

La forme des
mains est composée de 119 mouvements et
s’exécute en 20 minutes environ.
De cette forme longue, Dan Docherty a élaboré
deux formes courtes de 33 et 38 mouvements et
environ 5 minutes d’exécution.
La poussée des mains (Tui Shou)
Malgré
le nom de poussée des mains, il ne s’agit pas
uniquement du travail des mains.
En
fait, ce terme concerne des exercices effectués avec un
partenaire,
destinés à améliorer
des qualités utiles dans la self-defense, telles
que la sensibilité, l’équilibre, le
travail des jambes,
l’évaluation de
la distance, le "timing" et l’aptitude à
déséquilibrer un partenaire.
Ces exercices
peuvent être formels ou spontanés.
Il existe aussi diverses formes de compétitions de Tui Shou.
La self defense (San Shou)
Beaucoup
d’écoles n’enseignent pas la
self-defense, et celles
qui le font l’enseignent rarement dans un but pratique.
Il s’agit le plus souvent d’appliquer les
techniques de combat contenues dans la forme avec un partenaire.
Beaucoup
de techniques de Tai Chi Chuan ne se trouvent pas dans la forme : en
réalité, c'est la forme qui est basée
sur la self-defense et non
l’inverse.
Les armes
Les trois armes
traditionnelles du Tai Chi Chuan sont :
- le sabre (Dao)
- l’épée (Jian)
- la lance (Qiang)
Elles
sont généralement enseignées quand
l’étudiant à déjà
atteint un certain
niveau de compétence
dans les autres aspects de l’art.
Les
techniques de la forme des armes peuvent aussi être
appliquées en
self-defense et utilisent
les mêmes stratégies et tactiques que la
self-defense à mains nues.
La force interne (Nei Kung)
Le
Nei Kung, pratique interne, fait partie de l’enseignement
"inside the
door", c’est-à-dire qu’il est
enseigné en dehors des cours.
Il est
constitué de 12 exercices yin et de 12 exercices yang,
après une
cérémonie rituelle
d'intégration au sein de l'Ecole ("Bai Shi").
Pratique
exigeante, le Nei Kung constitue une étape
décisive dans la maîtrise
des techniques,
dans l'acquisition des principes du Tai Chi Chuan et
des bénéfices qu'il procure pour la
santé physique et mentale.
La forme des
mains du Tai Chi Chuan ressemble
à une danse traditionnelle.
Les mouvements lents et gracieux du Tai Chi
Chuan ondoient et coulent tels l’eau des courants et des
rivières.
Cet
aspect esthétique, cette harmonie perceptible de
l'extérieur, est le
reflet de ce qui se passe à l'intérieur :
- L'acquisition de postures et mouvements bénéfiques aux muscles et aux articulations.
- Une respiration régulière, profonde et naturelle, avec des mouvements du diaphragme qui stimulent les fonctions pulmonaires et la circulation sanguine et agissent en massage sur l’estomac et les intestins.
- Une pratique
qui diminue les tensions et augmente la
concentration : la philosophie du Tai chi chuan en tant qu'art martial
est
d'éviter l’utilisation de la force et de laisser
nos pensées guider nos
actions, l'esprit à la fois paisible et concentré.
Si l'on est
soudainement attaqué, notre capacité à
réagir et à contre-attaquer
dépend entièrement de la détente du
corps,
tel le bambou qui ploie mais
résiste contre la tempête.
"La
tranquillité et la concentration dans le mouvement",
c’est ce que le
Tai Chi Chuan peut nous apporter, mais
seulement si nous nous offrons
le temps et l’effort nécessaire.
Avant de
commencer, se détendre et ne penser à rien
d’autre :
l’exécution de chaque mouvement demande patience
et concentration.
La
respiration doit être profonde et
légère à la fois : la langue contre
le palais, bouche fermée, la respiration se fait
par le nez, à
l'inspiration comme à l'expiration, telle une colonne d'air
qui se
développe du bas du ventre jusqu'à la
tête.
Eviter les
tensions,
ainsi la taille pourra tourner librement et entraîner
l'ensemble du
corps dans des mouvements
fluides et harmonieux.
Les
bonnes postures s'acquièrent bien sûr avec le
temps par la pratique.
Cependant, il existe quelques principes
de base à respecter pour une
exécution correcte des mouvements :
1.
La tête reste alignée avec la colonne
vertébrale : elle ne bouge ni
vers le haut, ni vers le bas, ni sur les côtés
pour éviter toute
tension des muscles du cou.
2. Les mains, les bras et les
épaules sont détendus : ne pas hausser les
épaules ; ne pas bloquer les
articulations
lorsqu'on étend les bras, ni lever les coudes lorsqu'on
ramène les bras près du corps.
3.
Le dos est droit : pour que la respiration devienne profonde et
naturelle, on évite de bomber le torse ou
de cambrer les reins.
4.
La détente de la taille est essentielle pour la coordination
des
mouvements, la mobilité dans n'importe quelle
direction. L'impulsion
donnée par la taille transmet ainsi toute la puissance du
corps dans
les bras et les mains.
Si la taille est raide, les reins seront
cambrés, rendant l’équilibre instable.
5.
A part quelques exceptions, dans la plupart des postures le poids du
corps repose essentiellement sur une jambe,
ce qui permet de changer
plus facilement et plus rapidement de posture, par le transfert du
poids du corps d’une
jambe sur l’autre.