tant qu'astronome les moyens d'éclairer le sens caché de ses paroles !

Quand il construisit sa lunette astronomique, il déclara qu'il l'avait mise au point " sous l'illumination de la grâce divine ", alors qu'il n'avait fait que copier une lunette existante.

Aussi la paranoïa de Galilée joua un rôle déterminant dans ses démêlés avec ses adversaires et surtout durant le déroulement du procès.

 

3. Le dialogue et le procès

3.1 Le système de Copernic

Copernic n'est pas un innovateur puisqu'il reprend les conceptions héliocentriques des pythagoriciens, proposant un mauvais système. Il voulut passer du géocentrisme à l'héliocentrisme, mais en se contentant de rafistoler le système de Ptolémée, connu pour sa grande complexité (les planètes décrivant des épicycles). Il fut obligé, pour rendre compte des observations, de faire tourner les planètes, non autour du Soleil, mais d'un point fixe imaginaire, et en multipliant les épicycles (les planètes décrivent des cercles, dont le centre décrit autre circonférence) jusqu'à 48, au lieu de 40. La Terre elle-même a 9 mouvements circulaires indépendants.

C'est un véritable cauchemar.

Koestler a prouvé que personne n'avait lu le livre de Copernic publié en 1543, ni à l'époque, ni aujourd'hui, parce que ce système n'a pas d'intérêt et que le livre est illisible. En fait, Galilée, comme la plupart des écrivains qui s'intéressent à lui, ont parcouru l'exposé de principe écrit en 1514, qui décrit un système plus simple, mais ils n'ont pas lu le vrai livre.

Aussi ils n'ont pas pu se rendre compte que ce système était archaïque. Quand Galilée prend sa défense, il est déjà remplacé par les systèmes modernes de Tycho Brahé (géocentriste) et Kepler (héliocentriste), et Galilée donne comme preuve du système de Copernic une théorie des marées, qui seraient provoquées par( la rotation de la Terre.

Or ceci est manifestement faux en vertu du principe d'inertie, qui exclut toute force dans un mouvement uniforme. Kepler avait déjà esquissé la théorie moderne basée sur l'attraction de la Lune.

Le système de Copernic était donc scientifiquement indéfendable au début du XVIIe siècle.

 

3.2 Le Dialogue de Galilée

Une fois le livre écrit, Galilée demanda l'imprimatur de Rome, qui n'était pas nécessaire.

En 1630, Galilée voit Urbain VIII, qui lui demande de présenter le système de Copernic, comme une hypothèse, et d'abandonner la preuve par les marées, scientifiquement fausse (Urbain VIII était d'accord avec Kepler à ce sujet).

Le Pape lui indiqua le titre définitif : " Dialogue sur les deux principaux systèmes du monde, de Ptolémée et de Copernic ".

Urbain VIII fixa les conditions pour accorder l'Imprimatur : le livre devait se maintenir dans les limites de l'hypothèse, et ne ferait pas mention de l'Écriture Sainte. On ne peut qu'être frappé par la sagesse du Pape.

Mais Galilée ne tint aucun compte de ces conditions. De plus son argumentation scientifique frisait la malhonnêteté. Par exemple, il minimisa les complications du système de Copernic, et ramena le nombre de mouvements de la Terre de 9 à 1. Il se fit aussi théologien, en écrivant qu'il voulait aider l'Église à accorder cette vérité (système de Copernic) avec le sens réel des Écritures.

Le livre n'avait donc aucune valeur scientifique et empiétait sur la théologie.

Pour avoir l'Imprimatur, il fallait donc tromper l'examinateur à Rome, qui devait seulement lire la préface et la conclusion.

Galilée rédigea une préface qui soutenait l'inverse de ce qu'il écrivait dans le livre. Malgré ses doutes et trompé par les amis romains de Galilée, l'examinateur donna l'Imprimatur en juillet 1631.

Le livre sortit à Florence en février 1532. Il arriva à Rome en juin. C'est alors que l'on constata la supercherie. Devant le scandale, le Vatican fit suspendre les ventes (déjà nombreuses) le 1er août. Le Pape fut blessé et scandalisé. Il dut réagir en nommant une commission de quatre membres (favorables en principe à Galilée) pour examiner le livre. Le Pape voulait éviter un procès devant le Saint-Office. Mais la commission conclut à la nécessité de ce procès.

Le Pape donna des ordres pour que l'on traite Galilée avec tous les égards. Galilée arriva à Rome le 13 février 1633 et résida à la villa Médicis, sans être mis au secret. Le procès débuta le 12 avril. Galilée résida sur place dans trois belles pièces, avec son domestique. Il fut interrogé quatre fois jusqu'au 21 juin. Tout aurait dû se passer sans difficultés, les quatre rapporteurs ayant été choisis parmi les amis de Galilée et le Pape lui conservant son amitié. Mais Galilée, dès le premier interrogatoire, mentit cyniquement en affirmant que son livre ne défendait pas la théorie de Copernic, et qu'il n'y croyait plus depuis 1616. Il prenait donc ses juges pour des imbéciles. Ceux-ci firent cependant preuve de compréhension. Il lui demandaient seulement de dire la vérité.

La condamnation devenait inévitable. Mais elle fut très légère : réciter des Psaumes une fois par semaine pendant trois ans. Il n'alla pas en prison. Après un séjour à Rome, il se retira dans sa maison d'Arcetri, près de Florence. On continua à lui verser les revenus de ses bénéfices ecclésiastiques. Galilée a été condamné, parce qu'il avait trompé tous ceux qui le soutenaient, y compris le Pape, et qu'il n'avait pas cessé de mentir, pendant son procès. La sentence était donc une mesure d'ordre disciplinaire.

 

4. Conclusion

L'héliocentrisme était connu depuis les Grecs. Il n'a donc pas eu de révélation ni copernicienne ni galiléenne.

Galilée est un véritable homme de la Renaissance où les courants du passé et du présent se mélangent. Dans la physique, il affirma la primauté des mathématiques sur l'observation des sens : " le grand livre de l'univers se lit par les mathématiques ". Dans ce sens il est moderne. Mais il n'a rien apporté personnellement à la Science de son temps.

Dans sa défense virulente du système de Copernic déjà périmé et replacé par ceux modernes de Tycho Brahé et de Kepler, ainsi que dans sa théorie des marées, il reste un homme du Moyen Âge fermé au progrès.

Paradoxalement Galilée a eu une influence importante, mais néfaste, sur l'exégèse moderne avec la séparation de la Science et de la Foi. Le dictionnaire de théologie catholique en 1920 écrit : " les théologiens admettent aujourd'hui la doctrine de Galilée ". C'est elle qui est enseignée dans les séminaires.

Jean-Paul II lui-même a loué la lettre à la grande duchesse Christine.

En tout cas, rien ne justifie la réhabilitation de Galilée, ni sur le plan scientifique, ni sur le plan moral.

 

NEWTON

1. La vie et l'œuvre

Newton est né en 1642.

Sa formation s'étudiant est traditionnelle et scolastique. Il entre à l'université de Cambridge en 1661, où il étudie en particulier Aristote. Il y découvre aussi Descartes avec enthousiasme.

Il fut ensuite professeur de mathématiques à Cambridge, pendant 31 ans, jusqu'en 1696. Il s'intéressa à de multiples sujets scientifiques comme l'attraction magnétique et électrique, et la théorie des marées. Il écrivit un traité de l'air et de l'éther, où il parle de répulsion entre particules et d'un principe agissant à distance. Il échafauda une hypothèse expliquant la pensanteur par un flux de particules, qui sera reprise par un physicien suisse G.L. Le Sage (1724-1803) en 1782.

En 1675, il présenta une " Hypothèse expliquant les propriétés de la lumière ", et définit l'analyse spectrale de la lumière.

Il fut enfin et surtout un mathématicien de génie. Il se fit connaître en 1669 par les développements en séries infinies [?]. Il inventa la méthode qui constitue le fondement du calcul différentiel et intégral qui sera développé par Leibnitz en 1684, puis par Euler et Clairaut.

Entre 1685 et 1670, il rédige " De gravitatione " qui est un exposé de philosophie, où il discute Descartes, en reprenant les idées de More. Il y marque une grande réserve en parlant de Dieu, dont il se garde de délimiter les desseins. Dieu est un Maître " Pantocrator ", dont nous sommes les serviteurs.

En 1685, il publia les " Propositions de Motu " qui est l'ébauche des " Principia mathematica " qui furent publiés de 1686 à 1687.

Ensuite il ne fit plus de découvertes importantes. Il fut membre de sociétés secrètes révolutionnaires, avec lesquelles il participa à la conspiration qui déposa le roi Jacques II en faveur de Guillaume d'Orange en 1690.

Pour récompenser cette participation, il fut nommé Directeur de l'Hôtel de la Monnaie, en 1696, par Montague, chancelier de l'échiquier. C'était une sinécure. En 1699, il fut promu " Maître de la monnaie ", où il resta jusqu'à sa mort en 1727.

 

2. Sa place dans la Science

Newton jouit d'une influence et d'une autorité comparables à celles d'Aristote [mais n'oublions jamais que le Philosophe, "le Maître de ceux qui savent" (Dante, Divine Comédie, Enfer, IV, le Limbe, 130), est le fondateur de la Logique, close et achevée, haut faut de l'esprit humain]. Mais sa place est en partie usurpée.

Sa réputation vient essentiellement de son ouvrage célèbre " De Philosophiae naturalis Principia Mathématica ", qui établit la théorie de la gravitation universelle.

Mais sa réputation dépasse de beaucoup la réalité. Par exemple l'histoire de la pomme est une pure invention colportée par Voltaire.

Koestler, dans " Les somnambules " remet toutes les choses en place :

a) C'est Kepler qui inventa le principe de l'attraction universelle [cependant remarquons bien que dans la troisième loi de Kepler, la masse de la planète n'intervient pas - cf. Yves Nourissat, L'Ether, La gravitation et l'éther, l'explication de Weyler] ;

b) L'idée des forces proportionnelles à l'inverse du carré de la distance venant de Borelli et Boulliau en 1645 ;

c) C'est Borelli qui expliqua en 1666 l'équilibre des planètes sur leur orbite, par la combinaison de la force centrifuge et de l'attraction du soleil ;

d) En 1674, Hooke reprend l'idée de l'Attraction Universelle. Il jouera un rôle essentiel dans la geèse des travaux de Newton.

Newton eut en outre l'idée d'introduire l'action permanente de Dieu dans la marche du système solaire [Dieu est bien le Moteur premier de la création]. Ainsi la pensée de Newton était en retard même sur les astronomes du Moyen Âge, qui, comme l'évêque Oresme, croyaient que le mouvement des astres se perpétuaient sans intervention divine [ce qui est faux].

 

3. Newton métaphysicien

3.1 Newton spirite

Il fut d'abord disciple de Descartes. Mais à partir de 1649, il prit conscience des dangers du cartésianisme : Descartes avait chassé Dieu de l'univers. Il publia plusieurs ouvrages de 1652 à 1659, développant les critique contre Descartes, tout en glissant vers le spiritisme. Après avoir démontré l'existence de Dieu et énuméré les phénomènes impliquant la Providence divine (comme la pesanteur), il apporte des témoignages de l'activité des " esprits " (fées, fantômes, possédés...). Pour lui, la prétention à expliquer mécaniquement tous les phénomènes est une présomption inacceptable pour un vrai croyant [c'est exact].

Le jeune Newton partageait ce souci de préserver la place de Dieu [et c'est là, et là seulement, tout à son honneur].

 

3.2 Newton théologien

Dès 1670, Newton était arien [partisan de la doctrine d'Arius]. Il considérait Jehovah comme le seul Dieu et niait la divinté des deux autres personnes de la Trinité, le Fils et le Saint-Esprit. Jésus était considéré comme le prophète de Dieu. L'arianisme est pour lui le christianisme originel non corrompu.

Comme More, Newton laissa une grande quantité de manuscrits sur les livres de Daniel et de l'Apocalypse. Pour lui, la dixième corne de la quatrième bête de l'Apocalypse représentait l'Église Catholique Romaine..

Il fixe la date de la création du monde, avec l'évêque Usher, à 4004 avant J.-C.

Il croyait à une vérité perdue en nature de religion, une révélation universelle recouverte par des scories.

 

3.3 Newton alchimiste

Vers 1669, il s'initia à l'alchimie, qui fut une de ses grandes passions, après avoir travaillé en chimie avec Boyle. Il fut également l'ami de John Locke.

Il acheta alors un recueil d'écrits alchimiques en six volumes, et se procura un équipement de laboratoire. Il s'intéressait par exemple à la production d'alliage de cuivre et d'antimoine. Il passait des nuits au fourneau.

L'alchimie a joué un rôle dans les conceptions de Newton sur les forces et l'attraction.

Newton se jugeait le dépositaire de vérités anciennes déformées et travesties, comme la gravitation universelle.

 

4. Les Principia Mathematica

4.1 Historique des Principia

Newton était l'un des êtres les plus dissimulés qu'ils soient. Il conserva pendant des années des textes importants, qu'il craignait de livrer à la discussion publique.

Aussi la construction des Principia se fit par étapes et ne fut pas le résultat d'une illumination [comme le songe de Descartes avec son "melon"]..

Newton avait déjà étudié sans succès la gravitation depuis longtemps, les calculs butant sur des données astronomiques erronées. Il garda donc ses calculs sans les publier.

L'affaire en serait restée là, sans l'intervention de trois savants londoniens Wren, Hooke, et Halley.

Wren était architecte. Il collaborait avec le mécanicien Hooke à la reconstruction de Londres, après le grand incendie de 1666. Ils avaient fondé la Royal Society, patronnée par le roi, qui réunissait des savants et des amateurs fortunés. Hooke en était l'animateur. L'astrnome Halley, auteur d'un catalogue des étoiles australes, participait à ce club. Ces trois amis étaient passionnés par le " système du monde ". Les planètesdécrivaient leur orbite sous l'action d'une force les attirant vers le Soleil. Quelle était la nature de cette force ? Serait-ce une force magnétique, comme l'avait imaginé Gilbert en 1600 et aussi Kepler ? Par analogie avec la lumière, cette force devrait suivre une loi inverse du carré de la distance. Autrement dit une force en 1/d2 pouvait-elle expliquer une trajectoire elliptique ?

En août 1684, Halley engagea Newton à établir une solution.

Pour pimenter l'affaire, Wren donna à Newton et à Hooke, deux mois pour apporter la démonstration et offrit une récompense de 40 shillings.

C'est Newton qui résolut [ou crut résoudre] le problème, mais il ne répondit pas à la question posée mais à son inverse beaucoup plus facile à résoudre : si on admet une trajectoire elliptique, quelle est la force ?

Newton refit donc ses calculs, qu'il n'avait pas publiés, grâce aux nouvelles mesures astronomiques de l'abbé Picard en 1671. Newton les remit à Halley en novembre 1684. Halley lui demanda de les soumettre à la Royal Society. Newton lui envoya alors un petit traité, " Propositiones de motu ", en février 1685. C'était l'ébauche des Principia.

Newton présenta le premier volume le 28 avril 1686 et l'ouvrage complet en 1687. L'ouvrage fut l'objet d'un véritable lancement médiatique [Nihil sub sole novum ! Eccl., I, 10]. Les canaux publicitaires furent soigneusement orchestrés. Aussi les Principia furent reconnus comme un livre faisant date, même par ceux qui n'admettaient pas le concept de l'action à distance.

John Locke, qui n'était pas mathématicien, trouva les démonstrations incompréhensibles. La plupart des mathématiciens aussi n'y comprirent rien. Huyghens, consulté, se méfiait de l'attraction. Pour lui comme pour Descartes, la physique ne doit admettre que les propriétés géométriques de la matière : la figure et le mouvement. Un corps ne peut bouger que s'il est poussé.

Huyghens finit par approuver les propositions mathématiques et reconnaître le succès de la gravitation. Mais il estima qu'il était nécessaire de lui donner une cause intelligible [bien !].

 

4.2 Analyse des Principia

Newton réduit tout mouvement observable dans l'univers à quatre lois :

  • La loi d'inertie : un corps qui ne subit pas de force est soit au repos, soit en mouvement rectiligne uniforme ;
  • La loi d'accélération imprimée par une force F = mg m est la masse du corps et g l'accélération ;
  • La loi d'égalité de l'action et de la réaction entre deux corps ;
  • La loi de gravitation universelle : F = G x Mn/d2 où G est une constante universelle.

Cette loi n'indique pas ce qu'est la gravité, comment elle travaille, et quelle en est la cause. Les mathématiques ne sont pas une explication. Aussi cette loi est un exemple parfait de la nouvelle méthode scientifique fondée sur les mathématiques.

Newton ne peut expliquer pourquoi deux corps éloignés s'attirent. Il est resté neutre sur la question suivante : la force centripète est-elle une attraction ou une impulsion [ou autre chose encore - voir, par ex., les propriétés des corps glorieux ou des corps qui ne possèdent plus aucune masse et ne sont plus soumis à la gravitation, mais à l'Esprit seul] ?

De plus même si cette loi permet des calculs qui donnent des résultats, certaines observations contredisent la théorie.

Newton avait la conviction qu'il n'y avait pas de justification théorique. Dans une lettre à Bentley, il écrivait :

" Il est inconcevable que la matière brute puisse, sans la médiation de quelque chose de non matériel, affecter la matière, sans contact mutuel.

" Que la gravité soi inhérente à la matière [à la masse], de sorte qu'un corps puisse agir sur un autre à distance à travers le vide [le rien], sans médiation, est pour moi une si grande absurdité, que je crois que personne ayant la faculté de penser puisse l'admettre. La gravité doit être causée par un agent agissant constamment en accord avec certaines lois, agent matériel ou immatériel laissé à la réflexion des lecteurs."

En fait l'agent matériel proposé par Newton était l'éther, substance matérielle très subtile qui remplit le vide spatial [bien!]. L'éther pourrait agir par différence de pression. Mais il ne publiera pas cette dernière théorie [hélas]. Newton évoque aussi la possible intervention de Dieu pour corriger les irrégularité des orbites et pour restituer au système solaire l'énergie qu'il perd en permanence, pour lui éviter de s'arrêter.

Newton avait renoncé à l'explication par la théorie des collisions de corpuscules, qui sera développée ensuite par Le Sage.

La loi de Newton, malgré les louanges qu'on lui adresse, a été mise en défaut dans de nombreux cas.

On donnait, comme exemple de réussite, la découverte de Neptune par Leverrier en 1848 et celle de Pluton en 1930, uniquement au moyen de calculs. Mais certains pensent [?] que leur existence était déjà connue. On cite la parole de Leverrier, à propos de Neptune, en montrant ses cahiers de calculs : " et si tout cela n'était qu'une blague ! ", avant de brûler ses cahiers. A contrario, on omet de signaler l'échec du même Leverrier qu'avait prédit Vulcain, qui n'a pas été trouvé.

En 1995, on découvre que Pluton n'était probablement pas une planète. On pense que Pluton et son satellite Charon font partie de la ceinture de Kuiper qui compte entre 80 et 90 objets. La loi de Newton n'est pas en mesure d'expliquer l'orbite de Pluton (dont le diamètre est passé de 6000 km à 2300 km). Cela risque de remettre en cause l'histoire de la découverte de Pluton.

La loi de Newton n'explique pas correctement le phénomène des marées, ni les anomalies des mouvements des planètes, de la lune et des satellites artificiels. Plus grave, elle est mise en défaut lors des éclipses du soleil.

Récemment la NASA a détecté une accélération incompréhensible de trois sondes spatiales, qui semblent échapper aux lois de Newton. Aussi la NASA s'intéresse maintenant aux observations de Maurice Allais, également contraires aux postulats de la gravitation. Ce dernier a même posé la question : Doit-on reconsidérer les lois de la gravitation. Cela risque de redonner du poids à l'hypothèse du système de Tycho Brahé. Mais Maurice Allais n'a pas été jusque là.

On peut aussi remettre en question le principe d'inertie qui postule qu'un mouvement uniforme se poursuit indéfiniment, ce qui est contraire au bon sens et à la mécanique aristotélicienne selon laquelle il n'y a pas de mouvement sans moteur. Par ailleurs le mouvement des planètes a nécessairement une cause divine comme le pensait saint Thomas d'Aquin qui l'attribuait aux anges.

 

EINSTEIN

1. Vie et carrière

Einstein est né à Ulm en Allemagne en 1879. Antimilitariste farouche, il s'exila en Suisse pour éviter le service militaire. Il entra en 1896 à l'École Polytechnique de Zurich où il fut l'élève du mathématicien Minkowski. Il se fit naturaliser suisse en 1901. Il entra comme ingénieur au Bureau des Inventions Techniques de Berne en 1902, où il s'occupa des brevets. Il consacra ses loisirs à des études fondamentales de physique.

Il publia en 1905, trois mémoires :

  • Une théorie statistique du mouvement brownien ;
  • Une interprétation de l'effet photoélectrique par la théorie des quanta de Planck (en contradiction avec la théorie de la relativité) ;
  • La théorie spéciale de la relativité à partir des travaux de Lorentz et Poincaré sur le même sujet.

Il obtient une chaire à l'Université de Berlin en 1913. Il publia la théorie de la relativité généralisée en 1916, qui est une extension de la relativité restreinte aux systèmes accélérés, et une nouvelle théorie de la gravitation dans un univers à 4 dimensions (espace-temps, où le temps devient la quatrième dimension).

Mais à partir de 1916, il ne publia plus aucun travail scientifique.

C'est alors que son travail attira une surenchère médiatique et que fut lancé le mythe Einstein. Jusqu'en 1919, sa théorie spéciale de la relativité suscitait peu d'intérêt à côté de celle de Lorentz. En 1919, comme le dit un de ses historiens, " les engrenages se mirent en route avec une efficacité à couper le souffle ". Sa carrière fut lancée par ses confrères de la Royal Astronomical Society de Londres qui investirent beaucoup d'argent pour envoyer leurs membres les plus distingués dans tous les coins du monde, pour tester la théorie de la relativité générale, au cours d'une éclipse du soleil. Officiellement la théorie fut apparemment confirmée. Elle fut encensée comme une grande réussite scientifique. Nous verrons plus loin qu'il n'en fut rien. Mais la théorie fut imposée par le bluff et la propagande.

Einstein reçut le prix Nobel en 1902, mais principalement pour sa théorie de l'effet photoélectrique, pourtant en contradiction avec celle de la relativité.

L'installation médiatique d'Einstein dans le grand public se poursuivit. Il fut reçu aux U.S.A. avec un grand enthouiasme et fut invité par le président Harding. En 1922, il visita le Japon où il fut reçu par l'empereur.

En 1923, il fut membre fondateur de la " Société des amis de la Russie bolchevique ". Il montra toute sa vie un aveuglement stupéfiant vis-à-vis du bolchevisme de Lénine qu'il vénérait.

Son anniversaire en 1929 fut un événement mondial.

Etant Israélite, il doit quitter l'Allemagne en 1923. Il s'installe à l'Université de Princeton. Il s'efforça alors, maisen vain, d'établir une théorie unitaire des forces unissant la gravitation aux forces électromagnétiques.

C'est aussi à Princeton qu'il développa son concept de religion cosmique où l'on retrouve des idées voisines de Freud et de Teilhard de Chardin.

Du point de vue moral, il était partisan de l'avortement et de l'homosexualité. Il était par ailleurs franc-maçon et probablement [et non assurément] lié aux B'nai Brith (bien avant 1921).

Antinationaliste, il milita activement pour un gouvernement mondial s'appuyant sur sa religion cosmique. Cela explique aussi l'orchestration supranationale du mythe Einstein.

Il s'était toujours occupé activement du développement du sionisme. En 1930, il écrivit " About Zionism ". En 1952, il fut pressenti comme Président d'Israël, mais il refusa.

Sa mort à Princeton en 1955 fut célébrée par un deuil national.

En 1970, on célébra dans le monde entier l'anniversaire de sa naissance et on lui éleva une statue à Washington et dans d'autres villes.

 

2. La théorie de la relativité

La théorie de la relativité a révolutionné la physique. Mais en réalité l'œuvre d'Einstein est en grande partie un mythe médiatique. La relativité fait partie du catéchisme de l'établissement scientifique. Mais même s'ils ne sont pas d'accord, les savants continuent à l'enseigner. Peu d'entre eux osent exprimer leur désaccord [accord tacite ou complicité du silence, source de tous nos maux, terrible responsabilité de tous les enseignants].

Einstein est considéré comme un des plus grands penseurs de tous les temps. Mais en réalité il était incompétent en mathématiques, et médiocre en physique. On peut chercher en vain un travail original dans toutes les découvertes qu'on lui attribue.

Ainsi :

  • L'espace courbe est de Riemann ;
  • L'espace-temps est de Minkowski, son professeur de mathématique, ainsi que le calcul tensoriel ;
  • La contrainte des objets avec la vitesse de la lumière est de Fitzgerald ;
  • La constance de la vitesse est de Lorentz ;
  • C'est Poincaré qui écrit en 1899 que le mouvement absolu est un principe indétectable par une expérience d'optique ;
  • C'est Poincaré qui crée le concept de principe de la relativité en 1904, et l'équation fameuse : E = mc2 ;
  • L'histoire des horloges qui retardent est de Larmor.

Sa carrière n'est qu'un fatras de plagiats. Il ne fut en fait qu'une marionnette, choisie par ses pairs, pour jouer un rôle essentiel dans la lutte scientiste contre DIEU. Ce rôle fut d'imposer la théorie de la relativité en réponse à la fameuse expérience de Michelson-Morley.

 

2.1 La relativité restreinte

Tout part des équations de Maxwell qui régissent les ondes électromagnétiques. Celles-ci propagent, dans cette théorie, dans un milieu continu d'éther, comme les ondes sonores dans l'air. Sans air, dans le vide, il n'y a ni génération ni propagation du son. L'éther est aussi indispensable pour les ondes électromagnétiques. On doit donc mesurer la vitesse de la lumière par rapport à l'éther.

En 1887, Michelson et Morley entreprirent la mesure du vent d'éther [à notre avis, le terme "vent" n'est pas très heureux], conséquence du déplacement de la Terre sur son orbite.

Quelques savants comme Becquerel osèrent soutenir à l'époque, qu'il n'y avait pas de vent d'éther [le "background" ou le substrat de l'univers], et donc que la Terre était immobile dans l'espace, ce qui prouvait le géocentrisme. Cette conclusion de bon sens [pas absolument, car c'est l'éther qui donne à l'univers son unité et sa stabilité - cf. "l'océan de l'être" du Dante, la Divine Comédie, Paradis, chant Ier, 112, etc.] fut rejetée comme anthropocentrique [n'importe quoi !]. Les savants officiels décidèrent donc de remettre en question la propagation des ondes électromagnétiques.

C'est l'origine de la thèse d'Einstein en 1905 sur la relativité restreinte. Einstein abandonna la notion d'éther par décret, et imposa la constance de la vitesse de la lumière dans le vide [le rien, le non-être], également par décret (quelle que soit la vitesse de la source ou du récepteur]. On ne pouvait donc plus détecter par une expérience la vitesse absolue de la Terre, ce qui mettait par terre l'expérience de Michelson-Morley. Einstein bâtit une mécanique relativiste qui avait les conséquences suivantes - plus ou moins bizarres ou invraisemblables : 

  • Les distorsions du temps ;
  • Les variations paradoxales des horloges mesurant des temps distendus : un observateur, situé dans un système S, voit des horloges de S' retarder. De même un observateur situé dans S' voit des horloges de S retarder aussi ;
  • La contraction des longueurs ;
  • La croissance des masses jusqu'à l'infini [?].

En réalité, de nombreux faits scientifiques récents montrent que le postulat de base de la constance de la vitesse de la lumière C est erroné (Co = 3000 000 km/s).

Cette vitesse, prétendue constante, varie en fait avec les propriétés du milieu (la permittivité électrique et la perméabilité magnétique). Elle est influencée par les champs de gravitation.

Ainsi :

  • C'est au voisinage des astres ;
  • C'est grand dans le vide [?] astral.

Il existe aussi des vitesses dites supraluminaires, c'est-à-dire supérieure à C, comme l'effet Cerenkov (jusqu'à 2 Co). Certains quasars filent même jusqu'à 19 Co. La vitesse de la lumière diminue aussi avec le temps (1 % depuis 300 ans).

Maurice Allais, dans une synthèse récente de toutes les expériences relatives à C, rétablit l'existence de l'éther qui sert de support à tous les phénomènes physiques et dont les mouvements entraînent une anisotropie de l'espace, déjà pressentie par Poincaré en 1905. Aussi à la surface de la Terre, C varie en un point périodiquement et suivant la direction de la lumière et d'un point à un autre.

Maurice Allais montra aussi que l'expérience de Michelson-Morley mettait en évidence un vent d'éther de 8 km/s (donc très inférieur à la vitesse de 30 km/s en héliocentrisme). Toutefois ce résultat ne permet pas de conclure sur la vitesse orbitale de la Terre qui est seulement en mouvement relatif par rapport à l'éther. Mais il met fortement en doute l'héliocentrisme.

Maurice Allais concluait en affirmant que toutes les bases de la relativité sont fausses. Toutefois il n'osa pas prendre position sur la question : héliocentrisme ou géocentrisme, restant ainsi en retrait sur sa note de 1958 qui penchait pour le géocentrisme tychonien.

L'affirmation selon laquelle la vitesse de la lumière ne peut pas se composer avec une autre vitesse est aussi mise en défaut par l'effet Sagnac (1913) qui est mis en évidence par un plateau tournant portant un interféromètre. Lorsque le plateau tourne, les franges de l'interféromètre se déplacent. Sagnac avait bien calculé le fonctionnement en supposant que la vitesse de la lumière se combinait avec la vitesse périphérique du Plateau. Les partisans de la relativité imaginèrent une explication complexe et invérifiable par une contraction des longueurs et une dilatation des temps, ce qui n'est qu'un sophisme [et surtout une bêtise monumentale].

L'expérience de Sagnac inspira le gyrolaser qui utilise une source de lumière cohérente pour mesurer le déplacement d'un avion ou d'un engin balistique, comme un gyroscope optique. Sagnac inspira aussi l'expérience de Michelson et Gale (1924) [déterminante], qui permet de mesurer la vitesse périphérique de la Terre par rapport à l'éther, dans son mouvement diurne. Cette expérience prouva que la Terre faisait bien un tour en 24 heure. Elle condamnait donc [sans appel] la prétention des relativistes concernant l'impossibilité de déceler un mouvement par une expérience d'optique et redonnait du poids à l'expérience de Michelson-Morley.

 

2.2 La relativité généralisée 

Einstein partit en principe d'équivalence entre la masse grave [koilon] (intervenant dans la gravitation) et la masse inerte (intervenant dans l'accélération des corps sous l'action d'une force) [plhrwma], qui avait été prouvée, avec une grande précision, par Eötvös vers 1900. Et il abandonna la géométrie euclidienne pour celle de Riemann. Il put ainsi établir l'équation tensorielle de la gravitation. Ainsi celle-ci résultait de la géométrie : elle était due à la courbure de l'espace-temps. Bien que cette théorie soit invraisemblable, les astronomes s'efforcèrent de la prouver lors de l'éclipse du soleil de 1919.

Einstein avait prédit, en 1916, l'influence de la gravitation d'un corps massif sur la lumière passant à proximité. De ce fait une étoile située près de l'alignement du Soleil doit apparaître plus près du Soleil. Hélas ! les photographies prises en 1919 montrèrent que les étoiles s'étaient déplacées dans toutes les directions, y compris en s'éloignant du Soleil. Aussi les relativistes éliminèrent de leur rapport les mauvaises étoiles. Ils en gardèrent 7 sur 38. Il purent ainsi triompher. Mais certains experts, comme le docteur Arthur Lynch, qui assistait comme expert à l'observation, ne furent pas convaincus. Par exemple une déviation constatée était de 1.80 seconde au lieu de 0.84 seconde prédite par Einstein, ce qui était un échec. On s'aperçut ensuite que les déplacements des 7 " bonnes " étoiles n'étaient pas dans la direction prévue par Einstein, sans que le rapport le mentionne [c'est ce que l'on appelle de la malhonnêteté intellectuelle]. Ces expériences, et d'autres en 1922, condamnèrent la relativité généralisée.

 

2. La Religion cosmique

Le but d'Einstein était de présenter une image du monde rationnelle et objective [tu parles !], dépouillée de tout anthropocentrisme et de tout mysticisme (croyance en un Dieu intervenant dans les événements : " Dieu ne joue pas aux dés "). En outre, Einstein n'attendait rien de l'au-delà : " Je suis tellement une partie de tout ce qui vit que je ne suis pas concerné par le commencement ou la fin de la vie de qui que ce soit dans ce flux éternel ". Ce qui est une profession de foi panthéiste [et qui témoigne d'un je-m'en-foutisme répugnant ou peu reluisant]. Il avait même exposé dans son testament d'être incinéré sans rite religieux, la mort n'étant qu'un simple anéantissement [cf. Apocalypse, II : 9].

La science est une religion, la voie d'accès au divin. Aussi l'homme n'a pas besoin d'inventer des Dieux. A l'opposé des religions traditionnelles, qui divisent l'humanité [comme la vraie religion se sépare de la fausse], la religion cosmique ne peut être qu'œcuménique.

Einstein a fait du temps et de la lumière les fondements de sa religion.

La relativité transforme un absolu, le temps, en une notion relative subordonnée à l'homme et inversement, la lumière devient un absolu, alors qu'elle est une création divine aux sources multiples et aux aspects divers. C'est le principe même de la puissance de Dieu qui est ainsi contrefait.

En réalité, c'est pour Dieu seul qu'il n'y a ni début, ni fin, ni chronologie. Pour l'homme le temps est une donnée essentielle de la vie. Le présent est le trait d'union, le lien entre tous les hommes [par la Tradition]. Sinon nous perdrions la raison [ou nos racines].

En prétendant que le temps est relatif, " un temps lombric " plus ou moins allongé selon les observateurs, on s'approprie la maîtrise du temps qui n'appartient qu'à Dieu.

La lumière est une image de Dieu [la lumière première, vecteur de l'Esprit] qui Se définit comme Lumière. La lumière tient une place privilégiée dans la création. C'est le joint entre Dieu et nous.

  • En descendant du Sinaï, Moïse émettait une lumière insoutenable pour le peuple [cf. Exode, 34 : 29].
  • La transfiguration du Christ, puis les flammes lors de la descendent du Saint-Esprit sur les Apôtres [cf. S. Marc, 9 : 2-4 ; Actes, 2 : 3].

On peut même se demander si le corps d'Adam n'était pas un corps de lumière [cf. S. Louis-Marie Grignion de Montfort, L'Amour de la Sagesse éternelle, paragraphes 37 et 38].

Déclarer que le temps est relatif revient à nier l'éternité ; déclarer la lumière limitée revient à nier le Dieu créateur.

Ainsi les inversions temps-lumière attaquent Dieu Éternel et Tout -Puissant.

 

4. Conclusion

Le professeur Levy-Leblond constata :

" Ni le génie scientifique, ni la stature morale d'Einstein suffisent à expliquer son mythe " [Où sont le génie scientifique et la stature morale d'Einstein ?]

Le professeur Alfven, prix Nobel de physique 1970, a été beaucoup plus dur :

" La théorie de la relativité est l'une des plus belles [impostures] de la Science. Sa beauté [la splendeur du vrai : Platon] mathématique croît encore lorsqu'elle est formulée, dans un espace à 4 dimensions où le temps n'est plus le temps, mais le temps multiplié par ".

Pour la plupart, ce concept est incompréhensible. En fait il faut être doué d'une perspicacité peu commune pour en saisir la signification profonde [c'est-à-dire entrer dans le cerveau d'un homme possédé ou déformé par un esprit mauvais : asinus asinum fricat.- Einstein, vers la fin de sa vie : " Ce qui domine la connaissance en physique mathématique, c'est l'incertitude des concepts de base ". Quel Maître en effet !].

" Nombreux sont ceux qui se sont sentis soulagés quand on leur a dit que seul Einstein et quelques génies [mauvais] pouvaient comprendre la vraie nature du monde. Pour eux, la science est quelque chose en quoi on doit croire [comme en Dieu], et non pas quelque chose qu'il faut essayer de comprendre. Paradoxalement Einstein a été acclamé par le grand public, non parce qu'il était un grand penseur, mais parce qu'il dispensait les autres de penser. Plus c'était hermétique et mieux c'était. La frontière entre Science et science fiction s'effaça."

" La théorie de la relativité généralisée est encore plus dangereuse, parce qu'elle a été mise dans les mains de mathématiciens ayant peu de contact avec la réalité expérimentale. Cette théorie a ouvert la voie à l'univers en expansion du big-bang."

" Mais accepter les résultats des observations fait perdre sa place à la théorie de la relativité comme fondement de la cosmologie, car selon les observations l'espace est plat [est en 3 D, et non en 4]. Le big-bang est un mythe. Ce qui est capital, c'est que l'approche du problème soit empirique et non mythologique."

Einstein, à la fin de sa vie, avait conscience de la dérive de la physique et de l'inadéquation de sa théorie au réel. Il souhaitait le retour à des bases concrètes?

En 1954, il écrivit : " Vous vous imaginez que je regarde l'œuvre de ma vie avec une calme satisfaction. Mais il n'en est rien. Il n'y a pas un seul concept, dont je suis convaincu qu'il résistera, et je me demande même si je suis sur la bonne voie ". " Mon cheval de bataille (la Relativité) a une allure de donquichottisme et je ne lui accorde pas de crédit absolu ". Et prenant conscience du rôle qu'on lui avait fait jouer : " Il existe beaucoup de personnes comme moi et je ne comprends absolument pas qu'on ait fait de moi une sorte d'idole " Il était donc bien conscient d'avoir été manipulé et il mourra dans un sentiment tragique d'insatisfaction [mais était-il également conscient d'avoir été manipulé parce que sa théorie faisait le jeu de Lucifer ?].

De plus, il regrettera vivement sa fameuse lettre à Roosevelt de 1939, où il lui recommandera la fabrication de bombes atomiques (suite à la description des horreurs d'Hiroshima).

En conclusion, Einstein a rendu un fort mauvais service à la physique qu'il égara dans une impasse, empêchant de remettre en cause l'héliocentrisme et en développant à outrance l'application des mathématiques modernes au réel, au détriment de l'observation.

 

BIBLIOGRAPHIE

Cette conférence est pour l'essentiel tirée de l'ouvrage " La Science du XXe siècle - Mythologie ou Bible du démon, par P. Dequenes (1997).

Liste détaillée des références

1- Galilée

  • Koestler - Les Somnambules - 1960
  • Decourt - Les Vérités indésirables - 1989
  • Festa - L'erreur de Galilée - Ed. Austral - 1995
  • W. Wallace - Galiléo Galilei - Secrétariat pour les non-croyants - Ed. Desclée - 1983
  • Paula Haigh - L'empirisme de Galilée et au delà - 1998

 

2 - Newton 

  • Koestler - Les Somnambules - 1960
  • G. Wynne - Newtonand Modern Astronomy - Britons Catholic Library

 

3 - Einstein

  • Gwynne - Einstein and modern physics
  • Alfen - La Cosmologie - Mythe ou Science - La recherche (7 - 1976)
  • Allard - La relativité, méprise évidente - 1987
  • Olivier - Physique moderne et réalité - 1962
  • Rémi Plus - Oui Dieu est innocent - 1996
  • Maurice Allais - Doit-on reconsidérer les lois de la gravitation ? - 1958
  • Maurice Allais - L'anisotropie de l'espace - Ed. C. Juglar - 1997
  • Revue Sciences et Foi, n° 44 et n° 46 (1997)
  • Revue Le Cep, n° 18 (2002)

 

Ouvrages de Pierre DEQUENES

(Commande par chèque chez l'Auteur - 142, rue Roller - 83200 TOULON)

 

LA SCIENCE DU XXe SIECLE - 332 pages - 23 euros.

Ce livre dénonce les mythes contemporains : le bing-bang (à mettre dans un zoo d'après ALVEN, prix Nobel de physique), la chronologie longue de la Terre (d'après des datations radio-actives sans valeur scientifique), la théorie de l'évolution, la physique de la matière, la biologie, la psychanalyse, l'économie, etc.

Le Padre PIO qualifiait ces mythes de Bible du démon.

POUR UNE MEDECINE DE SANTE SOUS LE REGARD DE DIEU - 386 pages - 23 euros.

Ouvrage collectif avec la collaboration de Dominique TASSOT, et des Docteurs SCOHY, PASSEBECQ, LABOURET et SANCHEZ.

La médecine moderne est une médecine de maladie matérialiste qui soigne les symptômes au lieu des causes. Il existe depuis l'antiquité une autre médecine spiritualiste, d'inspiration chrétienne, où le patient est responsable de la gestion de sa santé, en maîtrisant son alimentation et son psychisme et en recourant à des thérapeutiques alternatives. Une révolution culturelle est à faire pour mettre en place une " médecine de santé ".

DEFENSE DU CHRISTIANISME - 365 pages - 23 euros.

C'est un ouvrage d'apologétique, qui rappelle d'abord les grands dogmes (création, péché originel, incarnation et rédemption), et les interventions de DIEU et MARIE dans l'histoire, pour lutter contre STAN. Il combat les principales erreurs modernistes : la fausse exégèse biblique qui nie la Révélation, la théorie de l'évolution et le faux œcuménisme et les sectes, à la base de la théologie de JEAN-PAUL II moderniste, évolutionniste et antidogmatique [c'est là la thèse classique d'un Pape, infaillible comme docteur de l'Eglise, mais personnellement hérétique, qui resurgit et qui, en soi, n'est pas condamnable - cf. Cardinal Journet, L'Eglise du Verbe incarné, t. II, p. 839, § 17, I, et t. I, p. 572 - cf. le Message de Notre Dame de la Salette à Mélanie que l'on peut consulter sur notre site].

LE PLAN DIVIN SUR LA CREATION - 220 pages - 20 euros.

Nous sommes arrivés aujourd'hui à la fin du temps des nations prédite dans l'APOCALYPSE DE SAINT JEAN. Il est donc nécessaire de s'interroger sur la signification de l'Histoire, qui n'est pas un cauchemar par le hasard des forces aveugles [ou, selon Macbeth, de Shakespeare, Acte V Scène V, " une histoire dite par un idiot, pleine de fracas et de furie, et qui ne signifie rien..."]. Il y a un plan divin de restauration de la Création perturbée gravement par le Péché originel. Ainsi les 2000 ans du Christianisme apparaissent comme une lutte de SATAN contre MARIE, qui se terminera par la 3e guerre mondiale, le règne de l'Antéchrist puis à la fin le retour du Christ qui établira son règne millénaire.

LE CARDINAL RATZINGER - LA THEOLOGIE MODERNE. UNE UTOPIE DANS L'IMPASSE - 18 pages A4 - 5 euros.

L'ouvrage résume la carrière du cardinal, analyse sa théologie d'après ses œuvres et ses interviews.

Le Cardinal a toujours été un théologien moderniste, même si en 1973, il s'est désolidarisé des prélats les plus progressistes. C'est dans la Révolution Ecclésiale, qui a suivi les Etats Généraux du Concile, un jacobin revevenu paradoxalement girondin.

Mais il ne croit plus à grand-chose. Par exemple, il ne croit pas à la Création, au Péché Originel, au rôle de Dieu et de Satan dans l'histoire, à l'ascension et à la résurrection du Christ, à la primauté du Pape, etc.

LA REVELATION ET LES TRADITIONS, 31 pages A4 - 5 euros.

Les peuples païens possèdent des traditions analogues aux enseignements chrétiens sur la Révélation primitive (le monothéisme, la création du monde, le paradis terrestre et la chute, le déluge universel, la fin du monde, etc.). C'est ce qu'ont découvert au XIXe siècle les explorateurs et les missionnaires. L'ouvrage évoque aussi l'évangélisation du globe par les apôtres et l'histoire de Notre Dame du Puy et Ste Marie de Boulogne.

En impression : UNE HISTOIRE CHRETIENNE DE LA GRANDE GUERRE - lancée par souscription.

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