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L'intrigue policière :
« 'Lettres patentes, sur arrest… pour les habitants des paroisses de Brière en Bretagne, Louis par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre …'
Ainsi il les tenait donc, les fameuses ! Il les possédait dans son petit clos, il pouvait s'y frotter le nez sans danger de témoin, les sonder dans la mire de l'œil, les caresser de tendre esprit, elles qui n'étaient pas seulement la promesse d'une grâce, mais le rêve qui n'a cessé de grandir en se dérobant toujours !…
'...Par la grâce de Dieu, roy de France et de Navarre, à nos amés et féaux conseillers, les gens tenant notre court de Parlement de Bretagne et autres, nos officiers et justiciers qu'il appartiendra, salut. Nos chers et biens-aimés, les habitants des paroisses de Brière en Bretagne, nous ayant bien humblement fait supplier de leur octroyer des lettres-patentes aue nous avons ordonné être expédiées sur l'arrest rendu en notre conseil, nous y étant le 13 janvier présent mois et an, et voulant les faire jouir de l'effet et du contenu audit arrest : … et par ces présentes signées de notre main, maintenons et confirmons lesdits habitants et tout le peuple commun des paroisses de Brière, dans la propriété, possession et jouissance commune et publique de ladite Brière mottière et terrains contenant des tourbes et mottes à brûler, situés entre et dan lesdites paroisses… ; ordonnons par ces présentes qu'ils continueront d'y aller et venir, faire conduire paistre leurs bestiaux, d'y couper et prendre des mottes pour leur chauffage, des roseaux pour la couverture de leurs maisons et les litières de leurs bêtes, et d'en jouir entièrement, librement et propriétairement à l'avenir comme par le passé, sans pouvoir en être empêchés par personne, et en aucune manière… Donnons par ces dites présentes pleins pouvoir autorité et commissions aux juges royaux de Guérande, de veiller et pouvoir à la conservation de ladite Brière, au bon état, liberté et entretien des chemins qui y conduisent et au bon ordre de l'exploitation et jouissance d'icelle ; même de connaître en première instance, et sauf l'appel en notre cour de Parlement de Bretagne, des contestations qui pourraient naître concernant ladite Brière… Donné à Versailles, le vingt-huitième jour de janvier, l'an de grâce mil sept cent quatre-vingt-quatre, et de notre règne le dixième.- LOUIX.' »
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