...mais aussi de la "Cipale"...

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Les Jeux Olympiques à la Cipale en 1900

Demi-fond derrière grosses  motos ... 80 à 100 km/h et plus ! Très spectaculaire, cela existe encore aujourd'hui ! ( trop rarement...) .

Dans le Miroir des Sports du 10-08-67

Histoire de la "Cipale"

L'anneau magique de la Cipale

Sur ce vélodrome du bois de Vincennes, Merckx a signé ses cinq victoires.

Par Dino DIMEO et Michel CHEMIN

samedi 26 juillet 2003 (Liberation - 00:00)

 

L''endroit est resté bucolique avec ses tribunes 1900 et son accès dérobé, à l'orée du bois de Vincennes, côté Charenton-le-Pont (Val-de-Marne). Construit en 1896, le vélodrome municipal de Paris, plus connu sous le nom de Cipale, se languit du Tour. A l'entrée, un bas relief en bronze est consacré aux frères Pélissier, Charles, Francis et Henri, vainqueur de la Grande Boucle en 1923. L'endroit fut baptisé Jacques-Anquetil (1934-1987) à la mort du quintuple vainqueur du Tour de France. Mais plus que «maître Jacques», c'est Eddy Merckx, «l'Ogre de Tervuren», qui, côté Tour, a marqué les lieux de son empreinte, concluant sur la piste de béton ses cinq victoires (1969, 1970, 1971, 1972 et 1974). Dans un supplément du quotidien le Soir, consacré aux champions belges, Merckx évoque son premier succès : «Cette victoire de 1969 reste mon meilleur souvenir. C'était un rêve de gosse. Petit, je jouais à Gaul, à Bobet. Quand je me suis retrouvé à la Cipale devant 30 000 personnes qui scandaient mon nom, j'ai eu la chair de poule et les larmes aux yeux.»

C'est la démolition de l'ancien parc des Princes et de son vélodrome qui permit, de 1968 à 1974, à la Cipale d'organiser l'arrivée du Tour. Le nouveau Parc n'ayant point les attributs d'un vélodrome, l'aventure aurait pu se poursuivre. S'il n'avait germé dans quelques esprits l'idée d'une arrivée sur les Champs-Elysées. Le journaliste de télé Yves Mourousi milite dans ce sens et finit par convaincre la mairie de Paris, qui enverra le Tour aux Champs à partir de 1975. La Cipale a accueilli les épreuves sur pistes des JO de 1900 et de 1924, mais est absente des candidatures pour les Jeux de 2008 et de 2012. «Elle n'est plus aux normes» , justifie-t-on, et la construction d'un vélodrome est prévue, pour l'instant à Aubervilliers. La Cipale peut craindre une démolition pure et simple, si elle n'est pas classée aux monuments historiques.

Polyvalence. La Cipale continue à accueillir des épreuves sur piste de jeunes, cadets et juniors, et sert également d'aire d'entraînement en plein air aux locataires de l'Insep (Institut national des sports) tout proche. La Cipale sait aussi se faire polyvalente, accueillant des concerts (Santana, Jean-Jacques Goldman...), du base-ball, du softball (base-ball féminin), du football américain. En attendant, dimanche, la Cipale accueillera encore des cyclistes, loin du brouhaha du Tour. Ceux qui participent aux épreuves du 7e Festival olympique de la jeunesse européenne (Foje). Une compétition pour les 14-18 ans, organisée cette année à Paris jusqu'au 1er août. Mais la piste de ciment, d'un déroulé de 500 mètres, ne servira qu'aux échauffements pour les épreuves sur route programmées autour du bois de Vincennes.

Dans cet endroit plus que centenaire, l'équipe de France de cyclisme prend l'air régulièrement à l'abri des regards. Mais ce sont surtout les clubs de vétérans qui en ont fait leur aire de jeu. L'arrivée en janvier de Joël Boissin, agent de maîtrise de la Ville de Paris, a enfin redonné un coup de jeune à la piste en ciment. «En six mois, cet homme a fait plus pour la Cipale qu'en cinquante ans», jure Christian Maras, entraîneur et retraité, qui continue d'entraîner bénévolement qui le veut bien derrière son derny (cyclomoteur). Christian, 67 ans, vient de tourner une bonne heure sur sa machine infernale, retrouvée par hasard au fond d'une remise et restaurée avec amour pour qu'elle puisse ronronner. «Il a fait Bordeaux-Paris», précise ce nostalgique des années Vel d'hiv. Près de lui sa femme, Micheline, ne le quitte pas des yeux. En 1973, le jour de l'arrivée du Tour à la Cipale, Micheline mettait pour la première fois les pieds dans un milieu qu'elle ne quittera plus. C'était l'année de Luis Ocana, qui venait de s'intercaler dans la longue domination d'Eddy Merckx.

«Jan Janssen est le premier à avoir gagné ici, raconte Maras. Au terme d'une bagarre sans merci avec Herman Van Springel lors du dernier contre-la-montre. Mais Van Springel, c'était surtout Bordeaux-Paris, qu'il a remporté sept fois.» Pour ce passionné de la piste, la Cipale incarne surtout le Grand Prix de Paris. «C'était l'époque de Daniel Morelon et d'Alex Pontet, précise celui qui fut entraîneur avec l'ancien champion. Le dimanche, il suffisait de regarder le programme, et on avait le choix entre dix courses. Aujourd'hui, il n'y en a plus que trois. Mais, dans ces dix courses, s'il y en avait une qui se terminait sur un vélodrome, c'est celle-là qu'on choisissait. C'est tellement beau d'arriver sur un vélodrome.»

Les années-Tour le chatouillent un peu. Les grands noms, il a connu bien sûr. Des années à se cacher dans les cagnas du Vel d'hiv pour pouvoir observer les Coppi, Bartali, Rivière ou Anquetil. «Les gardiens le savaient et passaient avec les chiens. Nous, on mettait du soufre pour qu'ils ne nous reniflent pas.» Des tonnes de souvenirs qui se bousculent. Il aimerait tout ressortir, là, comme un roman. Alors, cela sort par bribes. «Il y avait des drôles de gars dans les parages, dit-il. Un jour, Jean Robic s'était mis en tête de fabriquer un casque avec du caoutchouc. Fier de lui, il était allé voir Raphaël Geminiani avec sa trouvaille et pour lui prouver sa solidité il avait empoigné un marteau et s'était tapé sur le crâne. "Tu vois que c'est solide." Une minute plus tard, un filet de sang avait coulé sur sa joue.» Fataliste, il précise que le malheureux s'est tué sur la route.

Six jours. Il rappelle que les coureurs de l'époque pédalaient comme des fous, que les Six Jours cela voulait dire pédaler six jours, sauf une heure par jour pour nettoyer la piste. Il insiste aussi sur le fait qu'ils étaient fauchés comme les blés. «Bernard Hinault était venu coucher à la maison, pour disputer le championnat de France de poursuite. C'était en 1976, et il avait gagné ici même à la Cipale. Comme j'étais chauffeur de taxi, il me demandait de l'accompagner à Montparnasse pour qu'il puisse rentrer en Bretagne. Lui ne payait pas le train. Son père était cheminot.» Christian Maras décrit son lieu comme une pièce d'archéologie d'une valeur inestimable. «Celle-ci est tout ce qui nous reste dans la région. Avant il y en avait un peu partout. Le vélodrome rond de Vaugirard, celui de la Croix-de-Berny, le Buffalo de Montrouge... Tout a été cassé pour construire des HLM.» Reste ce vestige d'une époque qui correspond à un milieu qui refuse de vieillir.

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Carte postée en 1916

Dans le cadre des Jeux Olympiques de 1900, des matches de cricket, de rugby et de football se déroulèrent à la Cipale. Pour l'occasion, l'enceinte construite en 1894 fut agrandie avec la construction de deux tribunes latérales. Outre ces rencontres de sports collectifs, le stade accueillit également des épreuves de gymnastique. La plupart des autres épreuves des Jeux se déroulèrent sur les installations du Racing Club de France du Bois de Boulogne.

 

Pierre MORPHYRE, Une vie consacrée au cyclisme

par Gérard Guilloury

d'après un courrier de Pierre Morphyre adressé au VCVP le 19 Avril 2005

Bordeaux-Paris est gravé à tout jamais dans la mémoire du monde cycliste. La carrière de Pierre MORPHYRE ne peut qu'y être associée notamment pour le record de ses participations…. Pas moins de 35 dont 2 victorieuses ! Et cela entre 50 et 70 km/h en roulant devant un coureur ! …

Certes, il a réalisé cette prouesse sur un vélo muni d'un moteur appelé « Derny » ou « Burdin » Encore faut-il avoir une très bonne condition physique - car il faut aussi pédaler… - et une excellente science du vélo. Autant de qualités qui font la différence pour le coureur qui est en partie à l'abri derrière l'engin.

Avant d'aborder cette brillante carrière d'entraîneur sur engin motorisé , rappelons qu'il a été coureur amateur puis « indépendant » de 1935 à 1952. Alors lorsque Monsieur MORPHYRE nous parle de vélo … il sait de quoi il parle !

Entraîneur de 1939 à 1996, il cite avec enthousiasme tous "ses lieux" d'exploits. Car les victoires du coureur sont aussi un peu les siennes. Elles dépendent du talent de l'artiste qui « le tire ». Pierre nous cite le Critérium des As à Longchamp, Montreuil, Le Havre, Caen, Lyon, Orléans, Pau, Montpellier…Puis à l'étranger avec Bâle, Genève, Berlin pour ne citer que ces villes.

La liste des vélodromes, dont bon nombre ont hélas disparus aujourd'hui, sur lesquels il a couru serait trop longue à énumérer ici mais quelques noms de pistes rendront un peu nostalgiques les plus « anciens » d'entre nous…Le Vel d'Hiv, Le Parc des Princes, Buffalo, Vaugirard sans oublier notre vieille « Cipale ». Pierre nous cite de même, La Rochelle, Brest, St Brieuc, Nantes, Bordeaux, Lyon, Marseille, Grenoble.

Les « six jours » sont accrochés à son palmarès avec Grenoble, Le POPB, Bordeaux, sans oublier l'étranger avec les 6 jours de Berlin, Dortmund, Stuttgart, Munich.

Laissons la parole à Pierre lorsqu'il évoque ces curieux engins qui ont été toute sa vie : « J'ai entraîné sur les principaux engins, c'est-à-dire le Derny, la Moto Yamaha 125, les grosses motos commerciales mais surtout le Burdin qui correspondait le plus aux côtes du Derny, c'est-à-dire le vélo » puis un peu plus loin, « Ce mode d'entraînement offrait des courses spectaculaires et surtout très rapides, jusqu'à 70 km/h de moyenne sur de beaux vélodromes. Ces petits cyclomoteurs permettaient aussi aux coureurs de se préparer plus rapidement aux accélérations du cœur et procuraient une meilleure endurance en course »

Nous n'apercevons plus Pierre à la Cipale depuis l'an passé car il vit désormais dans le sud de la France, mais il se souvient avoir entraîné certains d'entre nous au VCVP : « Je pense vous avoir transmis un peu de mon expérience et vous avoir satisfait ».

Bien sûr qu'au VCVP nous étions satisfaits ! Quel honneur pour nous « les petits » d'être dans le sillage de Monsieur MORPHYRE ! Pensez donc, Pierre (vous permettez que nous vous appelions Pierre?) vous qui avez entraîné « les plus grands » : Coppi, Bartali, Magni, Koblet, Van Steenbergen, Proost Zoetelmeck, Rentmester, Poblet, Knetemann, Rossi, Bobet, Anquetil, Poulidor, Stablinski, Rivière, Riotte, Nedellec, Duclos-Lassalle, La famille Danguillaume – Camille, Jean-Louis, Jean-Pierre) Thevenet, Vallet, Darrigade, Bellanger, Pingeon, Doyle. Tous ces coureurs qui étaient dans nos rêves de gosses !

La liste est longue, mais nous nous devions de n'oublier personne pour rester fidèle à votre écrit et pour vous rendre un modeste hommage tout au long de cette page .

Merci Monsieur MORPHYRE.

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Lorsque Pierre était coureur

En 1964, avec Pierre Nédellec dans Bordeaux-Paris (Pierre Lévêque, en attente de remplacement éventuel, se trouve légèrement en retrait)

En 1969, Pierre - 4 ème à droite - disputait "La roue d'Or" à la Cipale. Une organisation du VC 12 ème dont le Présisent était alors Monsieur Chicot...

Pierre à longchamp en 1975

A la prise des entraîneurs à Poitiers en 1979. Pierre, (plein centre) va "tirer" Régis Delépine (légèrement masqué en 3 ème position - maillot Peugeot)...

...et 'l'emmènera" jusqu'à l'arrivée à Monthléry où il se classera 2 ème.

De retour à la Cipale....en tenue tout cuir !

En 1983, avec Gilbert Duclos-Lassalle à l'entraînement....avant d'en être le vainqueur cette même année !

 

Dans la roue du Burdin, comme si vous y étiez avec Christian Maras ...

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Cyclisme et littérature

Les livres "incontournables"

Des photos de famille - la Cipale dans les années 1930, 1940.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ci-dessous, une vue aérienne de la "Cipale" en 1900...

...et durant les JO de cette même année.

Arrivée de Boucles de la Seine 1973 à la Cipale Robert Mintkewicz vainqueur des Boucles de la Seine 1973 à la Cipale Robert Mintkewicz vainqueur des Boucles de la Seine 1973 à la Cipale Les adieux de Lucien Aimar en 1973 Les Mercredis Populaires en 1973 à la Cipale Les Jeux Olympiques à la Cipale en 1900 Demi-fond derrière grosses  motos ... 80 à 100 km/h et plus ! Très spectaculaire, cela existe encore aujourd'hui ! ( trop rarement...) . Dans le Miroir des Sports du 10-08-67 Hinault dans l'Ile de France cycliste en 1980 Le son magique (et réel) de la cloche de la Cipale...celui que l'on entend à l'ouverture de la page ! Un superbe ouvrage hélas épuisé : La légende de Jacques Anquetil, de Pierre Pellissier chez Rageot-éditeur, préface de Jean-Marie Leblanc patienter quelques instants pour le chargement de la vidéo