Ben voyons. Suffit que je m'absente un mois ou deux du net pour que des violeurs de dindons morts se sentent obligés de profiter de cette position de faiblesse en balançant le genre de questionnaire qui s'intitule "offre le bonheur autour de toi", ou "un sourire, c'est le plus beau des cadeaux, et un peu l'ISF de ton dentiste, aussi" tout en te menaçant des pires représailles (hop! intermède musical, pause, cette phrase est trop longue)(mais j'aime bien) si tu oublie (voire pire si tu trashe) de le faire passer à disons entre 2 ou 3 douzaines de pauvres gens qui eux ont une vraie vie, genre cancer du lumbago de la vessie du cerveau, mort d'un proche (moins gênant, quoi que chronophage), ou qui subissent des quolibets constants à cause d'un métier déja bien assez humiliant en lui même .
Pfiou. Oui, j'ai retenu ma respiration TOUT LE LONG de la rédaction de la phrase précédente, je suis trop un athlète de la vie de le ternet mondial globalisé.
Brefle.
Je disais donc que le fourbe alcoolique du sud ouest m'a filé le questionnaire "ah ouais nan mais j'veux trop pas l'faire mais bon, puisque je l'ai eu, hein, et que je sais pas quoi dire, et pis bon, c'est suuuuper tendance, genre", qui circule sur la toile un peu comme le morpion dans le club échangiste (j'y reviendrais), sauf si c'est une soirée Veet, mais c'est pas fréquent, du moins de ce que j'en sais, et qui consiste, en gros, à se mettre en avant en racontant cinq trucs pas racontables sur soi mais quand même un peu, puisqu'y faut bien y répondre, hein.
Le seul doute que j'ai, c'est qu'il y a deux versions, la trachouille-gore-adulte et la... heu... plus répandue, quoi. Style "j'ai les cheveux rasés super courts car sinon, tous les matins, j'ai un épi de fou sur le côté arrière droit de ma tête". Et j'ai pas dit neuneu, soyons clairs. Je m'en voudrais d'être aussi mesquin.
Alors pour faire simple, on va mixer, et vous faites votre buffet tout seuls, en fermant les yeux pour les plus sensibles, en ricannant pour les plus cyniques, et en partant pour les autres, je vous comprends, moi aussi je trouve ça chiant.
C'parti. C'mon. Caaaarry ooooon. Hum hum hum, j'ai pas d'idée. En même temps, TOUT LE MONDE (du moins de le monde de le dehors, la salle de réseau avec un toit tout bleu ou gris, pas étanche, toussa) connait mes trucs inavouables, vu que je les avoue alors qu'ils ont rien demandé...
Feurst : tiens, ben du coup... vazy pour choper de la belette, comment c'est pas facile quand tu as la subtilité de langage et d'approche du supporter de hockey (oui, pas d'ostracisme contre le footeux, il souffre déja assez d'être un paria)(oui à l'intégration des minorités visiblement dénuées de tout gout vestimentaire)... Du coup, si je chope, c'est pas fait exprès, en général. Ouais, bon, c'est jamais fait exprès. Voila. Hum.
Deus (ex)(machina) : la fuite du point un est parfois aussi provoquée par cette anectode (cocasse)(et que je raconte bien, je trouve) qui a fait de moi le héros de ma fac en son temps : j'ai chopé une mycose vaginale. Sur la langue. Et le médecin l'a découvert alors qu'on étais deux dans le cabinet, avec un pote. Héros de la fac, en 15 minutes chrono. Et des années de galères relationnelles.
Troixe : je vis chez mes parents. Fallait que ce soit clair. A presque trente ans. Ouaip. Dans une piaule de 9 mètres carrés.
Kouatro : une de mes clientes, genre la bonne cinquantaine bien tassée, m'a offert un putain de nounours pour noel (UN PUTAIN DE NOUNOURS, QUOI)(POUR NOEL), au prétexte, qu'il est (et je cite de mémoire, hein) "comme [moi] tout ronchon de loin, mais tout doux en vrai". J'en suis encore à me demander si elle m'a pas un peu pris pour un con. Si si.
Sein-queue : comme un jour la sénilité me fera perdre la mémoire, autant le balancer ici, des fois que je me retrouve sur googueule dans 50 ans : Une fois, au séminaire, on est allés en boite échangiste avec mon patron de l'époque, ce qui m'a permi de coucher avec deux soeurs jumelles métisses sur une des pistes de dance. Ouais. Jusque là, la classe, hein? Sauf que je suis pas un bandeur fou, je suis un petit artisan de l'érection, et que se faire tripoter, alors qu'on nage dans trois des plus grands fantasmes masculins, par une dame qui ressemble à sa mère et qui sort d'une partouze, ben ça calme.
Vous pouvez me caillasser, maintenant, bande de moules, je m'en branle (et seulement le matin)(ouais, y'en a un peu plus, j'le mets quand même?)
Héééééé non sale pute chauve, je peux même poster une troisième fois. Je suis trop un gueudin, moi aussi.
Tiens pour faire simple, je vais vous raconter un peu ma laïfe, bande de moules : - Je bois plus (mouhahahaha) - Je fume plus - Je saikse plus
Oui.
Trop fun, hein? Je suis sûr de faire rêver des générations de jeunes bloggers, là. Ajoutez à ça un métier-bien-plus-qu'un-métier-un-rêve-une-passion, et vous comprenez pourquoi je poste pas des caisses.
Enfin bon, je parle dans les grandes lignes, là, hein. Il va sans dire qu'il m'arrive, parfois, de déroger un peu à ces grandes lignes de vie, de prendre une ou deux gorgées d'alccol (avec modération)(genre pas plus de trois pintes de Guinness et quelques vodka pommes)(au plus), fumer une clope (ou deux)(ou un paquet), mais toujours dans le plus strict respect des règles de la mormonité la plus absolue, celle qui régit mon existence depuis que j'ai intégré la banque qu'elle a pas de raison d'être populaire.
Tiens, d'ailleurs, ils parlent de mon bled sur France2 pour illustrer la fin du tabac dans les collèges et les lycées. Nan mais même la télé c'est des putes, ce soir...
Alors bon, si j'ai bien compris, l'usage veut que ce soit la saloperie de période durant laquelle je vous souhaite moult bonne choses pour cette pute vérolée d'année à venir.
Et vous vous attendez sans doute, en plus, que j'émette la moindre considération pour votre santé de merde, votre travail de merde, votre pognon de merde, et pour les plus maso d'entre vous de la forme de vos gnomes puants?
Hé ben non.
Nafout'
Je.
M'en.
Branle.
Complètement.
Parce que j'ai arrêté de fumer, ce matin.
Nan mais quel CON.
(mais en vrai, bonne année, quand même, je vous smoutche, toussa, bande de moules) (et Cha, je te tél demain)
Ayé. Convaincu par des individus malfaisants autant qu'alcooliques à un tel degré que la décence m'interdit de donner plus de détails ici, je reviens. Ouaip. Comme ça, à froid, sans prévenir (ou presque, mais on va dire que quand je suis saoul (j'adooore ce mot, à prononcer bien saaaaahouuuleu) je ne hurle pas. Je parle fort, un peu. Tout au plus. Brefle), parce que comme je suis un peu en reuteuteu (un truc de banquier, un bien chouette concept, s'il en est), et qu'il faut bien le dire, je n'ai pas de vie sociale, et qu'il faut bien meubler des journées Madame de Bovarynesques, Derrick étant à sa 7 ou 8ème rediffusion, et tout le suspens, ben y'en a plus.
Cette phrase était sponsorisée par Lexomil, le médicament qui tombe pile
Donc bon. Je reviens. Pas que j'aie des choses à dire, notez bien. Mais juste qu'après la soirée de ouf/beuverie/vomi/partage communautaire d'un bien à vocation horizontale (rayer la mention inutile)(ou pas), j'avais des gros (ouais, bon sang, des putains de gros, pour une fois) dossiers sur des individus trainant sur le cyberespace.
Mais.
Mais j'ai pas le droit. Alors pour compenser, je voulais citer un ou deux de nos échanges.
Ben pas possible.
Parce que, pour une raison qui m'échappe totalement, je n'ai qu'un souvenir assz flou de la période située entre 5 et 7 heures du mat'. Ca doit être le manque de croissant, ou pitêtre un peu le manque de sang dans mon alcool. Pas que j'aie bu, non non non (tssss, pour qui me prends tu, lecteur? Tu me déçois beaucoup. Moi qui avait tant confiance dans cette relation particulière entre nous...), juste que je dois être sujet à un phénomène miraculeux, la transformation de mon eau sanguine en vin, tout simplement...
Du coup, ben j'ai rien à vous raconter de croustillant.
Juste que je reviens, bande de moules. Une bonne fois pour toutes, j'espère. Parce qu'il parait que 2007 c'est l'année de la mort des blogs.
Oui, vous lisez bien, ceci est un hommage. Vu qu'apparement, les deux poufiasses de blogueuses ont pas l'air décidées à honorer ce grand homme, je vais me sacrifier. Il le mérite (et quand je mets une majuscule à Il, spa juste une majuscule. C'est LA majuscule), cet athlète.
Oui, athlète, ce n'est pas un mot assez fort, assez proche de la réalité, pour le décrire dans toute son exacte... exactitude. Oui. Car Il est le seul humain que je connaisse (et pourtant, j'en pratique un gros paquet) qui aie cette capacité magnifique, fabuleuse, mythique, de me faire couler le cerveau par les oreilles juste par sa présence dans un rayon de moins de dix mètres. A vrai dire, l'abruti, c'est quand même mon pain quotidien, le con, c'est mes céréales, le débile, mon pitit chocolat du réveil, bref, je milite tous les jours pour un dialogue avec les bas de plafond qui nous entourent.
Mais Lui (là encore, fidèle lecteur, note la majuscule).
Lui, Il est au dessus de ce panier de misérables couillons qui se contentent de ne pas comprendre le monde qui les entoure. Lui, Il dispose de toute l'energie d'un Panzer en action (et la comparaison n'est peut être pas anodine, tiens), qu'Il sait mettre en avant pour littéralement IRRADIER le vide intellectuel. Etre dans son environnement, c'est sentir ses neurones rejouer la scène de la soute du vaisseau d'Alien 4, tentant de toute force de fuir, préférant la mort rapide d'une chute de building plutôt qu'un étouffement progressif par manque d'alimentation...
Mais tout cela ne serait rien sans cette volonté de partager avec nous son potentiel, sans lequel nous ne saurions de quel coté se situe le zéro absolu. Il sert sans doute d'étalon aux éléctro-encéphalogrammes, c'est dire à quel point Il sert la science...
... j'veux descendre. Ouais. Plein le cul dos, moi. Dors en moyenne 5 heures cumulées sur le week end. Les jobs qu'on me propose, j'en veux pas, et ceux que je veux, c'est rien qu'à être dans des boites qui me veulent pas. Spa de bol, la vie, hein. Mais bon, on va pas se plaindre, on est pas dans la misère totale non plus, je pourrais genre être célibataire et passer des samedis soirs devant la trilogie main/gant de toilette/nouilles, avoir une vie sociale tellement au point mort parler à un chat ca te donne l'impression d'avoir un ami, ou passer mes samedis à Auchan en jogging/baskets avec une poussette et deux morveux (Kevin et Brenda, argl, je les aime déja, ces petits bouts de moi), en attendant de passer mon dimanche chez belle-maman devant un bon gigot...
Tout n'est pas perdu, donc. Pour le moment. Parce que bon, au rythme ou vont les choses, je sens que l'année prochaine, je vous raconte les premiers cacas de kevin, moi.
Nan, mais y tournent à quoi, les mecs qui passent des coups de fil de grand matin? Pasque je viens *tout juste* de me faire réveiller, et j'avais même pas compris qui c'était, que le type me parlait déja tarif... 'tain, mais merde, quoi, il est à peine midi, j'émerge, moi.
Vu qu'en plus au moins les deux tiers de mes neurones restants se sont suicidés au cours de la soirée d'hier (je vieillis, moi j'vous l'dis)(je supporte plus les jeunes)(enfin pas tous, hein, il faudrait juste buter tous ceux qui m'approchent, stout), bonjour la conversation monosens de la quatrième dimension...
Alors bon, réaction normale et rationnelle, j'ai raccroché.
Et je vais de ce pas me recoucher, parce que bon, à Tahiti, il est à peine 1 heure du mat'.
Il parait que le blogage, c'est comme le vélo, ça s'oublie pas. Ben si. Il suffit juste de plus se rappeller de son mot de passe, c'est super simple.
En même temps, spa pour ce qu'il m'est arrivé de passionnant que j'allais me fouler le petit doigt pour taper un truc ici, hein. Je suis toujours un salaud, dont l'activité principale et défoulante du matin se réduit à donner des coups de fils aux gens dans la merde pour le leur signaler, qu'ils y sont, des fois qu'ils n'aient pas senti l'odeur, me suis fait plaquer, une fois encore, la vie est une grande roue, toussa, et ma mère fait toujours aussi bien à bouffer, merci pour elle.
Voila, résumés en quelques mots, ce que vous avez pu manquer en un an et des brouettes. C'est dire.
Ha, et pis sinon, si y'a des couillons volontaires pour un déménagement, demain, je suis preneur. Je voudrais pas être le seul. Pitié.
Merci pour eux.
Et n'oubliez pas, c'est d'actualité, un myopathe qui meurt, c'est un sapin qui disparait. Sauvez la forêt.
...la banque. Mais un peu chiant, aussi. Parce que bon, en dehors des horaires acceptables et de la clim' toute l'année, y faut quand même passer son temps à dire bonjour (en souriant, c'est mieux) à des mémés et être poli avec des emmerdeurs. Qui le rendent pas. Pis en plus, les gens ne viennent que quand y sont dans la misère, ou pour dire qu'ils se cassent, alors ça limite un poil le rapport humain, faut dire...
Donc bon. Du coup, je suis obligé de me venger en prenant des bains tous les soirs dans la gigantesque baignoire-jacuzzi pis de mater un des 600 DVD de papa. Dur. Je sais pas combien de temps je vais pouvoir tenir.