Ce montage a connu un grand succès en raison de sa simplicité et de ses performances. Il permet, à l'aide d'une seule lampe, de réaliser un récépteur trés sensible et très sélectif
UN SCHEMA RELATIVEMENT
SIMPLE ...
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Le circuit
de couplage à l'antenne peut aussi être de type
"OUDIN", avec bobine à prise(s)
intermédiaire(s). Comme pour le poste à galène on retrouve la tension VL induite par l'émetteur, aux bornes du circuit d'accord LC.
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... MAIS UN PRINCIPE ASSEZ COMPLIQUE
Ce schéma relativement
simple cache un fonctionnement assez complexe, car la triode a trois fonctions
différentes .
Dans la suite de cette page, chacune de ces trois fonctions
correspond à un schéma associé à une
couleur.
Ces trois fonctions sont :
- l'amplification de
la tension VL (Haute
Fréquence) : couleur
rouge
- la détection, pour extraire le signal sonore VD : couleur
orangée,
- l'amplification de la tension détectée VD
(
amplification Basse Fréquence) : couleur verte.
Le schéma général est la superposition de ces trois schémas.
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AMPLIFICATION HAUTE
FREQUENCE - LA REACTION
La lampe
triode est montée en amplificatrice.
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La tension VL à amplifier est appliquée entre la grille et le filament (circuit en bleu). Le gain obtenu avec une seule triode est assez faible. On peut espérer augmenter le gain en prélevant le signal, déja amplifié dans le circuit de plaque (en rouge), pour le réinjecter dans le circuit d'entrée (en bleu). Cette liaison entre le circuit d'entrée (bleu) et le circuit de sortie (rouge) est réalisée par le couplage magnétique entre les bobines L et LR (flèche rouge). Cette boucle de retour entre la sortie et l'entrée, destinée à augmenter le gain, a valu à ce montage le qualificatif de : " à réaction". On dose la réaction en écartant plus ou moins les deux bobines LR et L. Le sens
d'enroulement des bobines est important. |
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L'ACCROCHAGE
Par un
phénomène de "réaction en chaine" le gain du montage peut devenir infini. Le montage
est alors "instable" et produit des oscillations à Haute
Fréquence : c'est l'accrochage.
Le phénomène est bien connu dans les installations de sonorisation : c'est l' effet Larsen.
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Ici, la boucle de réaction est due au couplage sonore entre le haut-parleur et le microphone . Si ce couplage est trop important (microphone et haut-parleur trop proche) l'accrochage a lieu et se traduit par des oscillations à une fréquence audible, en général très désagréable.
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Il faut aussi remarquer que le montage, qui produit des oscillations à Haute Fréquence, est devenu un vériatable émetteur et peut donc apporter des perturbations au voisinage.
Tout l'art du
réglage de la réaction, consiste à se tenir
très proche l'accrochage sans le provoquer. Le gain est alors
considérable et la sélectivité trés
"pointue".
Le condensateur d'accord C doit posséder un vernier ou une
grande démultiplication pour obtenir un réglage
très fin.
Les bobines LA
et LR doivent être
déplacées par de longs leviers isolants pour
éviter les "effets de mains".
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A cause des "effets de main" on manoeuvre parfois le condensateur d'accord C par un long manche isolant. |
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LA DETECTION
La
très forte amplification, due à la réaction,
fait apparaître aux bornes du circuit LC une tension
VL de "grande" amplitude (de 0,1
à 1 volt).
Comme pour le poste
à galène, il faut maintenant détecter
(redresser) cette tension, pour faire apparaitre le signal sonore
à Basse Fréquence (50 Hz à 5000 Hz).
C'est l'espace Filament-Grille, qui joue le rôle de diode. En
effet les électrons ne peuvent circuler que du filament vers
la grille (flèche verte sur le schéma
ci-dessous).
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On remarque aussi que la tension détectée VD est négative (signe "-" coté grille).
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On admettra que la présence du circuit RD CD affecte peu le fonctionnement de l'amplification HF décrit plus haut. En effet le condensateur CD "laisse passer " les courants Haute Fréquence (voir ANNEXE). |
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Le montage est maintenant très classique : - la tension
détectée VD, que l'on
veut amplifier, se trouve appliquée entre la grille
et le filament de la triode. Les bobines L et LR ne sont pas représentées sur ce schéma. Elles n'ont aucune influence en Basse Fréquence et sont équivalentes à de simples fils (voir ANNEXE). Par contre,
l'écouteur sera un obstacle au passage du courant
Haute Fréquence et empêchera le fonctionnement
du circuit rouge décrit plus haut.. ![]() |
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VARIANTES
Il existe de
nombreuses variantes de la détectrice à
réaction.
La variante ci-dessous est connue sous le nom de "montage
Reinartz".
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Les bobines LA, L et LR sont maintenant fixes. Pour changer de gammes d'onde, leur nombre de spires est modifié par des contacteurs à plots (non représentés). Le dosage de la réaction se fait par le condensateur variable CVR qui joue le rôle d'un véritable robinet pour la Haute Fréquence. La bobine Lx , en s'opposant
au passage de la Haute Fréquence, (voir ANNEXE) sert à mieux séparer
les rôles : Cette bobine Lx dont la
valeur n'est pas critique, est dite "bobine d'arrêt" ou "self de choc". On lui demande simplement d'avoir une valeur
importante pour empêcher le passage du courant
à Haute Fréquence. |
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![]() |
Pour éviter que le signal HF ne traverse la bobine Lx par les condensateurs parasites que forment, entre-elles, les spires voisines, cette bobine est souvent fractionnée en plusieurs éléments. |
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CONCLUSIONS
Ce montage
très populaire pour sa simplicité de mise en oeuvre et
sa sensibilité a fait le bonheur de tous les amateurs de TSF
pendant de nombreuses années. On en trouve encore des
descriptions dans les revues spécialisées des
années 1960.
Si on souhaite retrouver les joies de nos "ancètres", voici le schéma d'une détectrice à réaction suivie d'un amplificateur Basse Fréquence qui permet une audition confortable sur haut-parleur.
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RD = 3
MW (anciennement noté
3W) |
Bobines nid d'abeille
PO |
Bobines nid d'abeille
GO |
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Le
haut-parleur doit être un ancien "col de cygne" ou un
"diffuseur" de type électromagnétique (haute
impédance). En l'absence d'une
émission (ou antenne débranchée),
l'accrochage se traduit par un "toc" caractéristique
dans le haut-parleur au moment où il se produit,
lorsque l'on rapproche les bobines. En présence d'un émetteur, l'accrochage produit un sifflement de hauteur variable, dû aux interférences entre la fréquence de l'émetteur et celle du montage. Si l'accrochage ne se
produit pas, il faut inverser le branchement de la bobine
LR. |
Les constructeurs ont abandonné la réaction vers 1933 au profit des montages à changement de fréquence (dits aussi "super-hétérodyne").
La sensibilité et la facilité de réglage y ont évidemment gagné, mais le charme de la radio a un peu disparu.....
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1934 : Le dernier récepteur PHILIPS (type 938A) à utiliser la réaction. En plus des Petites Ondes et des Grandes Ondes , il couvrait la gamme des "Ondes courtes" à partir de 15 mètres.
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Condensateurs
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Lorsque on lui applique une
tension alternative (qui change de signe), le condensateur
est soumis à un régime de charge et de
décharge continuel. D'ou l'expression "le condensateur laisse passer le courant alternatif", bien qu'en réalité aucun électron ne traverse l'isolant. Le schéma ci contre représente le mouvement des électrons (sens inverse du sens conventionnel). |
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Si la tension alternative a une forme alternative sinusoîdale, l'intensité de ce courant est lié à la valeur de la tension, par une relation analogue à loi d'Ohm : U = Z x I. Z se mesure en Ohm, mais il vaut mieux maintenant l'appeler "impédance" plutôt que "résistance", car les phénomènes mis en jeu ne sont pas du tout les mêmes (le courant est "déphasé" et ne provoque aucun échauffement contrairement au cas de la résistance). Valeur de l'impédance
: Z = |
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En Haute Fréquence,
par exemple f = 1
MHz, on calcule
: Par contre en Basse
Fréquence, par exemple : f = 1000 Hz, on trouve pour ce condensateur : |
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Comme pour le condensateur, en alternatif sinusoïdal, la tension et le courant dans une bobine sont liés par une relation du type : U = Z x I. Z se mesure en Ohm et sa valeur est maintenant :
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Cas d'une "self de
choc" (montage Reinhartz).
Une valeur L
= 10 mH, oppose au passage d'un courant Haute Fréquence de
1MHz une impédance de 62 800 W, alors qu'en Basse Fréquence , 1000 Hz par
exemple, cette impédance ne sera plus que de 62,8 W. Elle assure donc bien la
séparation. des composantes Haute et Basse Fréquence du
courant de plaque.
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