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UN DOCUMENT
OFFICIEL
L’employeur a l’obligation d’émettre un
bulletin de paye, et tout travailleur
subordonné à un employeur a droit
à son justificatif. «Lors du paiement
de leur rémunération, l’employeur
doit remettre une pièce justificative, dite
bulletin de paye, à toutes les personnes
–apprentis, salariés, etc.– travaillant pour
lui, à quelque titre que ce soit et quels
que soient le montant et la nature de leurs
rémunérations, la forme ou la
validité de leur contrat.»
Depuis un arrêt du 2 février 1999,
la délivrance par l’employeur du bulletin de
paye n’est plus preuve du paiement des sommes
mentionnées: l’employeur est donc tenu, en
cas de contestation, de prouver le paiement des
salaires, «notamment par la production de
pièces comptables». La seule mention
sur les bulletins de paye d’un règlement en
espèces ne permet pas à l’employeur
de se libérer de son obligation de paiement
du salaire.
De plus, l’article L. 143-4 du Code du travail
pose le principe selon lequel l’acceptation d’un
bulletin de paye, sans réserve, ne signifie
pas que le salarié renonce à toute
réclamation ultérieure sur ses
salaires. Ainsi, l’émargement qui peut
être demandé au salarié au
moment de la paye ne peut porter que sur la
correspondance entre les sommes reçues et le
chiffre porté sur le bulletin.
La prescription des salaires, donc la
période durant laquelle ils sont
contestables, est de cinq ans. Il en est de
même pour toutes les sommes qui, ayant pour
origine la prestation de travail, ont la nature
juridique d’une rémunération, par
exemple: les primes accessoires de salaires, les
indemnités de congés payés, ou
encore l’indemnité de préavis. En
outre, la date de paiement de la somme
effectivement reçue par le salarié
doit être mentionnée
MENTIONS OBLIGATOIRES
Nom, emploi et
classification du salarié
La position du salarié est notamment
définie par le niveau ou le coefficient
hiérarchique qui lui est attribué. Sa
mention permet au salarié de se situer dans
la hiérarchie définie par la
classification et de constituer un
élément de contrôle des
salaires minima correspondants. La fiche de paye
doit être nominative: le nom de
l’employé doit y figurer.
L’article R. 143-2 du Code du travail
prévoit que le bulletin, auquel aucune forme
n’est imposée, doit comporter un certain
nombre de mentions. Le contenu de cet article a
été remanié par le
décret n°2000-70 du 28 janvier 2000, en
application de la loi Aubry II concernant la
réduction du temps de travail
Information concernant
l’immatriculation à la
Sécurité sociale
La référence de l’organisme
collecteur et le numéro sous lequel les
cotisations de Sécurité sociale sont
versées doivent figurer sur la fiche. Pour
les employeurs inscrits au répertoire
national des entreprises et des
établissements, le numéro de la
nomenclature des activités
économiques (code APE) caractérisant
l’activité de l’entreprise ou de
l’établissement doit aussi être
indiqué.
Intitulé de la
convention collective de branche applicable
En tout état de cause, l’information doit
comporter les mentions relatives au champ
d’application professionnel, territorial et, si
besoin est, catégoriel de la convention ou
de l’accord professionnel applicable. En
général, ces mentions figurent dans
l’intitulé de texte de base. Si aucun texte
n’est mentionné, il convient de faire
figurer la référence au Code du
travail pour les dispositions relatives à la
durée des congés payés et
à la durée des délais de
préavis en cas de cessation du contrat de
travail.
L’article R. 143-2 du Code du travail
prévoit que le bulletin, auquel aucune forme
n’est imposée, doit comporter un certain
nombre de mentions. Le contenu de cet article a
été remanié par le
décret n°2000-70 du 28 janvier 2000, en
application de la loi Aubry II concernant la
réduction du temps de travail.
Le Salaire brut
Il ne peut être inférieur au
minimum légal, c’est-à-dire le SMIC.
Celui-ci est de 1280.00 euros brut pour une base
horaire de 151.67 heures de travail mensuel (35
heures par semaine pour les entreprises de plus de
20 salariés) et de 1286.09 euros brut pour
169 heures (correspondant à la durée
légale hebdomadaire du travail de 39 heures,
pour les entreprises de moins de 20
salariés, jusqu’au 31 décembre 2001).
Le SMIC horaire est lui de 8.44 euros brut.
Le salaire brut est défini par la
convention collective, si elle existe, ou par le
contrat de travail. Dans le cas d’une entreprise
assujettie à une convention collective, il
existe un coefficient, et le salaire brut est
obtenu en multipliant le nombre de points par la
valeur du point. En fait, le salaire de base est le
résultat de la multiplication du nombre
d’heures travaillées par le taux horaire.
On trouve dans le salaire brut les
rémunérations annexes telles que la
prime d’ancienneté, la participation de
l’entreprise aux frais de repas, aux frais de
transport... C’est ce qui est dû au
salarié avant le prélèvement
des cotisations sociales. C’est d’ailleurs à
partir du salaire brut que sont calculées
les différentes cotisations sociales
Salaire net
imposable
Il est composé du salaire net, de la
contribution sociale
généralisée (CSG) non
déductible et des indemnités
journalières de Sécurité
Sociale si le salarié y a eu recours. On le
retrouve en général sous les
intitulés «cumul imposable» ou
«net imposable».
Salaire
net
Il correspond à la somme dont le
salarié dispose librement à l’issue
de la période de travail. Le salaire net est
égal au salaire brut dont on soustrait les
cotisations salariales. Il est en
général mentionné sous la
fameuse rubrique «net à payer»,
où se concentre le regard du salarié
à la fin du mois.
Assurance-maladie,
maternité, invalidité,
décès
La part salariale de la cotisation maladie de la
Sécurité sociale
s’élève à 0.75 %, la part
patronale à 12.80 %.
Partie moins visible et surtout plus complexe de
la rémunération, le salaire
différé est constitué des
cotisations salariales et patronales versées
aux caisses de Sécurité sociale, aux
régimes obligatoires de retraite
complémentaire, à
l’assurance-chômage... Cet argent, même
quand il s’agit de la part patronale, est le
produit du travail du salarié. L’employeur
effectue ces versements à différents
organismes comme l’URSSAF (Union de recouvrement
des cotisations de Sécurité sociale
et d’allocations familiales), les ASSEDIC
(Association pour l’emploi dans l’industrie et le
commerce), les caisses de retraite
complémentaire... Mais, avec la
fiscalisation croissante de la protection sociale,
la notion de salaire différé est mise
à mal. Alors qu’une cotisation maladie ouvre
des droits aux prestations pour le salarié,
l’impôt ne garantit aucune contrepartie,
pouvant être reversé à des
fonds différents d’une année à
l’autre, en fonction du choix du gouvernement.
Assurance-vieillesse
Cette rubrique se décompose en deux
lignes. Dans la première ligne, la retenue
se fait sur le salaire brut, dans la limite du
plafond de la Sécurité sociale. La
part du salarié est de 6.65 % et celle de
l’employeur est de 8.20%. Dans la deuxième
ligne, il n’existe qu’une part patronale, qui
s’élève à 1.60% du salaire
brut dans sa totalité.
Partie moins visible et surtout plus complexe de
la rémunération, le salaire
différé est constitué des
cotisations salariales et patronales versées
aux caisses de Sécurité sociale, aux
régimes obligatoires de retraite
complémentaire, à
l’assurance-chômage... Cet argent, même
quand il s’agit de la part patronale, est le
produit du travail du salarié. L’employeur
effectue ces versements à différents
organismes comme l’URSSAF (Union de recouvrement
des cotisations de Sécurité sociale
et d’allocations familiales), les ASSEDIC
(Association pour l’emploi dans l’industrie et le
commerce), les caisses de retraite
complémentaire... Mais, avec la
fiscalisation croissante de la protection sociale,
la notion de salaire différé est mise
à mal. Alors qu’une cotisation maladie ouvre
des droits aux prestations pour le salarié,
l’impôt ne garantit aucune contrepartie,
pouvant être reversé à des
fonds différents d’une année à
l’autre, en fonction du choix du gouvernement.
Assurance-veuvage
Uniquement payée par le salarié,
cette cotisation s’élève à
0.10% du salaire brut mensuel. En contrepartie,
l’allocation veuvage est versée pendant deux
ans à compter du décès, ou
jusqu’à 55 ans si le conjoint survivant
avait atteint 50 ans à la date du
décès. Elle est de 481,74 euros par
mois.
Partie moins visible et surtout plus complexe de
la rémunération, le salaire
différé est constitué des
cotisations salariales et patronales versées
aux caisses de Sécurité sociale, aux
régimes obligatoires de retraite
complémentaire, à
l’assurance-chômage... Cet argent, même
quand il s’agit de la part patronale, est le
produit du travail du salarié. L’employeur
effectue ces versements à différents
organismes comme l’URSSAF (Union de recouvrement
des cotisations de Sécurité sociale
et d’allocations familiales), les ASSEDIC
(Association pour l’emploi dans l’industrie et le
commerce), les caisses de retraite
complémentaire... Mais, avec la
fiscalisation croissante de la protection sociale,
la notion de salaire différé est mise
à mal. Alors qu’une cotisation maladie ouvre
des droits aux prestations pour le salarié,
l’impôt ne garantit aucune contrepartie,
pouvant être reversé à des
fonds différents d’une année à
l’autre, en fonction du choix du gouvernement.
Accident du
travail
Le taux de cette cotisation, payée
uniquement par l’employeur, est variable en
fonction de l’activité et du risque qu’elle
implique dans l’entreprise
Allocations familiales
Cette cotisation, payée par le seul
employeur, finance les prestations d’allocations
familiales versées par le régime
général. Son taux plein est
actuellement de 5.40 %.
Mais la loi permet aux patrons de
bénéficier, dans certains cas,
d’exonérations sur les cotisations
d’allocations familiales:
-éxonération totale pour les
salaires mensuels inférieurs ou égaux
à 150% du SMIC;
-éxonération de moitié pour
les salaires mensuels supérieurs à
150% du SMIC et inférieurs ou égaux
à 160% du SMIC.
Il est également important de savoir que
la cotisation patronale d’allocations familiales a
été fortement réduite au fil
des ans. En 1950, son taux était de 16,5%.
Et lorsque, fin 1990, le gouvernement a
instauré la CSG –impôt qui repose
à 86% sur les salariés, les
retraités et les chômeurs–, il s’est
empressé de ramener le taux de cotisation
patronale de 7% à 5,4% (1er février
1991). Ces cadeaux successifs aux entreprises,
visant à abaisser le coût du travail,
ont considérablement réduit le budget
des prestations familiales. Qui plus est, cette
fiscalisation sournoise remet de plus en plus en
cause les principes qui ont présidé
à l’instauration du système de
Sécurité sociale en 1945
Logement
Les cotisations concernant l’aide au logement
sont versées uniquement par l’employeur et
servent au financement des aides personnelles au
logement (allocations logement). Elles se
décomposent comme suit :
- 0.10 % de cotisation «aide au
logement»;
- 0.40 % versé au fonds national d’aide
au logement (FNAL + 9 employés).
Ne pas confondre avec le «1%
logement», souvent appelé sur le
bulletin de paye «participation
construction», qui sert à aider
à la construction de logements sociaux.
Depuis 1988, son taux n’est plus de 0.10 % mais de
0,45%.
ASSEDIC chômage
Le taux de cette cotisation, qui sert à
financer les allocations chômage, est
fixé par des négociations paritaires
au niveau de l’UNEDIC, se déroulant en
général tous les trois ans. Les taux
actuels ont été fixés en
janvier 2001. Pour les salariés dits de la
«tranche A», c’est-à-dire
percevant un salaire brut mensuel inférieur
à 2682.00 euros (plafond de la
Sécurité sociale), la cotisation est
actuellement de 4.04 % pour l’employeur et de 2.40
% pour le salarié.
Jusqu’au 30 juin 2001, les salariés de la
«tranche B», c’est-à-dire
percevant un salaire compris entre 2 352 euros (une
fois le plafond de la Sécurité
sociale 2001) et 9 408 euros (quatre fois le
plafond 2001), devaient acquitter en plus une
cotisation de 0,50% sur la part salariale. Une
mesure qui a été supprimée au
1er juillet 2001.
ASSEDIC FNGS ou AGS
L’Assurance générale des salaires
(AGS) sert à garantir le versement des
salaires lors d’un redressement ou de la
liquidation judiciaire, d’une entreprise. Une
opération qui se fait au travers du Fonds
national de garantie des salaires (FNGS). Cette
cotisation, payée par le seul employeur, est
de 0.25 %.
Retraite
complémentaire
Tout salarié du secteur privé
cotise à un régime de retraire
complémentaire obligatoire:
- les non-cadres et les cadres à l’ARRCO
(Association pour le régime de retraite
complémentaire des salariés);
- les cadres percevant un salaire
supérieur à 2 352 euros (plafond de
la Sécurité sociale en 2001) cotisent
en plus à l’AGIRC (Association
générale des institutions de retraite
complémentaire).
Les taux de cotisation ne sont pas uniformes et
ils peuvent dépendre de plusieurs facteurs
(salaire du travailleur, année de
référence, date de création de
l’entreprise...).
Il existe cependant pour chaque cas de figure
des taux minima contractuels de cotisation,
lesquels sont multipliés par un «taux
d’appel» de 125%. Ce taux d’appel a
été créé afin de
prendre en compte l’aggravation du risque
vieillesse, liée à l’augmentation de
l’espérance de vie.
Attention: sous la rubrique du bulletin de paye
concernant la retraite complémentaire, les
mentions «retraite complémentaire
ARRCO» ou «retraite complémentaire
AGIRC» n’apparaissent pas
nécessairement et sont souvent
remplacées par le nom de l’organisme
affilié à ces associations.
GMP (AGIRC)
Les cadres dont le salaire brut frôle le
plafond de la Sécurité sociale
bénéficient d’un mécanisme
appelé «garantie minimale de
points», qui leur permet, si
nécessaire, de racheter des points de
retraite complémentaire. Un
prélèvement qui apparaît
à la fin de l’année sur le bulletin
de paye, sous l’intitulé «GMP».
Le Conseil d'administration de l'AGIRC a
décidé d'établir le forfait
mensuel à 51,88 €uro (32,43 €uro à
charge pour les employeurs et 19,45 €uro à
charge pour les salariés) au 1er janvier
2002
Contribution
sociale généralisée (CSG) et
contribution pour le remboursement de la dette
sociale (CRDS)
CSG non déductible
La contribution sociale
généralisée a
été instituée en 1991 sous le
gouvernement Rocard. Son taux –tout d’abord
fixé à 1,1% – est de 2,4% depuis le
1er juillet 1993. La CSG est calculée sur la
base de 97% du salaire brut mensuel. Le Conseil
constitutionnel considère la CSG comme une
«imposition de toute nature». Elle se
différencie en effet d’une cotisation
sociale: d’une part, contrairement à une
cotisation, elle n’est pas déductible du
revenu imposable; d’autre part, il s’agit d’un
prélèvement sans contrepartie
directe, alors que la cotisation constitue un
prélèvement ouvrant aux cotisants des
droits à des prestations. La création
de l’impôt CSG a ouvert la voie à la
fiscalisation de la protection sociale collective.
Or, le recours à un impôt pour
financer la Sécurité sociale conduit
inéluctablement à accroître la
tutelle des pouvoirs publics sur l’institution,
laquelle devient soumise aux aléas
politiques.
La loi de financement de la
Sécurité sociale pour 2001,
adoptée définitivement par le
Parlement le 5 décembre, prévoit une
mesure d’allègement de la CSG sur les bas
salaires. Échelonné jusqu’en 2003,
cet allègement, dégressif entre le
SMIC et 1,4 fois le SMIC, sera à terme total
pour les «smicards».
CRDS
Cet impôt, dont le taux est de 0,5%, a
été instauré dans le cadre du
plan Juppé en 1996. Ses recettes sont
destinées à rembourser la dette du
régime général de la
Sécurité sociale, accumulée
entre 1992 et 1996. À l’origine
institué pour une période de treize
ans (jusqu’au 31 décembre 2009), ce
prélèvement a été
prolongé de cinq ans, jusqu’au 31
décembre 2014, dans le cadre de la loi de
financement de la Sécurité sociale de
1997.
Retenues
Chaque cotisation est détaillée
risque par risque, ainsi que la Contribution
sociale généralisée (CSG) et
la Contribution pour le remboursement de la dette
sociale (CRDS). Chacune de ces retenues correspond
en général à une ligne du
bulletin de paye et se décompose en cinq
colonnes:
- d’abord la base de calcul, soit le salaire
brut mensuel;
- dans la colonne suivante, on trouve le taux de
la retenue, indiqué en pourcentage;
- puis vient le montant de la retenue, obtenu en
multipliant la base par le taux;
- enfin, les deux dernières colonnes sont
dévolues à la part patronale (taux,
puis montant).
En fonction des retenues, les calculs
s’effectuent ou pas sur la base du plafond
fixé par la Sécurité sociale.
Soit les cotisations sont calculées sur
l’assiette déplafonnée, en d’autres
termes le salaire brut, soit elles sont
calculées sur l’assiette plafonnée.
Les tranches salariales sont en
général définies en fonction
du plafond. Depuis le 1er janvier 2001, le plafond
de la Sécurité sociale est de 2 352
euros.
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