|
Bienfaite, présentation
Bienfaite en 1900 Photos
Camembert Lanquetot
Le patois
Liens
La politique
Histoire
Les gens d'ici
PAGE D'ACCUEIL
Dernière mise à jour le : jeudi 4 décembre 2008 11h30
|
|
POUR LA REUNIFICATION DE LA NORMANDIE
| La vocation première de ce site n'est pas de parler de la réunification de la Normandie. D'autres sites le font très bien. |
Samedi 10 février 2007. Débat public de Nantes
Le redécoupage verrait la Loire-Atlantique retrouver la Bretagne. La Vendée retrouverait le Poitou dans une région Vendée-Poitou-Charente. Les départements du Maine-et-Loire, de la Mayenne, et de la Sarthe s'associeraient avec la région Centre pour former une grande région Val de Loire.
"Nous ne sommes pas passéistes. Notre proposition vise à des régions plus grandes, plus fortes." expliquent Jean-Yves Bourriau et Pierre-Yves Le Rhun.
Plus de 600 élus militent avec Hervé Morin pour la réunification de la Normandie et la Charte pour la réunification de la Bretagne a été signée par 4.200 élus de toutes tendances.
Ci-dessous, pour ceux qui affirment que la réunification coûterait cher aux contribuables Normands
Taux d'imposition régional sur le foncier bâti. (chiffres 2005 / 2006)
1 Corse: 1,02%
2 Ile de France: 1,08%
3 Alsace: 1,59%
4 Rhône Alpes: 1,78%
5 Provence Alpes Côte d'Azur: 1,93%
6 Lorraine: 2,11%
Moyenne nationale: 2,38%
7 Pays de la Loire: 2,63%
8 Bretagne: 2,76%
9 Champagne Ardennes: 3,10%
10 Aquitaine: 3,11%
11 Poitou- Charentes: 3,32%
12 Bourgogne: 3,42%
13 Centre: 3,47%
14 Limousin: 3,53%
15 Nord Pas de Calais: 3,62%
16 Auvergne: 3,63%
17 Franche- Comté: 3,84%
18 Picardie: 4,13%
19 Midi-Pyrénées: 4,28%
20 HAUTE NORMANDIE: 4,42%
21 Languedoc-Roussillon: 4,59%
Et bonne dernière...
22 BASSE NORMANDIE: 4,8% (4,99% soit +4% en 2006)
Bravo aux deux demi-présidents socialistes, Mrs Le Vern et Duron !!!
La division provoque la dispersion des ressources financières régionales et le maintien à des taux élevés de toute la fiscalité des collectivités territoriales normandes...
Ci-dessous : article paru dans OUEST-FRANCE Octobre 2006
Le géographe Armand Frémond imagine la Normandie de demain
Le géographe Armand Frémont préside un colloque à Cerisy-la-Salle sur l'aménagement du territoire. Il nous livre son regard normand.
OF : Vous animez, jusqu'à lundi, le colloque de Cerisy sur l'aménagement du territoire. La "basse"-Normandie est-elle un modèle ?
C'est une des grandes régions de la décentralisation industrielle de la France des années soixante, avec des réussites incontestables. Ensuite, ce fut la crise où elle est entrée plus tard que le reste de la France. Moulinex constitue tout un symbole à cet égard. Sur le plan universitaire et de la recherche, elle s'est imposée. Mais, cette région a le tort d'être un peu petite. À l'étranger, personne ne connaît la "basse"-Normandie. L'image, c'est aussi un problème d'aménagement du territoire. À cet égard, la Normandie connaît une crise de l'image.
OF : Comment expliquez-vous cette crise de l'image ?
Cela tient, en partie, du fait de la partition "basse" et "haute"-Normandie. Les politiques ont une part de responsabilité. Malgré quelques tentatives en matière de tourisme, ils n'arrivent pas à utiliser ce nom extraordinaire de Normandie. Prenez seulement le domaine des arts, du patrimoine. Que de richesses mal connues ! Il faut aller beaucoup plus loin. L'unification de la Normandie, grand projet, devrait permettre de rompre avec cet état d'esprit. Ce serait un accélérateur.
OF : Pourquoi, selon vous, cette réunification reste toujours un serpent de mer ?
Le sujet est compliqué politiquement, administrativement, avec des questions délicates. Caen et Rouen sont, chacune, capitales régionales. Laquelle demain en cas de réunification ? Les élus doivent se mobiliser, prendre ce problème à bras-le-corps pour essayer de le résoudre. Ce n'est pas un choix impossible.
OF : Quel est votre regard de géographe humaniste sur la Normandie ?
La Normandie est une région à forte identité. Le sentiment d'appartenance y est plus fort que dans d'autres régions françaises. En Normandie, on aime bien être maître chez soi, roi sur sa terre. Dans le même temps, les Normands sont légitimistes, déférents à l'égard du pouvoir central. Cela donne ce mélange assez original de sentiment de liberté et de respect total vis-à-vis de l'État. Nous n'avons pas cela dans la Bretagne voisine, plus rebelle.
OF : Comment imaginez-vous la Normandie dans les dix ans à venir ?
Son avenir peut s'articuler autour de trois axes. Un grand et beau projet d'une Normandie unifiée lui donnerait une force politique. Des choses sont déjà acquises : la vitalité des trois grandes villes Caen, Rouen et Le Havre. Cet ensemble métropolitain constitue une réalité incontournable qui ne peut que s'affirmer. Le second axe est économique et maritime. Port 2000 va s'imposer comme un des grands ports du nord de l'Europe. Au même titre qu'Anvers, Rotterdam, Hambourg.
OF : Et le troisième axe ?
Je m'interroge sur le devenir de l'agriculture normande. Va-t-elle trouver ses marques dans le cadre de la nouvelle politique européenne ? Je sens comme un frémissement. Un nouveau style de l'agriculture normande se dessine, moins productiviste qu'il ne le fut en Bretagne, plus respectueux des pratiques environnementales, avec beaucoup de qualité dans les produits. Particulièrement dans la Manche.
Jean-Jacques LEROSIER.
| Créée et unifiée au Moyen Age par une lignée de glorieux Ducs, la Normandie a été découpée dans les années 1960 pour faire plaisir à deux petits barons contemporains, Michel d'Ornano, maire de Deauville et Jean Lecanuet, maire de Rouen. Contre toute logique ils ont obtenus de se tailler chacun un fief, une haute et une basse région.
Depuis on cherche vainement un argument convaincant qui justifierait encore cette partition.
En s'unifiant, la Normandie parlerait d'une vois plus forte, tiendrait mieux Paris en respect et compterait plus dans une Europe où les régions françaises sont trop petites. Elle économiserait au passage ces services administratifs qui se doublent depuis trente ans pour rien et finissent par coûter cher à force d'inutilité. |
|
|