On
désigne sous le terme global d'activité solaire
un ensemble très varié de phénomènes qui
intéressent toutes les couches observables de notre étoile,
et tous liés directement ou indirectement aux
variations globales ou locales
du champ magnétique solaire. L'activité
solaire est observée régulièrement depuis le
17e siècle en lumière blanche, par les taches
et facules de la photosphère.
Le 20e siècle a vu l'apparition de nombreuses techniques permettant
de suivre cette activité dans tous les domaines du rayonnement
(radio, UV, X) et dans toutes les couches observables, depuis la Terre
comme depuis l'espace: éruptions,
protubérances et filaments
de la chromosphère, éjections
de masse coronale et trous coronaux dans la couronne.
L'activité solaire se traduit dans le milieu interplanétaire,
et donc dans l'espace au voisinage de la Terre, par des variations
plus ou moins brutales, de la qualité et de la quantité
du flux de rayonnement et de particules (vent solaire) en provenance
du Soleil. Ces variations, interagissant avec le champ magnétique
et la haute atmosphère de la Terre, peuvent modifier brutalement
l'environnement électromagnétique de notre planète
avec des conséquences spectaculaires, comme les aurores polaires,
et souvent fâcheuses, comme les dégats sur les satellites,
les perturbations des communications radio, voire les pannes généralisées
sur les installations électriques au sol.
Le suivi, et si possible la prévision, de l'activité
solaire constitue désormais une discipline à part entière,
quelquefois appelée "météo spatiale"
et qu'il serait plus exact de nommer "météo solaire".
Plus encore que son homologue terrestre, la météorologie
solaire exige de nombreux moyens d'observation et des modèles
de calcul très complexes, et est encore bien incapable de prévoir
dans le détail tous les caprices de notre étoile, même
si ses mécanismes globaux sont de mieux en mieux compris.
L'origine
de l'activité solaire se situe dans les couches profondes du
Soleil, en particulier dans la zone convective située sous
la photosphère, et est intimement liée aux variations
du champ magnétique du Soleil. Les observations assidues et
continues montrent que ce champ magnétique varie avec une période
de 22 ans environ, pendant laquelle il s'inverse deux fois. Chacune
de ces inversions correspond donc à un "cycle
solaire" de 11 ans environ. Le cycle solaire actuel
a commencé au minimum d'octobre 1996, et l'activité
a atteint son maximum principal au milieu de l'année 2000.
Un maximum secondaire a eu lieu fin 2001. Le cycle est en phase
décroissante, mais avec des sursauts encore importants (automne
2003).
Le graphique ci-dessous représente l'activité solaire
depuis 1997, mesurée par un indice calculé à
partir du nombre et de l'importance des taches solaires, appelé
Nombre de Wolf. Les valeurs en rouge sont
les moyennes mensuelles, les valeurs en vert sont les moyennes lissées
sur 13 mois du même indice.
Pour
des données actualisées quotidiennement, on peut consulter:
Solar
Influences Data analysis Center
Rassemble les observations des indices de Wolf dans le monde
entier,
calcule et publie les indices quotidiens, mensuels, annuels, et
les prévisions.
Hiraiso
Solar Terrestrial Research Center (Japon)
Information sur l'activité solaire et géomagnétique
en cours, et tableau synoptique de l'activité solaire récente
: Zones actives, taches, éruptions, flux radio et X, vent
solaire, etc
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