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LA BATAILLE HISTORIQUE
Après la défaite de Borgo (8 octobre 1768), et suite à l’humiliation que subie par le roi de France devant les autres Nations, Choiseul décide qu’il est temps de porter un coup décisif dans l’île. Il commence par relever de ses fonctions de commandant en chef le marquis de Chauvelin, un incapable, et le remplace par Noël Jourdan de Vaux, un militaire expérimenté. Il convint ensuite le roi Louis XV d’envoyer des renforts et, en avril 1769, De Vaux débarque sur l’île en ayant à sa disposition une force considérable de 22 000 hommes et un gros parc d’artillerie.
De Vaux décide de frapper la Nazione de manière radicale et après avoir réuni toutes ses forces, il prend pour parti de marcher sur Corte, la capitale. Il garde sous son contrôle le gros des forces et confie la protection des ailes à Arcambal et Marbeuf. Avançant en colonnes, l’armée française se rapproche du pont de Ponte Nuovo, passage obligé pour accéder au centre de la Corse. Ayant appris cela, Paoli ordonne la mobilisation générale et décide de porter secours aux garnisons de miliciens qui, sans cela, sont menacés d’être noyés sous le nombre. Mais l’avance Française est rapide. Le 4 mai, le régiment de Rouergue entre dans Olmetta. Le 5 mai, Marbeuf prend Borgo et le 7 mai, l’avant-garde française arrive au Col de Tenda, qu’abandonne 500 Nationaux après avoir tenté en vain de résister.
Le 8 mai, Paoli s’installe sur la rive droite du Golo, et installe, dans une redoute située de l’autre coté du pont de Ponte Novo, les Mercenaires Etrangers.
Sur l’aile gauche des Nationaux, les Milices de Balagne, de Petralba et de Santu Pietru engagent les combats avec l’aile droite française qui résiste bien. Pendant ce temps, sur l’aile droite Corse, 2000 miliciens traversent, par groupes de 200, le Golo à gué et tombent sur l’avant-garde française près de la chapelle de Santu Ciprianu, au sud du village de Lento. Surpris et subissant le feu continu des Corses, les régiments de grenadiers des Volontaires de l’Armée commencent à entamer un mouvement de déroute. Apprenant rapidement la nouvelle depuis son quartier général, établi à Lento, De Vaux envoie rapidement en soutien les régiments de la Marine, puis il ordonne une contre-attaque générale lorsqu’il apprend que sur son aile droite, Arcambal a définitivement repoussé les milices de Balagne.
Craignant d’être pris en tenaille par des mouvements tournant d’Arcambal et de Marbeuf, les troupes Corses de la rive gauche du Golo commencent à décrocher de leurs positions à Santu Ciprianu, Canavaggia et Costa Roda et replient vers Ponte Nuovo, le gros de l’armée française sur les talons.
Près de 3000 Nationaux se présentent alors pour passer le pont, lorsque les Mercenaires Etrangers, installés dans la redoute, se mettent à leur tirer dessus (erreur ou trahison, on ne saura jamais…), bloquant la route de la retraite. La confusion qui s’en suit permet à l’avant-garde française de reprendre contact dans le dos des Nationaux et aux premières troupes d’Arcambal (les légions de Soubise et 4 compagnies du régiment de Champagne) de les prendre de flanc. C’est alors la déroute, la plupart des hommes réussissent à se réfugier sur les berges du Golo (il traverseront le fleuve au cours de la nuit) mais certains qui sont restés coincés près du pont, entre 250 et 500 selon les sources, refusent de se rendre et sont massacrés.
De l’autre coté du fleuve, Paoli, qui n’a pas bougé, ordonne alors la retraite, et signe par cette occasion la fin de la Nazione. Il quittera l’île pour l’Angleterre accompagnée de son frère et de 300 fidèles. Cette bataille ne marque pourtant la fin des guerres de Corse, car la lutte continuera jusqu’en 1774, date de la pacification du Niolu.
JOUER LA BATAILLE DE PONTE NUOVO
PERIODE UTILISEE
Toutes les troupes formées sont représentées par des socles de régiments. Toute la cavalerie est représentée par des socles de cavalerie en tirailleur (5 de front sur 7.5 de profondeur). Toutes les unités sont équipées de mousquets et toute l’artillerie est lisse.
Les Volontaires de l’armée sont des troupes de choc et de l’infanterie légère. Les Truppa Pagata et les 1ier et 2ième régiments de milices du Cortenais sont de l’infanterie légère.
POIDS DE CAVALERIE
Toute la cavalerie présente à Ponte Nuovo est légère.
REGULIERS PAUVREMENT ENTRAINES
Les Truppa Pagata, l’infanterie légère du Cortenais et l’artillerie Nationale sont considérée comme des Réguliers Pauvrement Entrainés lorsqu’ils sont formés. Ils n’ont pas le droit au changement d’orientation de front gratuit.
MILICES
Toutes les troupes corses non formées sont considérées comme de la Milice, elles sont donc Désorganisées en permanence (elles ne subissent pas le malus de terrain difficile et ne déroutent pas lorsqu’elles s’y déplacent).
DUREE DE LA PARTIE
La partie débute à 10.00 heures et s’achève à 20.00 heures (10 tours). Les Français jouent en premier.
VICTOIRE
Les Français gagnent si à la fin de la partie, toutes les troupes des Nationaux sont hors carte ou sur la rive droite du Golo. Les Français gagnent également s’ils arrivent à écrouler le moral du Corps Central des Nationaux ou si une unité française formée, en bon ordre et sous commandement se trouve sur la rive droite du pont ; à ce moment, la partie s’arrête et les Nationaux retraitent.
Toute autre situation est une victoire Corse.
NOTES SUR L’ARMEE NAZIONALE
Le commandement : Pasquale Paoli est un ancien officier du Royal Farnese, de l’armée des Deux Siciles, et il connaît très bien ses limites militaires, qui lui seront néfastes lorsqu’il se retrouvera face à un homme de guerre avisé comme De Vaux. Il a cependant un fort charisme et une grosse influence sur le moral des ses hommes. Dépassé par les évènements, il restera sans réaction à Ponte Nuovo. Ses officiers, tous soldés, sont de bons et loyaux combattants ; Clemente Paoli (son frère), Vinciguerra, De Gentile, Murati et Pasqualini. Mais il y a un gros manque au niveau des officiers subalternes.
Les troupes régulières : Nommées les ‘’truppa pagata’’ (troupes soldées), elles sont conçues sans la véritable volonté de Paoli, mais elles s’avèrent nécessaire en cette époque trouble, ou les Nationaux sont à la lutte avec Gènes, puis la France, mais aussi avec les opposants insulaires. Cette utilité se vérifie lors des guerres de 1755-57 et pendant la conquête du Cap Corse (1757-1761). Après ces conflits, ces premières troupes régulières sont ensuite chargées de la surveillance des côtes, et jouent aussi un rôle de garde personnelle et de police. En 1755, les effectifs sont organisés en 6 compagnies de 50 hommes. En novembre 1762, une Consulte Nationale ordonne la création supplémentaire de deux nouveaux régiments de 300 hommes. En 1764, les effectifs passent à 1800 hommes et ils seront 3000 en 1769 à Ponte Novo.
L’entraînement de ces troupes est confié à des instructeurs prussiens. Même s’ils n’arriveront jamais à un niveau d’entraînement très élevé, ils seront durant toutes les batailles assez motivés, compétents et polyvalents.
Les mercenaires étrangers : Paoli hésitera longtemps à utiliser des mercenaires étrangers, l’Etat n’est pas riche, mais à Ponte Novo, il ‘’bénéficie’’ de l’apport des troupes étrangères (des déserteurs probablement) désignés par les Corses sous le nom de Prussiens (mais il y avait des soldats de toutes nations).
Les milices : habillés du costume local, en laine de mouton, les miliciens sont assez craints par les Français, peu habitués au système de petite guerre. Tous les hommes entre 15 et 60 ans peuvent servir comme miliciens et ils sont recrutés dans les communes en fonction de la population. Ils sont ensuite organisés en compagnies (de préférence de la même région, voir du même village) comprenant 30 soldats, 3 caporaux, 2 sergents, 1 lieutenant et 1 capitaine. La masse totale est divisée en trois groupes et sert pendant 15 jours en cas d’appel. Le milicien doit fournir son propre armement. Dans chaque commune, un ancien milicien est appointé par la Consulte pour la formation des hommes. A cause de ce système, le nombre de miliciens engagés est difficile à estimer. A Ponte Novo, les sources les plus fiables citent le chiffre raisonnable de 18000 hommes.
Les Corses, chasseurs par nature et ardents partisans de l’autodéfense, sont de fins tireurs, et ils utilisent à merveille la connaissance du terrain. Les sources françaises les citent comme bien organisés et disciplinés, arrivant à effectuer des mouvements de masse. Leur tactique préférée est évidemment l’embuscade, mais ils ne rechignent pas aux combats ouverts (Furiani, Borgo, Barbaggio, Calenzana). Durant Ponte Nuovo, ils ont fortifié les villages et bâti un certain nombre de redoutes. Toujours accompagnés de chiens, il est très difficile de les surprendre.
Artillerie : l’armée Nazionale possède peu d’artillerie, et la plupart des pièces sont assignés dans les tours à la défense des côtes. A Ponte Nuovo, Paoli possède trois pièces de 4 livres prises aux Français (bataille de Borgo).
NOTES SUR L’ARMEE FRANCAISE
Le commandement : Successeur de Chauvelin, très décevant, De Vaux démontre toute sa maîtrise de l’art de la guerre dés son arrivée en Corse. Cet ancien héros de Fontenoy et de la prise de Prague fait de suite montre de la plus grande fermeté avec les responsables politiques insulaires et les officiels français établis à Bastia. Le roi est mécontent et il le fait savoir. Il commence par regrouper une grande partie des troupes françaises et les scindent en deux divisions, qu’il confie à des hommes de confiance, Boufflers et d’Escouloubre. Marbeuf, en Corse depuis longtemps n’hérite que d’un détachement de la division d’Escouloubre, et il a pour charge de pacifier les arrières et la plaine de Borgo. Le marquis d’Arcambal se voit confier la tache délicate de neutraliser les résistances du Nebbiu et bloquer le col de Tenda, sur la droite française.
L’infanterie : Les 38 bataillons d’infanterie présents à Ponte Nuovo sont pour une grande part arrivés récemment. Ils sont équipés pour la petite guerre, avec une besace et un couteau. Les régiments qui sont en Corse depuis plus longtemps ont un moral assez bas et communiquent leur lasssitude aux autres.
De Vaux a retiré de nombreuses compagnies de grenadiers et de chasseurs à pied de leurs régiments respectifs et les a regroupés dans des formations d’élite nommées les Volontaires de l’Armée.
La cavalerie : la principale force de cavalerie est représentée par les légions de Soubise. Cette troupe polyvalente est très efficace dans la prise et la tenue des villages. Le reste consiste en un régiment de dragons de Lorraine venu dans la matinée de Saint Florent et placé en réserve.
Artillerie : Arrivé en Corse, De Vaux dispose de la moitié du parc d’artillerie du Royal Artillerie. La presque totalité est composée de pièces légères de 4 livres. J’ai également composé une batterie de campagne qui réunit les deux pièces de 8 livres et la pièce de 12 présentes dans l’OB. Tous ces canons sont des modèles très récents équipés du moderne système Gribeauval, plus maniable. On peut trouver à Ponte Nuovo quelques canons de Rostaing de 4 livres ; ces pièces légères sont démontables et transportables à dos d’âne, et elles font en Corse leur premières armes (elles sont aussi peu fiables).
LE TERRAIN
Le champ de bataille est très accidenté et recouverts d’arbres fruitiers, d’arbustes et de bois légers. Pour illustrer cela, on considère que tout le champ de bataille, hormis la plaine du Golo, est un terrain difficile, et toutes les troupes formées qui s’y déplacent sont Désorganisées. Elles peuvent se réorganiser si elles ne bougent pas durant le tour. Une unité Désorganisée de cette manière qui décide de bouger ne déroute pas, mais reste Désorganisée. Les sentiers n’apportent aucun bonus aux colonnes de route. L’artillerie, sauf l’artillerie à la Rostaing, est obligée de se déplacer par les routes et les sentiers.
Toutes les troupes formées, l’artillerie et les troupes montées subissent une pénalité d’un ½ mouvement pour leurs déplacements.
Les cours d’eau, excepté le Golo, sont traversables à gué. Le Golo n’est traversable à gué que par les Nationaux et les Volontaires Corses de l’armée française.
Tout le terrain (sauf la plaine du Golo) autorise un jet de sauvegarde sur les tirs (les tirailleurs en ont alors deux) qui n’est pas cumulable avec les fortifications.
Les villages de Costa Roda et Canavaggia sont fortifiés, une redoute est présente sur la rive gauche du Golo, à la sortie du pont.
Les zones de relief autour des monts suivants sont impraticables : Monte Maggiore, Monte Tasso et Quercitello.
DEPLOIEMENT
Les Français
De Vaux et Dragons de Lorraine : à Lento.
Avant-Garde : dans les 10cm de San Ciprianu
1ière colonne : l’artillerie est placée dételée dans la zone C3, face au sud, le reste de la division se place derrière.
Aile droite : dans la zone B3, près et face au col de Tenda.
2ième colonne : Déployée dans la zone D3-E3
Aile gauche : jet de dé pour entrer* par le bord de carte F2 à partir de 12.00 heures.
Les Nationaux
Avant-garde : un régiment dans Canavaggia, un régiment dans Costa Roda, le reste réparti au choix du joueur dans les zones B5-C5-D5 et B6-C6-D6, mais à au moins 20cm des unités ennemies.
Division De Gentile : sur la rive droite du Golo, zone F6.
Corps principal : au choix du joueur, sur la rive droite du Golo, zones E7-F7-D8-E8, sauf les Etrangers qui sont placés dans la redoute, sur la rive gauche.
Division de Balagne : jet de dé pour entrer* par le bord A2 de la carte à partir de 10.00 heures.
Notes
*jet de dé pour entrer : à partir de l’heure indiquée, on jette un D6. Si le chiffre est inférieur ou égal au numéro de la tentative, les unités entrent sur la table (exemple : pour la division de Balagne, on jette un D6, les unités entrent en jeu si on obtient 1 au jet de 10.00 heures, 1 ou 2 au jet de 11.00 heures, ect.)
ARMEE ROYALE
Maréchal de camp Noel Jourdan de Vaux (commandement d’armée)
Régiment de dragons de Lorraine (1/5, cavalerie légère)
Avant-Garde (Troupes d’armée)
Monsieur de Vargemont (commandant de division)
Régiments de grenadiers des Volontaires de l’armée (2-6, infanterie légère, choc)
1ier Détachement des légions de Soubise (1-5, cavalerie en tirailleur, peut démonter)
Batterie d’artillerie légère à la Rostaing (1/5)
1ière colonne (seuil de fatigue = 5)
Général de Boufflers (commandement de division)
Régiment d’infanterie de la Marine (2-5)
Régiments d’infanterie La Marck / Aquitaine (2-4)
Régiments d’infanterie de Champagne (2-4)
Régiments d’infanterie de Buckeley (2-5)
1ier Bataillon d’artillerie légère (2/5)
2ième Bataillon d’artillerie légère (2/5)
Batterie d’artillerie de campagne (1/5)
Aile droite (seuil de fatigue = 3)
Marquis d’Arcambal (commandement de division)
Régiments d’infanterie de Rouergue / Médoc (2-4, avec grenadiers)
Régiments d’infanterie du Languedoc / Champagne (2-4)
Volontaires Corses de Viomesnils et de Boccheciampi (1/5, infanterie en tirailleur)
Détachement des légions de Soubise (1/5, cavalerie en tirailleur, peut démonter)
Batterie d’artillerie légère à la Rostaing (1/6)
2ième colonne (seuil de fatigue = 4)
Maréchal d’Escouloubre (commandement de division)
Régiment d’infanterie de la Marche (2-4)
Régiment d’infanterie de Roscommon (2-5)
Régiment d’infanterie du Dauphin (2-5)
Régiment d’infanterie de Royal Italien (2-5)
Bataillon d’artillerie de campagne (2/5)
Bataillon d’artillerie légère (2/5)
Aile gauche (seuil de fatigue = 3)
Comte de Marbeuf (commandement de division)
Régiment de Tournaisy / Soissonnais (2-4)
Régiment d’Eptingen / Royal Roussillon (2-5)
2ième détachement des légions de Soubise (1-5, cavalerie en tirailleur, peut démonter)
Compagnies de volontaires Corses de Sionville et de Petriconi (1-5, tirailleurs)
Batterie d’artillerie légère (1/5)
LES NATIONAUX
ARMEE DE LA NAZIONE
Générallissime Pasquale Paoli (commandement d’armée, monarque)
Division Paoli (seuil de fatigue = 4), sous le commandement de Pasquale Paoli
1ier Régiment Truppa Pagata (2/5, infanterie légère, RPE)
2ième Régiment Truppa Pagata (2/5, infanterie légère, RPE)
3ième Régiment Truppa Pagata (2/5, infanterie légère, RPE)
Batterie d’artillerie légère à la Rostaing (1/5, RPE)
Avant-garde (seuil de fatigue = 3)
Général Murati (commandement de division)
Milices du Nebbio (3 x 1-5, tirailleurs)
Milices de Vignale (1-5, tirailleurs)
Milices de Murato (1-5, tirailleurs)
Division De Gentile, aile droite (seuil de fatigue =4)
Général de Gentile (commandement de division)
Milices de De Gentile (4 x 1-5, tirailleurs)
Milices de Gaffori / truppa pagata (4 x 1-5, tirailleurs)
Division de Balagne, aile gauche (seuil de fatigue =3)
Général Agostini (commandement de division)
Milices de Pietralba (4 x 1-5, tirailleurs)
Milices de Tenda (2 x 1-5, tirailleurs)
Corps Principal (seuil de fatigue =10)
Clemente Paoli (commandement de corps)
Compagnies de mercenaires étrangers (1/5)
1ier régiment de milices du Cortenais (2/5, infanterie légère, RPE)
2ième régiment de milices du Cortenais (2/5, infanterie légère, RPE)
3ième régiment de milices du Cortenais (4 x 1-5, tirailleurs)
1ier régiment de milices du Rostinu (4 x 1-5, tirailleurs)
2ième régiment de milices du Rostinu (4 x 1-4, tirailleurs)
Milices de Castagniccia (4 x 1-4, tirailleurs)
Milices d’ ‘’au delà des Monts’’ (3 x 1-3, tirailleurs)
Milices de Talavesi (3 x 1-3, tirailleurs)
Milices de Rocchigiani (4 x 1-3, tirailleurs)
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