Retournez à la page d'accueil des voyages

La carte de l'itinéraire à Cuba :

Récit du voyage à Cuba


Introduction

Cuba est une île pleine de contrastes où le meilleur côtoie souvent le pire. Commençons par les aspects positifs et ils sont nombreux, en espérant que ce seront ceux qui resteront de ce voyage avec le temps : des paysages enchanteurs et extrêmement variés, une musique dansante et rythmée présente à chaque coin de rues, de beaux spécimens largement débraillés arpentant les rues (pour peu que l’on aime les métissages bien sûr, et ils sont plutôt réussis ici !), des plages de sable blanc bordées de cocotiers avec une eau dans laquelle on se prélasse comme dans un bain chaud, et des cocktails délicieux au soleil couchant (vous êtes plutôt Mojito, Cuba Libre ou Pina Colada ?). Pour les fans de voitures de collection, on croise de belles américaines des swinging fifties à quasiment tout les coins de rues (une des conséquences de l’embargo…). L'île ravira également les fans du Ché dont le visage s'étale au bord de toutes les grandes avenues (en fin de voyage, c'est un peu l'overdose quand même !)

Cuba restant un pays sous-développé, il ne faut pas s’attendre à trouver le même niveau de confort que dans nos pays. Tout est un peu plus compliqué qu'ailleurs et moins évident pour voyager, se déplacer, se nourrir et surtout se réhydrater (conseil n°1 : savoir faire des stocks de bouteille d'eau !). C’est un peu le lot de toutes ces destinations lointaines et exotiques, rien de dramatique en soi qui pour qui conserve une âme de « routard ». Ce n'est pas vraiment cela qui pose problème.

Non, ce qui a été le plus gênant dans ce voyage, c’est que la légendaire hospitalité cubaine est devenue aujourd’hui … un mythe complet ! ! et la réalité est en fait bien plus amère. Au cours de mes nombreux voyages, je n’ai jamais rencontré un peuple avec une telle avidité et un tel matérialisme que le peuple cubain, aussi assoiffé de billets verts jusqu’à la honte. Il est quand même malheureux que l’un des derniers régimes se référant à des valeurs communistes ait engendré un peuple aussi avide et envieux. Par comparaison avec certains pays d’Asie, la pauvreté n’explique pas tout. Certes, il y a quelques exceptions, notamment les cubains ayant voyagé à l’étranger et qui gardent un peu de recul et une ouverture d’esprit.

Quelques cubains ont été très hospitaliers avec nous. Mais pour le reste ! A quelques exceptions prêtes, même en parlant un parfait espagnol comme J*, pas moyen d’avoir une discussion sincère et désintéressée avec les Cubains. La discussion tourne très vite sur des propositions qui permettront de te soutirer quelques pièces. On nous a même proposé des filles ! et certains mecs auraient certainement offert leurs ''services'' si nous avions laché quelques pièces, ce qui n'a pas été fait ! (La révolution n’était-elle pas censée abolir la prostitution ? enfin j'ai cru lire ça au musée de la révolution de La Havanne...) .Bref, un racket permanent, poussif et institutionnalisé. L'étranger n'est plus vu comme un être humain mais comme un billet sur pattes. Il faut dire que le régime castriste donne l’exemple en rackettant sans cesse les Cubains pour un oui ou pour un non (des amendes à la pelle, des taxes énormes pour quiconque met en place un petit projet pour améliorer sa vie personnelle, des contrôles bureaucratiques sans arrêt...).

Et forcément, tout le monde cherche les moyens pour contourner le système et échapper au racket. Corruption et marché noir prolifèrent logiquement, développant de nouvelles inégalités sociales béantes que la révolution était pourtant censée rendre impossible.

Cuba est devenu un pays à deux vitesses où certains magasins « à l’occidentale » sont réservés aux cubains et touristes détenteurs de CUC (la monnaie convertible en devises étrangères) alors que les autres commerces très mal achalandés sont réservés à une plèbe n’ayant pas accès aux CUC et qui fait la queue pour parvenir à des rayons quasiment vides. C’est aussi ça Cuba. Un pays où les plus belles plages sont progressivement privatisées avec accès payant, le peuple n’ayant accès qu’aux plages rocailleuses à proximité des sorties d’égouts. Un pays où un restaurateur balancera un sot d’eau sur un mendiant dans la rue, et tentera de vous arnaquer 5 minutes après en faisant passer une addition de 17 CUC à 27 CUC, sans présenter la moindre excuse une fois que son « erreur » (sic) lui aura été mise sous son nez, mais faisant la tronche car le touriste ne s'est pas laissé racketer cette fois ci. Vulgarité totale donc ! Un pays ou la plupart des commerçants sont aimables comme des portes de prison, où les gens ne cessent de s’épier les uns les autres et de s’envier entre eux, voir même se dénoncer.
Un pays avec quasiment aucun panneau d’indication sur les routes (il faut avoir l’œil rivé sur la carte routière !) mais en revanche des panneaux de propagande tout les km proclamant par exemple que «mourir pour la partie c’est vivre » (euh… question bête, C’est pas du national -socialisme ça ?). Je pourrais continuer à en raconter des vertes et des pas mûres. Bref, tout n’est pas rose au pays de papy Fidel ! Mais bon, l’île est très belle malgré tout. Et lorsque que l’on fait le voyage avec un compagnon aussi exceptionnel que J*, cela reste un voyage magique ! Voici quelques photos du voyage : VENDREDI : C’est parti pour 9 H d’avion avec la Cubana Del Aviacion. La compagnie s’est nettement améliorée ces dernières années. Le vol est même devenu « no smoking » Hôtesse charmante et avion correct. Arrivée à La Havane en fin d’après midi. C*, L’amie de J* (une cubaine ayant le sens de l’hospitalité et de l’amitié !) vient nous chercher à l’aéroport et nous amène chez elle en plein cœur de La Havane.

On est tout de suite mis dans l’ambiance cubaine : on remonte les vitres à l’approche des barrages de police, des photos de Fidel et du Ché plantées un peu partout sur le bord des routes … Puis arrivée chez C* où nous sirotons notre premier Cuba libre sur le balcon avec vue sur les toits de la ville. L’air de ce début de soirée est doux, et nous nous -nous laissons bercer par le bruit des voitures dans le lointain en nous balançant sur notre rocking chair.

Photos du trajet en avion :
Le Cap Finistère, les Bermudes et les Bahamas, nuages sur les Cayos Cubains


VENDREDI : C’est parti pour 9 H d’avion avec la Cubana Del Aviacion. La compagnie s’est nettement améliorée ces dernières années. Le vol est même devenu « no smoking » Hôtesse charmante et avion correct. Arrivée à La Havane en fin d’après midi. C*, L’amie de J* (une cubaine ayant le sens de l’hospitalité et de l’amitié !) vient nous chercher à l’aéroport et nous amène chez elle en plein cœur de La Havane.

On est tout de suite mis dans l’ambiance cubaine : on remonte les vitres à l’approche des barrages de police, des photos de Fidel et du Ché plantées un peu partout sur le bord des routes … Puis arrivée chez C* où nous sirotons notre premier Cuba libre sur le balcon avec vue sur les toits de la ville. L’air de ce début de soirée est doux, et nous nous -nous laissons bercer par le bruit des voitures dans le lointain en nous balançant sur notre rocking chair.

Les rues de La vieille Havanne


SAMEDI : Après le p’tit dej’ chez C*, Journée consacrée à la visite de la vieille Havane ( Habana Vieja). Nous étanchons notre soif dans les troquets de la Calle Obispo où de nombreux groupes de musiciens font des petits concerts tout le long de la journée. Déjeuner place de la cathédrale et déambulation dans le vieux quartier historique particulièrement bien rénové. Retour vers notre hébergement dans le Vedado en Coco-taxi (un espèce de tuk-tuk très design).

En début de soirée, concert au Théâtre National Place de la Révolution (vous savez, là où Fidel fait ses discours interminables) : superbe florilège de musique cubaine. Les divas cubaines, qui n’ont plus vraiment d’âge mais qui déborde de tonus, mettent l’ambiance et le public se met à danser sur des rythmes endiablés de salsa. Une blonde en débardeur rose entre en transe. Puis promenade dans la nuit sur le Malecon (le long boulevard longeant la mer) où la fête de l’Eté bat son plein : de la musique, de la foule, les gens qui dansent dans la rue un peu partout… petite pizza hawaïenne sur le pouce avant d’aller au dodo …

Toujours dans les rues de La vieille Havanne




La place de la révolution et un concert au théâtre national




Chanson cubaine :



DIMANCHE : Après la bouillonnante capitale la veille, la douceur des Playa Del Este, à environ 30 km à l’Est de la Havane. C’est dimanche donc énormément de Cubains le long de ces magnifiques étendues de plages. L’eau azur doit bien être à 30°C ! Nous -nous installons à l’ombre d’un petit cocotier tranquille en bord de mer. Des insectes (toujours non –identifiés à ce jour) profiterons d’une courte sieste pour faire une attaque en règle contre mes cuisses (environ 70 piqûres recensées ! aïe aïe aïe ma gavotte !). Sur les coups de midi, de jeunes cubains grimpent avec l’agilité d’un chat sur le cocotier pour y cueillir quelques noix de coco afin d’étancher leur soif.

Petit resto en bord de mer avec ‘pizza à la langouste’. Fin d’après midi sur la plage gay -frienfdly de Mi Cayito. Des corps de rêve se découpent en ombre chinoise au soleil couchant. Retour à la nuit tombée sur la Havane. Faute de transports en commun suffisants, les familles cubaines qui ont passé leur journée à la plage rentreront à pieds sur La Havane (plus de 4h de marche, arrivée dans la nuit donc !). Dîner dans une petit Paladares tranquille de Vedado. Le short en jean de la serveuse peu difficilement être plus court ! Curieusement, ce n’est même pas choquant.

Une vieille américaine en bord de mer, Playa Del Este (Environs de La Havanne)


LUNDI : Nous quittons La Havane et prenons la direction de l’Ouest de l’île. Pas facile de trouver son chemin vu qu’il n’y a absolument aucun panneau d’indication pour sortir de La Havane. Sur la seule autoroute qui traverse le pays, tous les moyens de locomotions sont autorisés ! auto, vélo, carriole, « OuaOua » et « chameaux » (les bus locaux). Arrivée dans la vallée de Vinales en début d’après midi. J* retrouve la charmante famille cubaine qui l’avait hébergé 5 ans auparavant. Ils ont même conservé dans un petit album une photo de l’époque. Nous logeons chez la voisine très accueillante.

Après une petite sieste, visite d’un très beau jardin botanique puis farniente sur les bords de la piscine de l’hôtel de Jasmins. De là, magnifique point de vue sur la vallée de Vinales. Dommage que la piscine ressemble autant à un bouillon de culture ! Dîner Gargantuesque chez I*, et l’on parle avec J*« d’un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître » : les paras, l’armée, la toilette dans les ruisseaux en plein hiver … Impressionnant. :O)

La vallée de Vinales depuis le bélvédère des jasmins




Paysages bucoliques de la vallée de Vinales




La vallée de Vinales en panoramique




L'orage tropical se prépare dans la vallée de Vinales


MARDI : Journée entièrement passée dans la vallée de Vinales. Ballade à cheval matinale au plus prêt des mogotes. Les paysages sont superbes mais décidément, le cheval ce n’est pas mon truc du tout ! ! ! Je me suis vu tomber dix fois dans les mares de boues qui bordaient les chemins. Mais plus de peur que de mal. Juste quelques courbatures. Petite halte dégustation de jus de canne dans une petite ferme de la vallée. Le fermier a le regard ténébreux et le marcel échancré comme il faut. Au bout de la ballade équestre, visite d’une grotte avec une lampe au néon en fin de vie. On y voit pas grand chose !

Le retour vers le village est agréable, empruntant de beaux chemins à travers la vallée. Petite sieste réparatrice aux heures chaudes de la journée. Un peu d’Internet (1 heure pour lire 2 messages, ça rame ! !). Petite ballade dans le village de Vinales ; puis Mojito sur la terrasse de La Ermita avec également une vue superbe sur toute la vallée. La piscine est cette fois beaucoup plus classe qu’au Jasmin. A nouveau repas gargantuesque chez I* et tournée des petits bars du village de Vinales.

Randonnée équestre dans la vallée de Vinales




La vallée de Vinales dans la brume du matin




A cheval dans la vallée de Vinales




Une belle américaine dans les rues de Vinales




La vallée de Vinales au petit matin


MERCREDI : Dernier point de vue au belvédère des jasmins au soleil levant. Puis route vers le nord en direction du Cayo Levisa : Une petite île paradisiaque avec une magnifique plage uniquement accessible par bateau. Nous passons la journée sur le Cayo : baignade, bouquinage, roupillage à l’ombre des cocotiers et palmiers royaux. Nous avons presque la plage pour nous tous seul. En fin de journée, nous retournons à La Havane par une superbe route côtière et nous retrouvons C*. Dîner créole au restaurant de l’Alliance Française de La Havane , service raffiné dans une belle maison à l’architecture coloniale

La plage paradisiaque du Cayo Levisa et la route côtière vers La Havanne




La belle ville de Trinidad à l'architecture coloniale


JEUDI : Nous quittons à nouveau La Havane et départ plein Est cette fois. Une fois sortie de l’autoroute, nous traversons par une petite route de montagne le massif de l’Escambray et arrivons à Trinidad en milieu d’après –midi. Trinidad est une magnifique ville provinciale qui semble ne pas avoir bouger depuis le 18ème siècle. Une petite ville faîtes de véritables maisons de poupées. La Plaza Mayor est un magnifique décor d’opérette qui pourrait servir à un décor en plein air d’une représentation de Carmen. Déambulation dans les rues qui offre un vrai voyage dans le temps. Pas mal de Jinteros ici, tourisme oblige …Nuit dans une superbe casa coloniales.

Spécimens dans les rues de Trinidad




Trinidad et la vallée de Los Ingénios


VENDREDI : Dernière ballade matinale dans Trinidad, puis route vers la vallée de Los Ingénios et en direction du Nord, vers le Cayo Santa Maria. La route qui mène au Cayo est superbe : 40 km de digue avec l’océan des deux côtés. Les fonds marins deviennent ensuite moins profonds et la mer se teinte d’une couleur vert émeraude. Mais le Cayo Santa Maria est une grosse déception ! Un petit aéroport vient d’y être construit et le régime Cubain à l’intention d’en faire un nouveau Varadéro ; avec tout le tralala d’hôtels pompeux et ennuyeux n’ayant d’autres objectifs que de servir de pompe à fric au régime castriste.

La plupart des hôtels sont encore en constructions, d’où une impression de chantier du bout du monde dans ce Cayo à l’origine paradisiaque. Les plages du Cayo sont progressivement privatisées au fur et à mesure que les hôtels se construisent. Par chance, nous dégotons l’une des dernières plages publiques encore accessibles. Nous squattons deux transats de l’hôtel d’à côté à l’ombre d’un parasol. Après midi très agréable au bord de cette plage magnifique et encore déserte à cet endroit !

Lors du retour vers la terre ferme, un terrible orage tropical s’abat sur nous. On y voit pas à deux mètres ! Mais étant encore sur la route -digue avec la mer des 2 côtés, nous sommes contraints d’avancer au moins jusqu’à la terre ferme qui est encore bien loin (40 km !). C’est un véritable déluge et avec toutes ces trombes d’eau, on ne distingue plus très bien le ciel, la terre, la mer..

Orage tropical sur la route du cayo Santa Maria


Nous arrivons enfin à Rémedios complètement trempé. Heureusement, G* nous a préparé un délicieux repas. Puis petite soirée TV tranquille avec la famille qui nous héberge. D’abord un feuilleton cubain : l’équivalent du « Julie Lescaut » local mais avec des scènes de cul assez Holé Holé où des cubains se tapent des touristes anglaises (je précise que c’est le téléfilm familial donc TOUTE la famille regarde). Suite à ça, le journal d’info officiel du régime dans le genre « Back in USSR in the seventies ». Un reportage sur le travail à la ferme, sur autre sur les ouvriers épanouis d’une usine de Nickel, et on termine de tout par la logorrhée verbale du jour (pardon, par la « pensée ») de Fidel. Puis tout de suite après le journal, toujours sur la chaîne d’Etat un épisode de ‘Desesperate Housewifes saison 1’. Là, j’hallucine complètement : l’enchaînement entre le journal d’info Brejnevien et la série US consumériste à la mode me semble relever du plus grand sadisme. Miami n’est qu’à 40 km des côtes cubaines. Oui vraiment du sadisme. C’est quoi le but ? Frustrer tout le monde ? Les rendre tous schizophrènes ?


SAMEDI : Aujourd’hui, c’est la grosse journée de route. Nous traversons une bonne Partie de l’île d’Ouest en Est, de Remedios à Holguin en passant par Camaguey. J’apprends l’espagnol en traduisant les panneaux de propagande qui fleurissent au bord des routes. Les slogans sont assez simples donc ce n’est pas très difficile. En voici un petit échantillon ci -dessous :

Florilège de Propagande sur les routes cubaines


La ville de Holguin où nous passons la nuit est assez sympa avec tout ces parcs et placettes en centre ville. Beaucoup d’animations, de musique et de monde dans la rue le soir. Pina Colada à la casa de la Troba.


DIMANCHE : Nous faisons notre entrée dans l’Oriente « rebelle et hospitalier » (sic) et empruntons les petites routes côtières pour rejoindre le village de Baracoa et sa magnifique Baie. Longue halte à la Playa de Maguana, une belle plage tranquille bordée de cocotiers. Ballade dans Baracoa à la tombée du Jour, promenade le long du Malécon. Un nouveau dîner gargantuesque de langusta et camarones sur une petite terrasse surplombant toute la ville

La végétation luxuriante de l'Oriente :




La baie de Baracoa à l'extrême Est de l'île :




Les côtes sauvages de l'Oriente :




Fin d'après Midi dans la baie de Baracoa :




Crépuscule dans la baie de Baracoa :


LUNDI : Promenade matinale dans Baracoa puis route plein sud en direction de Santiago de Cuba. Belle route de montagne traversant la Sierra Maestra. La chaussée est flambant neuve, ce qui est rare pour Cuba. De l’autre côté du col, la mer des caraïbes est en vue ! Au début de la route côtière, nous passons devons une superbe plage déserte avec une mer bleu émeraude. Comment résister ? Nous y passerons la journée alternant baignade, bouquinage calinage et roupillage à l’ombre d’une petite grotte à l’orée de la plage. La plage est tellement déserte qu’elle autorise sans problème le naturisme.

Nous reprenons en fin de journée la route pour Santiago en passant par Guantanamo. Pas moyen de savoir où se trouve précisément la base américaine, mais elle ne doit pas être très loin … Arrivée à Santiago à la tombée de la nuit, nous trouvons un hébergement en plein cœur, près du Parque Cespedes. Petit resto sympa avec vue sur les toits de la ville, avec d’impressionnantes lumières d’orage dans le lointain. Le restaurateur est très volubile ! Puis petite ballade nocturne dans les rues de Santiago où des musiques enivrantes s’échappent de la casa de la Trova et de la Musica.

Dans les rues de Santiago de Cuba :




Dans les rues de Santiago de Cuba et sur les routes de l'Oriente :


MARDI : Journée consacrée à la visite de Santiago de Cuba. La ville est très différente de La Havane. Avec ses rues en pentes et ses vieilles rames de tramway qui jalonnent les rues, elle à un petit air de San Francisco. La ville s’est considérablement améliorée depuis le dernier passage de J* il y a 5 ans : beaucoup moins de Jinteros (les « rémoras » qui collent les touristes pour essayer de les pigeonner), ville beaucoup plus propre, beaucoup de maisons du centre ville ont été repeintes et bien retapées … Dans l’après-midi, visite de la maison Velasquez, une belle maison fondée en 1515 (la plus vieille des Amériques !), Puis petit tour chez le barbier du quartier pour se faire débroussailler la barbe. Après 10 jours sans se raser, nous commencions à ressembler à des « Barbudos »! (pseudo donné aux révolutionnaires de 1959 qui portaient la grosse barbe pour la plupart : Fidel, Le Che, Cienfuegos …).

Les Barbudos chez le Barbier :


Nous testons ensuite le mojito au Bar de l’hôtel chicos Casa Granda, puis la Pina Colada à le Casa de la Trova : « la Mecque » de la musique traditionnelle cubaine. Tous les grands musiciens y sont passés et c’est ici que Compay Segundo y a fait ses débuts. Le récital de cette après-midi est plein de poésie. La serveuse tombe en admiration devant J* tout fraîchement sorti du barbier

Le soir arrive vite et il est temps de prendre l’avion qui nous ramène à La Havane. 3H de retard, chose classique avec la Cubana de Aviacion. Nous attendons l’avion en nous allongeant sur les pelouses près de l’aéroport, plantés le nez au ciel et la tête dans les étoiles. La voie lactée est visible très distinctement. L’avion arrive enfin. C’est un Yukolev, une sous-marque de Tupolev soviétique (rassurant non ?). Un des passagers en fait un malaise.

Nous arrivons à La Havane sur les coups de 2H du matin et allons direct au dodo chez la voisine de C*. Demain, c’est grasse mat’ !

La baie de Santiago de Cuba en panoramique depuis le Castillo El Moro :


MERCREDI : Avant- dernière journée dans les rues de La Havane. Déjeuner dans un petit resto où nous croisons la petite fille cachée de Brigitte Bardot !

BB, crois -tu aux "Forces de l'Esprit ?"


Puis, visite du musée de La Revolucion. Un immense bâtiment sur 3 étages. Quelques belles photos d’archives mais sinon, cela devrait plutôt être rebaptisé « musée de la propagande ». Puis ballade dans La Habana Vieja, Mojito à la Bodeguida Del Medio (le bar où Hemingway avait ses petites habitudes)

Nous retrouvons le soir H* un ami cubain de J* qui nous invite à dîner chez lui. Puis petite ballade nocturne dans la « zone » gay du Malecon. On peut vraiment parler de « zone » car celle –ci est encadrée de part et d’autre par des policiers en uniforme. Entre les deux, toute la diversité gay de Cuba peut s’exprimer librement en plein air, du black armoire à glace à la diva façon Adjani. Quelques dizaines de mètres plus loin, on retrouve le coin des familles.


JEUDI. Dernier jour ! Dernière baignade à la plage dans le quartier de Miramar, dernier shopping (à la maison du Rhum notamment !) et dernière Pina Colada. Puis direction l’aéroport et vol pour Paris en fin de Journée …

Retournez à la page d'accueil des voyages