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<< Série
T (janvier 1974 - septembre 1991) >>
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T.45 - Opéra de Pékin : les visages
peints
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Émis le 25 janvier 1980. Graphiste : Liu
Shuoren
Il
y a quatre catégories de rôles dans l'opéra de Pékin (jingju) :
sheng, dan, jing et chou. Le jing, appelé aussi
visage peint (hualian) est un personnage masculin et violent. Il
peut être fidèle ou félon, bon ou méchants, aventurier, bandit ou
général. La violence est ce qui caractérise ce rôle. Les qualités morales sont
exprimées par le masque peint sur
le visage de l'acteur. Chaque personnage a son maquillage qui lui est
propre, ainsi, dès que l'acteur entre en scène, le public peut presque
toujours identifier le personnage ou au moins connaître les traits de
caractère de celui-ci. Un maquillage rouge est signe de fidélité et
de rectitude, le blanc est signe de traîtrise, le noir exprime la
franchise, le jaune est réservé à l'empereur.
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(8-1) Meng Liang
Meng Liang était un officier qui servait sous les
ordres de Yang Yanzhao dont la vie est retracée dans le <Roman des
généraux de la famille Yang>. Ses hauts faits militaires sont repris
dans plusieurs opéras de Pékin. La couleur dominante de son maquillage
est le rouge (droiture) et son front est orné d'une coloquinte. Ses
sourcils ressemblent à deux petites calebasses. Ses yeux et sa bouche ont
une expression rieuse.
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(8-2)
Li Kui
Un des cent huit brigands du roman <Au bord de
l'eau>, dont de nombreux épisodes sont repris par l'opéra. Li Kui
est toujours prêt à sauver la veuve et l'orphelin, mais sa force brutale
le conduit souvent à commettre l'irrémédiable. La couleur noire de son
maquillage exprime sa bravoure et son exaltation ; la fleur rouge,
derrière l'oreille, souligne son côté "Robin des bois".
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(8-3)
Huang Gai
Huang Gai était un général au service des roi de Wu.
Ses brillants faits d'arme sont racontés dans le roman <Les trois
royaumes> et repris dans plusieurs opéras, en particulier son
rôle dans la campagne de la Falaise rouge. Huang Gai, bien qu'âgé (il
porte une barbe blanche) accepte de subir des
châtiments corporels afin d'être crédible lorsqu'il apporte sa fausse soumission
à Cao Cao. Ayant gagné la confiance de ce dernier, il peut mettre le feu
aux bateaux et permet ainsi la victoire du roi de Wu.
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(8-4) Sun Wukong
Dans <Troubles au palais céleste>, Sun
Wukong, le Roi des singes, offensé parce qu'il n'a pas été
invité au banquet des immortels va semer le trouble dans le ciel. Malgré
le maquillage simiesque, le rôle est souvent rattaché à celui de wusheng,
car il nécessite une maîtrise parfaite des mouvements acrobatiques et
une grande rapidité dans les combats de scène.
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(8-5) Lu Zhishen
Encore un héros du roman <Au bord de l'eau>.
Le sous-officier Lu Da, pour sauver une jeune fille et son père, a
frappé le gouverneur. Il a du quitter son pays et s'est fait bonze
sous le nom de Lu Zhishen. C'est ainsi qu'il rencontre pour la première
fois Lin Chong. Plus tard, Lu Zhishen vient secourir Lin Chong qui a été
condamné injustement à l'Exil. C'est cet épisode qui est relaté dans
l'opéra <La forêt au sanglier>.
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(8-6) Lian Po
Lian Po était un général de l'État de Zhao à
l'époque des Royaumes combattants (475-221 av. J.-C.). Il était
intelligent et courageux, auteur de brillants exploits militaires, mais
n'appréciait pas le chancelier Lin Xiangru. L'opéra <La
réconciliation du connétable et du chancelier> raconte
comment les deux hommes finissent par s'entendre. Les sourcils, peint en
blanc, sont froncés et remontent vers le haut pour souligner le prestige
et la tristesse du personnage.
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(8-7) Zhang Fei
Zhang Fei, un des trois frères jurés du roman <Les
trois royaumes> était fort et brave, mais emporté comme le
souligne le noir du masque. Il est présent dans de nombreux
opéras qui racontent divers épisodes du roman.
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(8-8) Dou Erdun
Dou Erdun (1680-1720) vécut sous la dynastie des Qing
(1616-1911). Après avoir tué un gouverneur et son fils qui
tyrannisaient la population, il prit le maquis. Pour sauver sa mère prise
en otage par le gouvernement, il se rendit aux autorités. Les opéras de
Pékin ne relatent que certains épisodes de sa vie, tel que <Dao
Yuma> (Voler le cheval impérial). Le bleu du maquillage symbolise
la violence et la bravoure.
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