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...mais aussi de la "Cipale"...
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Histoire
de la "Cipale"
L'anneau
magique de la Cipale
Sur ce vélodrome du bois de Vincennes, Merckx a signé
ses cinq victoires.
Par Dino DIMEO et Michel CHEMIN
samedi 26 juillet 2003 (Liberation
- 00:00)
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L''endroit est
resté bucolique avec ses tribunes 1900 et son accès
dérobé, à l'orée du bois de Vincennes,
côté Charenton-le-Pont (Val-de-Marne). Construit
en 1896, le vélodrome municipal de Paris, plus connu sous
le nom de Cipale, se languit du Tour. A l'entrée, un bas
relief en bronze est consacré aux frères Pélissier,
Charles, Francis et Henri, vainqueur de la Grande Boucle en 1923.
L'endroit fut baptisé Jacques-Anquetil (1934-1987) à
la mort du quintuple vainqueur du Tour de France. Mais plus que
«maître Jacques», c'est Eddy Merckx, «l'Ogre
de Tervuren», qui, côté Tour, a marqué
les lieux de son empreinte, concluant sur la piste de béton
ses cinq victoires (1969, 1970, 1971, 1972 et 1974). Dans un supplément
du quotidien le Soir, consacré aux champions
belges, Merckx évoque son premier succès : «Cette
victoire de 1969 reste mon meilleur souvenir. C'était un
rêve de gosse. Petit, je jouais à Gaul, à
Bobet. Quand je me suis retrouvé à la Cipale devant
30 000 personnes qui scandaient mon nom, j'ai eu la chair de poule
et les larmes aux yeux.»
C'est la démolition de l'ancien parc des
Princes et de son vélodrome qui permit, de 1968 à
1974, à la Cipale d'organiser l'arrivée du Tour.
Le nouveau Parc n'ayant point les attributs d'un vélodrome,
l'aventure aurait pu se poursuivre. S'il n'avait germé
dans quelques esprits l'idée d'une arrivée sur les
Champs-Elysées. Le journaliste de télé Yves
Mourousi milite dans ce sens et finit par convaincre la mairie
de Paris, qui enverra le Tour aux Champs à partir de 1975.
La Cipale a accueilli les épreuves sur pistes des JO de
1900 et de 1924, mais est absente des candidatures pour les Jeux
de 2008 et de 2012. «Elle n'est plus aux normes»
, justifie-t-on, et la construction d'un vélodrome
est prévue, pour l'instant à Aubervilliers. La Cipale
peut craindre une démolition pure et simple, si elle n'est
pas classée aux monuments historiques.
Polyvalence. La Cipale continue
à accueillir des épreuves sur piste de jeunes, cadets
et juniors, et sert également d'aire d'entraînement
en plein air aux locataires de l'Insep (Institut national des
sports) tout proche. La Cipale sait aussi se faire polyvalente,
accueillant des concerts (Santana, Jean-Jacques Goldman...), du
base-ball, du softball (base-ball féminin), du football
américain. En attendant, dimanche, la Cipale accueillera
encore des cyclistes, loin du brouhaha du Tour. Ceux qui participent
aux épreuves du 7e Festival olympique de la jeunesse européenne
(Foje). Une compétition pour les 14-18 ans, organisée
cette année à Paris jusqu'au 1er août. Mais
la piste de ciment, d'un déroulé de 500 mètres,
ne servira qu'aux échauffements pour les épreuves
sur route programmées autour du bois de Vincennes.
Dans cet endroit plus que centenaire, l'équipe
de France de cyclisme prend l'air régulièrement
à l'abri des regards. Mais ce sont surtout les clubs de
vétérans qui en ont fait leur aire de jeu. L'arrivée
en janvier de Joël Boissin, agent de maîtrise de la
Ville de Paris, a enfin redonné un coup de jeune à
la piste en ciment. «En six mois, cet homme a fait plus
pour la Cipale qu'en cinquante ans», jure Christian
Maras, entraîneur et retraité, qui continue d'entraîner
bénévolement qui le veut bien derrière son
derny (cyclomoteur). Christian, 67 ans, vient de tourner une bonne
heure sur sa machine infernale, retrouvée par hasard au
fond d'une remise et restaurée avec amour pour qu'elle
puisse ronronner. «Il a fait Bordeaux-Paris»,
précise ce nostalgique des années Vel d'hiv.
Près de lui sa femme, Micheline, ne le quitte pas des yeux.
En 1973, le jour de l'arrivée du Tour à la Cipale,
Micheline mettait pour la première fois les pieds dans
un milieu qu'elle ne quittera plus. C'était l'année
de Luis Ocana, qui venait de s'intercaler dans la longue domination
d'Eddy Merckx.
«Jan Janssen est le premier à
avoir gagné ici, raconte Maras. Au terme d'une
bagarre sans merci avec Herman Van Springel lors du dernier contre-la-montre.
Mais Van Springel, c'était surtout Bordeaux-Paris, qu'il
a remporté sept fois.» Pour ce passionné
de la piste, la Cipale incarne surtout le Grand Prix de Paris.
«C'était l'époque de Daniel Morelon et
d'Alex Pontet, précise celui qui fut entraîneur
avec l'ancien champion. Le dimanche, il suffisait de regarder
le programme, et on avait le choix entre dix courses. Aujourd'hui,
il n'y en a plus que trois. Mais, dans ces dix courses, s'il y
en avait une qui se terminait sur un vélodrome, c'est celle-là
qu'on choisissait. C'est tellement beau d'arriver sur un vélodrome.»
Les années-Tour le chatouillent un peu.
Les grands noms, il a connu bien sûr. Des années
à se cacher dans les cagnas du Vel d'hiv pour pouvoir observer
les Coppi, Bartali, Rivière ou Anquetil. «Les
gardiens le savaient et passaient avec les chiens. Nous, on mettait
du soufre pour qu'ils ne nous reniflent pas.» Des tonnes
de souvenirs qui se bousculent. Il aimerait tout ressortir, là,
comme un roman. Alors, cela sort par bribes. «Il y avait
des drôles de gars dans les parages, dit-il.
Un jour, Jean Robic s'était mis en tête de fabriquer
un casque avec du caoutchouc. Fier de lui, il était allé
voir Raphaël Geminiani avec sa trouvaille et pour lui prouver
sa solidité il avait empoigné un marteau et s'était
tapé sur le crâne. "Tu vois que c'est solide." Une
minute plus tard, un filet de sang avait coulé sur sa joue.»
Fataliste, il précise que le malheureux s'est tué
sur la route.
Six jours. Il rappelle que les
coureurs de l'époque pédalaient comme des fous,
que les Six Jours cela voulait dire pédaler six jours,
sauf une heure par jour pour nettoyer la piste. Il insiste aussi
sur le fait qu'ils étaient fauchés comme les blés.
«Bernard Hinault était venu coucher à
la maison, pour disputer le championnat de France de poursuite.
C'était en 1976, et il avait gagné ici même
à la Cipale. Comme j'étais chauffeur de taxi, il
me demandait de l'accompagner à Montparnasse pour qu'il
puisse rentrer en Bretagne. Lui ne payait pas le train. Son père
était cheminot.» Christian Maras décrit
son lieu comme une pièce d'archéologie d'une valeur
inestimable. «Celle-ci est tout ce qui nous reste dans
la région. Avant il y en avait un peu partout. Le vélodrome
rond de Vaugirard, celui de la Croix-de-Berny, le Buffalo de Montrouge...
Tout a été cassé pour construire des HLM.»
Reste ce vestige d'une époque qui correspond à
un milieu qui refuse de vieillir.
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Carte postée en 1916
Dans le cadre des Jeux Olympiques de 1900,
des matches de cricket, de rugby et de football se déroulèrent
à la Cipale. Pour l'occasion, l'enceinte construite en
1894 fut agrandie avec la construction de deux tribunes latérales.
Outre ces rencontres de sports collectifs, le stade accueillit
également des épreuves de gymnastique. La plupart
des autres épreuves des Jeux se déroulèrent
sur les installations du Racing Club de France du Bois de Boulogne.
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Pierre MORPHYRE,
Une vie consacrée au cyclisme
par Gérard Guilloury
d'après un courrier de
Pierre Morphyre adressé au VCVP le 19 Avril 2005 |
Bordeaux-Paris
est gravé à tout jamais dans la mémoire du
monde cycliste. La carrière de Pierre MORPHYRE ne peut
qu'y être associée notamment pour le record de ses
participations…. Pas moins de 35 dont 2 victorieuses !
Et cela entre 50 et 70 km/h en roulant devant un coureur ! …
Certes, il a réalisé cette prouesse
sur un vélo muni d'un moteur appelé « Derny
» ou « Burdin » Encore faut-il avoir une très
bonne condition physique - car il faut aussi pédaler…
- et une excellente science du vélo. Autant de qualités
qui font la différence pour le coureur qui est en partie
à l'abri derrière l'engin.
Avant d'aborder cette brillante carrière
d'entraîneur sur engin motorisé , rappelons qu'il
a été coureur amateur puis « indépendant
» de 1935 à 1952. Alors lorsque Monsieur MORPHYRE
nous parle de vélo … il sait de quoi il parle !
Entraîneur de 1939 à 1996, il cite
avec enthousiasme tous "ses lieux" d'exploits. Car les
victoires du coureur sont aussi un peu les siennes. Elles dépendent
du talent de l'artiste qui « le tire ». Pierre nous
cite le Critérium des As à Longchamp, Montreuil,
Le Havre, Caen, Lyon, Orléans, Pau, Montpellier…Puis
à l'étranger avec Bâle, Genève, Berlin
pour ne citer que ces villes.
La liste des vélodromes, dont bon nombre
ont hélas disparus aujourd'hui, sur lesquels il a couru
serait trop longue à énumérer ici mais quelques
noms de pistes rendront un peu nostalgiques les plus « anciens
» d'entre nous…Le Vel d'Hiv, Le Parc des Princes,
Buffalo, Vaugirard sans oublier notre vieille « Cipale ».
Pierre nous cite de même, La Rochelle, Brest, St Brieuc,
Nantes, Bordeaux, Lyon, Marseille, Grenoble.
Les « six jours » sont accrochés
à son palmarès avec Grenoble, Le POPB, Bordeaux,
sans oublier l'étranger avec les 6 jours de Berlin, Dortmund,
Stuttgart, Munich.
Laissons la parole à Pierre lorsqu'il
évoque ces curieux engins qui ont été toute
sa vie : « J'ai entraîné sur les principaux
engins, c'est-à-dire le Derny, la Moto Yamaha 125, les
grosses motos commerciales mais surtout le Burdin qui correspondait
le plus aux côtes du Derny, c'est-à-dire le vélo
» puis un peu plus loin, « Ce mode d'entraînement
offrait des courses spectaculaires et surtout très rapides,
jusqu'à 70 km/h de moyenne sur de beaux vélodromes.
Ces petits cyclomoteurs permettaient aussi aux coureurs de se
préparer plus rapidement aux accélérations
du cœur et procuraient une meilleure endurance en course
»
Nous n'apercevons plus Pierre à la Cipale
depuis l'an passé car il vit désormais dans le sud
de la France, mais il se souvient avoir entraîné
certains d'entre nous au VCVP : « Je pense vous avoir transmis
un peu de mon expérience et vous avoir satisfait ».
Bien sûr qu'au VCVP nous étions
satisfaits ! Quel honneur pour nous « les petits »
d'être dans le sillage de Monsieur MORPHYRE ! Pensez donc,
Pierre (vous permettez que nous vous appelions Pierre?) vous qui
avez entraîné « les plus grands » : Coppi,
Bartali, Magni, Koblet, Van Steenbergen, Proost Zoetelmeck, Rentmester,
Poblet, Knetemann, Rossi, Bobet, Anquetil, Poulidor, Stablinski,
Rivière, Riotte, Nedellec, Duclos-Lassalle, La famille
Danguillaume – Camille, Jean-Louis, Jean-Pierre) Thevenet,
Vallet, Darrigade, Bellanger, Pingeon, Doyle. Tous ces coureurs
qui étaient dans nos rêves de gosses !
La liste est longue, mais nous nous devions de
n'oublier personne pour rester fidèle à votre écrit
et pour vous rendre un modeste hommage tout au long de cette page
.
Merci Monsieur MORPHYRE.
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Lorsque Pierre était coureur |

En 1964, avec Pierre Nédellec
dans Bordeaux-Paris (Pierre Lévêque, en attente
de remplacement éventuel, se trouve légèrement
en retrait)
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En 1969, Pierre - 4 ème
à droite - disputait "La roue d'Or" à
la Cipale. Une organisation du VC 12 ème dont le
Présisent était alors Monsieur Chicot...
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Pierre à longchamp en 1975
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A la prise des entraîneurs
à Poitiers en 1979. Pierre, (plein centre) va "tirer"
Régis Delépine (légèrement
masqué en 3 ème position - maillot Peugeot)...
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...et 'l'emmènera"
jusqu'à l'arrivée à Monthléry
où il se classera 2 ème.
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De retour à la Cipale....en
tenue tout cuir !
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En 1983, avec Gilbert Duclos-Lassalle
à l'entraînement....avant d'en être
le vainqueur cette même année !
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Dans
la roue du Burdin, comme si vous y étiez avec Christian Maras
...
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Cyclisme et littérature

Les livres "incontournables"

Des
photos de famille - la Cipale dans les années 1930, 1940.

Ci-dessous,
une vue aérienne de la "Cipale" en 1900...
...et
durant les JO de cette même année.

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